Le gel touche les vignobles......

29 avril 2016
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Le Val de Loire touché très sévèrement


Jeudi 28 avril 2016 par Marion Sepeau Ivaldi

Les dégâts sont jugés historiques dans la Vallée de la Loire, du Muscadet jusque dans le vignoble du Centre.

 

« C’est un gel aussi intense que celui de 1991 ou 1994. C’est la catastrophe !» lâche Guillaume Lapaque, directeur de la Fédération des associations viticoles (FAV 37). Jean-Martin Dutour, président de l’AOC Chinon, confirme l’ampleur des dégâts consécutifs au gel intervenu le 27 avril. « Les dégâts sont variables mais de nombreuses parcelles sont touchées à 50%. La plaine a beaucoup souffert» indique-t-il dans la journée du 27 avril. Ce gel a également touché le vignoble du Centre. « Les appellations Pouilly-Fumé et Menetou-Salon sont très touchées » précise Benoît Roumet, directeur du Bureau interprofessionnel du Centre, tout en glissant « le gel touche fortement le vignoble tous les 25 ans. Cela se confirme cette année ». A l’Ouest, l’Anjou et le Muscadet comptent également les premières feuilles noircies. En clair : l’ensemble du vignoble ligérien est touché, souvent le taux de 50% est avancé, mais il doit être confirmé.

La vague de froid se poursuit

Ce qui caractérise la vague de froid qui s’abat sur le vignoble ligérien est qu’il s’est produit en trois épisodes. « Nous avons eu du gel la semaine dernière, le lundi 25 avril et le 27 avril » explique François Robin, du syndicat du Muscadet. Cette vague de températures négatives qui doit se poursuivre dans les prochains jours rend difficiles les estimations, déjà délicates à produire lors d’un épisode de gel ponctuel. Par ailleurs, « la fraîcheur devrait se poursuivre la semaine prochaine ce qui va limiter les repousses » prédit François Robin.

Mais déjà Guillaume Lapaque tout comme François Robin s’inquiètent des conséquences économiques. « Nous nous attendons à une faible récolte en 2016 dans notre vignoble dont la productivité souffre déjà des manquants et des maladies du bois » se désole François Robin. Guillaume Lapaque s’inquiète quant à lui des stocks. « Ils sont au plus bas à Vouvray, à Montlouis et sur les trois appellations rouges ». Et sans stocks difficile de répondre aux besoins du marché en cas de baisse de la production…

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Le nord du vignoble bourguignon dévasté par le gel


Jeudi 28 avril 2016 par Juliette CassagnesLe vignoble bourguignon vient de connaître un terrible épisode de gel dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 avril 2016, de part l'ampleur des surfaces touchées. Tout le Chablisien, les Côtes de Beaune et de Nuits et dans une moindre mesure, la Côte Chalonnaise, ont été impactés. Seul le Mâconnais reste pour le moment préservé.

« Toutes les appellations ont été touchées dans l'Yonne et la Côte d'Or, annonce Séverin Barioz, directeur de la CAVB, au sujet du gel qui a eu lieu suite à la nuit de ce mardi 26 avril 2016. L'ampleur est telle, que peu ou pas de viticulteurs ne sont épargnés », poursuit-il. Ce qui est particulièrement inhabituel reste que tous les secteurs ont été concernés:  les « bas de coteaux » et les plaines, comme les coteaux ou les plateaux. Les dégâts précis, surfaces et taux de bourgeons atteints, n'ont pas encore pu être chiffrés précisément, mais certaines parcelles peuvent être touchées jusqu'à 80%, indique celui-ci.

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A Chablis, la menace et la lutte durent depuis trois nuits, mais la dernière en date, celle de mardi, a été la plus froide, avec des températures qui sont descendues jusqu'à -3,5°C. Le gel concerne la totalité des secteurs et l'ensemble des parcelles non protégées. On déplore même des dégâts dans certaines parcelles pourtant protégées par des chaufferettes.  « Le bourgeon principal, bien éclaté, mais aussi les contre-bourgeons, déjà sortis, ont tous gelé, témoigne Philippe Morin, salarié du domaine d'Henri, qui vient d’enchaîner trois nuits blanches d’affilée pour pouvoir surveiller le bon fonctionnement des asperseurs. Pour l'ensemble des parcelles du domaine non protégées, il ne devrait donc pas y avoir de fruits cette année. Mais il est loin d'être le seul dans ce cas: « Je suis sûr qu'il y a eu beaucoup de casse cette nuit, poursuit celui-ci...C'est le cas général à Chablis, il a gelé partout...On risque d'avoir une récolte très compromise », estime celui-ci. Et à son grand désespoir, les prévisions météo annoncent de nouvelles températures négatives pour la nuit prochaine. « Cela n'est donc peut être pas fini... », conclut Philippe Morin, fatigué.

Toutes les appellations sont concernées dans les Côtes

Dans la Côte de Beaune, les dégâts semblent être plus conséquents que dans la Côte de Nuits, le cépage chardonnay étant plus précoce, actuellement au stade 3-4 feuilles étalées. Les premiers échos indiquent que les appellations situées au sud de Beaune comme Pommard, Volnay, Meursault, Chassagne, Monthélie, ou encore Auxey-Duresse, semblent être encore plus fortement touchées que les autres. « C'est dramatique, il s'agit d'un gel très sévère qui a touché la plaine comme les coteaux, ce qui est rare, et les parcelles quel que soit le mode cultural  », confirme le propriétaire du domaine Buisson-Charles, à Meursault.

Dans ce secteur, le gel a, semble t-il, été le résultat d'une conjugaison de plusieurs facteurs : une nuit très froide et humide, sans vent, suivie d'un fort ensoleillement le matin, qui a « brûlé les feuilles sorties». Le vigneron se dit lui-aussi « pessimiste » quant à la reprise éventuelle d'une nouvelle pousse, la plupart des contre-bourgeons étant déjà sortis, donc également gelés. « Nous aurons une toute petite récolte, pire qu'en 2014, et tout le monde est dans la même situation », déplore celui-ci, totalement désabusé. Au sein de l'appellation Meursault, il estime à environ 80% la surface impactée, avec des dégâts variables de 10 à 90% selon les parcelles.

Dans la Côte chalonnaise, les secteurs de Rully et de Bouzeron auraient le plus souffert. La zone au sud de Mercurey paraît avoir été plus préservée. Concernant le vignoble du Mâconnais, plus au sud, seuls quelques bourgeons ont été abîmés...Mais ce dernier a été endommagé par la grêle il y a quelques semaines.

Source(s) :

Diaporama

L' association

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