Dijon replante des vignes pour imposer son nom dans le vin

15 avril 2016
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Dijon replante des vignes pour imposer son nom dans le vin


Dijon achète des terrains­ et cherche des viticulteurs. Une stratégie liée à l’inscription au ­Patrimoine de l’Unesco et à la Cité de la ­gastronomie et du vin.
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Didier Hugue / Correspondant à Dijon | Le 14/04 à 07:00, mis à jour à 18:43

Aura-t-on un jour une appellation côte-de-dijon comme les très réputées côte-de-Beaune et côte-de-nuits ? La capitale de la région Bourgogne-Franche-Comté l’espère et va étendre ses terres viticoles, pour l’instant cantonnées à une trentaine d’hectares plantés en bourgogne générique principalement à l’est de son territoire. « Sur un potentiel d’environ 58 hectares dans l’aire d’appellation, nous en maîtrisons 13, dont tout récemment 4,7 hectares actuellement cultivés en céréales eVignes du domaine de la Cras surplombant la ville de Dijon.t très bien exposés sur le territoire de la commune », se réjouit Benoît Bordat, conseiller communautaire délégué à l’agriculture périurbaine.

Les acquisitions de terrains, qu’ils soient agricoles ou pas, confiées à la Communauté urbaine du Grand Dijon, se font au gré des opportunités foncières, facilitées par une révision de certains document d’urbanisme. Comme celle, fin 2013, du Domaine de la Cras et ses 160 hectares, dont 8 hectares viticoles, achetés 1,3 million d’euros.

L’ambition de renouer avec un riche passé bacchique, qui, selon une étude de 1830, dénombrait pas moins de 300 vignerons et près de 1.200 hectares de vigne, n’est pas seulement folklorique pour le maire socialiste et président communautaire François Rebsamen. Elle découle déjà, en juillet 2015, de l’inscription des climats de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’Unesco, incluant dans le périmètre la centaine d’hectares du secteur sauvegardé de Dijon. A cela s’ajoute, six mois plus tard, l’obtention, pour célébrer le repas français, de l’une des quatre cités internationales de la gastronomie et du vin, dont la réalisation a été confiée à Eiffage, qui la financera en grande partie.

Anciens cépages

Alors que Beaune peine à réunir les fonds, notamment privés, pour sa cité des vins de Bourgogne, Dijon entend aller le plus vite possible. L’enjeu touristique n’est pas négligeable, car ajouter le vin aux fabrications locales que sont la liqueur de cassis, la moutarde et le pain d’épices renforcerait l’image agroalimentaire d’une ville dotée de centres d’études et de recherche dédiés.

La stratégie intègre également un volet scientifique, avec la création, sur 2,5 hectares, d’un conservatoire du pinot noir et du chardonnay, les deux cépages privilégiés pour le bourgogne et voués à évoluer en s’adaptant au changement climatique. « Nous voulons aussi replanter d’anciens cépages connus localement, comme le melon et le pinot franc », indique Benoît Bordat. Pour trouver des candidats vignerons en fermage, le Grand Dijon est prêt à prendre en charge les frais de plantation évalués à 50.000 euros à l’hectare.

Didier Hugue, Les Echos


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Source(s) :

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