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28 juin 2016
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Les grands crus classés en 1855 ouvrent leur bibliothèque


Dimanche 26 juin 2016 par Alexandre Abellan    SUR VITISPHÈRE

Rassemblant un millier d’ouvrages, cette collection sur les grands crus du Médoc et de Sauternes s’est installée à la CCI de Bordeaux. Symbole d'un retour aux sources et de liens intensifiés.

De la collection complète des guides de Robert Parker à celle des mangas Les Gouttes de Dieu, en passant par les hors-série Bordeaux du Point, la bibliothèque des Grands Crus Classés en 1855 peut sembler pour le moins éclectique. Son fil rouge est simple : chacun des mille ouvrages réunis traite, au moins une fois, du classement des propriétés de Médoc et Sauternes.

A son inauguration ce 23 juin, pour Bordeaux Fête le Vin, on y compte un millier d’ouvrages, entourés de magnums (factices) et de verres Baccarat (sérigraphiés en cristal) des propriétés classées. Soit 27 châteaux de Sauternes et Barsac, 60 du Médoc et de Graves*. Accessible sur rendez-vous, cette bibliothèque sera réservée aux professionnels de la filière. Elle doit croître progressivement, intégrant les nouvelles publications touchant de près ou de loin au classement de 1855.« Cela s’inscrit dans l’idée patrimoniale du classement » explique Philippe Castéja, le président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855. Ils  dit ne pas regretter l’abandon de la candidature à l’UNESCO des crus de 1855, mais se déclare ravi d’intensifier les liens avec la Chambre du Commerce et de l’Industrie, qui accueille la collection. En installant sa bibliothèque au deuxième étage du palais de la Bourse, le conseil des crus classés revient à ses origines, son classement ayant été proclamé dans ces bâtiments en avril 1855.

Premier prix du livre Bordeaux Fête le Vin

A l’occasion de l’inauguration de cette bibliothèque, ce 23 juin, le Conseil des Grands Crus a annoncé le lauréat du premier prix du meilleur livre sur le vin. Il s'agit du sommelier Eric Beaumard pour Les Vins de ma Vie (éditions de la Martinière), sélection des 75 étiquettes qui l'ont le plus marqué.

« Ce prix sera un évènement culturel récurrent. Il sera remis tous les deux ans, à l’occasion de Bordeaux Fête le Vin » explique Sylvain Boivert, le directeur du Conseil de 1855. Et « les livres envoyés par les éditeurs pour concourir seront remis au fonds de la Cité du Vin » ajoute-t-il.

* : Quant à la soixante-et-unième propriété classée en Médoc, le château Léoville Las Cases, qui ne siège pas au Conseil du classement de 1855, sa bouteille est logiquement absente. « La bouteille a dû être cassée pendant l’installation » plaisante un propriétaire.

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Vienne - Poitiers - Le grand témoin

Philippe Massol, un Poitevin à la tête de la Cité du Vin alt

26/06/2016 05:36  http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communes/Poitiers/n/Contenus/Articles/2016/06/26/Philippe-Massol-un-Poitevin-a-la-tete-de-la-Cite-du-Vin-2763595

Bordeaux, jeudi 23 juin. Philippe Massol devant la Cité du Vin, bâtiment de 55 mètres de hauteur à l'architecture contemporaine qui a déjà vu passer des touristes de 65 pays depuis son ouverture le 1super/sup juin. - Bordeaux, jeudi 23 juin. Philippe Massol devant la Cité du Vin, bâtiment de 55 mètres de hauteur à l'architecture contemporaine qui a déjà vu passer des touristes de 65 pays depuis son ouverture le 1super/sup juin. - (Photo Patrick Lavaud)

Bordeaux, jeudi 23 juin. Philippe Massol devant la Cité du Vin, bâtiment de 55 mètres de hauteur à l'architecture contemporaine qui a déjà vu passer des touristes de 65 pays depuis son ouverture le 1er juin. - (Photo Patrick Lavaud)

A Bordeaux, l’ex-directeur marketing du Futuroscope dirige ce site unique dédié à la culture du vin dans le monde et inauguré par le chef de l’État fin mai.

 Au cœur du quartier des Bassins à flot transformé en chantier à ciel ouvert au nord de la ville, l'édifice de la Cité du Vin à Bordeaux détonne par sa modernité. Etonne aussi. Comment interpréter son architecture ? « Elle veut symboliser à la fois le cep de la vigne, le vin qui tourne dans le verre et les remous de la Garonne », décortique Philippe Massol, le directeur général.

" Elle participe au rayonnement de la France dans le monde "

Le 31 mai, jour de l'inauguration, Alain Juppé, le maire, se tient au premier rang. A ses côtés, le président de la République, François Hollande. Une présence justifiée aux yeux de Philippe Massol.
« La Cité du Vin est avant tout un projet national, remarque-t-il. Elle participe au rayonnement de la France à travers le monde. C'est aussi la reconnaissance de la dimension culturelle du vin et de son importance dans notre patrimoine. »
Qu'on ne s'y trompe pas, « la Cité du Vin n'est pas un lieu de promotion du vin ». Bien qu'elle abrite dans la plus grande cave du monde 14.000 bouteilles de 70 pays producteurs différents !

Dans le sillage de René Monory et Daniel Bulliard

 « C'est la découverte des cultures du vin dans le monde, un grand voyage dans le temps démarré il y a 8.000 ans, reprend Philippe Massol. En Aquitaine, on avait un vrai déficit d'équipement touristique comparé au Poitou-Charentes avec l'aquarium de La Rochelle, le zoo de La Palmyre ou le Futuroscope. »
Le Futuroscope. C'est là que la carrière professionnelle de Philippe Massol, 50 ans et un profil d'athlète, a vraiment décollé. Nous sommes en 1989. Le jeune homme, diplômé de Sup de Co Poitiers, tombe sur une offre d'emploi. « Le Parc recherchait un responsable pour la boutique. J'ai rencontré René Monory et Daniel Bulliard avec lesquels le courant est passé. Ils devaient trouver que j'avais une tête sympa… »
Philippe Massol grimpe les échelons. Jusqu'au poste de directeur marketing. « J'ai grandi avec le Futuroscope, une magnifique aventure. » Qui s'achève lors du rachat par le groupe ASO en 2000.
 « Vu que j'étais usé, j'avais prévu de stopper un peu », raconte ce Poitevin d'origine, ancré dans son enfance Boulevard sous Blossac. Trois semaines plus tard, il se fait une rupture du tendon d'Achille en jouant au tennis. Le voilà cloué pour un petit moment.
Le temps, avec deux autres anciens du Futuroscope, de créer à Poitiers un cabinet d'ingénierie conjuguant loisir, tourisme et culture. BMR ; Associés referme la page en 2007. Sans regret. « En fait, le conseil n'était la tasse de thé d'aucun de nous trois… »
La famille Massol déménage alors à Bordeaux où « mon épouse avait une opportunité dans une banque ». Pour lui, la roue va tourner aussi. « J'ai fait une très belle rencontre, celle de Sylvie Cazes ».

Page blanche

Cette dernière est conseillère municipale déléguée à l'œnotourisme et à la filière viti-vinicole. « Fin 2008, on évoque ensemble cette idée de Cité des civilisations du vin. » « C'était aussi celle d'Alain Juppé, précise Philippe Massol, adoubé par l'ex-Premier ministre et chargé de porter le projet. On m'a confié une page blanche… ».
Trois ans de travaux, un bâtiment qui s'élève à 55 mètres de hauteur, plus de 80 M€ d'investissements : depuis le 1er juin, le public s'offre une immersion dans les vignobles de la planète à l'aide des dernières technologies numériques et interactives. Objectif : 450.000 visiteurs par an.
 « Nous avons d'excellents retours, apprécie Philippe Massol. Il est déjà venu des touristes de 65 nationalités. Des Chinois, des Américains, des Japonais… La Cité du Vin sera un élément de plus dans l'attractivité de Bordeaux et de son territoire. »

Parker et Arditi les ambassadeurs

Pour véhiculer son image, le vaisseau s'est attaché les services d'un duo d'ambassadeurs : le critique américain Robert Parker et le comédien Pierre Arditi.
« Parker a contribué à la notoriété des vins de Bordeaux à travers le monde, estime Philippe Massol. Arditi, lui, apporte une caution culturelle. C'est un amoureux de tous les vins de France et d'ailleurs. Et quand il parle du vin, il le fait avec lyrisme. » Il est vrai que l'acteur fétiche d'Alain Resnais connaît la chanson.

 (1) La Cité du Vin, 1 Esplanade de Pontac, 33000 Bordeaux. Tél. 05.56.16.20.20, www.laciteduvin.com

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Philippe Starck signe son premier chai, dans le Bordelais

 

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Mis à jour le 25/06/2016 à 17H49, publié le 25/06/2016 à 16H05

 

Le chai dessiné par Philippe Starck et Luc Arsène-Henry pour le château bordelais Les Carmes Haut-Brion

Le chai dessiné par Philippe Starck et Luc Arsène-Henry pour le château bordelais Les Carmes Haut-Brion

© Mehdi Fedouach / AFP

Le designer Philippe Starck, associé à l'architecte Luc Arsène-Henry, a livré vendredi son tout premier chai à vin pour le château bordelais des Carmes Haut-Brion, "un non-bâtiment" immergé prenant selon eux la forme d'une "lame de fer qui jaillit de la rivière".

Posé au milieu d'une mare à l'intérieur des 10 hectares de la propriété dans le centre urbain de Bordeaux, la forme de ce chai à vinification et à barriques, pointant à huit mètres de hauteur, fait d'abord penser à une coque de bateau inversée.
 
"Ce n'est pas vraiment un bâtiment, c'est une idée, un concept pour émouvoir et élaborer le vin", affirme l'architecte Luc Arsène-Henry, qui préfère parler d'une "lame de fer qui jaillit de la rivière au fil de l'eau".
 
Cette structure en béton, qui est retenue par des piliers enfoncés à 42 mètres sous terre pour compenser la poussée d'Archimède du bâtiment immergé quatre mètres sous l'eau, est composée de quatre niveaux superposés avec des surfaces décroissantes : le chai à barriques immergé pour assurer une meilleure hydrométrie, le chai à vinification au rez-de-chaussée avec une passerelle pour les remplir par gravitation, et une terrasse panoramique.

Philippe Starck, dans le chai qu'il a imaginé pour un château bordelais (24 juin 2016)

Philippe Starck, dans le chai qu'il a imaginé pour un château bordelais (24 juin 2016)

© Mehdi Fedouach / AFP


Les grands crus se disputent les noms de l'architecture et du design

Depuis quelques années, les riches grands crus de Bordeaux se disputent les plus grandes signatures de l'architecture et du design pour construire des chais, nouvel étendard de leur volonté d'afficher leur prestige supposé.

 
Philippe Starck a indiqué ne pas s'être inspiré des chais réalisés par d'autres grandes signatures de l'architecture, tels Jean Nouvel au Château La  Dominique, Christian de Portzamparc à Cheval Blanc, Norman Foster à Margaux,  Jean-Michel Wilmotte à Cos d'Estournel ou Alberto Pinto au Château Pavie.
 
"J'ai vu des chais et vu souvent du 'trop'. Il fallait faire le minimum, en suivant au plus près la fonction première. L'intéressant est d'aller à l'essence des choses, d'éviter de produire le 'autour'", c'est-à-dire "tout ce qui est inutile", a commenté le célèbre designer Starck.

Le propriétaire voulait "un outil haut de gamme"

"Le vin est une abstraction et en aucun cas une forme quelconque ne peut avoir la prétention ou l'arrogance de la représenter", a abondé Luc Arsène-Henry.
 
L'investissement de 10 millions d'euros a été consenti par le propriétaire depuis 2010, le groupe immobilier Pichet. "On avait besoin d'un outil haut de gamme car on voulait se donner les moyens de faire le meilleur vin possible. Et puisque on est ouvert sur la ville, on s'est dit : pourquoi se priver d'une  esthétique de grande qualité", a expliqué Patrice Pichet, réfutant tout "effet de mode" avec l'appel au designer vedette. "On voulait un bâtiment magique",  a-t-il ajouté.

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 Bordeaux fête le vin : découvrez le vignoble à travers un télescope

A la Une / vin / Bordeaux fête le vin  /  Publié le 25/06/2016 . Mis à jour à 12h17 par Sudouest.fr

Sur la terrasse du pavillon, les visiteurs visionnent des vidéos du vignoble bordelaisSur la terrasse du pavillon, les visiteurs visionnent des vidéos du vignoble bordelais ©

Photo Quentin Salinier

Sur le pavillon de l'Ecole du vin, les visiteurs sont invités à monter au premier étage et partir en voyage dans le vignoble bordelais

Mais à quoi sert ce télescope sur la terrasse en hauteur du pavillon de l'Ecole du vin au coeur de Bordeaux fête le vin? A partir en voyage.

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Les visiteurs sont invités à mettre un oeil derrière l'appareil et un casque sur les oreilles, puis à se promener dans une constellation d'étoiles. Chaque astre correspond à une ou deux appellations du vignoble bordelais. 

Une vidéo est alors lancée. Le spectateur, derrière le télescope, découvre des images saisissantes filmées depuis un hélicoptère des différents territoires, leurs vignes et propriétés bien sûr, mais aussi les châteaux, villages et autres édifices à découvrir.

Source(s) :

Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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