INFOS DIVERSES

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24 septembre 2016
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INFOS DIVERSES....

 

Fongicide alternatif

L’anti-mildiou de la vigne qui vient des fonds marins

Vendredi 23 septembre 2016 par Alexandre Abellan

Réservoir biologique méconnu, l'ensemble des micro-algues a été scruté par la PME à la recherche de molécules d'intérêt. Deux souches ont été repérées pour l'instant et pour un usage viticole.Réservoir biologique méconnu, l'ensemble des micro-algues a été scruté par la PME à la recherche de molécules d'intérêt. Deux souches ont été repérées pour l'instant et pour un usage viticole. - crédit photo : ImmunRise Technologies

 

Prometteuse in-vitro, la préparation de micro-algues doit encore faire ses preuves au vignoble. Sa start-up bordelaise espère surtout des modalités d’AMM allégées pour faciliter son développement.

« Pour les vignerons, notre préparation d’algue présente non seulement une nouvelle possibilité de traiter le mildiou, mais aussi de réduire, en même temps, la pression de Botrytis et d’autres champignons » résume l’ingénieur agronome Laurent de Crasto. Cofondateur de la start-up bordelaise ImmunRise* avec le chercheur Lionel Navarro (Institut de Biologie de l'École Normale Supérieure), il a identifié une micro-algue venant de Bretagne qui présente un potentiel de biopesticide.

Brevetée cet été, cette préparation reste pour l’instant confidentielle. Contrairement aux résultats d’essais in vitro, réalisés par le laboratoire de l’Institut National de la Recherche Agronomique de Bordeaux. Sur des feuilles détachées, la préparation affiche des efficacités de « 100 % sur le mildiou, jusqu’à de très faibles doses (1 g/L) et sans risque de résistance (il n’y a pas d’attaque des mitochondries) » rapporte Laurent de Castro, qui ajoute que « pour le botrytis, la vitesse de développement est réduite de moitié ». Des résultats intéressants ont également été relevés sur quelques champignons responsables de maladies du bois. « On n’est pas sûr du tout de pouvoir aboutir à un traitement curatif de l’esca, mais on peut espérer un traitement prophylactiques sur les spores de champignon » précise l’œnologue.

Stabiliser la formulation

ImmunRise prépare désormais ses essais sur vigne. D’abord en conditions contrôlées, sur des plants de pépinière cet hiver. Puis en conditions réelles, au vignoble en 2017. Des parcelles bordelaises sont prévues, mais des candidatures spontanées sont nées depuis la publication d’une dépêche AFP, la semaine dernière. Prévus sur trois ans, ces essais devront permettre d’améliorer la formulation actuelle de la préparation d’algues. Composée d’un ensemble complexe de molécules, elle ne présente qu’une plage d’efficacité de deux à trois jours. « On vise une durée de vie de dix jours, sachant qu’une fois transférées dans le sol et l’air, il faut que les molécules restent biodégradables » explique Laurent de Crasto. Travaillant sur les modalités d’action de sa préparation, l’entreprise exclut pour l’instant toute purification d’une molécule en particulier.

"Imposer aux biopesticides les critères de commercialisation des pesticides de synthèse pose une question de société"

Partant sur trois ans d'essais et de développement, la start-up plaide pour un dossier d’Autorisation de Mise en Marché allégé dans le cas de produits naturels, biodégradables et efficaces. « Actuellement, le classement des bioprotecteurs est flou. Si l’on va dans la direction de critères identiques entre les biopesticides et les pesticides de synthèse, les petites structures comme la nôtre ne pourront pas tenir. Et ce seront les grandes firmes qui nous récupéreront » alarme Laurent de Crasto, craignant que l’émergence de solutions de biocontrôle ne soit étouffée dans l’œuf par l’agrochimie.

À noter qu’ImmunRise a également une autre micro-algue, au potentiel biostimulant, qui est en cours d’essais.

* : L’entrepreneur est également co-fondateur de Wine in Tube et d’une société produisant des arômes naturels pour cigarettes électroniques.

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Saint-Emilion   Sur Vitisphère

Cheval Blanc lance ses 4500 premières bouteilles de vin blanc

Jeudi 22 septembre 2016 par Alexandre Abellan

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alt="Après huit ans d’essais, la première cuvée blanche du Petit Cheval est née dans les chais immaculés dessinés par Christian de Portzamparc." class=w100 title="Après huit ans d’essais, la première cuvée blanche du Petit Cheval est née dans les chais immaculés dessinés par Christian de Portzamparc." itemprop=image border=0> Après huit ans d’essais, la première cuvée blanche du Petit Cheval est née dans les chais immaculés dessinés par Christian de Portzamparc. - crédit photo : Château Cheval Blanc

 

Le premier grand cru décline son second vin, Petit Cheval, en blanc sur le millésime 2014, s’inscrivant dans la tendance des vins blancs secs des crus classés du Médoc et de Sauternes.

Les historiens n’ont de cesse de le répéter : au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, le vignoble bordelais était majoritairement blanc (de l’ordre de 60 %). Il n’est devenu rouge que progressivement (jusqu’à 88 % du vignoble actuel). Tenant donc d’un certain atavisme, l’apparition de cuvées blanches dans certains grands crus classés (Guiraud, Cos d’Estournel, Margaux, Palmer, Yquem…) a surtout le bonheur de plaire aux marchés friands de diversification et d’étiquettes en quantités limitées.

Cette mode vient de passer sur la rive droite, avec le château Cheval Blanc (groupe LVMH) lançant tout juste la commercialisation de 4 500 bouteilles de son millésime 2014 en AOC Bordeaux. Révélée par Jane Anson dans la revue Decanter, cette nouvelle cuvée doit à terme monter à 20 000 cols. Sa production sera assurée par 6,5 hectares de sauvignon blanc et de sémillon, issus de la propriété voisine de la Tour du Pin (8 ha, vendue en 2006 par la famille Moueix). Cette cuvée prend le même nom que le deuxième vin du château (Petit Cheval, créé en 1988).

Commercialisées par la place de Bordeaux, sans passer par la case primeurs, ces bouteilles devraient être vendues aux alentours de 90 euros précise le Sud-Ouest. Quotidien auquel Pierre-Olivier Clouet, le directeur technique du château Cheval Blanc, explique qu’il s’agit du « fruit de huit ans de travail. Partis d’une page blanche, nous avons commis nos propres erreurs avant d’obtenir un résultat digne de Cheval Blanc ».

Le résultat semble être à la hauteur de l’ambition, à en croire la dégustation extatique de Jane Anson : « un premier millésime grandiose, avec de nets arômes de citrus et une excellente rétractation en fin de bouche, qui laisse une impression de minéralité et de fraîcheur. Espérons que Bordeaux a encore de la place pour un nouveau vin blanc iconique. »

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La Lettre Ouverte contre l’invasion de l’agrochimie dans nos assiettes

C’est l’événement de cette semaine. Initiée par Atabula, et signée par les plus grands chefs français, cette lettre ouverte dénonce les conséquences du rapprochement entre les grands affreux Bayer et Monsanto / A lire et à signer


Michel Roth chez Lasserre ?

C’est une exclusivité Atabula : d’après nos informations, le chef Michel Roth réalise actuellement la carte et les menus du restaurant parisien Lasserre. Va-t-il y rester au-delà de sa mission de consultant ? Les avis divergent / Lire l’article

                                                                                         La Semaine du Goût arrive

Après la Fête de la Gastronomie et l’opération Tous au Restaurant, c’est la semaine du goût qui se pose comme l’événement du « goût ». L’édition 2016 aura lieu du 10 au 16 octobre 2016 et sera placée sous le thème du « Mieux manger pour vivre mieux »

La Fête de la Gastronomie, c’est parti !

Pendant trois jours – du 23 au 25 septembre, la gastronomie vit au rythme de sa Fête. Le thème : les cuisines populaires / Lire l’interview de Sophie Mise

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Hubert de Boüard

"Et pourquoi Bordeaux ne pourrait pas demander de dérogations pour irriguer ?"

Vendredi 23 septembre 2016 par Alexandre Abellan

http://www.vitisphere.com/actualite-83579-Et-pourquoi-Bordeaux-ne-pourrait-pas-demander-de-derogations-pour-irriguer-.htm

Face à un climat semblant de plus en plus désorganisé, le membre de l’INAO se dit ouvert aux demandes dérogatoires d’Organisme de Défense et de Gestion.Face à un climat semblant de plus en plus désorganisé, le membre de l’INAO se dit ouvert aux demandes dérogatoires d’Organisme de Défense et de Gestion. - crédit photo : Château La Fleur de Boüard

 

Voyant dans l’irrigation un moyen d’accompagner le vignoble, le président du CRINAO laisse ouverte la porte aux dérogations motivées par les situations locales (jeunes vignes et terroirs asséchants).

Après un premier semestre pluvieux, le vignoble bordelais vient de subir un été aussi torride que sec. Entre blocages de maturité et défoliations, les jeunes vignes et terroirs asséchants ont souffert durant ce millésime, ce qui ouvre logiquement la question de l’irrigation. « Si ce type de climat se répète, ce serait suicidaire de ne pas envisager cet outil » estime ainsi Hubert de Boüard, répondant au grand reporter César Compadre (Sud-Ouest), qui voit dans l'irrigation le sujet du millésime.

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Les vinificateurs face à un millésime carencé

Copropriétaire du château Angélus (premier grand cru classé A de Saint-Emilion) et consultant dans le vignoble (français et étranger), Hubert de Boüard est également le président du Comité Régional de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (CRINAO) et membre du Comité National de l’INAO. Il précise à Vitisphere que « le sujet n’est pas totalement nouveau. Il a déjà été abordé sur l’année compliquée de 2003, et même l’an dernier. Une appellation prestigieuse, Pessac-Léognan, avait fait une demande de dérogation. Qui a été autorisée, mais non utilisée, des pluies ayant suivi. »

"On n’est plus sur de l’irrigation type maïs"

Si en France l'irrigation est interdite dans le vignoble AOC après le 15 août, elle peut en effet être autorisée sur demande de dérogation d'un ODG, dans le cadre du réglement communautaire. Et de son expérience de consultant international, Hubert de Boüard tire le constat que l’irrigation moderne doit être vue comme un outil qualitatif. « Il n’y a pas de corrélation entre l’irrigation et la surproduction ou des qualités moyennes » souligne-t-il. « Je ne vois pas pourquoi Bordeaux ne pourrait pas demander des dérogations à la demande des ODG. Notamment dans un premier temps pour les jeunes vignes qui sont en train de s’installer. On n’a pas le droit de les laisser dépérir. »

Source(s) :

Diaporama

L' association

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