Les restaurateurs sont incités à proposer des « doggy bag »......

18 janvier 2016
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RESTAURATION Sur place, et à emporter 


PUBLIÉ LE 17/01/2016 
FABRICE JULIEN http://www.courrier-picard.fr/region/restauration-sur-place-et-a-emporter-ia0b0n706963

Les restaurateurs sont incités à proposer des « doggy bag » pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Une pratique anglo-saxonne qui a encore du mal à prendre.

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On pourra désormais avoir les yeux plus gros que le ventre, tout en faisant des économies. Le « doggy bag », pratique anglo-saxonne qui consiste à permettre au client de repartir chez lui avec les restes de son repas, fait une timide percée en France.Alors que les gros restaurateurs (plus de 150 couverts par jour), sont théoriquement obligés depuis le premier janvier de trier et valoriser leurs déchets, l’Umih, le syndicat des métiers de l’hôtellerie, incite ses adhérents à développer cette pratique, jusqu’ici essentiellement pratiquée par des pizzerias ou des restaurants chinois, habitués de la vente à emporter.

En Picardie, comme nous avons pu le constater cette semaine, le « doggy bag » ne fait pas vraiment partie des habitudes. «  Il nous arrive de le faire, mais nous n’avons plus de barquettes  », nous répond le serveur du Bureau, une grande brasserie du centre de Beauvais. La plupart des restaurateurs autorisent en effet sans sourciller leurs clients à emporter ce qu’ils laissent dans l’assiette. Mais très peu sont équipés de boîtes hermétiques pour cela. «  Hormi pour les pizzas, nous n’avons jamais ce genre de demande, assure Frédéric Colombier, gérant du White pub, grande brasserie installée dan sla galerie marchande d’Auchan Amiens, qui sert en moyenne 180 repas chaque midi. Ici, nous servons essentiellement des plats du jour, et tout le monde finit son assiette.  » Comme le veut l’expression picarde, ici, on ratruche la cocotte, pas question de laisser une miette.

Car s’il part d’un bon principe, le système du « doggy bag » ne semble pas, de l’avis des professionnels, très adapté à la mentalité française. «  Si quelqu’un ne finit pas son assiette, c’est soit parce que c’est mauvais, soit parce qu’elle est trop garnie, comme c’est le cas aux États-Unis, par exemple, où les proportions sont démesurées », analyse Patrick Letellier, président de l’Umih 80. 

D’ailleurs, les premières tentatives d’implantation du « doggy bag », dans les années 1990 et 2000, ont été vouées à l’échec. «  Rien n’y fait, ça ne prend pas, constate Bernard Boutboul, directeur général du cabinet spécialisé Gira Conseil. C’est un cercle vicieux où le restaurateur a cessé de proposé le doggy bag face à un consommateur qui se sent gêné de le demander.  »

La prise de conscience quant à la nécessité de limiter les gaspillages pourrait néanmoins faire changer les mentalités. Au restaurant Little Big Jack, à Glisy, où des barquettes et des sacs destinés à emporter les bouteilles de vin sont mis à disposition, les clients seraient de plus en plus nombreux à demander le « doggy bag ». «  Les annonces du gouvernement, il y a quelques semaines, ont certainement décomplexé certains clients qui n’osaient pas demander, peut-être par peur de passer pour des radins  ».

Source(s) :

Diaporama

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