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09 avril 2016
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Initiation aux vins du Chili à Nogaro

Nouvelle rencontre du Clan « Le vin, la vigne et ses produits »

 

http://lejournaldugers.fr/article/11549-initiation-aux-vins-du-chili-a-nogaro

On se souvient peut-être que Guy Dutirou, vigneron en retraite, est l'initiateur de cet atelier du Clan (1) « Le vin, la vigne et ses produits ». Le 1er avril, il revenait tout juste d'un séjour au Chili pendant lequel il n'a pas manqué de s'informer sur le vin de ce pays, ni d'en rapporter pour le faire goûter aux membres de l'atelier. Mais avant de déguster, on a écouté l'exposé…

Mais pourquoi donc s'intéresser aux vins du Chili ? Parce que, par exemple, la revue britannique Decanter propose dans son classement des « cinquante meilleurs achats au monde » 16 vins français, 7 italiens, 3 espagnols, mais également 2 vins sud-africains, 3 australiens et 5 chiliens (2)...

Avec une surface de 110 000 ha de vigne, le Chili est en 8e position dans l'échelle des surfaces du monde (3) et le 5e exportateur. 110 000 ha, c'est plus petit que le vignoble bordelais (120 000 ha). Mais, comme les Chiliens ne consomment pas de vin, la vente est tournée en quasi-totalité vers l'exportation (4).

Dans un pays qui s'étend sue 6 000 km du nord au sud, le vignoble s'étire sur 1 550 km du nord au sud. Le long de la cordillère des Andes, tandis qu'une cordillère côtière, moins élevée, protège la vigne des vents froids de l'océan Pacifique. La terre est extrêmement fertile : « Tout y pousse », dit Guy Dutirou. Et des expériences sont en cours pour cultiver la vigne plus au sud, vers la Terre de Feu.

Pas de phylloxéra

Le vignoble chilien a un avantage énorme : il n'est pas du tout infesté par le phylloxéra, si bien que les vignes, n'ayant pas besoin d'être greffées, sont souvent très anciennes. La cause de cette immunité au phylloxéra est discutée. Une des hypothèses les plus intéressantes serait que la teneur en cuivre, réelle quoique faible, des rivières, y serait pour quelque chose. Car les vignes du Chili sont irriguées, de plus en plus par goutte à goutte, vu que le temps est sec d'octobre à mai. Guy Dutirou s'interroge sur l'évolution des racines des ceps irrigués de cette façon.

Le carmenère et les autres cépages bordelais

Ce sont les conquistadores espagnols qui ont introduit la vigne au Chili au XVIe siècle. Mais, à la décolonisation, en 1850, les Chiliens ont importé les cépages bordelais et bourguignons, donc juste avant l'attaque du phylloxéra en Europe. Une particularité : le cépage bordelais carmenère, négligé en France, fait l'objet d'une culture intensive, grâce à laquelle les viticulteurs chiliens cherchent à se distinguer. Le plus grand producteur est la maison Concha y Toro. Des investisseurs français du monde du vin ont acheté des terres et produisent des vins haut de gamme, souvent par des joint ventures avec des producteurs locaux : les Rothschild (ceux de Mouton Rothschild et de Lafite), les Marnier-Lapostolle (Grand-Marnier), Michel Laroche » (Chablis), François et Jacques Lurton (Bordeaux) et les Dassault. De grands œnologues interviennent sur les propriétés.

Jusqu'à une époque récente (les années 1990), le Chili produisait uniquement des vins de cépage. C'est d'ailleurs un vin de cépage carmenère que Guy Dutirou fait d'abord déguster. Il n'y a pas – pas encore ? - de système d'AOC au Chili.

Le dégustateur amateur a apprécié, lors de cette rencontre, des vins rouges charpentés que l'on doit avoir plaisir à boire avec des viandes rouges.

(1) Culture loisirs animation Nogaro. (2) Cité par http://www.le-cartographe.net/ (3) Le vignoble français s'étend sur 700 000 ha. (4) Ils boivent du pisco, résultat de la distillation de raisin de table (muscat d'Alexandrie), mais l'origine du pisco, c'est la ville péruvienne du même nom...

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Mexique : le plus ancien pays producteur de vin du continent américain

 

Publié le 04/04/16 par Le Figaro Vin


En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/vins-du-monde/o121930-mexique-le-plus-ancien-pays-producteur-de-vin-du-continent-americain#ixzz44wCFmtLx

La vigne fût plantée au Mexique par les premiers colons espagnols dès 1521.

C’est le plus ancien pays producteur de vin sur le continent américain et surtout celui qui a créé les premières greffes sur pieds américains ! Oui, ceux qui ont sauvé le vignoble français de la crise du Phylloxéra en 1863.
La viticulture ne s’est ensuite véritablement développée qu’au milieu du 20ème siècle, sous l’impulsion d’une demande croissante pour le brandy. Aujourd’hui, le vignoble mexicain s’étend sur une superficie de près de 40.000 hectares, soit 0,5% de la superficie du vignoble mondial. Mais, seulement 10% de la production est destinée à faire du vin, ce qui est minime. En effet, le reste est principalement destiné au raisin de table et à la distillation. La zone viticole est donc relativement restreinte et la production reste pour le moment limitée. N’oublions pas les racines culturelles de ce pays dont les habitants ont pour référence la Tequila et pour qui le vin est un produit de luxe. 

Le vignoble mexicain se divise en cinq régions principales :

La Basse Californie (83% de la production nationale) est la région d’où proviennent les vins les plus connus. Les vins les plus chers et de qualité naissent de ces terres semi-arides du nord-ouest du Mexique et concurrencent les autres vins du continent (Argentine, Chili…). C’est dans le nord de la péninsule que 90% de la production se concentre avec plus de 20 caves. Terre de vins rouges, la brume et la rosée matinale permettent aux vignes de surmonter la sécheresse. La Cordillère des Andes divise en deux la région et propose deux climats différents. A l’est les températures sont plus élevées et à l’ouest, le climat est tempéré avec des vents qui arrivent de l’Océan Pacifique.

Le Querétaro (8% de la production nationale) est une région semi-désertique qui de prime abord ne nous laisse pas imaginer l’existence d’une végétation pouvant survivre à ce climat. Mais des vignobles sont déjà installés et leurs vignes produisent de très beaux raisins.

Le Coahuila (4% de la production nationale), région où le climat est considéré comme chaud, avec une moyenne de 18 à 22°C. Mais des changements brutaux de températures peuvent survenir lors de la saison des pluies.

Le Zacatecas (3% de la production nationale) est situé dans la portion méridionale du plateau nord du Mexique. Cette région est en majorité montagneuse avec des vignobles qui culminent à 2.000 mètres d’altitude. Son climat tempéré et semi-humide s’accompagne des pluies fréquentes de grêlons, susceptibles de détruire le vignoble. Les vins produits sont relativement alcoolisés car les raisins ont un niveau en sucre élevé et une maturité précoce.

L’Aguascalientes (2% de la production nationale) est un état qui recense à ce jour deux viticulteurs élaborant à la fois des spiritueux et des vins. Cette région est traversée par deux chaines montagneuses à l’est et à l’ouest. Celles-ci délimitent une vallée au climat tempéré en dessous de 2.000 mètres d’altitude.

Les cépages les plus plantés sont majoritairement les classiques internationaux. Quelques autres cépages typiques d’Italie ou d’Espagne s’ajoutent à la liste comme le cabernet sauvignon, le merlot, le malbec, la syrah, le zinfandel, le nebbiolo, la barbera, le tempranillo, la petite syrah ou encore le cariñera pour les rouges.
Pour les cépages blancs nous avons du chardonnay, du sauvignon, du chenin, du palomino, du colombard et du sémillon.
Les producteurs les plus représentatifs du Mexique sont L.A. Cetto, Casa Pedro Domecq, Bodegas Ferriño, et Santo Tomás, pour les plus anciens. Mais on peut également citer Monte Xanic, Vinos Bibayoff, Cavas Valmar, Casa de Piedra, Viñas Liceaga, ou encore Château Camou. Les vins mexicains ont connu, pour la plupart, une amélioration notable de leur qualité depuis le début du 21ème siècle.

Avec Phileas Stravinarius
Faites le tour du monde des vins avec notre partenaire Phileas.

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Le classement AOC du vignoble de Cognac agite la filière


http://www.charentelibre.fr/2016/04/04/le-classement-aoc-du-vignoble-agite-la-filiere,3026565.php

Le syndicat viticole UGVC veut protéger le vignoble par une appellation d’origine contrôlée. Comme le produit cognac. Ce changement de statut soulève les craintes, au sein du négoce notamment.


Un viticulteur du cognac peut aujourd’hui acheter des vignes suite à un arrachage dans une autre région et les replanter pour les affecter au cognac. C’est l’un des effets possibles suite à la nouvelle réglementation sur les droits de plantations."Il n’existe donc aujourd’hui aucun moyen d’empêcher des surfaces de vignes non désirées de revenir au cognac, situation qui met en péril l’équilibre économique du cognac avec le risque d’une déstabilisation des prix et des volumes", explique...

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Un verre de Crémant de Bourgogne « Grand éminent » ?

Mardi 22 mars 2016 par Juliette Cassagnes

Article mis à jour le 31/03/2016 14:43:40

Les deux nouveaux logos qui apparaîtront sur les bouteilles de Crémants de BourgogneLes deux nouveaux logos qui apparaîtront sur les bouteilles de Crémants de Bourgogne - crédit photo : UPECB

 

Les producteurs de Crémants de Bourgogne peuvent dorénavant intégrer la nouvelle segmentation pour leurs cuvées. En échange de conditions de production plus restrictives, ils pourront apposer sur leurs étiquettes deux nouvelles marques : « Eminent » ou « Grand éminent ».

La décision a été prise en 2013 par l'UPECB (Union des producteurs et élaborateurs de Crémants de Bourgogne) de repenser la segmentation de l'offre « Crémants de Bourgogne », pour une montée en gamme. Cette réflexion touche à sa fin, avec la création et le lancement officiel de trois nouveaux segments, à l'occasion des « Eminents de Bourgogne », ce samedi 19 mars 2016.

Le premier des trois segments, celui qui constituera dorénavant le « socle de la pyramide », correspond aux Crémants dont la production répond aux conditions fixées par le cahier des charges de l'appellation. Par défaut, toutes les cuvées qui ne font pas l'objet de démarche particulière d'inscription dans les deux autres catégories se retrouvent donc dans ce premier niveau.

Les deux autres segments ont des conditions de production plus restrictives. Dans le segment « intermédiaire », qui correspond aux cuvées « premium », les vins devront obligatoirement présenter une durée de vieillissement sur latte supérieure à 24 mois. Autre impératif : la date de tirage devra se faire au plus tôt le 1er mars qui suit l'année de récolte. Après une ultime dégustation professionnelle, avant leur mise en marché et sous l'autorité d'un organisme de contrôle, les Crémants qui répondent à ces conditions pourront alors afficher sur leur étiquette une nouvelle dénomination : « Eminent ».

Une marque et un pictogramme pour se différencier

Concernant le troisième segment, celui des « super-premium », les règles sont nettement plus contraignantes. Elles concernent l'encépagement, le degré d'alcool potentiel minimum, l'utilisation restreinte des jus d'extraction lors du pressurage, la durée de vieillissement sur latte, celle avant commercialisation et après dégorgement, ou encore la date de tirage et le taux de sucre (voir encadré). Les caves productrices feront l'objet d'une procédure de contrôle par un organisme indépendant. Comme pour le précédent segment, après validation par une ultime dégustation, les vins répondant à tous ces critères pourront arborer une mention supplémentaire: « Grand éminent ». 

En plus de ces dénominations « Eminent » et « Grand éminent », les producteurs pourront également apposer, de façon libre, un pictogramme, afin de « rappeler la simple idée d'un signe qui relève l'appartenance à un groupe » (voir photo). 

« Ce segment des "Grand éminent" ne représentera certainement que de faibles volumes, mais participera au développement de l'image de notre appellation », précise Edouard Cassanet, président de l'ODG. Dans l'immédiat, très peu d’entreprises pourront par ailleurs présenter de telles cuvées. En raison des conditions de production particulièrement restrictives, les vins sont en  effet en cours d'élaboration.

Ces deux nouveaux noms donnés sont en réalité de nouvelles marques, qui ont été déposées par le syndicat, afin de les protéger. Un « règlement d'usage », pour le bon respect de leur utilisation et des règles de production, a également été défini. Il a été déposé auprès de l'OHMI, l'équivalent de l'INPI au niveau européen. « Librement, chaque producteur adhérent à l'UPECB pourra revendiquer ces deux marques en s'engageant à le respecter », précise le syndicat.

Les conditions de production du Crémant de Bourgogne « Grand éminent » (source UPECB) :
•Les vins peuvent être blancs ou rosés avec une utilisation exclusive des cépages pinot noir et/ou chardonnay. Le cépage gamay est autorisé à hauteur de 20% maximum dans l’assemblage pour les vins rosés. • Le degré potentiel minimum du raisin est de 10° • Seuls les premiers 75% des jus d’extraction au pressurage seront utilisés. Les 25% de jus restant (jus de tailles) conservent le droit à l’appellation Crémant de Bourgogne. • La revendication du millésime reste un choix optionnel. • La durée de vieillissement sur latte est d’un minimum de 36 mois. • La date de tirage est au plus tôt le 1er mars qui suit l’année de récolte. Les vins non tirés sont automatiquement mis en réserve. • La durée de vieillissement avant commercialisation et après dégorgement est au minimum de trois mois. • Les vins sont exclusivement dans la catégorie des vins « bruts » (dosage inférieur à 15 gr /litre) 

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