Nouvelles des vignobles

22 mai 2016
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Amorim promet des bouchons en liège sans TCA


Mercredi 18 mai 2016 par Alexandre Abellan   sur Vitisphère

Au terme de 5 ans et 10 millions d’euros d’investissement, le groupe portugais dispose d’une technologie de chromatographie rapide garantissant des lots sans TriChloroAnisole (TCA) détectable.

Avec NDtech, « le premier bouchon en liège naturel au monde garanti sans TCA relargable » est né, annonce fièrement Amorim. Au détour d’une astérisque, le leader mondial du bouchon* précise qu’avec son outil de contrôle, « la teneur en TCA pouvant être libérée est inférieure à la limite de quantification de 0,5 mg/L (analyse réalisée selon la norme ISO 20752) ». Cette performance est atteinte grâce au développement d’une technologie de chromatographie rapide testant, bouchon par bouchon, le niveau de TCA. Elle permet d’écarter tous les bouchons fautifs, présentant un risque de déviation organoleptique.

Dans un premier temps réservée aux bouchons haut de gamme du groupe (50 millions d'unités en 2016, 100 millions l'an prochain), cette technologie couronne la succession de mesures qualité et traitements curatifs d'Amorim (comme le traitement Rosa Evolution). Et l’outil NDtech remplace l'examen par chromatographie en phase gazeuse qui prenait « 14 minutes, ce qui le rendait inutilisable sur des lignes de production » précise un communiqué d’Amorim. « NDtech va apporter des niveaux de précision jamais atteints dans une démarche qualité qui se déroule en quelques secondes, même si les composés se mesurent par particules par billion » résume le docteur Paulo Lopes, responsable R;D d’Amorim.

Liège technologique

Validée par l’usage des lignes d’Amorim, le NDtech est également mis au banc d’essai par deux centres de recherche : Hochschule Geisenheim et Australian Wine Research Institute. Le procédé NDtech a été élaboré au terme de 5 années de recherche. Ne s’étendant pas sur le surcoût de cet outil, le groupe Amorim ne communique que sur l’investissement de 10 millions d’euros nécessaire à son développement. Le prix pour « offrir une technologie qui positionne sans conteste le liège au tout premier rang des bouchons du XXIème siècle » promet Carlos de Jesus, le directeur marketing d’Amorim.

En développant cette nouvelle garantie, Amorim entend bien consolider la dimension technologique et sécurisante de ses produits. Si Amorim affiche d’excellents résultats (4,2 milliards de bouchons commercialisés pour 603 millions d’euros en 2015, soit +8 %), la concurrence est ferme avec un discours technique se voulant toujours plus irréprochable. « Tous les bénéfices du liège sans les inconvénients » est depuis 10 ans l’argument commercial angulaire de Diam (groupe Oeneo). Avec sa technique de purification au CO2 supercritique de ses bouchons techniques, la gamme DIAM propose non seulement de retirer le TCA, mais d’autres précurseurs d’arômes de moisi (le Pentachloroanisole, le TétraChloroAnisole, le 2,4,6-TriBromoAnisole…). 

* : Le groupe représenterait 32 % des ventes mondiales de bouchons.

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Publié le 18/05/2016 à 03:54,Mis à jour le 18/05/2016 à 07:42

Vers une nouvelle appellation «Gaillac Grand Cru»?

«Collectif» est désormais le mot d'ordre du vignoble. Pour marquer la volonté de mettre les actes en accord avec les paroles, les AOP (Appellation d'Origine Protégée) et les IGP Côtes du Tarn (Indication Géographique Protégée) avaient joué la carte unitaire. Même si le projet de modification du cahier des charges de l'AOP a fait l'objet de questions et de remarques, il a été adopté à une large majorité. L'autre terme qui a fixé le cap des années à venir est «ambition». Face à la concurrence, le vignoble envisage de créer une nouvelle appellation qui sera soumise bientôt à l'autorité de tutelle, l'INAO.

Un «Gaillac Grand Cru» qui s'apposerait sur les vins rouges «haut de gamme» du Gaillacois. Cédric Carcenac, président de la Maison des Vins, est convenu que «c'est un long chemin qui nous attend, dont l'issue reste incertaine, mais nous devons montrer notre optimisme, notre volonté d'avancer et d'aller au bout de notre démarche».

Un projet a faire valider

Ce projet a été adopté également à une majorité très large : l'essentiel reste à faire, pour convaincre l'INAO de le valider. L'assemblée générale a été l'occasion de faire le point sur le millésime 2014, qualitativement satisfaisant grâce à un automne ensoleillé qui a rattrapé un printemps maussade, ainsi que sur la lutte contre la flavescence dorée. Pour conjurer ce péril mortel, 3000 ha ont déjà été prospectés dans le cadre de la lutte collective. L'assemblée a évoqué également les projets de la commission «jeunes» en termes d'animations et d'actions vers les établissements scolaires pour faire connaître les métiers de la vigne. Quant à la communication, portée par Carole Fontanier, elle aura un dossier volumineux et décisif dans les mains : le développement de l'oenotourisme, dont les premiers résultats sont déjà porteurs. La Dépêche du Midi

Source(s) :

Diaporama

L' association

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