Pressée du vin de paille Le domaine Bourdy : ces survivants de la vigne

22 février 2015
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Pressée du vin de paille Le domaine Bourdy : ces survivants de la vigne http://www.lejsl.com/actualite/2015/01/18/survivants-de-la-vigne

le 18/01/2015 à 05:00 | Renaud Lambolez (Le Progrès)

Le domaine conserve de vieux millésimes pour certain datant du XVIII e siècle.  Photo R. L. 

Le domaine conserve de vieux millésimes pour certain datant du XVIII e siècle. Photo R. L.

Alors que se tient la 7e Pressée du vin de paille ce dimanche, focus sur l’un des domaines les plus célèbres et les plus anciens du Jura, créé entre 1475 et 1500.

Ils étaient 240. Seuls deux ont survécu. Avec le château d’Arlay, le domaine Bourdy est le seul de la commune à avoir pu faire repartir son activité après la crise du phylloxera survenue à la fin du XIXe siècle.

« Entre l’arrachage et le replantage, il a fallu dix ans pour que les vignes repartent, indique Jean-François Bourdy, aujourd’hui à la tête du domaine avec son frère Jean-Philippe. Il a fallu attendre 1904 pour retrouver un fonctionnement normal. Heureusement, nos ancêtres avaient des activités annexes qui leur ont permis de survivre. »

Jean-François et Jean-Philippe sont les représentants de la quinzième génération de la famille de viticulteurs qui travaille les vignes du domaine. Créé entre 1475 et 1500, celui-ci a traversé les siècles et acquit une belle notoriété en France comme à l’étranger. Au gré des mariages, il a changé quatre fois de nom (Cusin, Rameaux, Germain, Bourdy). Les dirigeants actuels, qui ont repris les affaires en 1990, descendent d’un paysan originaire de Cosges, François Bourdy, qui épouse la fille de Jean-Guillaume Germain le 3 octobre 1896.

Des bouteilles de plus de 200 ans

« Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce au travail de nos ancêtres, souligne Jean-François Bourdy. Ils ont laissé un grand nombre d’écrits qui montre leur ténacité. C’étaient des gens ancrés dans la terre mais qui avaient aussi quelques moyens. C’est ce qui a permis au domaine de perdurer. »

Malgré un XIXe siècle « difficile pour les exploitations viticoles », les guerres, le domaine s’agrandit petit à petit. De trois hectares, il est passé à dix aujourd’hui et c’est ouvert à l’export depuis le début des années 2000. « Mais il faut imaginer un agrandissement parcelle par parcelle. Les terres étaient divisées entre une multitude de personnes. Cela a été très long. »

En parallèle, le domaine s’est constitué l’une des plus belles caves du vignoble jurassien. Certaines bouteilles sont conservées depuis plus de 200 ans. Notamment des vins jaunes. « Et ce en prévisions des années difficiles, explique le vigneron. Mais aussi parce que notre famille a toujours été attachée à ses racines. Cela a été sa façon de transmettre aux nouvelles générations. »

La 7e édition a lieu ce dimanche, de 10 à 17 heures, à Arlay. Elle est organisée par l’association Brin de cultures. La journée débutera avec une célébration religieuse à 10 heures. À 11 h : défilé, brouette de sarment en feu dans le village et fanfare. À 11 h 45 : intronisation, puis 1re pressée du vin de paille par les vignerons. 14 h : concours suivi à 15 h de la deuxième pressée du vin de paille.

724 C’est en hectolitres la quantité de vin de paille vendue sur la campagne 2013-2014, soit 1 % des ventes des vignerons du Jura. Le vin est élaboré à partir de raisin séché, pour 100 kg de raisin. On obtient seulement entre 20 et 22 litres de jus, contre 70 litres par la méthode traditionnelle. La demi-bouteille de vin de paille est vendue entre 18 et 40 €.

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