DES NOUVELLES DU MONDE DU VIN

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12 juin 2016
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Réglementation

Projet de décret concernant l'étiquetage des spiritueux


Publié le 10/06/2016 - 19:02

par Viti Veille

La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a présenté aux membres du comité national de l'INAO un projet de décret relatif à l’étiquetage des boissons spiritueuses, à leur composition et à leurs conditions d’élaboration.

Ce projet de décret a notamment comme objectifs :

  • d'établir une base juridique pour les mentions d’étiquetage relatives au vieillissement des boissons spiritueuses qui ont été introduites dans les cahiers des charges.
  • de définir les notions de vieillissement et de millésime.
  • de définir le terme « single malt » utilisé pour désigner certains types de whisky, notamment en indication géographique.
  • d'actualiser la définition des termes " fine" et "pommeau".

Le Comité national de l'INAO a rendu un avis favorable sur le projet de décret.

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Le Viking qui casse les codes du vin

 

Publié le 11/06/16 par Stéphane Reynaud

Le Viking qui casse les codes du vin

Photo : DR

Le Danois Heini Zachariassen a créé l'application pour smartphone Vivino, qui permet de scanner les étiquettes des flacons et d'obtenir informations et notes sur les crus. Ce programme propose aussi des achats adaptés au goût de chacun.

 

Mon premier verre de vin ? À vrai dire, je ne m'en souviens pas, mais il ne devait pas être fameux. Là où j'ai grandi, nous buvions uniquement de la bière et de l'aquavit", raconte Heini Zachariassen. Le gaillard taillé comme un roc vient des îles Féroé, un bout de territoire danois perdu en plein Atlantique Nord, entre l'Écosse et l'Islande. Après une première vie professionnelle à Copenhague, l'ingénieur en informatique décide, il y a trois ans, d'élire domicile en Californie, à quelques miles de San Francisco, à mi-chemin entre la Nappa Valley - une des plus belles régions viticoles du pays - et la Silicon Valley.

D'un côté le raisin, de l'autre l'avenir de la technologie. Un joli coin pour poser ses valises, surtout quand on dirige Vivino. Comme son nom le laisse augurer, cette société, qu'il a pensée seul et montée en 2010 avec son associé Theis Sondergaard, développe une application informatique dédiée au vin. Le principe est simple : une fois le petit programme téléchargé sur un smartphone, l'utilisateur scanne l'étiquette de la bouteille dégustée ou convoitée. Vivino fournit alors toutes les informations sur le nectar en question, ainsi que les notes de dégustations de ceux qui l'ont déjà bu. En prime, l'utilisateur peut directement acheter certains crus recherchés ou ceux que l'application lui suggère en fonction de ses goûts, déterminés par les différentes requêtes.

Comme le résume Zachariassen : "C'est à la fois Shazam (un système permettant d'identifier un morceau musical avec le micro de son smartphone) et Amazon appliqués au vin. Nous avons pensé Vivino comme un outil permettant aux gens de se sentir concernés par l'univers du vin, comme un moyen utile d'obtenir des informations. L'usage du scanner et la création d'un e-commerce constituent aussi les points communs avec les deux applis stars : ce sont des outils pratiques qui ont déjà fait leurs preuves et que nous voulions adapter. Tout simplement parce que nous avons observé que, très souvent, les gens qui apprécient une bouteille chez leurs amis ou au restaurant sont déçus de ne pas pouvoir se la procurer, faute de renseignements. Nous, nous voulons leur dire : "Mais si ! Toi aussi, tu peux te l'acheter !" Vivino, les amateurs de vin s'en parlent comme du dernier bon plan à ne pas manquer. L'entreprise annonce déjà 16 millions d'utilisateurs dans 228 pays, et met à disposition des adeptes de l'appli les évaluations et prix de 8 millions de crus...

Le Viking qui casse les codes du vin

Les États-Unis l'ont vite adopté. "Nous savons que les Américains boivent essentiellement la production californienne, mais l'application Vivino leur propose aussi des vins de Bordeaux, qu'ils cherchent à découvrir ou à mieux connaître. C'est quelque chose de très nouveau et d'important pour eux de pouvoir acheter si facilement une bonne bouteille française. Cette spécificité contribue à notre réussite là-bas." L'outil paraît aussi très adapté à la consommation à domicile, de plus en plus privilégiée outre-Atlantique par les moins de 35 ans - pour des raisons essentiellement économiques -, au détriment des bars et des restaurants.

L'appli a ainsi séduit, par ordre d'importance : les Américains, les Brésiliens, les Italiens et les Français. Sur ces quatre marchés clés, pas plus d'hommes que de femmes. Et tous forment un superbe réseau social, une sorte de Facebook bachique, un échange permanent de découvertes, de bonnes idées, où chacun y va de sa note de dégustation et de son commentaire, souvent très soigné. De quoi donner des sueurs froides aux grands critiques qui font la cote des vins depuis des décennies. Car Vivino est en train de démontrer que les dégustateurs anonymes aussi ont un palais. "Nous avons réalisé un test sur 5.000 échantillons de vin, explique Zachariassen, et la moyenne des notes données par les utilisateurs se situe à mi-chemin entre celles données par Robert Parker et celles du Wine Spectator (deux grandes références internationales de la critique de vin)." Voilà donc les vedettes des vignobles descendues de leur piédestal par la génération des "millennials".

De là à chambouler les règles de la vente et de la distribution, il n'y a qu'un pas que Heini Zachariassen, en Viking rupturiste, va sans doute se faire un plaisir de franchir. "Nous avons lancé récemment une nouvelle fonction dans l'application, où, en un seul clic, les utilisateurs peuvent acheter la bouteille de vin qu'ils ont repérée. Cela a été un vrai succès. Nous passons des accords en direct avec des producteurs, des distributeurs, des sites de vente en ligne. En France, nous sommes déjà associés avec Lavinia, Vinatis, IdealWine. Nous multiplions les partenaires..." Et bientôt des boutiques Vivino ? "Absolument pas. Prenez Airbnb, ils n'ont aucun appartement ! Notre collaboration avec les partenaires du monde du vin suffit pour faire tourner l'entreprise."

Si le Danois n'a pas le monopole de ce service, il mène la course en tête. Vivino annonce environ trente fois plus d'utilisateurs que son plus proche concurrent et devrait être rentable avant la fin de l'année. Depuis son lancement il y a six ans, la société a levé 37 millions de dollars. Les perspectives de développement sont importantes. "Aux États-Unis et en Chine, il y a un véritable enjeu aujourd'hui, car la consommation de vin s'accroît avec une rapidité folle. Les producteurs commencent à comprendre qu'être présent sur notre plateforme est opportun."
Les affaires se portent bien pour Zachariassen et ses 70 salariés. Mais si le quadragénaire reconnaît désormais "apprécier les vins californiens et le champagne Dom Pérignon", il ne se voit pas dans la peau d'un viticulteur. "Devenir propriétaire d'un domaine ? Non, vraiment pas ; déguster les grands Châteaux me suffit amplement." Le nouveau gourou de la planète vin reste un homme de plaisir.

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Publié le 12/06/2016 à 03:53, Mis à jour le 12/06/2016 à 08:49

Les vins de Fronton en majesté chez les grands chefs


Vins - Gastronomie

 

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Quinze chefs haut-garonnais ont décidé de promouvoir les vins de Fronton en les associant à une de leurs meilleures recettes. Ces délicieux accords mets et vins feront l'objet d'un livre annoncé pour cet été.

Des vins plus connus à l'autre bout du monde qu'à Toulouse. C'est le triste constat dressé depuis des années par le vignoble de Fronton et toute une profession décidée à inverser la vapeur. Pour cela, un partenariat a été établi il y a un mois entre la Maison des vins de Fronton, le comité départemental du tourisme et des restaurants adhérents à la Fédération départementale des Tables et Auberges de France. Il se concrétise aujourd'hui. Quinze chefs haut-garonnais ont fait le choix de mettre plusieurs frontons sur leurs tables. Et pour valoriser plus encore ce mariage, un petit livre est en cours de rédaction dans lequel ils associeront une de leur meilleure recette à une cuvée. Parmi les ténors (Lire ci-dessous), on retrouve des chefs prisés des Toulousains dont certains étoilés comme David Biasibetti, du restaurant «ô Saveurs», Yannick Delpech, de «L'Amphytrion», ou encore Franck Renimel de «En Marge». Ce dernier, par exemple, a associé un bœuf gascon et son gras en gribiche avec mousse de pommes de terre à la cuvée Noir Désir de Château Devès.


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«Les temps ont changé, les frontons aussi ! Aujourd'hui, on note un vrai progrès qualitatif. Il se fait de belles choses dans ce vignoble. Il est bien que nous, restaurateurs, nous en fassions la promotion», commente ce chef en pleine ascension.

Pour Benjamin Piccoli, directeur du syndicat des vignerons, ce partenariat est également un grand pas en avant. «Il symbolise notre volonté de mieux nous faire connaître. A Toulouse, ce sont souvent les mêmes noms que l'on retrouve sur les tables de la Ville rose. Cette ouverture permet de montrer le panel de grands frontons, ceux-là mêmes qui malheureusement sont aujourd'hui plus connus au Japon, en Angleterre, voire aux États-Unis, que chez nous. Sur 8 millions de bouteilles, 4 millions sont vendus dans le Sud-Ouest, 1,2 million à l'export…».

Un livre en juillet

Au comité départemental du tourisme, son président Didier Cujives s'est lui aussi dit fier de «contribuer à faire connaître le vignoble avec tout ce qu'il a de plus beau en Haute-Garonne et dans le Tarn-et-Garonne. Nous nous devons de faire sa promotion chez nous avec l'espoir aussi, de pouvoir décrocher le label ‘'Vignoble et découverte''. Il s'agit de créer un électrochoc basé sur un réflexe identitaire», a-t-il commenté.

Le livret des accords mets et vins de Fronton sortira à la mi-juillet. Il sera disponible à la Maison des vins, dans les restaurants partenaires, au comité du tourisme. Mais le mieux reste encore de découvrir ces belles associations lors d'un repas. Et de suivre les conseils éclairés de ces chefs convaincus que le «vin des Toulousains» a de beaux jours devant lui.


Le chiffre : 65 000

Hectolitres > Produits tous les ans. La zone d'appellation s'étend sur 2400 hectares Une quarantaine de vignerons indépendants. Une centaine de coopérateurs, 1 cave coopérative. Sur les 65 000 hectolitres produits, 65 % sont des vins rouges et 35 % des vins rosés.


Les chefs et les vins

François Bourgon, Xavier Fromager à Toulouse et Château Bellevue-la-Forêt, « Mavro » ; Olivier Verheecke, L'Etang d'Ô à Villemur-sur-Tarn et le Domaine Roumagnac, « Tradition » ; Jérémy Morin, L'Aparté à Montrabé et le Château Plaisance, «Cruchinet»; Sébastien Franjau, La Cendrée à Toulouse et le Château Flotis, rosé ; Hamid Miss, La Pente Douce à Toulouse et le Château Joliet, Haute Expression ; Franck Renimel, En Marge à Aureville et le Château Devès, Noir Désir ; Yannick Delpech, L'Amphitryon à Colomiers et le Château Boujac, « Kélina » ; Claude Subra, Resto de la Halle à Rieux Volvestre et le Château Viguerie de Belaygues, « Croix de l'Agneau » ; Florent Cluzel, Hôtel Restaurant Castet à Martres Tolosane et le Château Bouissel, « Le Bouissel » ; Alain Lacoste, Le Colombier à Toulouse et le château La Colombière, « Coste Rouge ».Christophe Fasan, Emile à Toulouse et le Château Baudare, « Rosé de Saignée » ; Ugo Plazzotta, Au Pois Gourmand à Toulouse et le Château Saint-Louis, « Tradition » ; Maryse Trantoul, La Table du Belvédère à Toulouse et Les vignerons de Vinovalie, « Astrolabe » ; Jean-François Mazoin, Auberge du Flambadou à Villematier et le Domaine Le Roc, « Don Quichotte », David Biasibetti, Ô Saveurs à Rouffiac-Tolosanet le Château Plaisance, « Alabets ».

Emmanuel Haillot


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Projet Batviti       http://www.mon-viti.com/filinfo/viticulture/des-chauves-souris-pour-reguler-leudemis

Des chauves-souris pour réguler l'eudémis

Publié le 03/06/2016 - 16:19

par Raphaëlle Poissonnet

Face à la pression de certains ravageurs, tels que l'eudémis de la vigne, responsable de dégâts dans les vergers et les vignobles, le projet BATVITI, porté par Tech;Bio, a pour enjeu de réguler les populations de nuisibles avec l'aide des chauves-souris.

Aujourd'hui, il n'existe pas d'étude prouvant que les chauves-souris chassent ce papillon, mais il est possible de supposer qu'en favorisant l'installation de nichoirs à proximité des vignes et plantations, elles aideront à limiter les populations de papillons. En effet, les chiroptères consomment de grandes quantités d'insectes, environ 2500 par mammifère et par nuit.

L'objectif de ce programme est double :

identifier les facteurs de fréquentation des vignes par les chauves-souris et les promouvoir dans les vignobles;
favoriser et évaluer la prédation des chauves-souris sur l'Eudémis en viticulture.

À travers un projet pédagogique présenté par les Collèges de Duras et Bergerac, et le Lycée Agricole de La Brie, ce programme nécessitera cinq années pour identifier les facteurs de réussite de l'utilisation des chiroptères dans la lutte contre Eudémis.

Cette thématique sera abordée lors de la conférence "L'approche collective de l'Agro-Écologie : témoignages", le jeudi 7 juillet à 14h30 en Gironde, programmée dans le cadre de Tech;Bio - Le Rendez-Vous Viticulture. 

______________________________________"CERTIFIÉS TALENTS » sur Mon Viti

Kairos ou le talent de l’alchimiste

Publié le 02/06/2016 - 16:56

par Sylvie Brasquies

Transformer la réalité banale de grains de raisins en un vin qui se révèle parfois exceptionnel, voilà qui relève de l’alchimie. Le talent de l’alchimiste, c’est le talent de celui qui élabore le vin. C’est vivre au plus près de ce qui est en transformation : la terre, la vigne, la plante, le raisin, le vin. Ce talent n’est pas un don, il se développe. Il existe bien des manières d’acquérir des compétences en viticulture et en œnologie. Mais le talent est bien le fruit d’un long processus d’entrainement personnel.

 

Les points clés pour développer son talent d’alchimiste

  • Travailler son sens de l’observation, sa sensibilité au terroir pour comprendre en détail les interactions entre le sol, le climat et la plante.
  • Prendre du recul sur son travail quotidien et conserver une vue d’ensemble pour opérer les bons choix dans les vignes, en matière de vinification et d’élevage.
  • Expérimenter de nouvelles façons de faire et se donner du temps pour les évaluer.
  • Produire un vin en accord avec ses valeurs et ses convictions personnelles.

Pour illustrer ce talent, nous avons choisi d’interviewer un néo-vigneron dans une région viticole, où le rôle du vigneron est intimement lié au terroir : la Bourgogne.

David Lefort a racheté la maison et la cave d'un ancien vigneron de Rully en 2012. Depuis 2010, le domaine Lefort exploite deux hectares de mercurey 1er cru et trois hectares en appellation rully depuis 2013. Ce jeune vigneron s’est appuyé sur un parcours original pour tracer une voie qui lui est personnelle : exploiter ses parcelles en viticulture biologique. Ce jeune producteur n’avait pas d’héritage viticole. Pourtant, il est parvenu à s’installer, à remettre en état ses parcelles, à doubler sa capacité de production de 4 000 à 9 000 bouteilles, à s’imposer auprès du réseau CHR et à faire de son mercurey 1er cru Castille, un vin signature auprès de grandes tables étoilées ou prestigieuses. En un mot, il est ''Certifié Talent"!

On ne naît pas alchimiste, on le devient

Le savoir-faire parfaitement maîtrisé de David Lefort pour vinifier ses parcelles de mercurey 1er cru, est le fruit d’un long processus d’entraînement personnel. Depuis longtemps, David Lefort aime la nature, le concret, les choses qu’il peut manipuler et faire fonctionner. Il voulait devenir médecin et a d’abord étudié la philosophie des sciences et l’éthique médicale à la Sorbonne, avant de réaliser un master professionnel "vigne, vin, terroir" à l’université de Bourgogne. Son stage d’études sur les paramètres physiques et biologiques du Clos de Tart a été déterminant dans le développement de sa compréhension des interactions entre le sol, le climat et la plante. De la même façon, son  expérience en parallèle de ses études, en tant que saisonnier au domaine Lorenzon à Mercurey, lui a permis de développer son autonomie pour rentrer une vendange, la vinifier et effectuer les bons choix en matière d'élevage.

Une vision pour ses vins

Pour David Lefort, les valeurs sont importantes. Parti d’une page blanche, sans héritage viticole, il s'est lancé dans son nouveau métier de vigneron en réalisant ses propres choix pour son vignoble. Pour lui, le principal, c’était d’être en viticulture biologique car cela fait partie de ses convictions personnelles.

Le pinot noir est un cépage assez délicat, assez compliqué à vinifier, Il faut un bon équilibre entre le sucre et l’acidité. Il faut être vigilant sur la maturité phénolique. On va goûter les raisins, croquer la peau, les pépins et on va se dire c’est le bon moment pour vendanger... C'est en travaillant comme cela, à la sensibilité, et au feeling que j’ai construit et trouvé un terme, "kairos", qui résume bien ma philosophie.

David Lefort est ainsi parvenu à exprimer sa vision pour ses vins à travers l’idée du kairos : "S’il n’y a qu’une façon de faire le bien, il est bien des manières de le manquer. L’une d’elles consiste à faire trop tôt ou trop tard ce qu’il eut fallu faire plus tard ou plus tôt..."

Les Grecs ont un nom pour désigner cette coïncidence de l’action humaine et du temps, qui fait que le temps est propice et l’action bonne : c’est le "kairos", l’occasion favorable, le temps opportun1, aime-t-il à rappeler sur ses étiquettes.

La première vendange pour révéler le terroir de chaque parcelle

Lors de sa toute première vendange, David Lefort avait décidé de faire des micro vinifications pour identifier le côté terroir de ses deux parcelles Clos l'évêque et Champs Martin.

Quand on s’installe, on fait un état des lieux et après on se dit: qu’est-ce que je vais faire de tout cela ? Je voulais voir ce que mes vignes avaient dans le ventre en faisant cinq cuvées différentes, quitte  à les assembler ensuite…

David aurait pu faire une seule cuvée mercurey 1er cru. Ou bien deux. En fait, il en a fait cinq. Il a fait passer une première fois les vendangeurs, en leur demandant de sélectionner les plus beaux raisins à la fois dans le Clos l’évêque et dans le Champs Martin. Ces deux vendanges là, il les ai vinifiées dans des 500 litres de vinification, en petits volumes. Il a ensuite séparé les raisins issus du bas du Clos l’évêque, qui est une parcelle de 90 ares de vieilles vignes, de ceux du haut du Clos l'évêque composé de 60 ares de jeunes vignes... ceci afin de mieux révéler les différents terroirs.

La première qualité, c’est l’observation

Le talent de l’alchimiste, c’est finalement de l’empirisme et du savoir-faire. Cela vient au fil des années. "C’est observer la nature, anticiper sur la météo, savoir comment la plante, la vigne, la végétation se comportent, c'est se déplacer dans les parcelles pour voir comment cela réagit. C’est un ressenti, qui va conditionner mon intervention, même s’il y a eu beaucoup de pluies sur mes deux parcelles, je ne vais pas forcément traiter l’une comme l’autre...

C’est vraiment l’observation parcellaire qui me guide au départ, puis j’ai des outils d’aide à la décision comme des bulletins météo pour savoir si je vais traiter ou ne pas traiter, vendanger ou pas.

Faire des choix et expérimenter

David Lefort aime à distinguer ce qui dépend du vigneron et qu’il peut contrôler, de ce qui ne dépend pas de lui. L’alchimiste va effectuer des choix tout au long de l’année, dans la vigne, dans la cuverie, pendant l’élevage ou encore pour la mise en bouteille pour arriver à un produit. Il lui est aussi nécessaire de savoir faire varier les paramètres, même s’il arrive à un produit tout autre. "Jusqu’à maintenant, je n’ai pas filtré ni collé mes vins. J'ai essayé de le faire sur une cuvée. On est là pour accompagner le vin jusqu’à la bouteille sans trop d’intervention technologique. Sur les blancs, il faut être plus vigilant, maîtriser un peu plus certains paramètres comme le taux de sulfites. J’ai fait l'expérience d'un millésime à l'autre sur l'un de mes blancs. Je compare à ce que j’avais fait précédemment. Pour moi, la technique essayée dépouille un peu mon vin, mais je gagne en pureté et en netteté. En revanche, on est sur un vin un peu plus ''standard''...

Il faut voir avec le temps, avoir du recul, pour savoir si on va retrouver les mêmes caractéristiques que les vins précédents, en modifiant juste une technique.

Le talent de l’alchimiste, c’est aussi de savoir opérer des choix en s’adaptant au millésime.

"Ce qui est très intéressant et ce qui est magique dans le métier, c’est que l’on ne sait pas vraiment ce que l’on va obtenir comme produit mais on y travaille. On fait des choix. C’est finalement l’expérience qui va nous conduire à répéter chaque année les bonnes choses et puis à éliminer toutes les petites erreurs, qu’il faut rectifier car ce n’est pas le même millésime, il faut s’adapter d’année en année."

Pour conclure, le parcours de David Lefort démontre aussi que pour réussir, le vigneron doit savoir entreprendre et poser les grandes lignes de son développement futur.

Si l’alchimiste est connecté à ses vignes et à son vin, il ne néglige pas pour autant le lien avec les marchés et les consommateurs.  

Cela me plaît beaucoup d’accueillir les gens, de leur raconter mon histoire et ma philosophie, de les faire déguster au domaine et qu’ils ne repartent pas seulement avec un vin mais avec quelqu’un derrière la bouteille, une personnalité, quelqu’un qui est parti de rien, qui ne se destinait pas à cela, et qui finalement a construit tout un grand projet. 

Article rédigé par Sylvie Brasquies, Neoverticales, www.neoverticales.com

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Champagne et insectes aromatisés


Jeudi 09 juin 2016 par Aude Lutin    sur Vitisphère 

À l’occasion d’un concours proposé à des étudiants en design, les Champagnes de Vignerons ont choisi pour leur cadeau de fin d’année une petite boîte contenant des insectes aromatisés.

Il fallait oser : le jury du Syndicat général des vignerons de Champagne (SGV) l’a fait ! Le syndicat a demandé aux élèves de deuxième année de l’école supérieure de design de Troyes de concevoir un cadeau de fin d’année pouvant être associé au champagne. Parmi les six objets dédiés à la consommation du champagne présentés par des étudiants, le jury a élu le 6 juin la petite boîte Eat the Eater. Conçue par Arthur Lambert, celle-ci, fabriquée en pin, contient un petit sachet de molitors aromatisés à l’ail et aux fines herbes, ainsi qu’un sachet de criquets épicés à la tomate séchée et au poivre.

Une alternative aux biscuits d’apéritif

« Je ne voulais pas créer un accessoire classique à la consommation de vin, précise le lauréat. Je souhaitais proposer un accord mets-vins qui soit une alternative aux biscuits salés. Les insectes sont un très bon substitut protéinique ! L’alliance avec les vins existe déjà, mais pas avec les champagnes. Je voulais aussi faire un petit clin d’œil aux champagnes issus de vignes où l’on lutte contre les insectes et qui se retrouvent l’un à côté de l’autre au moment de la dégustation. »

Le SGV va présenter ce produit, qui sera rebaptisé, à la presse gastronomique début septembre. « 5 000 boîtes seront proposées en fin d’année chez les cavistes et les magasins gastronomiques à un prix maximal de 10 € HT, précise Sandra Cizeron, responsable de la communication des Champagnes de vignerons. C’est une idée de cadeau originale qui permet de présenter les Champagnes de vignerons sous un angle décalé. » 

(1) Aubenque P. (2014), La prudence chez Aristote, PUF.

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L'affiche publicitaire d'InterRhône définitivement interdite  


Mercredi 08 juin 2016 par Juliette Cassagnes

Article mis à jour le 10/06/2016 15:01:10  sur Vitisphère

L'affiche d'InterRhône a finalement été interdite par la Cour d'appel de Paris, en mai 2016 - crédit photo : DR

L’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa) a finalement obtenu gain de cause. Elle est parvenue à faire interdire totalement la campagne publicitaire d’InterRhône.

L'Anpaa avait fait appel de la décision du tribunal de grande instance de Paris qui avait autorisé, par une ordonnance du 7 janvier 2015, le maintien des visuels de la campagne publicitaire d’InterRhône « Au goût de la vie ». Seul un changement de slogan avait en effet été exigé, ce que l’interprofession avait fait en le remplaçant par « Des vins hauts en couleur ».

La cour d’appel de Paris vient de rendre sa décision par un arrêt datant du 27 mai 2016. La campagne de publicité est définitivement interdite. Elle y « ordonne la suppression de tout support publicitaire, et notamment sur tout support papier et support de communication en ligne, de la mise en scène d’un personnage en costume de ville tenant une sacoche dans la main droite, accroché à un ballon de baudruche rouge par la main gauche et s’élevant dans le ciel au-dessus d’une ville grise associée au slogan Côtes-du-Rhône ».

  La décision a été assortie d’une amende de 5 000 € par infraction constatée. InterRhône et le syndicat des Côtes du Rhône ont donc aussitôt prévenu leurs opérateurs en leur demandant de retirer toutes les affiches ou documents représentant cette image. Cette campagne d’affichage était en fin de vie, InterRhône travaillant déjà à la mise en place d’une prochaine campagne pour la rentrée.

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Vignoble de Seyssuel

La petite IGP qui a de grandes ambitions


Vendredi 10 juin 2016 par Juliette Cassagnes

L’association Vitis Vienna, qui représente une douzaine de producteurs cultivant des vignes en IGP Collines rhodanienne près de Vienne, a entamé des démarches auprès de l’Inao en vue d’obtenir l’appellation Côtes du Rhône. Une première étape censée les conduire à l’obtention de leur propre AOC pour devenir un cru à part entière de la vallée du Rhône septentrionale._________________________________

Recyclage sur Vitisphère

Forte hausse de l’écotaxe verre en vue


Jeudi 09 juin 2016 par Bertrand Collard

Devant la baisse des dotations de l’État, les collectivités locales réclament davantage d’aides du secteur privé pour collecter le verre. Le secteur des vins et spiritueux va être mis à contribution. La cotisation Adelphe va augmenter.

Une forte augmentation de la contribution d’Adelphe au recyclage du verre se prépare. Actuellement, l’entreprise verse 4,40 €/tonne de verre collecté aux collectivités locales. Il est question de passer à 10 €/tonne dès 2017. « Les collectivités locales ont signalé que le coût optimisé de la collecte des déchets de verre tournait plutôt autour de 45 € la tonne que de 4,40 € », souligne le ministère de l’Environnement pour expliquer cette perspective. Et comme elles sont confrontées à la baisse des dotations de l’État, elles réclament plus d’aides du secteur privé pour accomplir leur tâche.

"Décision imminente"



La décision doit être prise en juin par un arrêté interministériel. Si cette hausse était entérinée et appliquée mathématiquement par Adelphe, la contribution des producteurs de vin passerait de 0,83 à 1,89 centime par bouteille de 75 cl en verre normal. Pour une bouteille de champagne, elle passerait de 1,52 à 3,45 centimes.

« On se bagarre pour ne pas en arriver là », assure Georges Ortola, viticulteur à Narbonne et président d’Adelphe. L’entreprise argumente que le taux de collecte et de recyclage du verre est supérieur aux objectifs fixés par les pouvoirs publics. Il vaudrait donc mieux augmenter la taxe sur les matériaux trop peu recyclés, comme le plastique, afin de donner plus de moyens aux collectivités pour les collecter.

"D’autres changements se préparent"



En principe, à partir de l’an prochain, le secteur sera ouvert à la concurrence. D’autres qu’Adelphe pourront prétendre collecter la contribution des entreprises à la collecte et au tri du verre. Deux sociétés allemandes seraient sur les rangs. Adelphe et Eco-emballage se bagarrent pour obtenir un an de délai supplémentaire.

Dernier changement en vue : la création d’un registre national des entreprises ayant signé un contrat avec Adelphe, Eco-emballage ou l’un de leurs concurrents, à l’avenir. L’objectif est clair : repérer ceux qui ne versent pas leur écotaxe. Il semblerait qu’ils sont encore nombreux.

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Plus un verre de vin est grand, plus vous aurez envie de boire


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altLe 9 juin 2016.

Augmenter la taille des verres provoquerait une hausse de la consommation de vin. Des chercheurs britanniques sont arrivés à cette conclusion en menant une étude de 16 semaines dans un pub anglais.

La vente de vin augmenterait de 10 % avec de grands verres

Les consommateurs de vin seraient encouragés à boire d’avantage lorsque leur verre a une grande contenance, et ce, même si la quantité de vin reste la même. Des chercheurs britanniques de l’Université de Cambridge affirment en effet que l’augmentation de la taille des verres conduirait à une hausse de la consommation de vin de 10 %. Leur étude a été publiée dans la revue BMC Public Health.  

Pour parvenir à ce constat, les scientifiques de l'Unité de recherche sur le comportement et la santé (BHRU), en collaboration avec le professeur Marcus Munafo de l'Université de Bristol, ont réalisé une étude en conditions réelles dans un établissement de Cambridge, entre le mois de mars et le mois de juillet 2015. The Pint Shop est un restaurant qui dispose également d’un bar indépendant. Le vin y est proposé au verre de 125 ml ou 175 ml dans un contenant de 300 ml.

La taille du verre changerait notre perception de sa contenance

Durant les 16 semaines qu’a duré cette étude, les propriétaires de l’établissement ont changé la taille de leurs verres tous les 15 jours en alternant la taille standard (300 ml), de plus grands modèles de 370 ml et de plus petits (250 ml). Au terme de ces semaines, les scientifiques ont constaté que le volume de vin vendu quotidiennement avait augmenté, en moyenne, de 9,4% lorsqu’il était vendu dans de grands verres. Ce constat s’est principalement vérifié côté bar où les ventes ont augmenté de 14,4%.

« Nous avons constaté que l’augmentation de la taille des verres à vin, même sans augmenter la quantité de vin, conduisait les gens à boire plus », explique ainsi le Dr Rachel Pechey, membre du BHRU. « Il se pourrait que les grands verres changent notre perception de la quantité de vin, ce qui nous conduit à boire d’avantage. Il est également intéressant de noter que les gens ne consomment pas moins de vin lorsque les verres sont plus petits », ajoute encore la spécialiste.

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Publié le 11 avril 2019
PARIS
Publié le 11 avril 2019

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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