Flavescence dorée

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06 novembre 2015
DESBUREAUX Robert
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Mercredi 04 novembre 2015 - Viticulture 
Par Alexandre Abellan Commenter (0) Imprimer Envoyer

Flavescence dorée : les pépinières viticoles attaquent le ministère de l’Agriculture devant le Conseil d'Etat alt alt alt
Flavescence dorée : les pépinières viticoles attaquent le ministère de l’Agriculture devant le Conseil d

Discrète dans ses procédures judiciaires, la Fédération Française des Pépinières Viticoles vient de dévoiler son attaque du ministère de l’Agriculture devant le Conseil d’Etat, le 5 décembre 2014. Le syndicat national des pépiniéristes met en cause une note de service de la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL), publiée le 9 octobre 2014, « qui posait que tous les ceps présentant des symptômes de jaunisse étaient présumés atteints de flavescence dorée. Or il faut analyser ces pieds, qui sont souvent sains. Et s’ils sont atteints, il peut s’agir de bois noir, pas uniquement de flavescence dorée » explique David Amblevert, le président de la FFPV. « On ne pouvait laisser s’installer une présomption de flavescence dorée, surtout au vu des efforts de prospection que nous menons. Sinon les analyses régionales de risques auraient été faussées, et le déclenchement des traitements généralisés à l’eau chaude sur les greffons et porte-greffes  » ajoute-t-il.

Le Conseil d’Etat n’a, pour l’instant, pas statué sur l’assignation de la FFPV, qui attaque des aspects techniques de la note (qui est plus restrictive que l’arrêté du 19 décembre 2013, qu’elle complète) et formels (dans les signatures). Mais le ministère a déjà publié un nouvel arrêté, ce 7 septembre, suivi par deux notes de services (le 14, puis le 23 septembre). « En un an, nous avons eu quatre notes de services… » soupire David Amblevert. Il remarque, qu’a priori, il n’y est plus question d’amalgame entre symptômes de jaunisse et diagnostic de flavescence dorée. Il espère désormais pouvoir tisser des relations de confiance avec la DGAL, et que cette première assignation du ministère soit également la dernière.

A noter que si la procédure suit son cours, il s’en est fallu d’un cheveux pour qu’elle ne soit pas recevable. Complétant l’arrêté du 19 décembre 2013, la circulaire d’application du 9 octobre 2014 n’a été connue que très tardivement par les représentants de la pépinière. David Amblevert n’en a entendu parler que par le hasard d’une rencontre dans les allées du salon Vinitech, en décembre, alors qu’une telle note de service ne peut être contestée que durant un délai de 2 mois. Et David Amblevert de se demander ; « quand nous avons accueilli le représentant du ministère à notre congrès national des 22-23 octobre 2014, il n’a fait référence qu’à la note du 31 juillet 2014. Comment les professionnels peuvent-ils être à jour quand l’administration n’a pas les bons textes sous les yeux  ?» .

[Illustration : Conseil d'Etat]

 

eudi 05 novembre 2015 - Viticulture 

Par Michèle Trévoux La Vigne - Vitisphere Commenter (1) Imprimer Envoyer
Languedoc-Roussillon : la propagation de la flavescence dorée ne semble pas pouvoir s'arrêter alt alt alt
Languedoc-Roussillon : la propagation de la flavescence dorée ne semble pas pouvoir s

La flavescence dorée gagne du terrain en Languedoc-Roussillon. C’est ce qu’ont expliqué SudVinBio et la chambre régionale d’agriculture lors d’une conférence le mardi 3 novembre, à Narbonne (Aude). Carte à l’appui, les intervenants ont montré que cette progression s’est accentuée en 2015, sans pour autant donner de chiffres précis.

Il faut être draconien dans la mise en œuvre des mesures de lutte obligatoire

Le Gard, l’Aude et les Pyrénées-Orientales sont les plus touchés. Pourtant, dans le Sud du Gard, des mesures prises ont permis de limiter l’impact de la maladie, même si celle-ci reste présente. Mais de nouveaux foyers sont apparus en 2013 dans la partie rhodanienne du vignoble gardois, où la maladie s’est propagée très rapidement. L’Hérault, aujourd’hui moins impacté, a cependant observé la présence de la maladie dans de nouvelles communes depuis le début de l’année.

De nombreux professionnels s’étaient déplacés pour assister à cette conférence très suivie. L’occasion de rappeler que seule une lutte collective et pérenne permet de faire face à ce fléau. Un point sur lequel Christophe Pueyo du SRAL a largement insisté. «Mais il faut être draconien dans la mise en œuvre des mesures de lutte obligatoire », a-t-il soutenu.

Réduire les produits phytosanitaires

Pour appuyer ce propos, Antoine Verpy a présenté les résultats obtenus par le GDON du Libournais, lesquels ont fortement impressionné l’assistance. En 2014, celui-ci a réduit l’utilisation des insecticides de 83% et a diminué le ratio de pieds contaminés/ha prospectés. Le secret : une prospection de 25% des vignes chaque année (3 000 ha par an) et la mise en place de protocoles de lutte personnalisés. Le protocole de traitement obligatoire individualisé à la parcelle permet un premier niveau de réduction d’insecticides. Le monitoring des populations de cicadelles avec seuil de déclenchement du traitement en permet un second.

Josquin Lernoud, de la Chambre d’agriculture de l’Hérault, a profité de cette réunion pour rappeler les trois piliers de la lutte : le traitement à l’eau chaude en pépinière, la prospection au vignoble et la lutte insecticide. Des mesures prophylactiques, comme l’épamprage, peuvent améliorer l’efficacité des traitements.

 

Jeudi 05 novembre 2015 - Viticulture 
Par Juliette Cassagnes Commenter (0) Imprimer Envoyer

Flavescence dorée: le vignoble du Jura toujours indemne alt alt alt
Flavescence dorée: le vignoble du Jura toujours indemne

Les vignerons jurassiens se sont mobilisés durant la semaine du 5 octobre 2015 pour prospecter leurs vignes et tenter de détecter d'éventuels symptômes de flavescence dorée. 411 viticulteurs sur les 570 que compte le vignoble, aidés de techniciens, ont ainsi sillonné pendant quatre jours les rangs de vigne, soit au total 201 entreprises représentées – négociants, domaines, etc – sur 207 vinificateurs. « C'est donc une forte participation », commente Daniel Cousin, directeur de la Société de viticulture du Jura.

Pour cette deuxième année de prospection, près de 800 hectares de vignes ont été inspectés. Sur deux ans, cela porte donc entre 70% et 80% la surface désormais couverte.

180 échantillons suspects ont été prélevés et analysés. Les vignes dites «  à risque », c'est à dire les jeunes vignes pour lesquelles une vigilance existe depuis 2002, ont donné lieu à un prélèvement de 54 échantillons. « Aucun échantillon n'a révélé la présence de la flavescence dorée. Le vignoble jurassien est donc toujours indemne de flavescence dorée », annonce Daniel Cousin. L'an passé, les prospections avaient permis d'arriver aux mêmes conclusions. Une nouvelle rassurante donc, pour la filière viticole jurasienne.

[crédit photo: site stop-flavescence-bourgogne.fr]

Source(s) :

Diaporama

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