La production française de vins pointe à la troisième place mondiale

28 décembre 2013
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Lundi 23 décembre 2013 - Viticulture Par Alexandre Abellan Sur Vitisphère Commenter (1) Imprimer Envoyer 2013 dans le rétroviseur : un millésime enterré, avant même d'être né A millésime tardif, jugements précoces ! Telle semble être la destinée du millésime 2013, aussi bien chez les professionnels que chez les prescripteurs et amateurs. Les vendanges allaient débuter que déjà se répandait l'idée que 2013 serait un mauvais millésime. S'il faut reconnaître que les aléas climatiques n'ont cessé de se succéder (ne serait-ce que par les orages de grêle à Vouvray, en Côte d'Or, dans l'Entre-deux-Mers...), le millésime 2013 s'annonce surtout chiche en quantité. A l'heure du bilan du millésime, le vignoble français affiche en effet une petite production, à 43,2 millions d'hectolitres de vins, ce qui est toujours mieux que 2012 (qui restera dans les annales du vignoble hexagonal comme la plus faible récolte de ces vingt dernières années) mais se trouve nettement à rebours de la tendance mondiale (281 millions hl produits en 2013, +9 % par rapport à 2012 selon l'OIV). Amputée par des phénomènes de coulure, de millerandage et de filage (ainsi que la grêle), la production française de vins pointe à la troisième place mondiale (l'Italie gardant la tête, l'Espagne passant en deuxième position). Pour la France, 2013 est le millésime le plus tardif du début de siècle (de 2 à 3 semaines de retard). En septembre, Inter Beaujolais résumait bien la chose : « 2013 marque un retour aux conditions climatiques des années 80 et 90 » (ce qui inquiétait avec les délais serrés du Beaujolais Nouveau). Les dates de vendanges n'étaient pas les seules à retourner dans un passé révolu. David Pernet (fondateur de la société de conseil Sovivins) a ainsi « revu des niveaux des maturités à la vendange que nous pensions ne jamais revoir ! » Marqués en bordelais par une forte pression de Botrytis, les décisions de vendanges ont souvent privilégié l'état sanitaire aux avancées de maturités. Ce qui assoit la réputation de médiocrité du millésime 2013 et interroge déjà sur les prochaines ventes en primeur. « Il est toujours difficile de justifier un bon millésime à Sauternes quand son image est entachée par les bordeaux rouges » nous confiait Sandrine Garbay (maître de chai du château d'Yquem). Pour la majorité du vignoble français, redorer le blason de 2013 sera l'enjeu du début 2014. Le Languedoc-Roussillon se donne cet objectif ambitieux, lui qui a connu un millésime particulièrement favorable. Pour d'autres régions, le but sera de maintenir les approvisionnements auprès de leurs clients, pour ne pas (trop) céder de parts de marché. Ce serait la double peine nous expliquait Jean-Michel Pieaux (président du Syndicat Viticole de Vouvray), qui confirmait que malgré les faibles rendements « il y aura un millésime 2013 à mettre sur le marché ! » Si malgré les ravages de la grêle il y a des vins à commercialiser, la questions des équilibres entre l'offre et la demande va pousser les cours à la hausse, notamment en Bourgogne, où la situation est plus que tendue. Les espoir se portent sur la productivité du millésime 2014. « Il faut vraiment qu'il n'y ait pas d'aléas climatiques au printemps 2014, sinon la situation deviendra compliquée pour assurer la demande des marchés » jugeait également Christian Vital, délégué régional du Bureau des Vins d'Anjou et de Saumur.

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Diaporama

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