NOUVELLES DU MONDE DU VIN....et des taxes

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15 juin 2016
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La technologie combat le ‘‘goût de bouchon’’

Par Jean-François Prevéraud publié le 14/06/2016 à 17h06    http://www.industrie-techno.com/la-technologie-combat-le-gout-de-bouchon.44829

La technologie combat le ‘‘goût de bouchon’’

Mesurer chaque bouchon individuellement !

© DR

 

Amorim, l’un des leaders mondiaux de la fabrication de bouchons en liège, a mis au point après 5 ans de recherche et 10 M€ d’investissement une méthodologie permettant de contrôler l’absence de TCA, molécules à la base du ‘‘goût de bouchon’’, dans ses bouchons en liège naturel. Une avancée de taille pour les épicuriens.

C’est une querelle au moins aussi forte que celle entre les anciens tenant du ‘‘classicisme’’ et les novateurs tenant du ‘‘romantisme’’ lors de la première d’Hernani de Victor Hugo en 1830 : faut-il remplacer le liège par du plastique pour boucher les bouteilles de vin ? Et chaque école d’y aller de ses arguments – meilleure respiration du vin pour les uns  contre risque de ‘‘goût de bouchon’’ pour les autres – sans trouver de terrain d’entente. A moins que Amorim n’ait trouvé le moyen d’éliminer le tristement célèbre ‘‘goût de bouchon’’.

Que nous dit l’histoire ? L’usage du bouchon de liège était connu des Grecs qui l’utilisaient pour fermer leurs amphores en ajoutant dessus une couche de cire, comme le prouve une amphore datant du 1er siècle avant JC trouvée à Ephèse. Celle-ci était bouchée par un bouchon en liège et contenait encore des traces de vin... Du côté des Romains, plusieurs amphores de vins bouchées avec du liège ont été également retrouvées à Pompéi, disparue lors de l’éruption du Vésuve le 24 août 79. Mais, on ne sait pourquoi, peut-être le ‘‘goût de bouchon’’, l’usage du liège comme matériau de bouchage s’amenuisa peu à peu pour céder la place à des chevilles coniques en bois entourées d’un morceau d’étoffe.

C’est le Portugal qui a été le premier pays au monde à mettre en place les premières lois agraires protégeant les subéraies, les forêts de chênes-lièges, au début du 13e siècle. A l’époque des grandes découvertes maritimes portugaises, il ne s’agissait pas de conserver le Porto, mais les constructeurs de nefs et caravelles partant à la découverte des nouveaux mondes utilisaient le bois du chêne-liège pour fabriquer les parties de leurs bateaux les plus exposées aux intempéries. Ils en utilisaient aussi l’écorce pour faire des flotteurs.

Merci dom Pérignon

Il faudra attendre le 17e siècle pour voir le retour en grâce du liège comme matériau de bouchage, par l’entremise de Pierre Pérignon, dit dom Pérignon, un moine bénédictin de l’Abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers qui aurait utilisé la méthode de la prise de mousse du vin effervescent apprise à Limoux, pour créer le célèbre Champagne. L’usage du liège s’est ensuite généraliser pour boucher des bouteilles de vins moins nobles, puis de bières et de cidres.

Cela entraina dès le 18e siècle le développement de l’exploitation systématique de grandes subéraies dans l’ensemble de la Péninsule Ibérique. Une exploitation qui s’étendra au 19e siècle à la France, l’Italie et la Tunisie, pays viticoles, tandis que des pays comme la Russie et les Etats-Unis commencèrent la plantation de chênes-lièges. Ce siècle sera marqué par le développement important de l’industrie bouchonnière. Ironie de l’histoire, c’est d’un pays sans vigne, le Royaume-Uni, que viendra la première machine de fabrication de bouchons brevetée. Les bouchons sont alors découpés par des trépans dans des plaques d’écores de chênes-lièges mises à plat.

Au 20e siècle, l’industrie du liège des pays producteurs se lance dans l’innovation. Ainsi en 1903, apparaissent les premiers bouchons avec des disques en liège naturel collés, à l’aide d’une colle alimentaire, sur un corps formé de granulés de liège agglomérés, pour les bouteilles de champagne. Parallèlement les bières et les cidres bénéficient de bouchons intégralement réalisés en granulés de liège agglomérés.

Le plastique pour éviter le ‘‘goût de bouchon’’

Mais dans le dernier tiers du 20e siècle le bouchon de liège va se voir concurrencé par l’arrivée massive des matériaux plastiques. Il faut dire que jusqu’à là le liège était le seul matériau naturel permettant de produire un bouchon étanche, souple et poreux à l'air, tenant à la fois le rôle de poumon et filtre, autorisant la circulation des gaz entre le vin et le milieu extérieur, ce qui favoriserait la micro-respiration du vin. De la qualité du bouchon dépendrait donc le bon vieillissement du vin.

Une théorie battue en brèche par les travaux de l’œnologue Émile Peynaud et du professeur Pascal Ribereau-Gayon dans les années 60, qui ont montré que le vin évolue surtout avec l’oxygène qu’il contient dissous dans l'alcool et celui contenu dans l'espace entre le haut du vin et le bouchon.

Cela inspira les plasturgistes qui proposèrent alors de multiples variantes de bouchons synthétiques. Les extrudés ont une structure cellulaire homogène proche de celle du liège, mais sont fragiles du fait de l’absence d’enveloppe résistante. Un défaut corrigé dans les bouchons co-extrudés en polyéthylène où une enveloppe extérieure poreuse protège la structure cellulaire centrale et contribue à obtenir une élasticité parfaite. Les bouchons injectés ont quant à eux une structure interne beaucoup moins homogène et sont de qualité moins constante qu'avec l'extrusion.

Ces bouchons synthétiques ont remporté un certain succès car ils garantissaient l’absence de ‘‘goût de bouchon’’. Derrière ce terme générique, on retrouve les odeurs et goûts indésirables dans un vin de qualité, qui sont dues à la présence d’un composé chimique formé naturellement contenant des molécules de type haloanisoles (TCA, TeCA, PCA, et TBA) et halophénols (TCP, TeCP, PCP et TBP). Dans le monde du vin on fait surtout référence au TCA 2,4,6-trichloroanisole qui serait le principal contaminant. Le principal vecteur de ce goût désagréable est le bouchon de liège. Il serait en cause dans 95 % des contaminations. Notons que le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) a inventé une méthode pour retirer le TCA du liège en utilisant un lavage à l’aide de CO2 à l'état supercritique.

Contrôler chaque bouchon individuellement

Pour pallier ce désagrément, Amorim, leader de la fabrication des bouchons en liège, lance un bouchon en liège naturel garanti sans TCA relargable. Pour cela, il passe au crible chaque bouchon en liège sur la ligne de production pour éliminer le risque de contamination par le 2,4,6-trichloroanisole (TCA). C’est le NDtech.

Auparavant, l'examen par chromatographie en phase gazeuse durait jusqu'à 14 minutes, ce qui le rendait inutilisable sur des lignes de production à grande cadence. Mais après cinq ans de travaux en laboratoire et un investissement de 10 millions d’euros en recherche et développement en partenariat avec une société britannique spécialisée dans la chromatographie, Amorim annonce la mise au point de la méthode NDtech qui peut détecter à très grande cadence et retirer automatiquement de la ligne de production, tout bouchon de liège contenant plus de 0,5 nanogramme de TCA par litre, l’équivalent d’une goutte d’eau dans 800 piscines olympiques ! Dans un premier temps, Amorim réservera NDtech aux bouchons en liège naturel haut de gamme utilisés pour les vins les plus prestigieux.

Les performances de NDtech sont en cours de validation par deux organismes majeurs, Hochschule Geisenheim, en Allemagne, et l’Australian Wine Research Institute (AWRI).

Et ça c’est nouveau !

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://amorimfrance.fr

Découvrez la technologie NDtech 

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Tour du monde œnotouristique avec les Capitales de Grands Vignobles

 

CCI de Bordeaux     http://www.bordeaux-communiques.com/communiques/tour-du-monde-notouristique-avec-les-capitales-de-grands-vignobles-c148691.htm

Communiqué le 14/06/2016

Du 23 au 26 juin 2016 – Bordeaux Fête le Vin – Village 1 

Du 23 au 26 juin, pendant Bordeaux Fête le Vin, petits et grands sont attendus sur le stand des Capitales de Grands Vignobles de Bordeaux* pour un tour du monde œnotouristique. Au programme : concours photos, jeux de mots croisés ou encore activités coloriages. Situé au sein du village 1, ce stand familial allie le jeu et l'œnologie. A noter également que ces Capitales de Grands Vignobles organisent 6 dégustations où les amateurs pourront faire un tour du monde gustatif des vins. 

Pour sa 10ème édition qui se déroulera sur les quais du 23 au 26 juin prochains, Bordeaux Fête le Vin met à l'honneur les Capitales de Grands Vignobles. Sur leur stand commun baptisé « A la Croisée des Grands Vignobles », elles ont prévu des animations pour satisfaire petits et grands. En parallèle, elles organisent aussi 6 dégustations de vins du monde qui se dérouleront dans un cadre prestigieux : les salons de la CCI de Bordeaux et la Cité du Vin, récemment inaugurée. 

Souriez, c'est posté ! 

Connaisseurs ou amateurs de vins pourront se prêter au jeu du concours photos sur le stand du Réseau des Capitales de Grands Vignobles. L'objectif : réaliser un cliché avec une mise en scène autour du vin et poster cette photo sur Facebook, Twitter et/ou Instagram. A l'issue de la fête, pas moins de 30 gagnants (10 par réseau social) repartiront avec des coffrets de vins ou des prestations oenotouristiques offertes par les propriétés viticoles labellisées « Best Of Wine Tourism ». 

Des coloriages et mots croisés pour les visiteurs de 7 à 77 ans 

Pour permettre aux enfants de participer activement à la fête, le stand des Capitales de Grands Vignobles organise pour eux un atelier permanent de coloriages en lien avec les villes invitées et la vigne. Les plus grands pourront quant à eux s'essayer aux mots croisés pour tester leur connaissance en vins et tenter de gagner de nombreux lots, dont des nuitées dans le vignoble. Un tirage au sort aura lieu tous les soirs, du jeudi au dimanche, sur le stand des Capitales de Grands Vignobles. 

Six Masterclasses pour un tour du monde gustatif 

Du 23 au 26 juin, pas moins de 6 dégustations commentées des vins du monde (Allemagne, Argentine, Californie,…) sont proposées aux visiteurs dans les prestigieux salons du Palais de la Bourse (Salle Margaux - Espace 1855) et à la Cité du Vin (Laboratoire de dégustation sensorielle). Attention : seulement 20 places pour les 5 sessions à la CCI de Bordeaux et 50 pour celle du dimanche à la Cité du Vin. Prix de vente : 30 euros/pers/dégustation. Réservation sur le site internet de l'Office de Tourisme de Bordeaux. 

« A la Croisée des Vins du Monde », c'est aussi le rendez-vous des œnotouristes 

A noter que le guide « Best Of Wine Tourism 2016 » qui recense les 60 sites œnotouristiques remarquables dans le monde, dont 20 dans le bordelais, sera gracieusement remis aux visiteurs sur le stand du Réseau des Capitales de Grands Vignobles. A voir sur place également : 15 personnalités des Capitales de Grands Vignobles interviewées et filmées par l'IPC Vins et Spiritueux. Bref, un stand à savourer sans modération ! 

* Le Réseau des Capitales de Grands Vignobles, Great Wine Capitals en anglais, a été créé en 1999 par la CCI de Bordeaux. Il regroupe actuellement 9 villes ayant un vignoble de renommée mondiale : Adelaide/South Australia, Bilbao/Rioja (Espagne), Bordeaux (France), Cape Town/Cape Winelands (Afrique du Sud), Mainz/Rheinhessen (Allemagne), Mendoza (Argentine), Porto (Portugal), San Francisco/Napa Valley (USA) et Valparaiso/Casablanca Valley (Chili). Les villes membres conduisent un programme d'actions communes visant principalement à développer l'oenotourisme dans leurs régions respectives. 

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La Cour des Comptes veut taxer davantage la consommation d’alcool


Publié le 14/06/2016 à 13:06

L'institution pointe les ratés de la lutte contre la consommation d'alcool en France, toujours à l'origine de près de 50.000 décès par an.

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La lutte contre la consommation d'alcool reste insuffisante, constate la Cour des Comptes dans un rapport paru ce lundi. Malgré une baisse régulière de la consommation d'alcool depuis les années 1960, chaque Français boit encore 12 litres en moyenne par an, bien plus que ses voisins européens. Il n'existe pas de consensus sur le seuil à partir duquel la consommation d'alcool devient dangereuse, mais la Cour note qu'elle est la première cause d'hospitalisation, à l'origine d'une soixantaine de pathologies et qu'elle a causé près de 50.000 décès en 2009. Selon une étude réalisée en 2015, elle serait aussi à l'origine d'un coût social de 120 milliards d'euros en 2010.

Pour lutter contre ce fléau, la France, où «le vin et l'alcool en général font partie intégrante de l'art de vivre», n'a pas cependant encore pris le taureau par les cornes. «Le poids économique du secteur des boissons alcoolisées explique l'extrême sensibilité des acteurs envers toute remise en cause, au nom de la santé publique, du statut de l'alcool et du vin en particulier», déplore la Cour des Comptes. La filière représente en effet 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an (dont 15 milliards pour le seul vin) et génère, selon le ministère de l'agriculture, 250.000 emplois directs et 550.000 emplois indirects.

Frapper les consommateurs au portefeuille

La Cour des Comptes plaide aujourd'hui pour une sévérité accrue et préconise des mesures qui ont fait leurs preuves dans d'autres pays, comme une augmentation du prix de l'alcool. «L'action par les prix et la fiscalité apparaît dans toutes les études récentes comme l'une des mesures les plus efficaces», relèvent les Sages de la rue Cambon. La consommation de spiritueux avait déjà baissé en 2012 après une première hausse de la fiscalité, de même que la consommation de bière en 2013.

La Cour préconise donc de relever les droits d'accise, un impôt indirect perçu sur la consommation de certains produits comme le tabac, l'alcool ou encore le pétrole, sur l'ensemble des boissons alcoolisées, y compris le vin jusqu'ici moins taxé, et de mettre en place un prix minimum par unité d'alcool pur contenu dans chaque boisson. «Une première augmentation pourrait être calibrée à partir d'un objectif de recettes de 200 millions d'euros, avec un effort plus significatif pour le vin, compte tenu des augmentations récentes des droits sur les bières et spiritueux», préconise la Cour. Elle souhaite continuer de frapper les consommateurs au portefeuille en augmentant parallèlement le prix des amendes pour conduite en état d'ivresse.

Autre levier d'action: la publicité. La loi Evin a encadré dès 1991 la publicité pour l'alcool, mais de multiples assouplissements en ont au cours du temps réduit l'efficacité. D'autres vecteurs de communication ont parallèlement émergé si bien que les marques d'alcool mobilisent aujourd'hui efficacement sur les réseaux sociaux, constate la Cour des Comptes. Elle recommande donc d'appliquer les mêmes restrictions à tous les supports publicitaires, y compris Internet, qui échappe actuellement à la réglementation. 

Source(s) :

Diaporama

L' association

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