IGP Pays d'OC

29 novembre 2015
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Jacques Gravegeal : "Nous avons besoin de 30 000 ha de vigne en plus pour produire 2 Mhl supplémentaires"

Jacques Gravegeal, président du syndicat des producteurs de vins IGP Pays d'Oc, dévoile les ambitions de la production. / Photo NB

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Jacques Gravegeal, emblématique président du syndicat des producteurs de l’IGP Pays d’Oc, retrouve le sourire. « Après deux années de récession due à des petites récoltes qui nous ont fait craindre la rupture de stock, la récolte 2015 arrive enfin avec volume et qualité». Entre 6,2 et 6,7 Mhl de vins IGP Pays d’Oc devraient être produits cette année, soit 50 % de la production régionale. Pour le porte-parole des vins de Pays d’Oc, l’heure du challenge a sonné : « Si nous continuons sur notre lancée, nous pouvons atteindre les 8 Mhl, en une dizaine d’années. Cela signifie replanter entre 30 000 et 40 000 ha de vignes. Cela a été validé par l’interprofession et le négoce ». Un large appel aux candidatures est donc lancé par le syndicat pour que des vignerons, en particulier les jeunes, viennent s’installer. « Toute personne qui voudra entrer dans la sphère vigneronne, en particulier Pays d’Oc, sera la bienvenue ». Sur une éventuelle extension de l’aire géographique de l’IGP Pays d’Oc au vignoble de Midi-Pyrénées pour trouver ces volumes supplémentaires, Jacques Gravegeal n’y oppose pas un non catégorique. « Nous étudierons les demandes au fur et à mesure mais pas de démarche prospective de notre part. Nous n’avons pas l’intention de manger qui que se soit ».

Garanties financières

Pour attirer ces nouveaux vignerons, le volet financier est évidemment primordial. Outre le soutien des banques, « en particulier du Crédit agricole », le syndicat en appelle à la BPI. « Pour l’instant la banque d’investissement ne soutient que des projets de minimum 750 000€, il faut que le plancher soit revu à la baisse pour que nous puissions en bénéficier ». Autre sujet fort, la contractualisation des ventes entre production et négoce. « Le commerce nous demande de monter à 8 Mhl ? S’il a confiance alors il faut contractualiser, avoir un donneur d’ordre et planter ce dont ils ont besoin ». Les contrats couraient sur 10 ans. Jacques Gravegeal souhaite également réintroduire la notion de paiement de la production en mensualités. Aujourd’hui les vignerons sont payés quand le vin sort des chais, la mensualisation permettrait alors de mettre sur un pied d’égalité les producteurs de vins sortant rapidement et ceux, plus premium, qui doivent rester en cave plusieurs mois.

Grossir ou mourir

L’IGP Pays d’Oc est le leader européen des vins de cépages, 5e exportateur au niveau mondial. « Nous avons décidé de parler en accord avec le négoce », répète Jacques Gravegeal. « Notre projet n’est pas de déstabiliser le marché. Aujourd’hui nos prix sont compatibles avec la concurrence, les vignerons arrivent à vivre. Le consommateur, même français, a un engouement pour les vins de cépages. Un marché s’ouvre à nous. Si nous n’y répondons pas, nous allons le perdre et il entraînera les vins Pays d’Oc dans sa chute ».

Par ailleurs, pour éviter toute rupture de stock, un décret sera bientôt signé pour valider le principe du VCI ou l’autorisation de produire 5hl/ha de plus que ce qui est autorisé par le cahier des charges de l’IGP, pour permettre du stockage régulateur en cas de petite récolte. Pour mémoire, en 1974, le Languedoc-Roussillon comptait 434 000 ha de vignes et produisait 33 Mhl de vins ; en 2015, la région affiche 236 000 ha de vignes et une récolte 2015 de 13,6 Mhl.

Source(s) :

Diaporama

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