45es Olympiades des métiers Normandie 2018 – palmarès des métiers de bouche

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03 décembre 2018
WOERLE Antoine
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Le Syndicat des Vins de Pessac-Léognan et l'Association des Sommeliers de Bordeaux aquitaine organisent, annuellement, un concours à destination des élèves en formation en France, Belgique, Suisse et autres pays francophone, dénommé Meilleur Sommelier en formation en vins de Bordeaux "Trophée Pessac-Léognan », il se déroulera au sein de cette prestigieuse appellation les 6 et 7 mai 2019.

Merci à vous de relayer l'information sur votre site et auprès de vos adhérents, certains ont déjà reçu l'info mais d'autres ont pu être oubliés

Bien cordialement

Dominique COURREGELONGUE Relations publiques et communication A.S.B.A.     Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Le Grand prix international des vins de Corse est attribué à...

Par Jean-Jacques Gambarelli--25 novembre 2018 à 16:18

Ajaccio-

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Dominique Peretti, sommelier au grand hôtel de Cala Rossa à Porto-Vecchio est le lauréat de ce concours de prestige qui s'est tenu, hier au palais des congrès, à l'occasion du gala des sommeliers insulaires

La scène se passe hier matin au palais des congrès. La porte est close. Impossible d'y entrer. Dans les couloirs du premier étage de la bâtisse, ils sont cinq, trois jeunes hommes et deux jeunes femmes, à exprimer une certaine inquiétude. Voire de l'angoisse.

Il faut dire que l'enjeu est pour eux de taille : ils participent au Grand prix international des vins de Corse, organisé par l'association des sommeliers de Corse que préside Christophe Giraud, dont le but est de grouper des sommeliers professionnels, hommes ou femmes, et les personnes qui s'intéressent à cette profession afin d'en maintenir les traditions.

Tout en formant des jeunes pour leur inculquer les grands principes du vignoble insulaire et, en corollaire, en défendre moralement l'éthique.

"Ce concours est ouvert aux professionnels, hommes et femmes de toutes nationalités, qu'ils soient sommeliers professionnels, commis sommeliers, maîtres d'hôtel ou serveurs faisant office de sommelier, âgés de plus de 24 ans à la date de la finale. Si l'édition 2016 n'avait réuni que des participants en poste sur l'île de Beauté, la volonté de l'association est bien de réunir des candidats français issus du continent ainsi que des pays voisins du bassin méditerranéen. Car n'oublions pas que les vins corses et leurs appellations et cépages suscitent l'intérêt de bien des professionnels du vin", détaille Christophe Giraud. Ce concours a permis de faire venir Olivier Poussier, meilleur sommelier du monde 2000 et inconditionnel des vins produits sur l'île.

Le stress des candidats

Ils sont donc cinq à concourir pour ce Grand prix. Quentin Goepfert est chef sommelier au domaine de Murtoli ; Émilie Seguy, elle, travaille à l'hôtel la Roya à Saint-Florent ; Cécilia Henao-Rojas est au chemin des Vignobles à Ajaccio ; Dominique Peretti au Grand hôtel Cala Rossa à Porto-Vecchio et enfin Arnaud Fatome est sommelier au restaurant Les Climats, dans le 7e arrondissement de Paris (une étoile au Michelin).

Les épreuves se succèdent pour les candidats. Et celles de la matinée vont déterminer les trois retenus pour la demi-finale. Le compte est vite fait : deux d'entre eux seront éliminés.

Le verdict tombe à 14 h 30. Dominique Peretti, Arnaud Fatome et Cécilia Henao-Rojas sont qualifiés."Le plus difficile a été l'épreuve écrite portant sur le vignoble corse, la Corse en général ainsi que sur les vins méditerranéens", précisent tous les candidats. Mais le "calvaire" pour les demi-finalistes est loin d'être achevé. Ils doivent maintenant passer trois "ateliers" face à plusieurs membres du jury.

Le premier concerne un "accord entre mets et vins", le second est lié au "service à table", enfin le troisième met les candidats face à "une dégustation à l'aveugle" de six boissons qu'ils doivent découvrir. Après plusieurs heures d'échanges entre le jury, le président Olivier Poussier ouvre la porte et prononce la phrase fatidique : "Le Grand prix international des vins de Corse est attribué à..."

Et finalement, devançant Arnaud Fatome (2e) et Cécilia Henao-Rojas(3e), c'est Dominique Peretti que la profession, hier, a honoré.

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Fabriquera-t-on bientôt des vins de synthèse à base de chimie ?

Par Mathilde Fontez et Grégoire Bouillier  Le 26 nov 2018 à 06h00 mis à jour 27 nov 2018 à 10h25     https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/fabriquera-t-on-bientot-des-vins-de-synthese-a-base-de-chimie-47058

Des entreprises travaillent à une formule de vin fabriqué de A à Z en laboratoire. Objectif: maîtriser complètement ses arômes, tout en abattant les coûts.

Des vins composés de tanins, de glycérine, de sucre et de composés aromatiques, le tout arrosé d'un zeste d'éthanol et de... 85% d'eau pure! Vous ne rêvez pas: telle est la recette des vins de synthèse fabriqués par la start-up californienne Ava Winery, dont le slogan (aux doux arômes christiques) affirme qu'elle a "le pouvoir de transformer l'eau en vin en quinze minutes"! Les vignerons, si attachés au lien qui unit le vin au temps, apprécieront.

Sur le même sujet

Comment un vin peut-il avoir un goût de pamplemousse ?

Il n'empêche, Mardonn Chua et Alec Lee, les deux chimistes d'Ava Winery, ont planché pendant des mois pour transformer l'alchimie séculaire du vin en pure chimie. Assistés d'un sommelier, ils ont passé de grands crus au crible de spectromètres afin d'en identifier la composition moléculaire. À la clé? Une imitation de moscato d'Asti (un vin pétillant italien), puis de champagne Dom Pérignon, de chardonnay et de pinot noir.

Un prix réduit

L'intérêt? Il est économique. Car plus besoin de vignobles, de vendanges ni de vinification, plus d'aléas climatiques ni de pesticides (les vins de synthèse s'affichent 100% bio!). De quoi trouver un faux pinot noir 10 fois moins cher qu'un vrai.

Oui, mais que valent ces vins de synthèse? Selon le magazine britannique New Scientist, qui a pu les goûter, le résultat serait "mitigé". Ce n'est pas une surprise: car transformer l'eau en vin tient du miracle scientifique. Certes, 3 molécules suffisent à reconstituer les notes d'agrumes du sauvignon. Mais une bouteille de vin contient jusqu'à 1000 composés différents. Une profusion que les experts de la chimie des arômes s'échinent à identifier depuis... 40 ans!

Une tâche colossale. D'abord, il s'agit de repérer les "molécules clés" dans un vin, puis de vérifier leur effet en les synthétisant et en les diluant dans une solution témoin. À savoir un "vin désaromatisé", c'est-à-dire dont les molécules odorantes - très volatiles - sont éliminées en mettant le vin sous vide à 20°C. Ce qui donne un vin sans arôme, une base neutre idéale. Des dizaines de composés ont ainsi été testés, permettant d'analyser l'arôme de certains cépages. Tel celui du muscat, au début des années 1980: ses notes florales sont dues à des terpénols (linalol, géraniol, citronellol et trans-hotriénol). Ont suivi deux molécules présentes dans le riesling et le gewurztraminer : la beta-damascenone, à l'odeur de compote de pommes, et la béta-ionone, typique de la violette!

Des levures... aromatiques

De premiers succès loin d'épuiser le sujet. Car des composés aromatiques bien plus discrets entrent en jeu. Prenons la baie de sauvignon: elle n'émet aucune odeur, alors que les vins de ce cépage ont un arôme de pamplemousse ou de fruit de la passion. Un mystère que deux chercheurs de la faculté d'œnologie de Bordeaux ont réussi à élucider grâce à un dispositif sophistiqué couplant analyses sensorielle et chimique. Résultat: le bouquet du sauvignon dépend de 3 composés soufrés de la famille des thiols, dont le 3-sulfanylhexanol au parfum de pamplemousse et de fruit de la passion. Une fois ces composés ajoutés à des vins désaromatisés, des dégustateurs ont parfaitement reconnu l'arôme du sauvignon! La voie royale pour les vins artificiels?

Sauf que le lien entre une molécule et son odeur n'est pas systématique. Ainsi, les odeurs minérales perçues dans certains sancerres blancs ne sont pas liées à la présence de calcaire dans le sol. De plus, pourquoi certains arômes, absents dans le raisin, explosent-ils dans le vin? Pour le comprendre, il a fallu découvrir le rôle clé d'une levure: la Saccharomyces cerevisiae. Au cours de la fermentation alcoolique, celle-ci casse les liaisons chimiques et libère des thiols. Voilà pourquoi un grain de raisin sauvignon est inodore! Les levures dites "aromatiques" étaient nées. Et depuis une décennie, elles sont largement utilisées par les vignerons...

Reste que la précision des instruments d'analyse a beau être extrême (0,5 nanogramme par litre!), elle est loin d'égaler la sensibilité de notre nez! Faute d'être détectés, bien des arômes restent ainsi inconnus. Et quand bien même les molécules sont connues, tout n'est pas réglé...

Difficile de reproduire la signature aromatique d'un vin

Car si les chercheurs ont pu déchiffrer muscats et autres rieslings, c'est parce que ces cépages sont peu complexes. Quelques molécules suffisent à les reconstituer. Tout l'inverse du chardonnay ou des vins rouges, dont les notes fruitées résulteraient de la combinaison d'au moins 30 composés! Or, au-delà de 10, les chimistes butent sur un mur. Julien Jaffré, de l'Inra Dijon, a eu beau isoler 35 molécules responsables de l'arôme chardonnay, une fois recomposé, le vin ne sentait pas le chardonnay et les dégustateurs ne l'ont pas reconnu!

C'est que les molécules aromatiques ne font pas tout: les tanins, le degré d'alcool et même le taux de sucre brouillent les pistes, créant toutes sortes d'interactions. Il faut aussi compter avec des effets de seuil. À faible concentration, la molécule 4MMP exhale une agréable odeur de pamplemousse... qui se transforme en odeur de pipi de chat si on augmente sa proportion!

On le voit, ce n'est que goutte à goutte que les chimistes percent les secrets du vin. Mais ils y travaillent. De quoi voir débouler un jour prochain des vins "made in éprouvette"? Pas si simple: le Conseil européen a en effet défini en 1999 le vin comme une boisson résultant "exclusivement de la fermentation alcoolique complète ou partielle du raisin frais foulé ou non ou du moût de raisin". En bref, on n'est pas près de boire des "vins" de synthèse.

D'après Science & Vie QR n°26 « Le guide du vin »

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AUDE - L'AOC Fitou fête ses 70 ans

https://www.occitanie-tribune.com/articles/10227/aude-l-aoc-fitou-fete-ses-70-ans/

Créée en 1948 dans l'Aude, la plus ancienne appellation rouge du Languedoc célèbre avec le Millésime 2018 ses soixante-dix ans. Retour sur l'histoire d'un vignoble du massif des Corbières qui tire sa force d'une particularité : deux terroirs, le "Fitou maritime" et le "Fitou montagne" y jouent un tango gagnant autour du cépage identitaire, le Carignan.

Leurs soixante-dix ans, les vignerons du Fitou dans l'Aude s'apprêtent à le célébrer avec la commercialisation, au printemps 2019, du millésime 2018. Cuvée anniversaire, elle correspond en effet à la naissance de cette AOC, la plus ancienne en vin rouge du Languedoc, obtenue par décret le 24 avril 1948. A cette époque, cette reconnaissance de l'INAO allait redessiner le paysage des Corbières en découpant deux territoires bien distincts entre mer et montagne, pour les dédier aux vins rouges produits sous le nom de Fitou, au piémont des Corbières. Une originalité unique dans l'histoire viticole, désignant sous un seul nom deux enclaves géographiques réparties sur neuf communes : l'une, le Fitou maritime, située en bordure littorale et marquée par des sols argilo-calcaires soumis aux influences maritimes (Fitou, Leucate, La Palme, Caves, Treilles) ; et l'autre, le Fitou montagne, à 30 kilomètres au cœur des terres des Corbières montagneuses, où dominent les schistes et un climat moins sensible aux effets de la Méditerranée (Tuchan, Paziols, Cascastel, Villeneuve des Corbières).

La qualité au rendez-vous

De ce surprenant découpage et de ses contrastes, l'appellation qui fêtera en 2019 ses 70 ans, a su jouer pour accéder à une juste reconnaissance de la qualité de ses vins. Réputés solaires, marquant parfois l'oxydation et un manque d'acidité d'où résultaient des cuvées influencées par l'héritage des Vins Doux Naturels, les Fitou se caractérisent aujourd'hui par une bouche généreuse et charpentée, appelant souvent un élevage pour affiner les tanins et favoriser la micro-oxygénation de ces vins au fort potentiel de garde. « En 1948, le cahier des charges imposait à minima neuf mois d'élevage en foudres de chêne. Si le bois est encore utilisé, d'autres types d'élevage sont à présent pratiqués : cuves béton, inox, barriques ou foudres car l'appellation a su évoluer avec le goût des consommateurs », explique Alban Izard, responsable communication du Syndicat du Cru et vigneron au Domaine Lerys. Cette modification progressive du cahier des charges a accompagné la montée en gamme qualitative de l'AOC Fitou, les progrès viticoles et œnologiques réalisés sur les dernières décennies ayant permis d'obtenir des tanins moins durs, et des vins prêts à boire plus tôt dans la saison. Symbole de ce dynamisme ? Avec 37 caves particulières et 3 caves coopératives, Fitouconnaît depuis quelques années une vague d'installations en caves particulières (Domaine Sarrat d'en Sol à Tuchan, Domaine Balansa à Villeneuve-les-Corbières...), un nombre croissant de domaines en conversion bio (Domaine Lerys, Château de Nouvelles, Château Les Fenals) ou certifiés AB (Domaine Mamaruta, Domaine La Grange, Mas des Caprices) avec quelques vignerons qui s'essayent aux vins sans ajouts de SO2.             

Un cépage identitaire, le Carignan

C'est là une autre particularité de l'appellation : les vins de Fitou sont élaborés à base du cépage Carignan qui, avec le Grenache, doit compter pour 60% à minima dans les assemblages. " Dans le Languedoc qui a beaucoup renouvelé son encépagement mais perdu en superficie de vignoble, les vignerons du Fitou ont toujours misé sur cet authentique et traditionnel cépage méridional, fortement replanté dans les zones qualitatives après les ravages du phylloxera. Le Carignan est un très bon cépage, peu exigeant, très adapté à la sécheresse. Indéniablement, il signe l'identité de nos vins en assemblage avec le Grenache, le Mourvèdre et, ou, la Syrah. », rappelle Jean Daurat-Fort, président de l'appellation et propriétaire du Château de Nouvelles, l'un des domaines historiques du cru. Ce cépage, décrié dans les années 80, est depuis devenu tendance... accompagnant, avec le temps, la reconnaissance d'une appellation qui a su conforter son identité. Il est aujourd'hui le symbole du dynamisme de l'appellation Fitou.

70 ans de Fitou, deux façons de le fêter

A l'occasion du salon Wine Paris, du 11 au 13 février 2019 à Paris

Prêts-à-déguster : Le décret d'appellation Fitou fixant la commercialisation des vins au 1er mai de l'année suivante, on dégustera sur le stand syndical de l'appellation le millésime 2018 en bruts de cuve seulement. Une bonne occasion de déceler les marqueurs aromatiques de chaque variété, l'AOC Fitou autorisant dans ses assemblages le Carignan, le Grenache, la Syrah et le Mourvèdre, deux cépages qui ont été rajoutés au cahier des charges dans les années 80.

Cuvée anniversaire Fitou 1948-2018 : Pour célébrer les 70 ans de l'AOC, les vignerons de la commune de Villeneuve-les-Corbières (coopérative de Mont Tauch, Domaine Balansa, Domaine Lerys et Château l'Espigne) signent une cuvée commune, valorisant les terroirs 100% schistes des Fitou côté montagne. Chaque vinificateur a fait un vin qui lui ressemble, puis les vins finis ont été assemblés, donnant lieu à une production très confidentielle.

AMBASSADEURS DE L'AOC FITOU 2019

Domaine Balansa, Bel Soula 2017

Domaine Esclarmonde, Partage 2017

Château Wiala, Rebelle 2017

Domaine de la Rochelierre, Noblesse du Temps 2017

Château des Erles, Château des Erles 2017

Vignoble Cap Leucate, Château-Lecaute Cézelly 2016

Les Vignerons du Mont Tauch, Hommage 2016

Les Maîtres Vignerons - Cascastel, L'Accord Parfait 2016

Clos Nysa, Jouvence 2016

Sarrat d'En Sol, Arménie 2016

Domaine Lerys, Prestige 2016

Château de Nouvelles, Gabrielle 2016

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Mondialement connues, les forêts de Chambord, Chantilly et Montpensier sont investies par des tonneliers à la recherche de signatures premium.

https://www.larvf.com/vin-chateau-chambord-vignes-tonneaux-tonnellerie-foret-montpensier,4603824.asp

Cet automne, trois nouvelles origines de bois ont fait leur apparition sur le marché de la tonnellerie haut de gamme. Les forêts de Chambord, Chantilly et Montpensier font ainsi leur entrée dans le catalogue de fabricants et leur bois de chêne est censé séduire les vignerons les plus pointilleux.

TRAÇABILITÉ IRRÉPROCHABLE

Pour la forêt du domaine national de Chambord, en Sologne, c’est la tonnellerie bourguignonne Cadus qui commercialisera la première "édition en série limitée" de 100 fûts (disponible en 225 et 228 litres). Argument commercial avancé par le domaine ? La traçabilité irréprochable du bois et l’association du nom de Chambord à un matériau d’origine prouvée.

De quoi séduire une clientèle surtout étrangère qui pourra, sous certaines conditions, mentionner sur ses bouteilles "élevé en fût de chêne de Chambord". En contrepartie, Cadus s’engage à replanter un arbre pour toute pièce coupée...

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Ça casse pour 20 % du vignoble français

La dose de cuivre tombe à 4 kg/ha/an lissée sur 7 ans

Mercredi 28 novembre 2018 par Alexandre Abellan.   https://www.vitisphere.com/actualite-88607-La-dose-de-cuivre-tombe-a-4-kghaan-lissee-sur-7ans.htm

Faute d'alternatives, des impasses techniques sont à prévoir suite au vote de la Commission Européenne. Réduite, la dose adoptée ne conviendra pas à tous les terroirs s'indigne-t-on dans la filière, bio comme conventionnelle.
Le verre est à moitié plein. Quitte à passer pour un peine-à-jouir, le vignoble français n'accueille pas avec un air béat le vote, ce 27 novembre par la Commission Européenne, de la réhomologation communautaire du cuivre. Au contraire, le compromis tout juste voté suscite les soupirs de déception et non de satisfaction dans le vignoble hexagonal. Dès le premier février 2019, les agriculteurs européens en général, et les vignerons français en particulier, verront leur utilisation du cuivre métal plafonnée à 28 kilos par hectares sur sept ans). Soit une dose annuelle de 4 kg par hectare et par an, avec un lissage sur sept ans et sans limite maximale annuelle, quand la limite actuelle était de 6 kg/ha/an sur une moyenne quinquennale pour les seuls bio. Le texte européen détaillé est désormais attendu pour détailler le dispositif, alors que la question des modalités, et organismes, de contrôle se posent pour l'ensemble de la filière.

Moindre mal ?

Saluant dans un communiqué « une décision équilibrée et pragmatique pour les producteurs, la protection de l’environnement et de la santé des consommateurs », le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, se « félicite de cette décision, qui est conforme aux demandes de la France, notamment sur la définition de seuils sur une échelle pluri-annuelle ». Si elle peut toujours sembler un moindre mal à l'interdiction pure et simple, un temps évoquée à Bruxelles, ou que les 4 kg/ha.an sans lissage sur cinq ans, proposée par le rapport* de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), cette dose ne satisfait pas les représentants du vignoble français.

« D’après nos statistiques, on va laisser 20 % des vignerons français bio sur le carreau. Sur les cinq dernières années, un vigneron bio sur cinq dépassait les 4 kg/ha/an. On est mal… » résume Thomas Montagne, le président des Vignerons Indépendants de France (VIF) et de la Confédération Européenne des Vignerons Indépendants (CEVI). Jusqu’au dernier moment, le vigneron provençal a défendu le maintien des 6 kg/ha/an, pensant notamment aux vignobles de Champagne, de la région Atlantique… Et aux risques de coup de frein dans les conversions à la bio.

"2018 a montré que ça ne pourra pas fonctionner"

« C'est une très mauvaise décision. La pression mildiou du millésime 2018 a montré que ce système ne pourra pas fonctionner » tranche Bernard Farges, le président de la Confédération Nationale des producteurs de vins AOC (CNAOC) et de la Fédération Européenne des Vins d'Origine (EFOW). Le viticulteur bordelais n'ayant jamais cru à la possibilité d'une non-homologation, il regrette la perte du statu quo : « les 6 kg/ha/an étaient un très bon dispositif qu'il fallait garder tant qu'il n'y avait pas d'alternatives viables et sérieuses ».

Cette dose « n’est pas forcément ce que l’on souhaitait, mais tout le monde a fini par comprendre que l’on ne peut pas sortir des produits chimiques en interdisant les alternatives. Même si le cuivre n’est pas la panacée » analyse Sylvie Dulong, la secrétaire nationale pour la viticulture de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et membre du bureau de la Fédération Internationale des Mouvements de l’Agriculture Biologique (IFOAM Europe).

Plan national cuivre

La vigneronne bordelaise se félicite que l’État français prépare un plan national sur le cuivre, conformément aux propositions de la FNAB. Devant être annoncée début 2019, cette feuille de route doit être portée par les ministères de l’Agriculture, de l’Économie, de l’Environnement et de la Santé. « Il faut que la viticulture soit présente dans ce plan national » conclut Thomas Montagne. En espérant que les résultats de ce groupe de travail français permettent d'ouvrir de nouvelles voies et d'éviter les impasses, voire contournements, qui s'annoncent. Il ne reste plus que cette piste pour voir le verre à moitié plein.

* : Remis en cause par les experts, les modèles de calcul de l’impact environnemental du cuivre doivent être révisés par l’EFSA pour la prochaine réhomologation, en 2025.

Le débat sur le cuivre court toujours

Le cuivre étant un sujet particulièrement polémique, l'insatisfaction de la filière viticole sur cette nouvelle dose n'est pas partagée par tous. Ainsi, Régis Marty, ingénieur technico-commercial pour BASF dans le Languedoc Roussillon estime sur Twitter que « Ia dose de 4 kg sur 7 ans est un compromis bénéfices/risques avec des arguments scientifiques à l'appui. Le bio devant apporter un bénéfice environnemental, santé... Cela obligera ceux qui ne se reposaient que sur le cuivre à faire évoluer leurs pratiques. » D'autres internautes raillant la « déception de ne plus pouvoir utiliser un produit mortel ».

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 MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION

       81 Arrêté du 20 novembre 2018 modifiant le cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Crémant de Bourgogne », homologué par le décret n° 2011-1718 du 30 novembre 2011
       https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037662920&dateTexte=&categorieLien=id

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Pessac, un vignoble réputé

Par bordeaux7 le 30 novembre 2018 à 00:32.  http://www.bordeaux7.com/focus/2018/11/30/pessac-un-vignoble-repute/
Le Château Pape Clément est l’un des plus anciens Grands Crus de Bordeaux. © S. MONSERANT

Si la Ville de Pessac est connue pour son campus universitaire, elle se distingue aussi par son vignoble et son appellation d’origine contrôlée Pessac-Léognan, renommés à l’international.
Du Château Haut-Brion, construit par Jean de Pontac en 1549, au château Haut-Brana, le plus petit vignoble de la ville, en passant par le château Les Carmes Haut-Brion, situé à la croisée des villes de Pessac, Bordeaux et Mérignac, sans oublier le château Pape Clément, le plus ancien domaine pessacais, ou encore le château Haut Bacalan, domaine où Montesquieu fit planter de la vigne en 1726, cinq propriétés produisent aujourd’hui du vin sur la commune.

« Mais il y a de la vigne à Pessac depuis le Moyen- Âge ! », précise Sabine Ratel, responsable du service Patrimoine et Tourisme de la Ville de Pessac. D’autres domaines, comme le Château de Camponac, le Château Cazalet, le Château Bellegrave ou encore le Château de Brivazac viennent s’ajouter au patrimoine viticole communal mais ne produisent plus de vin. « Le début du XXe siècle a laissé place à une aire d’urbanisation. Beaucoup de châteaux appartenaient au clergé et ont ensuite été confisqués, rachetés par des commerçants, des négociants, etc. », rappelle Sabine Ratel.

Produisant et exportant des vins rouges et blancs dans le monde entier, le vignoble pessacais affiche une notoriété internationale depuis plus de trente ans. Et pour cause : c’est le 9 septembre 1987 qu’a été signé le décret d’appellation d’origine contrôlée (AOC) Pessac-Léognan. De quoi mettre en lumière cette région qui s’est distinguée par la qualité des caractéristiques de son sol, de son climat et de ses traditions et production de vins. « On dit souvent que cette appellation est le berceau du vignoble bordelais. Elle a 2000 ans d’âge ! », souligne Sabine Ratel.

Une appellation reconnue
S’établissant sur dix communes (Cadaujac, Canéjan, Gradignan, Léognan, Martillac, Mérignac, Pessac, Saint-Médard d’Eyrans, Talence et Villenave d’Ornon),  l’appellation d’origine contrôlée se compose de 70 châteaux et domaines et comprend la totalité des Crus Classés de Graves, soit une quinzaine de châteaux. Parmi eux, figure le prestigieux Château Haut-Brion, « qui fut consacré 1er Grand Cru lors du Classement de 1855 ». Preuve que les vins de Pessac attirent, d’ailleurs, toujours autant l’attention : toute l’année, la mairie propose des visites guidées de châteaux viticoles de la ville. « Beaucoup de Pessacais s’y rendent pour connaître leur histoire, affirme Sabine Ratel, et les visites sont souvent complètes. »

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Agroforesterie

Le retour des arbres dans les vignes

Jeudi 29 novembre 2018 par Christelle Stef

La plantation d'arbres entre les vignes n'impacte pas la photosynthèseLa plantation d'arbres entre les vignes n'impacte pas la photosynthèse - crédit photo : DR

Selon les premières données du programme Vitiforest, les rangs arborés n’ont pas d’impact sur la vigueur, ni sur la maturité.
Planter des arbres au milieu des vignes. Tel est le principe de l’Agroforesterie. Mais aujourd’hui, il existe peu de références en viticulture sur l’impact de ce mariage. Durant trois ans, de 2015 à 2018, différents organismes techniques ont planché sur la question dans le cadre du programme Vitiforest. Ils ont dévoilé quelques résultats, le 22 novembre à Bordeaux lors d’une conférence sur le salon Vinitech. Concernant la biodiversité : « L’agroforesterie apporte une diversité dans la parcelle de vigne. Mais l’étude Vitiforest n’a pas permis de démontrer des effets forts et homogènes sur les ravageurs et les arthropodes », a expliqué Josépha Guenser, la directrice de Vitinnov qui a réalisé des mesures au sein de deux domaines : l’un en bio, l’autre en conventionnel. Toutefois, la spécialiste précise que les relevés ont été effectués durant seulement deux ans et sur des systèmes agroforestiers jeunes. A voir comment les choses évoluent par la suite.

Pas de concurrence

Sur le plan agronomique, les chercheurs n’ont pas noté d’impact des rangs arborés sur l’activité photosynthétique de la vigne, ni sur la biomasse, après 10 ans de cohabitation arbre-vigne. « Il n’y a pas eu de concurrence, pas d’effet sur la vigueur, ni sur la maturité », a précisé Marc Vergnes, de l’IFV Bordeaux- Aquitaine. Pour le démontrer, l’expert a réalisé des mesures avec le GreenSeeker et le Physiocap, deux capteurs qui permettent d’évaluer la biomasse de la vigne.

L’IFV a compilé tous les résultats du programme Vitiforest dans une brochure « Agroforesterie et viticulture », disponible ici

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https://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/formation-ecole/2018-12/45es-olympiades-des-metiers-normandie-2018-palmares-des-metiers-de-bouche.htm

45es Olympiades des métiers Normandie 2018 – palmarès des métiers de bouche

 lundi 3 décembre 2018 08:05 Journal de l’Hôtellerie. https://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/formation-ecole/2018-12/45es-olympiades-des-metiers-normandie-2018-palmares-des-metiers-de-bouche.htm


Les nouveaux lauréats des 45es Olympiades des métiers ont tous été appelé à monter sur scène
Les nouveaux lauréats des 45es Olympiades des métiers ont tous été appelé à monter sur scène

Caen (14)

Les finales nationales des 45e Olympiades des Métiers se sont déroulées les 29, 30 novembre et 1er décembre  2018 au Parc des Expositions de Caen (Calvados).

A l'invitation du Conseil Régional de Normandie et sous l'égide de WorldSkills France, plus de 630 jeunes professionnels de moins de 23 ans se sont affrontés sous les couleurs de leur région d'origine.

Les nouveaux lauréats des 45es Olympiades des métiers ont tous été appelé à monter sur scène afin de récupérer leur médaille. Après de nombreux mois d’entrainement, de préparation et trois jours de compétition intense.

 « La Normandie est fière d’avoir accueilli à Caen cette magnifique manifestation qui représente non seulement une formidable occasion de porter un coup de projecteur sur les filières professionnelles mais aussi de mettre en avant tous ces jeunes qui ont défendu avec force et persévérance leurs métiers et démontré leur haut niveau de qualification. La Région Normandie souhaite bonne chance aux médaillés d’or qui représenteront la Normandie et la France à Kazan lors de la finale internationale du 22 au 27 août 2019 » a déclaré Hervé Morin, Président de la Région Normandie.

Le palmarès métiers de bouche :

Cuisine - Or : François Eustace Normandie - Argent : Eva Durang-Mastin Hauts-de-France - Bronze : Said Soumaila Région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur - Excellence : Paul Bilbot Bourgogne-Franche-Franche-Comté - Excellence : Alexandre Huré Centre-val-de-Loire  - Excellence : Clarisse Aargout-Labbé Nouvelle-Aquitaine - Excellence : Mathis Bugel Pays-de-la-Loire.

Service en salle - Or : Maëlle Jegou Région-Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur - Argent : Louis Cozette Ile-de-France - Bronze : Aglaée Le Comte Bretagne - Excellence : Barnabé Heslouis Normandie - Excellence : Tiffen Bernhardt Grand-Est - Excellence : Emilien Clément Bourgogne-Franche-Comté - Excellence : Dimitri Carlesso Nouvelle-Aquitaine.

Sommellerie - Or : Margot Duffort Occitanie - Argent : Corentin Aubry Bourgogne-Franche-Comté - Bronze : Thomas Mazeyrie Centre-Val-de-Loire - Excellence : Victor Poulouin Région-Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Pâtisserie-Confiserie - Or : Romain Bert Nouvelle-Aquitaine - Argent : Damien Farge Auvergne-Rhône-Alpes - Bronze : Aubin Fargès Centre-val-de-Loire - Excellence : Julien Zarate Région-Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur - Excellence : Romane Maréchal Grand-Est - Excellence : Maxime Yvoz Hauts-de-France.

Boulangerie - Or : Antoine Heurteux Centre-Val-de-Loire - Argent : Damien Charpentier Bourgogne-Franche-Comté - Bronze : Laurine Martin Nouvelle-Aquitaine - Excellence : Charles Chapron Normandie - Excellence : Robin Borderon Pays-de-la-Loire - Excellence : Marie-Amélie Trégouet Bretage.

Boucherie - Or : Paolo Desbois Bretagne - Argent : Antonin Launay Pays-de-la-Loire - Bronze : Dylan Colin Nouvelle-Aquitaine - Excellence : Quentin Faist Grand-Est - Excellence : Armand Chéron Normandie.

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Claude Dibiase
   

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Diaporama

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C’EST LA RENTREE !!!  Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, C’EST LA RENTREE !!!!, cette phrase courte qui marque pour tous cette période de l’année d’une empreinte forte est là ! Le soleil...

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