Œnologie : Julie reine du palais

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17 avril 2016
DESBUREAUX Robert
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Publié le 15/04/2016 à 08:02, Mis à jour le 15/04/2016 à 10:34  http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/15/2325821-oenologie-julie-reine-du-palais.html

Œnologie : Julie reine du palais


«Quand on déguste, on recrache», explique Julie Dupouy./Photos Irish Guild of Sommeliers

«Quand on déguste, on recrache», explique Julie Dupouy./Photos Irish Guild of Sommeliers

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L'Agenaise Julie Dupouy participe ce week-end au 15e concours du meilleur sommelier du monde, en Argentine. Elle y représente… l'Irlande.

Le 15e concours du meilleur sommelier du monde se déroulera du 16 au 19 avril à Mendoza, en Argentine. Les nez les plus experts et les palais les plus fins s'affronteront pendant quatre jours, durant lesquels la planète vin retiendra son souffle : qui sera son nouveau Bacchus 

Et s'il s'agissait d'une femme, et d'une Agenaise ? Tel est le pari de Julie Dupouy, jeune sommelière de 33 ans native des rives de la Garonne et qui représentera ce week-end… l'Irlande.

Elle y travaille depuis une dizaine d'années, et collectionne depuis 2008 les couronnes de meilleure sommelière d'Irlande. À ce titre, elle peut représenter ce pays dans les concours internationaux. En 2013, elle avait ainsi participé au concours mondial de Tokyo, terminant 15e sur 57 candidats. Cette année, elle retente sa chance et entend tirer son épingle sur jeu, parmi les soixante et un candidats, dont quatre femmes. À noter que deux autres Français sont en lice, l'un concourant pour son pays natal, et le second pour la Belgique.

Une connaissance encyclopédique

Une fois son bac réussi au lycée Palissy d'Agen, Julie Dupouy avait intégré le lycée hôtelier de Nérac. Son objectif : devenir sommelière, elle qui a grandi dans une famille où le goût et la gastronomie – finalement l'art de vivre du Sud-Ouest – sont élevés au plus haut rang.

Après une expérience en Dordogne, elle part en Irlande en 2004, et travaille notamment chez Patrick Guilbaud (à Dublin), seul restaurant deux étoiles Michelin en Irlande. Après l'écosse et le Luxembourg, elle se fixe définitivement à Dublin, et officie dans plusieurs établissements de renom, met aussi ses connaissances au service d'un importateur de vin ou encore d'une épicerie fine. Elle officie aujourd'hui au restaurant étoilé le Greenhouse (Dublin) et donne également des cours de dégustation.

«J'ai beaucoup travaillé pour préparer ce concours. Quinze mois de lecture, de visites de vignobles, et de dégustations évidemment. Il faut goûter un maximum, pour enregistrer dans sa bibliothèque les cépages et les millésimes», indique-t-elle.

Samedi, se tiendra, lors des quarts de finales, la très redoutée épreuve écrite. Il faudra sortir une connaissance encyclopédique pour faire partie des dix demi-finalistes qui s'affronteront dimanche. «J'ai travaillé pour passer les quarts de finale, ajoute l'Agenaise. C'est paradoxal, mais c'est la théorie qui va payer…». En demi-finale, place à la pratique, où ressortent l'expérience et la personnalité du sommelier». Après une nouvelle épreuve écrite, une mise en scène de service en restaurant ou encore un exercice sur l'accord des mets avec le vin, place à l'épreuve orale (en français, en anglais ou en espagnol, mais pas dans sa langue natale) et les dégustations mystères. «À Tokyo, se souvient-elle, le jury avait soumis aux candidats des vins d'Israël et d'Inde… Il faut se préparer à tout !» Les noms des trois finalistes seront connus mardi matin, avant l'épreuve finale dans l'après-midi, en direct du théâtre de Mendoza. De l'avis des experts, des journalistes spécialisés – et de l'Irish Guilf of Sommeliers, bien sûr… – la Lot-et-Garonnaise a les moyens d'accéder en demi-finale. In vino veritas…


Rouge et blanc

Trois sens mis en éveil. «En concours, je fais appel en premier à mon nez. Beaucoup d'informations sont contenues dans le parfum, et je ferme de premières portes. Puis intervient la vue : il faut lire le vin, et fermer de nouvelles portes. Enfin, il faut goûter, sinon impossible de comprendre le vin et de trouver qui il est et d'où il vient.» Ses préférences. «Dans les blancs, j'aime particulièrement le chenin blanc, du Val de Loire, et puis les Riesling alsaciens mais également allemands. Dans les rouges, ma préférence va vers les syrah de la vallée du Rhône».

Sébastien Bouchereau

Source(s) :

Diaporama

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