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14 novembre 2015
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Revue de presse


Vendredi 13 novembre 2015 par Catherine Bernard alt Lire plus tard alt Commenter alt Imprimer alt Envoyer alt alt alt
  Revue de presse  

Le vin crée un incident diplomatique entre la France et l’Iran à l’occasion de la prochaine visite du président iranien. Les microbiologistes Claude et Lydia Bourguignon sont depuis 25 ans des lanceurs d’alerte. A la lisière du désert de Gobi, Ningxia ambitionne d’être la future Napa Valley. Naissance d’un « wine-studio » bouguignon, ou la réinvention de la coopération.

La radio RTL a levé le lièvre du couac diplomatique entre l’Iran et la France : « Sauf miracle, François Hollande et Hassan Rohani ne déjeuneront pas ensemble à l’Elysée. Ils ne dîneront pas non plus». Le quotidien L’Orient le jour  a enchaîné : « L'Iran ne veut pas d'alcool à table, Paris met en avant "les traditions républicaines des repas officiels ». Libération souligne : « La diplomatie passe aussi par la gastronomie, c'est bien connu ». Yves-Michel Riols analyse l’affaire dans Le Monde : « Une épineuse histoire de protocole risque de compliquer la première visite en France du président réformateur iranien (…) Les conseillers de l’Elysée ne cachaient pas leur irritation, lundi, face à cette polémique, qualifiée de « dérisoire », alors que ce déplacement sera dominé par des sujets majeurs, tels que la guerre en Syrie et la mise en œuvre de l’accord sur le nucléaire iranien ». Le quotidien du soir observe : « La controverse sur le protocole lié au voyage de M. Rohani à Paris n’est pas sans rappeler celle qui avait déjà entouré la visite d’un de ses prédécesseurs, Mohammad Khatami, le premier président de la République islamique à se rendre en France. Initialement programmée en avril 1999, celle-ci avait été reportée car l’Iran exigeait la suppression de boissons alcoolisées lors des réceptions officielles. Elle avait finalement eu lieu le 27 octobre 1999 : le président Chirac avait alors reçu son hôte à l’Elysée, non pas autour d’un repas, mais d’un simple goûter ».

La RVF fête les 25 ans du laboratoire de Lydia et Claude Bourguignon, célèbres microbiologistes spécialistes des sols agraires. « Il y a 25 ans, le vignoble français accordait-il autant d’attention qu’aujourd’hui à la vie du sol ? », demande la RVF à Claude Bourguignon. Réponse : « Non pas du tout. Il nous est arrivé pour prélever des échantillons de devoir utiliser une barre à mine ! La terre était dure comme du ciment. Avec une pioche et une pelle il était impossible de la creuser. Il y a 25 ans, on pensait que le vin se faisait surtout au chai. Les Américains disaient par exemple "soil for wine is just bullshit". Pour eux le sol était sans intérêt. Seul le vigneron comptait. Donc on ne parlait pas du sol ». Jacques Berthomeau les reconnaît dans une de ses chroniques comme des « lanceurs d’alerte depuis 25 ans ». Il confesse : « Lorsque Lydia et Claude Bourguignon ont pris la tangente de l’INRA, en 1990, j’étais aux manettes au 78 rue de Varenne mais les échos de leur combat ne sont pas remontés jusqu’à nous. Responsabilité partagée entre ceux qui tenaient les manettes de la recherche agronomique et nous-même trop préoccupés par le quotidien chahuté du Ministère de l’Agriculture ».

Le New York Times décrit le Ningxia comme la future Napa Valley. Le reportage se déroule dans une salle de l’Université Tsinghua à Pékin où « une douzaine d’étudiants  écoutent religieusement Emma Gao, une petite femme vive venue faire déguster les vins du domaine familial situé dans le Ningxia, une région reculée, aux frontières du désert de Gobi ». Cette jeune femme de 38 ans, formée à Château Calon-Ségur, est la nouvelle star de l’industrie chinoise du vin et le chef de file d’une école de vignerons. C’est aussi l’histoire d’une région minière, chaude et aride l’été, glacée l’hiver, que le vin fait revivre. « Il y a dix ans, souligne Jane Sasseen, les domaines se comptaient sur les doigts d’une main. On en recense aujourd’hui plus de 70, dont 40 sont en cours d’implantation. Le gouvernement a fixé la barre à 200 d’ici 2020 ». Les investisseurs français y sont présents : « C’est là que LVMH fait des effervescents et que Pernod Ricard investit dans la modernisation d’une winery ». En écho à cette enquête, Eric Asimov, le journaliste vin du New York Times, s’est prêté à une dégustation de cinq vins chinois. « La Chine est un jeune producteur de vin qui dispose de beaucoup d’argent et de ressources. A la lumière de ces cinq vins, il ne fait aucun doute qu’ils s’imposeront comme des vins acceptables dans toutes les gammes ». Dr Vino met un bémol à cet enthousiasme : « Pour cela, il faudrait d’abord une réforme stipulant que les raisins entrant dans les vins de Ningxia proviennent exclusivement du vignoble. Or aujourd’hui, il suffit que 10% des raisins proviennent non seulement d’un vignoble chinois mais de tout autre vignoble chinois du monde pour afficher sur les étiquettes, vin chinois (…) Cela contribuerait à la maturité et à la reconnaissance de l’économie chinoise toute entière ».

Le Point salue la naissance « d’un wine-studio bourguignon ». Christophe Tupinier explique : « Le concept est très développé en Californie, mais beaucoup moins en Bourgogne. Un « wine studio » est un lieu entièrement équipé pour vinifier, élever et mettre en bouteilles ses vins, loué à différents opérateurs qui vont ainsi se côtoyer et partager le matériel ». L’initiative en revient à Dominique Lafon et Pierre Meurgey, lesquels viennent de s’associer pour reprendre le château de Bligny-lès-Beaune. « Nous voulons bien sûr rentabiliser le lieu, mais l'idée est aussi de donner au château l'esprit d'une pépinière où l'échange sera la règle entre les locataires », explique Dominique Lafon au Point. Le tandem « ne recherche pas une personne qui viendrait vinifier 500 pièces de vin, mais plusieurs jeunes vignerons ou négociants débutants de petite taille, à l'image de leur première cliente : Jane Eyre. Cette jeune Australienne, responsable des vins chez Chris Newman, à Beaune, vient de vinifier à Bligny une vingtaine de pièces du millésime 2015 ». Le wine-studio illustre le livre de Martin Cubertafond, « Entreprendre dans le vin ». 

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