Une récolte de plus en plus mécanisée

14 septembre 2015
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Une récolte de plus en plus mécanisée

Frank Niedercorn / Journaliste | Le 14/09 à 07:00   http://www.lesechos.fr/journal20150914/lec2_pme_et_regions/021318761512-une-recolte-de-plus-en-plus-mecanisee-1155170.php

Jadis rétif à la mécanisation, le vignoble bordelais s'est converti aux machines à vendanger et, plus récemment, au tri optique.

A Château Montrose, la propriété de Martin Bouygues, ou Château Pape Clément, celle de Bernard Magrez, un nouvel appareil s'est invité à l'occasion des vendanges : le drone qui permet de surveiller l'état sanitaire de la vigne depuis les airs voire de contrôler la récolte. Des cas pour l'instant marginaux, reconnaît Gilles Brianceau, directeur du « cluster » aquitain Innovin : « Ces grandes propriétés ont les moyens de faire leur propre R;D et aussi de se faire plaisir. »

Pourtant l'offre de service se professionnalise et, dès l'année prochaine, un service Vitidrone devrait être lancé. Plus discrètes mais aussi plus efficaces, les machines à vendanger font désormais partie du paysage bordelais. Apparues dans les années 1980, elles ont d'abord été regardées avec suspicion en Gironde. « Aujourd'hui il s'agit d'un marché mature et de remplacement », confirme Eric Rodriguez, directeur commercial de Pellenc Bordeaux Charente, le numéro un du secteur. Plus performantes et plus respectueuses de la vigne, elles ont totalement remplacé les vendangeurs dans l'Entre-deux-Mers, la région qui fournit les gros volumes de vins de Bordeaux. Même si elles sont vendues aux environs de 200.000 euros. « Elles sont surtout achetées par des groupes de viticulteurs ou des entrepreneurs », explique Eric Rodriguez. Elles sont en revanche ignorées de la plupart des grands crus du Médoc. Question d'image pour des châteaux qui vendent leur vin plusieurs dizaines voire centaines d'euros la bouteille.

D'autres appareils sont venus redynamiser la mécanisation viticole : les systèmes de tri optique auxquels les châteaux bordelais ont en revanche immédiatement adhéré. Apparues il y a quelques années, ces machines sont capables de trier jusqu'à 15 tonnes à l'heure. La récolte qui défile sur un tapis roulant est soumise à l'examen d'une caméra qui prend des milliers de clichés à la seconde. Les détritus, bouts de feuille ou de bois, voire les fruits pourris ou encore verts, sont ensuite expulsés par de petits jets d'air.

Comme les petits pois

Les viticulteurs font parfois aussi preuve d'imagination. A l'image de Philippe Bardet, vigneron à Saint-Emilion à l'origine d'un système alternatif de lavage et de tri baptisé « Tribaie ». Mis au point avec le fabricant de machines pour l'agroalimentaire Amos Industrie, il s'inspire de ceux utilisés pour la récolte des petits pois ou des haricots verts. « Nous étions les seuls dans l'agroalimentaire à ne pas laver ni sélectionner notre récolte. Je pensais que c'était une erreur », se souvient-il. Vendue à une cinquantaine d'exemplaires, la machine vient d'avoir une descendance. Continuant de collaborer avec Amos Industrie, Philippe Bardet a travaillé à une nouvelle machine : Calibaie. Développée avec l'aide d'Innovin, elle trie les raisins en fonction de leur taille. Celle-ci ayant une influence sur leur potentiel qualitatif et oenologique.

Frank Niedercorn,
Les Echos Correspondant à Bordeaux

Source(s) :

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