L’ayze, un vin à vraiment redécouvrir

ayze
29 juillet 2018
vignoble
DESBUREAUX Robert
Retour

L’ayze, un vin à vraiment redécouvrir




 

Dans le courant du 1er  siècle, les Celtes avaient sélectionné un cépage, le vitis allobrogica, capable de résister aux conditions climatiques alpines. Son vin entra dans l’histoire à l’époque de l’empereur Auguste, connu sous le nom de vinum picatum (vin poissé). Un qualificatif probablement dû à son passage dans des tonneaux aux douelles de sapin ou de mélèze. Pline l’Ancien a largement relaté dans ses chroniques les crus de sotanum, taburnum et ellicum.

L’empire romain disparu, c’est l’Église qui fera survivre la piètre viticulture savoyarde à travers ses besoins en… vin de messe. À compter du XIe  siècle, les moines plantèrent la vigne “en crosse” (sur des arbres morts), pour une meilleure résistance aux intempéries. La production locale était de qualité médiocre. Les vins étaient souvent mal vinifiés, âpres et peu alcoolisés, mais suffisaient à des consommateurs paysans et ouvriers, peu difficiles.

On trouve les premières traces du vin d’Ayze en 1279 et cinq cents ans plus tard, l’ayze comptait 375 hectares de gringet (un cépage endémique, unique au monde), altesse et roussette, entre Ayze et Bonneville, sur des strates-argilo calcaire dues aux glaciers du Würm.

A lire dans les éditions Haute-Savoie de ce samedi  

Par Philippe CORTAY | Publié le 28/07/2018 à 06:03 


Dominique Belluard, l’homme qui a réinventé l’ayze

Dominique Belluard dans sa parcelle du Feu.    Photo Le DL/Bruno MAGNIEN
Dominique Belluard dans sa parcelle du Feu. Photo Le DL/Bruno MAGNIEN
  • Partager cette info
Les propriétés de la famille Belluard étaient autrefois recouvertes d’arbres fruitiers.

Albert, le père de Dominique, une vraie figure locale, s’était lancé dans l’arboriculture en 1947. Des connaisseurs locaux lui avaient conseillé de privilégier des terrains de culture de la vigne, car ils étaient réputés donner des fruits encore plus riches en goût, du fait de la pauvreté des sols. Les Belluard ont ainsi exploité leurs vergers avec une certaine réussite mais les années 80, la culture des fruits ne leur permit plus de vivre décemment. Albert Belluard entame alors une diversification de ses activités agricoles et plante quatre hectares de vignes. L’affaire fonctionne bien, aidée en cela par Dominique, l’un des deux fils, parti à Beaune faire des études d’œnologie. Dominique commence à s’occuper de la production et de la vinification avec son père, en 1988.

« L’observation et l’analyse permanente du vignoble nous mènent à une conduite de protection et de soin des plantes, assure Dominique Belluard. Nous sommes toujours à la recherche de l’équilibre entre le monde végétal, animal et minéral au détriment des pesticides de la chimie. »

Il constate que la “culture raisonnée” ne suffit plus. Convaincu par François Bouchet et Pierre Masson - les deux hérauts de la biodynamie en France -, Dominique entraîne le domaine Belluard dans cette méthode de culture, en 2001. Une riche idée qui a propulsé les vins du domaine jusque sur les tables étoilées de France.

Par Ph.C. | Publié le 28/07/2018 à 06:00 | Vu 95 fois

Source(s) :

Diaporama

Offres d'emploi

La Madelaine-sous-Montreuill
Publié le 11 avril 2019
PARIS
Publié le 11 avril 2019
Paris
Publié le 03 avril 2019

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

S'inscrire à la Newsletter