"Le vin fait partie de notre culture"

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11 février 2013
DESBUREAUX Robert
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Philippe Faure-Brac : "Le vin fait partie de notre culture"


http://www.laprovence.com/article/caves-et-domaines/philippe-faure-brac-le-vin-fait-partie-de-notre-culture

Publié le lundi 11 février 2013 à 15H57

Il préside la 13e édition du "Millesime", ce soir, à l'Hôtel du département

Le sommelier marseillais Philippe Faure-Brac est l'invité de marque de cette édition 2013.

Photo Stéphane Duclet

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Que représente pour le Meilleur sommelier du Monde 1992 ce parrainage du "Millésime" ?
Philippe Faure-Brac : "Un vrai plaisir car je suis né à Marseille et les Bouches-du-Rhône ont été le révélateur de ma vocation. Et parrainer le Millésime en cette année capitale est encore plus symbolique. Quand on parle aux gens de la cité phocéenne, cela leur évoque beaucoup de choses mais rarement le vin.

Or l'histoire de la ville est intimement liée à cette boisson. Depuis les premiers phocéens, des générations d'hommes et de femmes ont perpétué et développé cette culture, à tous les sens du terme. La preuve, c'est qu'un jour, l'un des meilleurs sommeliers du monde a été un Marseillais...

- Qu'attendez-vous de cette manifestation ?
P.F.-.B. : Elle est le point d'orgue de l'année viticole dans le département. Elle permet de montrer au public qu'il y a non seulement beaucoup de vignes et de belles AOC dans les Bouches-du-Rhône, mais aussi que ces vins concernent directement les gens par leur diversité et leur qualité.

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Ces vins, que vous décrivez si bien, sont-ils à la carte de votre restaurant parisien ?
P.F.-.B. : Bien sûr. J'ai des Cassis, des Palette, des Sainte-Victoire et des Baux de Provence. Mes clients ne réalisent pas toujours que ce sont des vins des Bouches-du-Rhône. Quand je leur dis qu'ils viennent du 13, de chez moi, ils sont étonnés par la qualité de cette production. Cela permet d'accrocher les consommateurs et de les surprendre.

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L'omniprésence des rosés dans les AOC Cotes de Provence, Sainte-Victoire et Coteaux d'Aix ne menace-t-elle pas l'existence des vins rouges ?
P.F.-.B. : C'est un vrai risque mais peut comprendre la préoccupation des vignerons de privilégier des vins qui se vendent . Or en 20 ans, la part du rosé dans la consommation française est passée de 10 à 26  %. Et leur qualité ne cesse de progresser.

Ce ne sont plus ces vins que l'on servait presque glacés pour en cacher les défauts. Techniquement, ils constituent une référence, et en plus, ils génèrent des profits très rapidement. D'où la tentation de ne plus faire que cela. Les rouges sont plus longs à élever, à vendre et à faire fructifier financièrement. Je ne cesse de le répéter aux vignerons : ne laissez pas de côté une partie de votre savoir-faire ; préservez le panache -et le plaisir- de faire des vins de garde.

- Comment sont considérés les blancs de Cassis au niveau national ?
P.F.-.B. : Ils sont la vitrine des blancs de Provence avec une belle fraîcheur, une note acidulée et une minéralité affirmée qui n'ont pas d'équivalent ailleurs. Ils ont une vraie identité. Mais eux aussi sont soumis à la pression du rosé.

- Que pensez-vous de la micro-appellation Palette ?
P.F.-.B. : J'aime beaucoup. J'ai surtout un faible pour le Château Simone blanc qui se conserve vraiment très bien, même si ces vins se boivent généralement jeunes. Leur complexité est inouïe et leur densité aromatique incroyable avec des touches de miel, de résine et de fruits exotiques ; l'idéal pour accompagner une volaille ou des crustacés.

- Quel regard portez-vous sur les vins des Baux de Provence et d'une manière générale les vins bio ?
P.F.-.B. : Il y a toujours eu dans ce massif un état d'esprit très "retour à la nature" dans lequel s'inscrit la démarche bio mais pour ma part, je ne suis pas un inconditionnel du bio. Un vin, il faut d'abord qu'il soit bon. Si en plus, il est bio, eh bien... tant mieux. Je pense qu'il faut aller plus loin en faisant de la biodynamique qui consiste à optimiser les effets du bio au niveau du travail de la vigne et du vin.

Il s'agit toujours de produits bio mais que l'on fait soi-même et qui sont mis en oeuvre en fonction des cycles planétaires et lunaires. Je suis d'autant plus concerné par cette approche qu'elle a été adoptée par le Domaine du Seigneur, dans le Gard, auquel je suis associé. Les excellents résultats que nous obtenons montrent que la vigne a surtout besoin d'un environnement vivant".

Philippe Gallini

Source(s) :

Diaporama

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