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22 juin 2016
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Prix du vin : l’ivresse des extrêmes

LE MONDE | 21.06.2016 à 17h18 • Mis à jour le 22.06.2016 à 16h51 | Par Ophélie Neiman

Le marché des premiers crus s’est emballé alors que la majorité des bouteilles reste sous les 30 euros. Question d’image et de notoriété.

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/06/21/534x0/4955211_9_5096_un-vin-a-5-euros-la-bouteille-ne-fait-pas_f055da6d904a2abc18318ee0740fece9.jpg

Un vin à 5 euros la bouteille ne fait pas rêver : pour trouver son public, un vin voit parfois son prix gonfler...

En un coup de marteau, la cote d’Henri Jayer a encore fait un bond. Lors d’une vente aux enchères mémorable de Sotheby’s, à Londres, en mai dernier, une caisse de douze bouteilles de richebourg 1978 du mythique viticulteur de Vosne-Romanée, décédé en 2006, a été adjugée 278 000 euros. Nouveau record qui confirme sa première place au classement des vins les plus chers du monde, tous millésimes confondus, établi par le site Wine-Searcher en 2015.

 

Pour le millésime en cours, en revanche, c’est son voisin, le Domaine de la ­Romanée-Conti, qui reste le plus onéreux. Prix moyen : 13 000 dollars la bouteille, et un site ose même le proposer à 59 000 dollars. Voilà pour le rêve à l’état liquide. Retour à la réalité, France-AgriMer publie son bilan 2015 des ventes de vins en France, et le constat est bien différent : nous dépensons en moyenne 2,63 euros pour une bouteille. Et 3,24 euros quand nous achetons en grande surface. De la romanée-conti au petit pinard jeté dans le chariot du supermarché, deux mondes gouvernés par une loi de l’offre et de la demande pas toujours rationnelle.

D’un côté, les bouteilles les plus prestigieuses – et les plus médiatiques – ont vécu un envol insensé. A Bordeaux, les premiers crus ont augmenté de 700 % entre 1986 et 2012. En lien direct, l’émergence de nouveaux acheteurs prêts à mettre le prix pour un précieux flacon : des collectionneurs américains, galvanisés par les notes du critique Robert Parker, rapidement rejoints par une clientèle fortunée de Chine, du Japon ou de Taïwan, quand les acquéreurs étaient jusque-là principalement français et anglais. La demande mondiale est multipliée par dix alors que la production, elle, stagne, voire diminue avec des rendements resserrés. Simple logique économique, les prix montent.

Des viticulteurs pauvres

Et voilà que les quinze plus chics châteaux bordelais créent l’un des produits les plus rentables de tout l’univers du luxe. Car le coût de fabrication, lui, n’augmente pas ou si peu. Benoist Simmat, journaliste économique, reste stupéfait par les chiffres obtenus pour son livre d’enquête Bordeaux Connection (First Document, 2015) : « Pierre Lurton, de Cheval Blanc, a accepté de me donner une estimation. Une de ses bouteilles coûte à peu près 35 euros à produire, ce qui est déjà très élevé pour un vin. Pour 60 000 bouteilles vendues en moyenne à 500 euros, vous obtenez un bénéfice avant impôt de 28 millions ! »

Mais si l’opération est juteuse pour les premiers grands crus, elle est en revanche très différente pour les autres crus classés. « Ils coûtent deux fois moins cher à produire, mais se commercialisent autour de 30 euros, explique le journaliste. La marge n’est plus la même et, dans les millésimes qui se vendent mal, la plupart ne font aucun bénéfice. C’est très dur d’être un troisième ou quatrième cru classé. Et je ne parle même pas des centaines de producteurs non classés du Bordelais qui émargent au RSA ! Il y a une grande pauvreté chez les viticulteurs de la région. »

Car les bordeaux génériques échappent totalement à cette bulle spéculative. Ils n’ont en revanche monté leurs prix que de 25 % en moyenne durant la même période. Au Syndicat des vignerons de bordeaux et bordeaux supérieur, Catherine Alby n’a pas le cœur à se réjouir : « Il y a trois ans, une bouteille de bordeaux sortait de chez le vigneron en moyenne à 1,80 euro, sachant qu’elle coûte environ 1 euro à produire. Cette année, c’est moins terrible, on peut même parler de valorisation importante : 2,60 euros pour les bordeaux et 3,20 euros pour les bordeaux supérieurs. Ces derniers se retrouveront à la vente au grand public à 6,50-7 euros. » Un prix doublé puisque, au passage, négociants et distributeurs auront appliqué leurs marges.

Un « monde subjectif »

 

En Bourgogne, où, jusque dans les années 1940, une bouteille coûtait souvent moins cher qu’un cru du beaujolais, la machine s’est emballée ces dix dernières années, devant la rareté et les coûts du foncier. Face aux dizaines de milliers de bouteilles sorties par un château girondin sur un millésime, il n’existe que 6 000 bouteilles de romanée-conti. Et un vigneron comme Henri Jayer ne produisait que 3 500 bouteilles par an. L’établissement Legrand Filles ; Fils, à Paris, vend du vin depuis 1880.

On y trouve les flacons les plus remarquables. Quand les prix ont commencé à flamber… la cave a suivi. A sa tête, Gérard Sibourd-Baudry assume cette augmentation. Et même, l’encourage : « Ce n’est pas très différent du marché de l’art. Je suis comme un galeriste. Mon métier consiste à dénicher un vigneron de talent et à le hisser le plus haut possible. Alors, bien sûr qu’on participe à faire monter les prix ! Le vin vaut l’image qu’on lui prête, comme un tableau. En France, c’est un bien de consommation courante, donc on ne parvient pas à le voir autrement. Mais des pays qui découvrent le vin y voient une œuvre d’art. » C’est ainsi que, même dans des régions où les prix restent relativement bas, les bouteilles de vignerons stars dépassent allègrement les 50 euros : Clos Rougeard ou Didier Dagueneau dans la Loire, Zind-Humbrecht ou Weinbach en Alsace, Rayas dans le Rhône, Trévallon dans les Alpilles.

« Dès qu’on dépasse les 10 euros, on entre dans un monde plus subjectif, il n’y a plus de rapport direct entre la qualité et le pri » Benoist Simmat, journaliste économique, auteur du livre Bordeaux Connection (First Document, 2015)

Plus étonnant, un vin doit parfois se vendre plus cher pour trouver son public. « Il y a souvent une histoire derrière le vin. Et personne ne fait rêver avec une bouteille à 5 euros, ironise Benoist Simmat. Il existe un imaginaire autour du prix qu’on ne peut pas négliger. » En grande distribution, un vin AOP Languedoc se vend en moyenne 3,59 euros. Ceux du domaine Le Conte des Floris sont bien plus chers.

« Contrairement à des régions comme Cahors, dont les prix sont phagocytés par la grande distribution, le Languedoc permet d’être aventurier, on peut fournir du très accessible comme du haut de gamme », reconnaît Daniel Le Conte des Floris. Il propose désormais sa cuvée « Lune blanche » à 28 euros départ cave. « Il y a quinze ans, elle était à 15 euros, mais elle ne se vendait pas. Or le cépage qui la compose, du carignan blanc, est très rare. J’ai dû me positionner plus cher pour intéresser les clients, j’ai senti le déclic dans leur tête. Dès qu’on dépasse les 10 euros, on entre dans un monde plus subjectif, il n’y a plus de rapport direct entre la qualité et le prix. C’est l’image, l’étiquette, le nom, l’histoire qui jouent. »

Pendant ce temps, la grande distribution, qui représente 70 % des achats de vin des Français, affiche des réalités plus terre à terre. Selon France-AgriMer, au 3 janvier 2016, les ménages français payaient en moyenne 10,64 euros le litre d’AOP crozes-hermitage… mais 3,87 euros celui de côtes-du-marmandais ou 3,69 euros le ventoux rouge. En blanc, nous mettons 12,90 euros dans un litre de chablis, mais pas plus de 3,41 euros dans un muscadet. A ce prix, on peut s’interroger : le vin est-il bon ? Demandons-nous plutôt, une fois la bouteille ouverte, s’il est bon pour ce prix.

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Arrêtez-tout, il existe désormais du vin… pour les chats !

 

Cat Wine
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Après le vin bleu, voici le vin destiné aux chats ! Imaginé par Apollo Peak, une société américaine basée dans le Colorado, le Cat Wine ne contient évidemment pas d'alcool, mais du cataire, soit de l'herbe à chat, réputée pour faire "planer" les matous !

PublicitéVotre fidèle compagnon à 4 pattes va désormais pouvoir vous accompagner à l’heure de l’apéro. Suffira simplement de lui servir une rasade de Cat Wine, d’ailleurs décliné sous différentes appellations jouant sur les mots.

Pinot Meow, MosCATo, c’est bien trouvé, et ça renforce un peu plus encore l’esprit de dérision d’un produit intégrant, à la place de l’alcool, du cataire organique, de l’eau et du jus de betterave.

Rien de nocif pour votre matou donc, et c’est là une raison suffisante pour offrir à votre félin sa petite bouteille de « vin ». A condition d’être patient, puisque les stocks du produit ont déjà fondu comme neige au soleil. A croire que l’idée séduit…

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Connaissez-vous les 3 cocktails préférés des français ?


mardi 21 juin 2016 11:18   Journal l'Hôtellerie

La dernière étude de CGA-Nielsen 2016  sur les cocktails met une nouvelle fois le Mojito en tête des recettes les en vogue dans les établissements hors domicile. « Kirs Royal et Kir classique complètent le podium, avec un ordre inversé cette année ». Suivent ensuite Pina Colada, Ti Punch, Margarita, Gin Tonic, Tequila Sunrise, les cocktails sans alcool et Gin Fizz. Les saveurs amères sont privilégiées par les hommes, le fruité et le pétillant par les femmes. Et les moins de 35 privilégient les goûts sucrés et fruités « Au-delà de l 'analyse sociodémographique, la typologie selon la fréquence de consommation met en lumière des spécificités intéressantes note Richard Caillot, directeur de CGA-Nielsen France. Si les occasionnels plébiscitent Kir et Kir Royla, la clientèle régulière se dirige plus volontiers vers des propositions plus expérimentales ou à la mode, comme le Martini Royal ou le Mojito Royal ». Bien que les cocktails soient principalement consommés dans les bars de nuit, la demande augmente dans les établissements de jour. 10% des consommateurs de cocktails en consomment à l'heure du déjeuner, 4% l'après-midi, 13% entre 17 et 19 h, 62% entre 19 et 21h et 43% entre 21h et minuit. L'étude montre également que 54% des consommateurs de cocktails ne boivent pas les mêmes recettes tout au long de l'année. C'est en été que l'on boit davantage de cocktails mais les attentes varient au cours des saisons, l'hiver faisant la part belle aux cocktails chauds et ou à base de café et de crème.

Tendances de consommation par saison

Au printemps : fruité et sucré, rafraîchissant, agrumes.

En été : rafraichissant, agrumes, fruités et sucré.

En automne : crème, alcoolisé, cidre.

Hiver : chaud, café, crème.

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 JORF n°0144 du 22 juin 2016
texte n° 94

Avis relatif à l'ouverture d'une procédure nationale d'opposition pour la demande de modification du cahier des charges relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Turban »

https://www.inao.gouv.fr/fichier/PNOCDCAOCTURSAN2016.pdf

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Source(s) :

Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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