INAO : 26 appellations rouge autorisées à utiliser le VCI

05 septembre 2015
DESBUREAUX Robert
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endredi 04 septembre 2015 - Réglementation 
Par Emilie-Anne Jodier La Vigne - Vitisphere
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INAO : 26 appellations rouge autorisées à utiliser le VCI

Un vent d’optimisme a soufflé dans les couloirs de l’Inao, mercredi 2 septembre. Réunis en comité national des vins d’appellation, les professionnels de la filière se sont réjouis de la belle récolte à venir, à en croire Eric Rosaz, responsable du pôle vin de l’institut.

C’était donc l’année idéale pour mettre en place le VCI pour les rouges. Un sujet qui a occupé une bonne partie des débats. « Une cinquantaine d’appellations avait présenté une demande de VCI », indique Eric Rosaz. Au total, 26 AOP pourront constituer un VCI, de 4 à 6 hl/ha, pour leurs vins rouges, dont une grande majorité d’appellations bordelaises (Bordeaux, Bordeaux supérieurs, Côtes de Bour, Médoc et Graves, notamment). Savoie, Ventoux, Bergerac, Chinon et Bourgueil font également partie de la liste des admis, qui sera officialisée par décret en novembre.

« C’est un système assez complexe à mettre en place, fait remarquer le responsable du pôle vin. Nous vérifions que les ODG ont les capacités de gérer les contraintes administratives lourdes que cela implique. » Mais à l’Inao, on insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une décision irrévocable, un VCI refusé une année peut être accepté l’année suivante.

Dans la vallée du Rhône, le VCI a créé des tensions entre production et négoce. La production a voulu placer l’intégralité des volumes autorisés en VCI (10% max du rendement, soit 5hl/ha) quand le négoce a souhaité en commercialiser le plus possible.

Mais c’est bien la production qui a obtenu gain de cause, puisque l’Inao a orienté ses préconisations pour un VCI de 5hl/h pour le côtes-du-rhône et de 4hl/ha pour le côtes-du-rhône villages. La réponse définitive sera donnée en novembre, une fois les rendements actés.

En blanc, trois nouvelles appellations ont obtenu l’aval de l’institut pour instaurer le VCI : Beaune, Beaune Premier cru et Chinon. Enfin, l’Inao a annoncé l’ouverture d’une expérimentation pour un VCI effervescents en appellation  Vouvray.

[Crédit photo : Emilie-Anne Jodier]

 

Mercredi 02 septembre 2015 - Organisation professionnelle 
Par Alexandre Abellan
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Rendement 2015 : crispations sur le curseur du VCI en AOC Rhône alt alt alt
Rendement 2015 : crispations sur le curseur du VCI en AOC Rhône

Le Comité National des vins d'appellation de l'Institut National de l'Origine et de la Qualité (INAO) va voir la filière viticole se positionner sur la liste d’appellations rouges demandant en 2015 l’ouverture d'un Volume Complémentaire Individuel (VCI). Immanquablement, cette réunion devrait voir éclater au grand jour les tensions entre le négoce et la production. La première famille reprochant à la seconde de ne pas avoir de voix (décisionnelle) au chapitre, tandis que le vignoble déplore des postures de franc-tireur. Dans le cas du VCI*, « nous sommes tous d’accord sur le principe et allons dans le même sens » explique pourtant le négociant rhodanien Michel Chapoutier (président de l’Union des Maisons et Marques de Vin). La pierre d'achoppement vient de l'appellation Côtes du Rhône, et plus particulièrement du curseur pour sa part de VCI rouge en 2015.

Pour 2015, la production a arrêté un rendement de 51 hectolitres par hectare pour l’AOC régionale, avec un VCI de 5 hl/ha, tandis que le négoce défend un rendement de 54 hl/ha, avec un VCI de 2 hl/ha (initialement, les négociants proposaient un rendement de 56 hl/ha, sans VCI). Président du négoce régional, Etienne Maffre explique cette divergence de position par « les conditions particulières du millésime 2015 : stocks bas (inférieurs à 2013) et dynamisme commercial (avec une attente forte du millésime 2015) ». D'après lui, il est plus judicieux d'augmenter les rendements (et donc des volumes immédiatement disponibles) que de privilégier un stockage climatique (à la commercialisation décalée d'au moins un an). L'inverse serait « une forme de raréfaction artificielle » tranche-t-il.S'inquiétant de dérives malthusiennes, Michel Chapoutier estime également qu'« il faut que la valorisation soit portée par une augmentation de la demande, pas par une baisse de l’offre ».

Ne commentant pas directement le conflit à venir avec le négoce, le vigneron bordelais Bernard Farges (président de la Confédération Nationale des producteurs de vins AOC) estime qu’il « n'imagine pas que le négoce n'apporte pas tout son soutien lors de la mise en œuvre du VCI rouge dans les AOC en 2015 ». Mais il souligne qu'« après cinq ans d'expérience en Gironde, il a pu être rassuré en constatant l'intérêt de lisser les pertes de disponibilités, qui peuvent être dramatiques pour une exploitation, une appellation, une filière. » Arrêtée par décret, la mise en place du VCI rouge (un an après le VCI blanc) devrait marquer un tournant dans la gestion de la production français, arrivant de paire avec le lancement d'un contrat socle spécifique à la viticulture. « Les outils que sont le VCI et l'assurance récolte viennent apporter de la compétitivité aux entreprises, le premier étant un amortisseur d'incident climatique sur les marchés, le second sur le plan financier » conclut Bernard Farges.

* : De vives tensions sont également sous-jacentes concernant la gestion du nouveau système d’autorisation de plantation. « La production est en train de faire rentrer au forceps le nouveau modèle dans le moule de l’ancien » critique Michel Chapoutier.

[Illustration : Détail des Vendanges, tapisserie des Pays-Bas du début du XVème siècle ; Musée de Cluny]

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