info diverses

11 septembre 2016
Retour

A VOTRE SANTÉ ! – Le spécialiste des spiritueux a mis au point un glaçon intelligent, capable de prévenir le serveur lorsque votre verre est vide. Le but ? Limiter votre temps d’attente. Malin.

08 sept 19:36TF1 group

Il vous est sans doute déjà arrivé d’attendre de longues minutes en terrasse sans qu’aucun serveur ne soit disponible pour prendre votre nouvelle commande, ou tout simplement vous apporter l’addition. Pour y remédier, la célèbre marque de spiritueux Martini a mis au point un glaçon intelligent qui avertit le serveur lorsque votre verre est presque vide.

Fabriqué à partir de résines alimentaires,  il est équipé de capteurs et d’une connexion Bluetooth, ce qui lui permet de communiquer en temps réel avec les serveurs. Evidemment, il a aussi pour fonction de rafraîchir votre boisson, comme un glaçon classique. Sauf qu’il ne fond pas : il contient un aérogel, développé par la Nasa, qui le maintient à une température froide.

Un historique des commandes pour limiter les abus

 

On pourrait alors penser que ce Smart Cube aura aussi pour effet d’encourager la consommation d’alcool. Dans l’espoir d’encourager une consommation plus responsable, le spécialiste des spiritueux a intégré une fonctionnalité qui permet au serveur d’accéder à l’historique des boissons que vous avez consommé depuis votre arrivée. A quand un sucre intelligent pour le café ?

_______________________________________________

Le salon France Quintessence réunit dimanche le gratin des alcools made in France. Et une bique. Zoom sur les produits à ne surtout pas rater.

http://www.slate.fr/story/123181/spiritueux-francais-rendre-chevre

Absinthes, anisés, armagnacs, calvados, cognacs, fines, gins, liqueurs, marcs, rhums, vodkas, whisky et j’en oublie sous peine de vous perdre –si ce n’est fait– se donnent rendez-vous sur la seconde édition du salon France Quintessence, ce dimanche 11 septembre. Le gratin des spiritueux français, 101 marques proposant 283 références à la dégustation, rassemblé dans toute sa richesse –et on ne manquera pas de s’en enorgueillir puisque la diversité, ces derniers temps, s’apprécie surtout sur les plateaux de fromages et dans le placard à gnôles.

Quelques bouteilles à découvrir cette année I DR

Quintessence avait séduit l’an dernier par la qualité de son offre et son format minimaliste, qui permettait de vraiment prendre le temps de déguster et de discuter avec les producteurs sans distribuer les atémis. Ô soulagement, le salon évite pour son retour de grandir trop vite –je vous laisse vous dépatouiller avec le site pour le nom des exposant et la liste des happenings. Et l’on garde cette illusoire impression qu’on pourra tout goûter. Le mot «illusoire» vous a en principe mis sur la voie: il va falloir faire des choix drastiques.

Transgression dans le cognac

 

On commence par les polémistes, et contre toute attente vous les trouverez d’abord chez le spiritueux des notables: le cognac. Bache Gabrielsen propose un American Oak, mention qui clignote en gros sur le flacon, en anglais et soulignée d’un «Aged in Tennessee oak barrels» pour ceux qui n’auraient pas saisi la transgression. Emoi en Charentes! Or, en dépit des usages de maturation en fûts de chêne européen neufs (ou roux, c’est-à-dire ayant préalablement contenu du cognac), l’AOC n’interdit pas formellement le chêne neuf américain.Dans le verre? Le rejeton d’un cognac  qui aurait couché avec un bourbon: boisé, vanillé, caramélisé. A la troisième lampée vous croyez boire du Jack (en meilleur).

Larsen se distingue en sortant deux éditions dans des flacons et sous étiquettes identiques, Summer Blend et Winter Blend. Sauf que. Le premier n’a vieilli que six mois, loin des deux ans règlementaires pour bénéficier du flocage cognac. Le BNIC, le lobby interprofessionnel chargé de veiller à l’intégrité de l’appellation, a dû adorer (ça tombe bien, Larsen est dirigé par un ancien du Bureau)... Vifs, nerveux en bouche, les deux jus visent les as du cocktail, et les recettes sur les bouteilles ne vous égarent pas.

Aucun autre salon des spiritueux ne réunit une telle brochette de whiskies français

Vous avez dit whisky français?

Partons ensuite à la rencontre du whisky français, parce que n’est-ce pas… (J’ai dû me faire violence pour ne pas commencer par là.) On prendra tout son temps car aucun autre salon des spiritueux ne réunit une telle brochette. Armorik (avec Dervenn, son dernier-né), Le Domaine des Hautes Glaces, Uberach, Rouget de Lisle, Rozelieures, Mavela (P;M), Lehmann (Elsass), Ferroni (Roof Rye), Eddu (avec sa cuvée Diamant), Bellevoye (qui assemble 3 singles malts français) et Bercloux (avec des malts qui n’ont pas encore l’âge d’être appelées «whisky», mais extrêmement prometteurs –il lance son tourbé à Quintessence) devraient vous occuper une bonne partie de la journée. Si vous vous en tenez là, personne ne vous jettera des pierres.

Mais considérons que vous avez pris des forces. Il est temps à présent d’attraper son courage à deux mains pour se risquer sur le bizarre. L’inédit. L’original. L’insolite. L’étrange.

Et comme on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise, le Gin Olive de Manguin est une pure tuerie aromatique: trois variétés d’olives dénoyautées ont macéré dans l’alcool avant d’être redistillées en alambic charentais. On en fait des martinis de malade.

Votre apéro, vous le préférez en spray ou au lait?

 

Ces eaux-de-vie 100% naturelles, je suis certaine que vous ne les sifflerez pas cul sec: Garden Party les décline en basilic, carotte, concombre, romarin, thym, tomate séchée… Et les présente en spray. A vaporiser sur les cocktails ou les petits plats –j’ai testé, c’est top. (Me demande si ça compte dans les 5 fruits et légumes par jour… On va dire que oui.)

Le batch proposé l’an dernier tirait sur la fraise Tagada avec des notes de crocodiles en gélatine

Vous voyez les bouteilles de lait, là, sur le stand de La Capricieuse? Eh bien ce sont des liqueurs berrichonnes, élaborées avec du lait de chèvre, et aromatisées aux plantes pour l’une et au miel pour l’autre. C’est… comment dire… surprenant. La première exhale des notes herbacées, comme un déjeuner de crottins de Chavignol posé sur la nappe étendue dans les prés. La seconde, plus sucrée, avait commencé à cailler dans le flacon de mon échantillon, et je crois désormais savoir ce qu’on ressent en roulant une pelle à une bique –d’ailleurs, les producteurs se proposaient d’en faire venir une. Allez tester (la liqueur, pas le patin à la chèvre).

Un dernier stop chez Brenne avant d’en finir avec le baroque. Allison Patel est une Américaine qui fait distiller ses whiskies (je sais, je n’ai pas osé les classer avec les autres) à Cognac et les présente dans d’élégantes bouteilles de bordeaux. Là encore, je vous encourage à allez goûter. Ne serait-ce que pour imaginer ce que donnerait la distillation de bonbons Haribo. Le batch proposé l’an dernier tirait sur la fraise Tagada avec des notes de crocodiles en gélatine. J’ai hâte de déguster le prochain.

Le meilleur pour la fin

 

On va se séparer à présent en gardant les musts, le divin, le merveilleux pour la fin : les eaux-de-vie de poire Williams de Manguin, les calvados de Guillaume Drouin, les armagnacs de Dartigalongue, les petits bonzaïs distillés par Nicolas Julhès, les cuvées du Centenaire et Quintessence de Grand-Marnier (gloussez, gloussez, mes amis : je maintiens), les marcs de Champagne Moutard Diligent, les ratafias de Julien Chopin. Et les cognacs de Grosperrin, qui expédie la définition des spiritueux dans un au-delà miraculeux. Ne commencez surtout pas par ce stand: la dernière fois que j’ai commis cette erreur, je n’ai pas pu en bouger, et n’ai rien goûté d’autre.

Salon France Quintessence, dimanche 11 et lundi 12 (journée professionnelle) au Pavillon Ledoyen, à Paris. Entrée à partir de 20 euros. Sur le site, le code promo SLATE vous offre 40% de réduction (excepté sur le dîner)

Christine Lambert

_____________________

De l’or en barrique, une innovation qui se veut moins bling-bling que biodynamique

 

Samedi 10 septembre 2016 par Alexandre Abellan  sur Vitisphère

Pour la maison de Champagne, cette commande répond à la volonté de vinifier avec le plus de pureté ses vins. Pour le constructeur, ce modèle est l’opportunité de montrer sa capacité d’adaptation de son modèle standard à des demandes on ne peut plus spécifiques. - crédit photo : GD Industries

 

Développé par GD Industries pour les champagnes Leclerc Briant, ce modèle unique doit encore démontrer par l’expérimentation s'il vaut bien son pesant d’or.

« Des paillettes d’or dans des vins, ça c’est déjà vu. Mais je n’ai pas connaissance d’autre barrique recouverte d’or » s’exclame Quentin David, le responsable commercial de GD Industries. Breveté par le constructeur de cuves et la maison commanditaire, les champagnes Leclerc Briant, ce modèle unique a ses parois intérieures revêtues de deux micromètres d’or 24 carats, comme en joaillerie. Sa réalisation s'est apparentée à un vrai défi technique. Le support en inox ayant été conçu sur-mesure, afin d’être démonté lors de l’électrolyse déposant la couche d’or, tout en assurant une étanchéité et une herméticité recherchée par la maison champenoise, certifiée en bio et biodynamie.

"L’or représente la perfection du feu"

« Dans l'approche biodynamique de l'élaboration des vins, l'or est associé à l'élément feu, au feu des fermentations alcooliques » explique Hervé Jestin, le consultant des champagnes Leclerc Briant. « L'idée était de rechercher une fermentation au contact de l'or, tirant ainsi parti de la résonance de ce métal avec le milieu fermentaire » précise-t-il qui attend désormais d’élever dans les conditions les plus pures possible un vin de base champenois. Le premier essai aura lieu en 2016 sur une sélection parcellaire. Mais avant cette mise en situation, le prototype sera exposé lors du prochain salon Vinitech (du 29 novembre au premier décembre à Bordeaux).

S’il est tenu secret, « le prix n’a rien à voir avec celui d’une barrique en inox classique » glisse Quentin David. A noter qu’en terme de surenchères, il sera difficile d’aller plus loin que le revêtement intérieur. L’or étant un métal ductile, il apparaît techniquement impossible de réaliser une barrique en or massif.

__________________________

Wine-repreneur  sur Vitisphère

Sonal Holland, premier Master of Wine d’Inde

Jeudi 08 septembre 2016 par Alexandre Abellan

Ayant réussi les trois séries d’examen de cette formation élitiste, Sonal Holland a réalisé son mémoire final sur « la connaissance, l’attitude et l’usage du vin parmi les classes supérieures dans les villes indiennes ». - crédit photo : ITC

 

Avec désormais 353 membres « MW », la prestigieuse formation britannique continue d’accroître, et de diversifier, son empreinte sur la filière.

Revendiquant le titre de « professionnel du vin le plus qualifié d’Inde » sur son site officiel, Sonal Holland vient d’en obtenir la confirmation en devenant la première diplômée indienne de l’Institut des Masters of Wine. Professionnelle de l’hôtellerie, elle a décidé de se spécialiser dans les vins en 2007 pour devenir « wine-trepreneur ». Après avoir passé le niveau quatre du Wine and Spirits Education Trust, elle a lancé sa propre formation en Inde en 2009 (la Sonal Holland Wine Academy, qui délivre des diplômes du WSET). Devenue consultante pour la filière indienne de distribution (notamment de la chaîne hôtelière ITC), elle a lancé une chaîne YouTube (Sonal Holland Wine TV, qui propose notamment des accords mets et vins, à l'instar de celui avec un kebab) et a fondé le Soho Wine Club (à Bombay).

Formation de référence

Les dernières promotions de l’IMW en témoignent, la formation anglaise est devenue une référence dans une filière du vin mondialisé. Si les diplômés britanniques restent très présents, ils sont de moins en moins majoritaires. Sur la dernière fournée de 88 étudiants acceptés dans le programme de l’IMW (sur 170 candidatures), la nationalité anglaise est passée derrière celle américaine. A noter qu’en début d’année, l’Institut des Masters of Wine a enregistré ses premiers diplômés d’Israël, de Malaisie et de République Tchèque, comme le rapporte le Drinks Business (dont le rédacteur en chef, Patrick Schmitt, est justement master of wine).

Un nouveau master of wine français

Parmi les treize diplômés de cette rentrée 2016, on notera également la réussite de l’oenologue Iain Munson. Fin connaisseur du vignoble languedocien, il est actuellement le responsable des vinifications des vignobles Jeanjean (groupe AdVini). Inscrit depuis 2011, il a présenté cette une étude sur « l’augmentation des ventes de Picpoul de Pinet au Royaume-Uni, entre 2010 et 2015 ».

___________________

Vente aux enchères sur Vitisphère

Record battu pour une bouteille de Chambertin 1865

Mardi 06 septembre 2016 par Juliette Cassagnes

Un Chambertin datant de 1865, de la maison Bouchard père ; fils, devenu la bouteille de Bourgogne la plus chère au monde... - crédit photo : Bouchard

 

35.219€, c'est le prix auquel est partie une bouteille de Chambertin datant de 1865, de la maison Bouchard Père ; Fils, lors d'une vente aux enchères organisée ce week-end, à Hong-Kong.

Christie's a organisé, pour le compte de la maison bourguignonne Bouchard père ; fils, une vente aux enchères de vieux millésimes, datés de 1846 à 2009, de premiers et grands crus de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune, ce samedi 3 septembre 2016, à Hong-Kong.

A LIRE AUSSI

Vins de Bourgogne

 

Les ventes des Hospices de Beaune et le « vrai » marché

Viticulture

 

Succès des fouilles archéologiques menées chez Bouchard

Parmi les 2000 bouteilles mises en vente, celles datant du 19eme siècle ont été les plus prisées, indique l'entreprise, dans son communiqué de presse. Un Chambertin de 1865 a même atteint des sommets, vendu pour 35.219€, devenant du même coup  la bouteille de Bourgogne « la plus chère au monde ». Autres exemples de prix rencontrés : un Montrachet de la même année a été attribué pour 22.540€, un Volnay Santenots pour 21.131€ et un Meursault Charmes, datant de 1846, pour 15.496€.

Le communiqué de presse ne donne pas d'indication sur l'identité ni sur l'origine des acquéreurs. Le chiffre d'affaires total de la vente a atteint 3,4 millions d'euros.

La maison de négoce Bouchard père ; fils dispose d'une collection de près de 150.000 bouteilles de millésimes anciens, stockées dans ses caves, à Beaune.

De Pupillin à Château-Chalon, échappée dans le vignoble jurassien

France 24 le 09/09/2016 à 11:30

Avec des hivers rudes et des étés ensoleillés, le Jura est rarement cité lorsque l’on évoque le vignoble français. Et pourtant les cépages ont su s'adapter à ces conditions climatiques extrêmes pour donner des vins d’exception, comme le légendaire vin jaune.

Voir la vidéo de 6 minutes : 

http://www.boursorama.com/actualites/de-pupillin-a-chateau-chalon-echappee-dans-le-vignoble-jurassien-d5956dca87a067cc04ade22dec9e0ee4

______________

Nouvelles plantations de vignobles: les vins du sud sont mieux servis

2016/09/09 @afp

Les vignobles de la vallée du Rhône et de Provence vont pouvoir s’agrandir de 1.366 hectares l’an prochain, remportant ainsi 39% des nouvelles autorisations de plantation accordées en France, a indiqué vendredi FranceAgriMer. De nouvelles vignes pourront être plantées en France en 2017 selon un nouveau système européen d’autorisation de plantation dont la répartition finale a été annoncée vendredi soir par l’organisme public. FranceAgriMer a ainsi réparti 3.541 hectares supplémentaires entre les différents bassins de production de vin en France, sur les 7.768 hectares demandés par les viticulteurs. En deuxième position, le vignoble bordelais pourra planter 562 hectares supplémentaires (16% du total), dont 553 en appellation d’origine protégée (AOP). Le bassin Bourgogne-Beaujolais-Savoie-Jura s’est vu attribuer 372 hectares supplémentaires (11%), les vins du sud-ouest, 328 hectares (9%), et ceux du Val de Loire et Centre, 315 hectares (9%). Le bassin Charente-Cognac pourra planter 278 hectares (8%) supplémentaire, dont seulement 1 hectare se trouve en appellation d’origine protégée (AOP). Viennent ensuite les vignobles de Corse qui obtiennent l’autorisation de planter 113 hectares supplémentaires l’an prochain (3% du total), puis ceux du Languedoc-Roussillon (110 hectares, 3%). Au bas du classement, la Champagne, où la profession s’était mise d’accord pour qu’il n’y ait pas de croissance de surface, obtient 43 hectares supplémentaires dans tout le bassin de production, dont aucun n’est situé en zone d’appellation Champagne. Les vins d’Alsace et de l’est pourront planter 34 hectares de plus (1%), dont 33 dans les zones à appellations. Enfin 20 hectares de vignoble nouveaux pourront être plantés dans des régions qui n’étaient pas des bassins de production traditionnels du vin, essentiellement en Normandie, Bretagne et dans le Massif-Central, a indiqué une responsable de FranceAgriMer à l’AFP. Les autorisations de plantation sont délivrées à partir du 1er aout 2016 et sont valables trois ans. Ce système « qui pourra aussi bien déboucher sur un léger agrandissement du vignoble français que sur une baisse » remplace le système précédent qui équilibrait les surfaces de vigne arrachées et les nouvelles surfaces plantées. Selon le nouveau règlement communautaire, les arrachages de vignobles sont maintenant complètement dissociés des plantations nouvelles. « Avec 3.541 hectares de plantations nouvelles, au final, on pourra très bien avoir une légère réduction du vignoble français si les surfaces arrachées sont supérieures, ou le contraire », a indiqué la responsable de FranceAgriMer. Le bilan des arrachages de vignobles au 31 juillet 2016, sera finalisé d’ici la fin de l’année. 
__________________

Le Vin de Corrèze va bientôt obtenir une AOC

Le vignoble corrézien, qui couvre quelques dizaines d'hectares de vigne, devrait être protégé par la reconnaissance d'une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) "fin 2016 ou début 2017" a indiqué l'INAO jeudi 8 septembre.

"Nous sommes dans la dernière ligne droite pour la reconnaissance en appellation d'origine contrôlée du vin de Corrèze" a indiqué jeudi à la presse Eric Rosaz, responsable du pôle vin, cidre et spiritueux de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) qui décerne les appellations.

Le vin de Corrèze disposait jusqu'à présent d'une IGP (indication géographique protégée) comme 74 autres vins français.

L'IGP, qui est aussi un sigle européen, est décerné aux anciens vins de pays. Contrairement à l'AOC, il distingue des produits dont "au moins" une des étapes "souvent la transformation" a eu lieu dans une zone géographique précise.

LE VIN DE CORRÈZE EST SURTOUT CONNU POUR LE VIN PAILLÉ

L'appellation d'origine contrôlée recouvre des produits dont toutes les grandes étapes de production sont réalisées sur un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique.

Une partie de l'IGP "vin de Corrèze" va ainsi prendre la dénomination "pays de Brive", et une procédure nationale dite "d'opposition" doit être lancée en vue de la reconnaissance de l'AOC "Corrèze" sur le reste du vignoble, a indiqué M. Rosaz. "La reconnaissance devrait intervenir fin 2016-début 2017", a-t-il ajouté.

Le vin de Corrèze est surtout connu pour le "vin paillé" qui ne peut être produit que sur la commune de Queyssac-les-vignes. Il comporte deux autres vignobles Saillant-Vézère et Branceilles, qui ont existé pendant plusieurs siècles avant d'être détruits par le phylloxera puis patiemment reconstruits.

______________

Sous le vignoble de Champagne, des coquillages vieux de 45 millions d'années

Fleury-la-Rivière (France) (AFP) - http://www.sciencesetavenir.fr/sciences/20160909.AFP7212/sous-le-vignoble-de-champagne-des-coquillages-vieux-de-45-millions-d-annees.html

Au cœur du vignoble champenois un site fossilifère sous-terrain foisonne de milliers de coquillages ayant peuplé ce territoire voici 45 millions d'années, un héritage naturel unique qui attire visiteurs et chercheurs.

"C'est mon paradis", confie Patrice Legrand, viticulteur et propriétaire de la Cave aux coquillages, implantée dans le Parc naturel régional de la Montagne de Reims, à Fleury-la-Rivière.

Sous ce vieux corps de ferme qu'il a acquis en 1997, le long des 250 m du parcours de visite, des milliers coquillages apparaissent, encore emprisonnés dans une épaisse couche de calcaire, intacts depuis leur brusque disparition, pour des raisons encore indéterminées.

A côté des céphalopodes et des coquillages minuscules voire microscopiques qu'il faut tamiser puis trier en laboratoire pour pouvoir observer, la vedette des lieux est sans conteste le Campanile giganteum, un gastéropode de 40 à 60 cm de long.

"En plein milieu de l'ère tertiaire, au Lutétien, la Champagne était recouverte par une mer chaude et il régnait un climat tropical", retrace le maître des lieux, passionné de paléontologie, dans les méandres des galeries qui s'enfoncent jusqu'à 28 m sous terre.

"Ce ne sont pas des fossiles à proprement dit, car en réalité ils n'ont jamais fossilisé. L'homogénéité de la roche calcaire et la couche d'argile imperméable, au-dessus, ont permis cette conservation", précise Patrice Legrand, en désignant des coquilles ayant conservé un intérieur lisse et un extérieur aux reflets nacrés.

Selon M. Legrand, qui a répertorié 300 espèces, on trouve de tels coquillages dans un périmètre de 15 km, mais ils n'ont jamais été mis en valeur de la sorte. Une particularité qui attire des chercheurs français et belges.

"Ce site nous a donné un regard sur le passé, affirme Didier Merle, maître de conférence au Muséum d'histoire naturelle de Paris, qui s'est rendu plusieurs fois sur place. Il est exceptionnel car on y trouve une grande quantité de Campaniles giganteum. Nous avons ainsi pu mieux comprendre l'évolution des coquillages, les environnements et comment était constituée la biodiversité de l'époque".

Cet expert souligne qu'il n'existe "plus beaucoup de sites de cette époque-là à cause de l'urbanisation. Celui-ci est rare du point du vue du patrimoine géologique et il faut le préserver".

En 2015, cette cave champenoise où les vieux coquillages remplacent les vieux flacons a ainsi attiré 7.000 visiteurs.

- Des notes iodées dans le champagne -

A certains endroits, les coquillages sont enchevêtrés et s'amoncellent sur un même bloc, quand ce n'est pas la pointe d'un Campanile giganteum qui ressort du plafond voûté de la cave, narguant l'Homme dont la présence sur Terre ne remonte qu'à 2,8 millions d'années.

"Il faut avoir de la patience quand on commence à trouver un coquillage : on l'extrait dans un bloc, c'est le meilleur moyen de ne pas l'abîmer", indique M. Legrand, qui creuse inlassablement depuis 1997, à l'aide de quelques outils basiques dont un marteau-piqueur électrique.

A 55 ans, "le Creuseur" comme le surnomme ses voisins, passe ses journées dans ses galeries souterraines à 12°C, comme "un vrai gamin" émerveillé par cette profusion de coquillages.

"La découverte est permanente ici", dit-il à genoux sur le sol, un pic de géologue dans une main, un bloc recouvert de coquillages dans l'autre. "C'est inépuisable, c'est même affolant ! Je n'aurai pas le temps de tout creuser, j'en laisserai pour les générations futures".

Outre les visites guidées, des dégustations sont proposées aux touristes pour montrer le lien entre les sédiments marins dans le sous-sol, la vigne et le champagne.

"La coquille a fixé l'iode marine et ne la libère que lorsqu'elle se dissout", résume M. Legrand, qui a mis au point une cuvée très peu dosée en sucre, spécifique à ce terroir.

"Et ça se marie très bien avec les coquillages, comme les huîtres !" conclut-il dans un sourire.

___________________

Contrefaçon dans le vin : quels sont les vrais dangers ?

Helene Dupuy | Le 09/09 à 12:35, mis à jour à 12:55

A quel point le marché français est-il touché par la contrefaçon des vins et spiritueux ? Comment s’en prémunir ? Les explications d’Aymeric de Clouet, expert en vin près la Cour d’Appel de Paris.

Vins du domaine de la Romanée Conti, bouteilles de Mouton Rothschild, Petrus... ces noms mythiques font aussi l'objet de contrefaçons dans le monde entier, et ce de façon croissante avec le développement des ventes sur Internet. « En France, la contrefaçon reste assez artisanale. On trouve un certain nombre de faussaires, mais relativement peu de bouteilles contrefaites, car celles-ci sont surtout destinées à l'export », explique Aymeric de Clouet, expert en vin près la Cour d'Appel de Paris et en charge de certaines des plus belles ventes aux enchères de vins de ces dernières années - la Cave de la Tour d'Argent, de l'Hôtel Matignon, l'ancienne cave du restaurant Drouant, celle d'Alain Delon pour ne citer que les principales. Selon lui, « on a un soupçon sur la plupart des faussaires français - probablement une dizaine de personnes - mais, il est très difficile d'avoir des preuves pour les condamner et les amendes étant très limitées, ces derniers peuvent bien souvent continuer d'agir impunément. L'an dernier, un faussaire de bouteilles cognac a été condamné en France, mais les procès restent rares dans le domaine », déplore-t-il.

Se méfier des sites Internet

Où s'approvisionner pour être sûr de l'authenticité des bouteilles ? La source la plus sûre reste bien entendu d'acheter directement à la propriété. Pour les ventes aux enchères en France, « le risque zéro n'existe pas et quelques bouteilles contrefaites y sont vendues parfois mais globalement, la présence d'un expert en vins et d'un commissaire-priseur apportent une certaine garantie sur l'authenticité des bouteilles. En revanche, il faut vraiment se méfier des sites Internet de ventes entre particuliers (leboncoin, ebay) où l'acheteur ne connaît rien, ni de l'historique de la cave (risque de mauvaise conservation, de contrefaçon), ni de la fiabilité du vendeur », met en garde Aymeric de Clouet.

Les fraudes les plus utilisées

Une des fraudes les plus courantes reste le remplissage des bouteilles. Des faussaires achètent des bouteilles prestigieuses vides sur Internet et les remplissent avec une seringue très fine d'un bon vin pour dissiper les éventuels soupçons. En France, comme en Italie ou au Luxembourg, les contrefaçons sont bien souvent assez élaborées et parfois difficiles à déceler.

Véritable fléau en Chine

Dans beaucoup de pays étrangers en revanche, la contrefaçon est beaucoup plus industrialisée. C'est un véritable fléau en Chine, par exemple. Selon un rapport du ministère du Commerce extérieur de 2015, il y aurait plus de vins français contrefaits que de vins non contrefaits et la situation ne cesse d'empirer. Contrairement à la France, en Chine la plupart des contrefaçons restent assez grossières, les étiquettes sont bien souvent orthographiées de travers ou mal photocopiées. « En Chine, c'est quasiment une coutume admise », souligne Aymeric de Clouet. « Dans les dîners officiels, il n'est pas rare que de fausses bouteilles très célèbres soient servies aux tables et que quelques unes, authentiques, soient réservées à la table du président ou des invités les plus prestigieux. C'est presque un hommage aux grands vins français ! Mais le marché français reste pour l'instant assez protégé des contrefaçons asiatiques », assure l'expert en vins.

Il déplore cependant un laisser-faire terrible des interprofessions. « Aujourd'hui, on peut faire des fausses bouteilles au vu et au su de tout le monde et les vendre dans les plus grands maisons d'enchères étrangères. C'est inadmissible ! Pour le scandale Kurniawan, du nom du faussaire indonésien jugé en 2013, il a fallu attendre que le vigneron bourguignon Laurent Ponsot porte plainte aux Etats-Unis pour que le scandale soit révélé au grand jour, mais beaucoup de gens de la profession avaient des soupçons et ce depuis longtemps, déplore Aymeric de Clouet. Il ajoute : « Contrairement aux grandes marques de luxe dans le secteur du prêt à porter (sacs etc.), très actives dans la lutte contre la contrefaçon, dans le domaine des vins et spiritueux, les interprofessions interviennent seulement quand il y a des gros scandales à l'étranger portant sur des quantités considérables, mais pas pour quelques bouteilles. Et ce quand bien même leur valeur excède les milliers d'euros. Quant à la DGCCRF, elle n'intervient que dans le cas de problèmes de santé publique. »

En savoir plus sur http://patrimoine.lesechos.fr/investissements-plaisir/marche-vin/0211274187863-contrefacon-dans-le-vin-quels-sont-les-vrais-dangers-2026218.php?LgG3LXX5Io1JEsTk.99

______________

VSIG, plantations et photos Sur Vitisphère  http://www.vitisphere.com/actualite-83471-Le-vignoble-se-positionne-avant-sa-rentree-ministerielle.htm

Le vignoble se positionne avant sa rentrée ministérielle

Vendredi 09 septembre 2016 par Alexandre Abellan

« Profitons de cette année pour vendanger sans EPI » lance, pince sans-rire, Stéphane Héraud (au centre) ce 8 septembre, lors de la réunion mensuelle de la Fédération des Caves Vinicoles d’Aquitaine qu’il préside. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)

 

Invités ce 20 septembre rue de Varenne, les représentants de la production ont accordé leurs violons face aux desiderata du négoce et aux aspirations réglementaires du ministère.

Conviée cet été par le ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll, la filière viticole doit se réunir ce 20 septembre pour s’accorder sur plusieurs dossiers épineux. Si l’invitation a été lancée pour réfléchir sur le manque de production française de Vins Sans Indication Géographique Protégée (VSIG, ou vins de France), le vignoble a d’autres sujets sensibles à l’ordre du jour.

Analyses divergentes

Concernant la filière des VSIG, « il est clair qu’il y a une divergence d’analyse entre la production et le négoce. Le vignoble n’est pas opposé à une telle gamme, mais seulement si des conditions financières et une visibilité contractuelle sont assurées sur le long terme » pose Stéphane Héraud, le président de l’Association Générale de la Production Viticole (AGPV). Des exigences qui ne sont pas réunies pour Bernard Farges, le président de la CNAOC (Confédération Nationale des Producteurs de Vin et Eaux-De-Vie de Vin AOC). Il soulignait il y a quelques semaines « qu’on ne nous dise pas qu’il n’est pas possible de créer une filière VSIG. En Languedoc-Roussillon et dans le Sud-Ouest, il n’y avait pas de demandes de contingents. L’accès était libre. La question est pourquoi n’y a-t-il quasiment pas eu de demandes ? »

"La viticulture aura une position claire"

A la table du ministre, il sera également question la gouvernance des nouvelles autorisations de plantations, soumises depuis l’an dernier aux propositions des syndicats viticoles (ou Organismes de Défense et de Gestion), et à un avis purement consultatif des interprofessions (ou aucun avis, si les familles de la production et du commerce ne s’accordent pas). « Le négoce souhaite intégrer leur gouvernance. Ce que ne veut pas la viticulture, qui aura une position claire » résume Stéphane Héraud.

Mais pour Stéphane Héraud, le sujet le plus difficile concernera les pesticides. Si les réunions avec la Direction Générale de l’Alimentation sur le port des Equipement de Protection Individuels après les délais de rentrée reste d’un flou des plus artistiques (malgré les contre-arguments qui s’accumulent, voir encadré), l’élu s’inquiète désormais d’un durcissement plus généralisé de la réglementation. « L’arrêté de 2006 sur l’utilisation des produits phytos a été cassé par le Conseil d’Etat en juillet » explique-t-il. « Le nouvel arrêté est bloqué auprès de la DGAL, qui doit le publier avant la fin du mois. Il y a un risque que des Zones de Non Traitement apparaissent pour le voisinage » prévient-il, lançant que « le vignoble ne comprendrait pas pourquoi des produits qui ont été considérés comme sans danger pour le voisinage à leur mise sur le marche le seraient aujourd’hui. »

Vignoble unifié

Se préparant à des discussions tendues, Stéphane Héraud ne cache pas sa satisfaction de voir les familles viticoles réunies dans ces combats. Il en veut pour preuve le congrès exceptionnel qui se tiendra début juillet 2017 à la Cité du Vin bordelaise, à l’occasion des congrès de la CNAOC et des Caves Coopératives Vinicoles de France, le conseil d’administration des Vignerons de France et une réunion de la Confédération des Vins IGP de France. Etant une interprofession, l’ANIVIN de France n’est pas membre de l’AGPV.

Quand les EPI aggravent l’exposition phyto

Dans le vignoble, la goutte qui fait déborder le vase, déjà bien rempli, des EPI se trouve à la page 144 du dernier rapport de Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire de l’Alimentation sur « les expositions professionnelles aux pesticides ». Cités par Stéphane Héraud, les experts y rapportent les résultats édifiants de la seule étude sur l’efficacité des EPI en situation d’usage réel : « lors des phases de préparation, les niveaux de contamination de la peau sont globalement équivalents entre les viticulteurs qui portent des combinaisons considérées comme EPI et ceux qui n’en portent pas. Lors de la phase d’application, ceux qui ne portent pas d’EPI sont globalement deux fois moins contaminés que ceux qui en portent. Enfin, lors de la phase de nettoyage ceux qui ne portent pas d’EPI sont globalement trois fois moins contaminés que ceux qui en portent. » Ayant quantifié la résistance insuffisante des EPI, « cette étude a souligné qu’il n’existe pas de matériau de combinaisons offrant une protection générique contre toutes les familles de pesticides » conclut l'ANSES.

Saké: tout sur l'alcool de riz japonais - L'Express

http://www.lexpress.fr/tendances/vin-et-alcool/sake-tout-sur-l-alcool-de-riz-japonais_1257056.html

www.lexpress.fr

Maki, sushi, sashimi, la cuisine japonaise est devenue courante en France. L'alcool nippon, lui est un peu moins connu. Terminez votre repas par un vrai verre de ...   Pascal REVERSADE

dossier paru dans l'Express

Source(s) :

Diaporama

Offres d'emploi

La Madelaine-sous-Montreuill
Publié le 11 avril 2019
PARIS
Publié le 11 avril 2019

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

S'inscrire à la Newsletter