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07 août 2016
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Dominique Léandre-Chevalier, viticulteur rebelle en Bordelais


>L'actu>Culture|04 août 2016, 14h52

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/dominique-leandre-chevalier-viticulteur-rebelle-en-bordelais-04-08-2016-6015407.php




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(AFP/NICOLAS TUCAT) CultureBordeauxDominique LéandreVin de FranceBlaye Côtes de Bordeauxîle de Patiras  

Dominique Léandre-Chevalier, viticulteur rebelle dans le monde très codifié du Bordelais, est un apôtre du labour au cheval, cultivant des vignes avec jusqu'à plus de 33.000 pieds à l'hectare, densité triple de celle de grands crus, et vend ses meilleures cuvées sous le label Vin de France et non pas Bordeaux.

A 53 ans, il porte haut le flambeau de ses aïeux qui ont créé le domaine à la fin du XIXe siècle, en 1895, et lui ont aussi transmis le savoir-faire de leur activité de pépiniériste et de charretier.
Lui-même reprend le domaine en 1985, à la mort de son père dans un accident du travail au chai. Rapidement, il est rebuté par "la mécanisation introduite dans la vigne" et veut "revenir à un travail de vigneron artisanal", se "réapproprier le savoir-faire de ses ancêtres", déclare-t-il à l'AFP. Et, première décision, il décide de réduire la superficie du Domaine Léandre-Chevalier (DLC) de douze à trois hectares.
En dehors des tendances et des modes, il cherche "à accompagner avec grand respect les cycles de la nature", car "le vin c'est comme la cuisine, ce qui compte avant tout c'est le produit brut: la terre, la vigne et le raisin". "Le caractère d'un vin se fait à la vigne et non au chai", souligne-t-il.
- Labour au cheval -
A Anglade, près de l'estuaire de la Gironde, non loin des prestigieux châteaux du Médoc, sur sept parcelles avec huit terroirs différents, il a réintroduit le labour à l'ancienne: "Le cheval est le meilleur allié pour le travail des sols", aime-t-il dire. Des chevaux de trait qui sont en action même sur sa parcelle de l'île de Patiras, au milieu de l'estuaire, entre Blaye et Pauillac, amenés chaque fois sur une barge.
Ce retour à un travail ancestral ne l'empêche pas d'avoir recours à la technologie moderne, car "le cheval et la technologie sont la symbiose entre une viticulture innovatrice et le respect de la nature". Ainsi, pour passer dans les vignes, il utilise un engin léger, avec peu de puissance, donc peu d'émission de CO2, qui enjambe deux rangs de ceps. L'objectif est de "limiter les passages répétitifs et de diminuer la compression du sol par le poids afin de mieux respecter la vie du sous-sol".
En revanche, le travail de la taille de la vigne, de l'attache au jonc, du sarclage à la houe, des vendanges et du tri manuels des raisins "restent l'apanage des femmes et des hommes qui travaillent toute l'année dans les vignes", souligne celui qui se définit parfois comme "jardinier avant d'être vigneron". Et "pas de chaptalisation, pas de collage, pas de filtrage".
Le jardinier-vigneron a replanté des vignes allant d'une densité de 3.500 pieds à l'hectare jusqu'à 33.333 pieds, soit, dans ce dernier cas, une densité triple de celle de beaucoup de grands crus bordelais. "C'est ce qui se faisait dans les siècles passés, avec peu de grappes sur chaque souche - de deux à trois - afin d'économiser l'énergie du cep".
- Vigne en cercle -
Autre innovation, la plantation d'une vigne en cercle, avec un cépage petit verdot préphylloxérique, donc du XIXe siècle, en francs de pieds (ceps originaux), vignifié avec la méthode ancienne du provignage, les pieds de cep étant déplacés chaque année.
A rebours de la tendance à l'uniformisation du goût des vins de Bordeaux, notamment sous l'influence du dégustateur américain Robert Parker, Dominique Léandre-Chevalier aspire "à faire des vins de caractère" et sa "philosophie du vin s'inspire plutôt du Bourgogne que du Bordeaux".
Par voie de conséquence, si trois de ces vins (Le Queyroux, Les Soeurettes et le Joyau) sont en Appellation d'origine contrôlée (AOC) Blaye Côtes de Bordeaux et un (Mouton noir, issu des vignes de l'île de Patiras) en AOC Bordeaux, ses meilleures cuvées sont commercialisées en Vin de France (anciennement "vins de table"): L'Homme Cheval, C... que du Bonheur, 100% Provocateur et La Tricolore.
A raison de 66.000 bouteilles par an, ses vins -rouge, blanc, rosé- se trouvent à la carte de grands restaurants parisiens et de cavistes réputés, y compris en Asie, aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Suisse.
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Publié le 04/08/2016 à 18:30

http://www.ladepeche.fr/article/2016/08/04/2395987-vins-ages-pres-deux-siecles-sont-encore-bons-degustation.html

Des vins âgés de près de deux siècles sont-ils encore bons à la dégustation ?

Le célèbre domaine bourguignon Bouchard Père ; Fils mettra aux enchères une collection de millésimes anciens le 3 septembre prochain, à Hong Kong. Certains flacons datent de 1846 ou 1865. À respectivement 170 ans et 161 ans, sont-ils des vins de haut vol ou davantage des trophées pour les collectionneurs ? Eléments de réponse avec Christian Albouy, Directeur Général de Bouchard Père ; Fils. 

Relaxnews : Le plus vieux millésime date de 1846. À cet âge, même si les conditions de conservation ont été optimales, quelle est la qualité du vin ? 

Christian Albouy : Toutes les bouteilles vendues sont d'une qualité remarquable, c'est également le cas de ce Meursault Charmes 1846. Nous stockons l'ensemble de notre collection dans des caves (datant du XVème siècle) à l'abri de la lumière, à des températures naturelles comprises entre 10 et 14°C. Le taux d'humidité est naturel, compris entre 50 et 75%, pour éviter le séchage du bouchon, et donc sa porosité, ce qui laisserait passer l'oxygène et provoquerait une oxydation. D'autre part, nous contrôlons régulièrement nos bouteilles et en remplaçons les bouchons tous les 25 à 30 ans. Ce changement est l'occasion pour nous de vérifier l'évolution de nos vins. 

Un vin de 1846 ou de 1865 peut-il encore gagner en qualité si un acheteur venait à poursuivre le vieillissement, ou à cet âge a-t-il atteint son apogée ?

C'est une question à laquelle il est très difficile de répondre, mais cela semble possible si les conditions de stockage sont optimales. C'est l'oxygène dissout dans le vin qui va provoquer une lente et régulière évolution et bonification (ou pas) du vin. Les dangers majeurs pour la conservation sont l'oxydation et l'effet des rayons ultraviolets de la lumière du jour. Les rouges sont plus faciles à conserver du fait de leur teneur en anthocyanes et en tanins. L'effet du millésime est également très important. La richesse en sucre peut jouer un rôle ainsi que le degré alcoolique qui protège davantage le vin contre les micro-organismes.

Quelles sont les appellations qui résistent le mieux au temps ?

Sur les appellations concernées par la vente, on peut penser que les vins rouges de la côte de Beaune plus au sud (Beaune Grève Vigne de l'Enfant Jésus, Volnay, Pommard, Corton) sont légèrement mieux armés que les vins de la côte de Nuits. Mais des Chambertin, des Romanée ou des Vosne-Romanée ont également des capacités de vieillissement exceptionnelles. La façon dont les vins ont été vinifiés et embouteillés a une très forte incidence sur la capacité de vieillissement.

Organisée en collaboration avec Christie's, la vente aux enchères écoulera 220 lots, comprenant 2.000 bouteilles de millésimes de 1846 jusqu'à 2009. Bouchard Père ; Fils est une référence en Bourgogne. À Beaune, elle est l'une des maisons les plus anciennes et présente une variété d'appellations, dont les plus réputées comme Corton-Charlemagne et Meursault Perrières. Le vignoble s'étend au total sur 130 hectares, dont 12 en grands crus et 74 en premiers crus.

RelaxNews

Source(s) :

Diaporama

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