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02 juillet 2018
WOERLE Antoine
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De la vigne au vin Toute l'actualité de la filière

De la vigne au vin : des informations sur l'actualité et les mutations du monde du vin.

Comment faire du vin dans les climats froids ?

Comment soigner la vigne, à quel moment organiser les vendanges, quels cépages choisir, quelles levures pour quelle fermentation, quid du réchauffement climatique ? Pour la première fois, une conférence internationale va réunir, du 31 juillet au 3 août 2018, des professionnels du vin des pays scandinaves, d'Europe et d'Amérique du nord pour parler de la production de vin sous des latitudes en principe hostiles à la vigne, aux hivers longs et à faible ensoleillement. La conférence se tiendra à Copenhague et dans le sud de la Suède.

Parmi les intervenants, Steve-John Charters, professeur à la School of Wine and Spirits Business de Dijon, premier laboratoire de recherche entièrement consacré aux études comportementales dans le secteur des vins et spiritueux, Andrew G. Reynolds, spécialiste d'œnologie des climats froids à la Brock University au Canada, et Dominique Lebœuf, de la Société Française Laboratoire d'œnologie (Sofralab).

Du « Rouge » contemporain à Saint-Emilion

Gilbert & George, Buren, Jean-Pierre Raynaud, Jean-Michel Alberola... Dix-huit artistes internationaux exposent leurs œuvres du 6 juillet au 26 août au château La Dominique, grand cru classé à Saint-Emilion qui accueille pour la première fois une exposition d'art contemporain. Le thème dans le cuvier rouge signé de Jean Nouvel ? « Le rouge des villes et des forêts » avec par exemple 14 mobiles de néons rouges du Turc d'origine arménienne Sarkis ou encore le cœur dans la nuit bleue de Berlin du photographe français Nicolas Comment. Seule femme de l'exposition, la Finlandaise Katharina Bosse est présente avec une photo de sa célèbre série New Burlesque, montrant des performeuses en dehors de la scène.

« Armagnac impulsion ! »

Étudier le développement de la filière Armagnac, sa performance financière, le marketing, la créativité, renouveler son offre : tel est le but d'« Armagnac impulsion ! ». Pendant quatre journées de formation, producteurs et négociants du Bureau national interprofessionnel de l'Armagnac (BNIA) se pencheront de juillet à janvier sur ces thèmes, organisés par la Wine & Spirits Academy de Kedge Business School à Talence, près de Bordeaux.

L'Ecosse vainqueur de la « Left Bank Bordeaux Cup »

The University of Edinburgh a remporté le 8 juin au château Lafite Rothschild à Pauillac (Gironde) la « Left Bank Bordeaux Cup 2018 ». Les Écossais affrontaient sept autres clubs œnologiques des universités et grandes écoles : Yale Law School et Harvard (Etats-Unis), The University of Oxford (Angleterre), Université de Dauphine et CentraleSupelec (France), Zheijianggongshang University (Chine) et Hong Kong University Science & Technology (Hong Kong). Organisée depuis 2002 par la Commanderie du Bontemps, cette compétition a débuté en février avec des épreuves théoriques et des dégustations pour une soixantaine de clubs œnologiques à New York, Hong Kong, Shanghai, Paris et Londres.

Un musée du vin de champagne fin 2019

La première pierre du futur musée du vin de champagne et d'archéologie régionale a été posée le mercredi 23 mai au château Perrier à Epernay (Marne), un ancien hôtel particulier situé sur l'avenue de Champagne, prestigieuse artère de la ville inscrite à l'Unesco. Le château avait d'abord abrité un musée d'archéologie, fermé au public en 1998 pour des raisons de sécurité. L'ouverture du nouveau musée est prévue fin 2019 après d'importants travaux de réhabilitation. Ses collections permettront notamment de découvrir la formation du paysage champenois et l'histoire du champagne. Le montant total du projet s'élève à environ 22 millions d'euros.

De nouvelles plantations à Cognac

Face à la forte demande, les vignerons du bassin Cognac-Charente vont pouvoir planter ces trois prochaines années plus de 2 000 hectares de vignes, un chiffre supérieur à celui annoncé l'année dernière. Chaque vigneron, qui en a fait la demande en début d'année, se voit attribuer une surface de 3 à 103 ares suivant l'appellation, du pineau des Charente au cognac. Pour l'AOC cognac, ils ont droit à 48 ares chacun, soit au total une augmentation de 1 500 hectares de plantations alors qu'ils en avaient demandé trois fois plus. Les 4 450 viticulteurs du bassin Cognac-Charente cultivent quelque 80 000 hectares de vignes pour une valeur de production de près d'un milliard d'euros. Les ventes de cognac, principalement en Amérique du Nord et en Asie, ont dépassé en 2017 les trois milliards d'euros.

Accord Hong Kong-Bordeaux

Un protocole d'accord a été signé le 16 juin entre les offices de tourisme de Hong Kong et de Bordeaux pour promouvoir le tourisme à travers le vin et la gastronomie. Cette entente « a pour but d'élaborer pour la première fois une stratégie de promotion commune du tourisme autour du vin et de la gastronomie, une synergie qui permettra de renforcer le développement touristique de nos deux destinations », a déclaré lors de l'événement Bordeaux fête le vin le président du Hong Kong Tourism Board (HKTB), Peter Lam. Hong Kong participe à Vinexpo, un des plus grands salons internationaux dédiés aux vins et spiritueux, qui a lieu une  année sur deux dans cette ville. Bordeaux, de son côté, se rend au Hong Kong Wine & Dine Festival dont la 10e édition aura lieu du 25 au 28 octobre.

Des Japonais pour la première fois en Anjou

Pour la première fois, des Japonais s'installent dans un vignoble en Anjou. Le groupe Nichifutsu Shoji est propriétaire depuis le 1er juin du château La Martinière à Coutures (Maine-et-Loire), au sud-est d'Angers. Sur ce domaine de 11 hectares en agriculture biologique qui comprend cinq hectares de vignes et un manoir du XVIIe siècle, les Japonais comptent planter de nouvelles vignes et produire des vins naturels. « Afin de nous différencier, nous avons opté pour le créneau des vins bio et naturels pour la restauration. Nous voulons devenir vignerons en France pour montrer notre engagement et consolider notre image », dit Michel Tsutsui, directeur de cette société nipponne spécialisée dans l'importation au Japon de fournitures françaises pour la boulangerie et la pâtisserie. Cette entreprise familiale emploie 180 personnes pour un chiffre d'affaires de 65 millions d'euros. Le fils de Michel, Kaya Tsutsui, dirigera le domaine avec l'aide d'Adrien Vaillant, fils de vignerons locaux, et d'Hirotake Ooka, viticulteur en Ardèche, selon le journal Ouest-France.

Gironde : incendie au château Suduiraut

Le château Suduiraut, premier cru classé de Sauternes (Gironde), a été en partie détruit le 20 juin par un incendie. Une aile de 200 m2 qui abritait une salle à manger et des chambres a été touchée mais l'activité viticole du château n'a pas été affectée, les chais ayant été épargnés par le feu.

Muscats du monde

La 18e édition de « Muscats du monde » aura lieu les 4 et 5 juillet à Frontignan la Peyrade (Hérault). Plus de 55 experts, dont plus de la moitié d'étrangers, dégusteront et noteront quelque 230 échantillons, en provenance d'une vingtaine de pays.

AFP

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Viticulture durable et Ecoresponsable

Terra Vitis fête ses 20 ans

Vendredi 29 juin 2018 par Christelle Stef

Marine Pithon, l'animatrice de la fédération nationale Terra Vitis

Marine Pithon, l'animatrice de la fédération nationale Terra Vitis - crédit photo : DR

Pour fêter les 20 ans de leur association, les vignerons Terra Vitis ouvrent leurs portes partout en France les 30 juin et 1er juillet. L’occasion pour eux de présenter la démarche aux autres viticulteurs et au grand public dans une ambiance festive. Interview de Marine Pithon, l’animatrice de la Fédération nationale.

Terra Vitis fête ses 20 ans, rappelez-nous comment est née cette association ?

Terra Vitis est née en 1998 au cœur du Beaujolais sous l’impulsion d’une dizaine de viticulteurs engagés dans un groupe de viticulture durable animé par la chambre d’agriculture. Ils voulaient mettre en avant leurs bonnes pratiques en les écrivant noir sur blanc dans un cahier des charges qui va de la plantation à la mise en bouteille. La technique est importante mais les côtés préservation de la santé et humain également. La démarche a ensuite essaimé dans les autres vignobles. Aujourd’hui Terra vitis compte 580 adhérents.

Qu’avez-vous prévu pour fêter vos 20 ans ?

Ce week-end (les 30 juin et 1er juillet, ndlr), les adhérents vont ouvrir leurs portes partout en France pour présenter la démarche aux viticulteurs autour d’eux mais aussi au grand public. Ils accueilleront les visiteurs aux couleurs de Terra Vitis et leur expliqueront la démarche. Pour ça, nous avons revu l’argumentaire. L’idée est qu’ils mettent en avant la signature de l’association « Terra vitis, plaisir du vin, terre vivante » en expliquant que pour être durable tout doit être en bonne santé : la vigne, l’environnement et la société.

A cela s’ajoute deux grands événements. A Bordeaux, le bar du CIVB installé dans le Centre-ville fera le samedi entre 12 et 14 h déguster exclusivement au public des vins Terra Vitis. Les vignerons seront là pour expliquer la démarche. En Champagne, ils vont organiser un brunch vigneron le dimanche.

La démarche est encore peu connue des consommateurs, comment comptez-vous la promouvoir ?

Oui la démarche est encore peu connue mais les choses s’améliorent. Elle commence à trouver un écho chez les professionnels. Mais nous allons accentuer la communication. Nous souhaitons être reconnu comme étant la référence nationale en matière de viticulture durable et écoresponsable. Nous allons aller à la rencontre des cavistes car ce sont de bons relais auprès des consommateurs. Nous avons pris contact avec leur fédération et avec les responsables des grandes chaînes comme Nicolas pour les sensibiliser à notre démarche. Nous allons également rencontrer les acheteurs de la grande distribution, afin qu’ils mettent en évidence les vins Terra Vitis dans les rayons comme ils peuvent le faire avec le bio.

https://www.vitisphere.com/actualite-87825-Terra-Vitis-fete-ses-20-ans.htm

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Tonnellerie

Seguin Moreau obtient le label "Entreprise du patrimoine vivant" pour ses 180 ans

Publié le 29/06/2018 - 11:56

par Viti Veille

La tonnellerie Seguin Moreau fête cette année ses 180 ans, et vient d’obtenir le label d’Etat « Entreprise du Patrimoine Vivant », (EPV), décerné par le Ministre de l’Economie et des Finances.
Crée en 2005, ce label peut être attribué à une « entreprise qui détient un patrimoine économique, composé en particulier d’un savoir-faire rare, renommé ou ancestral, reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité et circonscrit à un territoire ».

Les tonnelleries Moreau et Seguin furent respectivement créées en 1838 et 1870. A une époque où la ville de Cognac comptait une quarantaine d’ateliers de tonnellerie, toutes deux virent leur activité prospérer pendant plusieurs générations. Faute de successeur pour reprendre l’activité, la tonnelerie Mooreau fut reprise par Seguin en 1964, et c’est en 1972, que l’entreprise prend alors le nom de Seguin Moreau et déménage en 1973 sur le site actuel de Merpins, à proximité des chais fraîchement bâtis par la Maison de Cognac.

Aujourd’hui, la tonnellerie compte trois ateliers de production (Cognac, Chagny, Napa), et réalise 80 000 fûts et 190 cuves & foudres par an, et totalise 240 collaborateurs et plus de 5 000 clients.

https://www.mon-viti.com/filinfo/oenologie/seguin-moreau-obtient-le-label-entreprise-du-patrimoine-vivant-pour-ses-180-ans

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Vendredi 29 juin 2018

Première édition de Wine Paris du 11 au 13 février 2019

Communication rédigée par Wine Paris

Première édition de Wine Paris du 11 au 13 février 2019

Quand Paris devient la capitale mondiale du vin

Pour la première fois en février 2019, Paris sera l’épicentre mondial du vin avec l’organisation de WINE PARIS, le premier rendez-vous international des professionnels du vin à Paris.

Cet évènement majeur et inédit, né de l’union de VINISUD, mondial des vins méridionaux et de VINOVISION PARIS, salon international des vins septentrionaux, mettra en avant la richesse des terroirs viticoles et en particulier la diversité de l’offre française.

WINE PARIS, UNE AMBITION COLLECTIVE

La tenue conjointe à Paris en 2019 de VINISUD et VINOVISION PARIS, deux salons identitaires et à la complémentarité évidente, marque pour la première fois une démarche collective de toutes les interprofessions fondatrices. Sous l’ombrelle WINE PARIS, elles avancent ensemble pour créer le premier grand rendez­-vous international des professionnels du vin à Paris. 

C’est toute la filière vin qui se rassemblera à Paris en février 2019.

L’objectif ? Valoriser la richesse et la diversité des terroirs auprès des acheteurs français et internationaux et proposer une offre exhaustive de petits et grands producteurs. Cet évènement fédérateur majeur, dédié au business et à l’export, viendra conforter la crédibilité et le savoir­faire incontestables de la France en matière de culture viticole et d’œnologie.

En 2019 pour cette 1ère édition, WINE PARIS attend 2 000 exposants et 30 000 visiteurs dont 35% d’internationaux.

Pour lire la suite cliquez ici

https://www.wineparis.com/Plus d'informations sur le site de WineParis

https://www.vitisphere.com/communique-1341-Premiere-edition-de-Wine-Paris-du-11-au-13-fevrier-2019.html

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Soupçons de fraude : 10 châteaux chinois saisis dans le vignoble bordelais

23h58, le 29 juin 2018

Un groupe chinois est accusé d'avoir réalisé des montages financiers illégaux pour acquérir une dizaine de domaines viticoles en Gironde. 

Dix châteaux viticoles appartenant au groupe chinois Haichang, conglomérat actif dans une kyrielle de secteurs économiques, ont été saisis cette année pour des infractions dans les montages financiers ayant permis leur acquisition, a fait savoir la police judiciaire de Bordeaux vendredi. Depuis plusieurs années, la PJ enquêtait avec l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) sur les 24 châteaux, qui représentent 34 marques au total, du groupe Haichang. Ce conglomérat privé, dont les activités vont du transport maritime à l'immobilier en passant par les parcs de loisirs, les a acquis pour environ 55 millions d'euros, essentiellement dans la région de Libourne.

Infractions fiscales. "Pour dix châteaux, on a découvert un certain nombre d'infractions fiscales : blanchiment de fraudes fiscales, faux, usages de faux, etc. On a saisi durant le 2e trimestre 2018 ceux pour lesquels le mode d'acquisition était illicite", a indiqué la police judiciaire, confirmant une information de France 2. Ces infractions ont été commises en France, a-t-on souligné de même source. Les enquêteurs ont notamment découvert des opérations entre des sociétés offshore et des sociétés de droit français qui n'étaient pas liées, ainsi qu'un prêt de 30 millions d'euros de la banque chinoise ICBC à Paris accordé à partir de faux actes notariés. "On a fait appel de l'ordonnance de saisie qui n'est qu'une saisie empêchant de vendre et qui n'indique aucune culpabilité", a déclaré Maxime Delhomme, avocat parisien du groupe Haichang.

Rapport de la Cour des comptes chinoise. En 2014, la police judiciaire s'est intéressée au groupe Haichang, dirigé par le Chinois Naije Qu, après la publication dans la presse locale d'un article portant sur un rapport de la Cour des comptes chinoise. La Cour des comptes estimait que des fonds publics avaient servi à acquérir des vignobles français. Étaient notamment épinglées deux entreprises de la métropole portuaire de Dalian, auxquelles les autorités locales avaient confié 268 millions de yuans (32 millions d'euros) de fonds publics pour acquérir des technologies étrangères. Mais elles avaient en fait profité de cette aubaine pour acheter 14 vignobles français, selon le rapport. Le dossier a été transmis au parquet national financier à Paris.

http://www.europe1.fr/societe/soupcons-de-fraude-10-chateaux-chinois-saisis-dans-le-vignoble-bordelais-3697451

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Le Sénat augmente l'information sur les vins et alcools dans les restaurants

https://la1ere.francetvinfo.fr/senat-augmente-information-vins-alcools-restaurants-604553.html

Le Sénat a accru ce 29 juin l'information sur les vins et alcools servis dans les restaurants en prévoyant notamment que les indications géographiques figurent sur les cartes. Une disposition élargie aux spiritueux afin de défendre, en particulier, les rhums produits en Outre-mer.

A l'occasion de l'examen du projet de loi agriculture alimentation, les sénateurs ont adopté un amendement du gouvernement prévoyant l'obligation de faire état de l'indication géographique sur les menus.

Les rhums produits Outre mer concernés

Ils ont ensuite voté un amendement de Catherine Conconne (PS) élargissant cette disposition aux spiritueux, afin de défendre, en particulier, les rhums produits outre-mer.

Sur sa page facebook, la Sénatrice martiniquaise s'en félicite:

"J'ai obtenu à l'unanimité qu'un amendement que j'ai déposé étende cette mention aux rhums. Oui, notre production mérite d'être distinguée. Tous les rhums produits sur la planète ne se valent pas. Et que l'on précise l'origine de ce spiritueux valorisera notre excellentissime produit AOC pour qu'il ne soit pas "noyé" dans une appellation simple. Tchin tchin"


Bouteilles en plastique plus interdites

Par ailleurs, le Sénat est revenu sur une disposition du projet de loi qui prévoit la fin de l'utilisation des bouteilles d'eau en plastique dans la restauration collective. Les sénateurs ont adopté plusieurs amendements identiques faisant valoir que cette interdiction "va à l'encontre de la politique menée actuellement par le gouvernement dans les domaines de la santé et de l'économie circulaire".

"Contrairement à ce que j'ai pu entendre, l'eau en bouteille n'a jamais contenu et ne contient pas de perturbateurs endocriniens", a dit Michel Canevet (UC). "En outre, a-t-il dit, les bouteilles d'eau en plastique sont 100% recyclables. Le secteur travaille à la mise en place d'engagements volontaires et à un plan d'action dédié pour accélérer le taux des collectes des bouteilles".

Pour Catherine Dumas (LR), "il n'y a aucun risque à boire de l'eau minérale naturelle conditionnée dans une bouteille en plastique: les bouteilles d'eau en plastique sont composées exclusivement de polyéthylène téréphtalate (PET), un matériau chimiquement inerte qui ne migre pas dans l'eau""Les bouteilles en PET ne contiennent ni Bisphénol A, ni dioxine, ni perturbateurs endocriniens", a-t-elle ajouté.

"Si on interdit ces bouteilles, il faudra bien les remplacer. On pense d'abord au verre", a souligné Michelle Gréaume (CRCE, à majorité communiste). "Or l'industrie du verre a presque disparu de notre pays et cette mesure contraindrait les producteurs d'eau minérale à travailler avec des entreprises situées à l'étranger".

    En revanche pour Angèle Préville (PS), "le plastique n'est pas biodégradable" et "boire de l'eau provenant de bouteilles en plastique représente un risque pour la santé qui n'a pas lieu d'être dans un pays où l'eau potable est quasiment accessible à tous".

 Les sénateurs ont également adopté un amendement interdisant au 1er janvier 2020 l'utilisation de pailles et bâtonnets mélangeurs pour boissons en plastique, "véritable bombe à retardement pour l'océan", selon son auteur Roland Courteau (PS).

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Château-Figeac à l’heure des grands projets

Le premier cru classé B de saint-émilion parie sur l’avenir et lance la construction d’un nouveau chai. A la clé, la distinction « A » ?

LE MONDE |  30.06.2018 à 18h00 | Par  Michel Guerrin

Emblème de Château-Figeac, la bâtisse du XVIIIe siècle domine la propriété.    

Château-Figeac, à Saint-Emilion, appartient à la famille Manoncourt depuis cent vingt-cinq ans. Il y a aujourd’hui Marie-France, la mère, et quatre filles, Laure, Claire, Blandine et Hortense. Ces femmes ne jouent pas vraiment soudées depuis la mort en 2010 du père, Thierry, qui a fait renaître ce grand cru du Bordelais. Elles se font même des procès. Question de pouvoir.

Celle qui le détient, c’est Hortense, la présidente du groupe familial qui, avec le soutien de sa mère, pilote un projet délicat : construire un nouveau chai. Autour de 15 millions d’euros. Or si la famille possède un foncier et une marque qui valent des centaines de millions, il lui a fallu emprunter.

Le nouveau bâtiment est prévu pour les vendanges de septembre 2019, et si retard pour celles de 2020. Le site retenu est le plus simple – en lieu et place du chai existant – mais pas le moins onéreux. Il y en avait d’autres possibles dans cette propriété de 50 hectares mais qui auraient défiguré le paysage.

Installations obsolètes

Car le charme de Château-Figeac réside dans l’équilibre entre le bâti et la nature. Entre une bâtisse du XVIIIe siècle restée dans son jus, qui domine la propriété et en est l’emblème, un parc qui se développe devant, une garenne, une bambouseraie, des arbres majestueux, avec toutes sortes d’animaux aussi à leur aise que les gens qui y habitent et y travaillent. Un lieu pour faire du vin et pour y vivre.

Le vieux cuvier est mitoyen de la maison de vie, ce qui pose question. Comment ne pas dénaturer le site quand on sait que la nouvelle construction va passer de 1 600 m² à 5 000 m² d’espaces consacrés à la vinification, aux vins, avec en prime des espaces de réception et de dégustation ? En fait, l’aspect extérieur va peu changer, avec ses vieilles pierres et tuiles anciennes. En revanche, l’intérieur… Deux niveaux en sous-sol seront creusés et le bâtiment sera élargi à l’arrière.

Ce nouveau cuvier sera en adéquation avec des vignes qui, elles, passeront de 32 hectares en 2015 à 40 hectares en 2019.

Ce chai nouveau vise à corriger une réputation de Figeac : un très bon vin, mais des installations obsolètes. Il est vrai que l’ancien cuvier en inox date de 1972, c’est-à-dire du Moyen Age. Construit par Thierry Manoncourt, il était alors en avance sur son temps. A une époque où nombre de bâtiments similaires étaient plongés dans le noir, celui-ci accueillait la lumière avec de larges baies vitrées qui prolongeaient la perspective sur les vignes.

Ce nouveau cuvier sera en adéquation avec des vignes qui, elles, passeront de 32 hectares en 2015 à 40 hectares en 2019. Et puis il offrira un outil bien plus moderne. Ainsi, l’ancien chai abritait 26 cuves. Il y en aura 48, en bois et en inox, de 125 hectolitres à 10 hectolitres pour les plus petites, qui permettront des assemblages plus sophistiqués à partir des trois cépages – merlot, cabernet franc et cabernet sauvignon.

Sélection intraparcellaire

La sélection ne sera plus parcellaire mais intraparcellaire. « La mélodie sera plus précise », dit Hortense Manoncourt. Les vendanges aussi seront plus précises – « On pourra vendanger cinq heures, attendre trois jours, reprendre… », explique Jean-Valmy Nicolas, cogérant de Figeac.

Après consultation d’une quinzaine d’équipes d’architectes, c’est le cabinet A3A, à Bordeaux, qui a été retenu. Ce ne sont pas des stars, mais ils ont à leur actif une vingtaine de constructions dans le vignoble bordelais. Bref, ils connaissent le sujet. Et viendront à Figeac chaque semaine. « On veut des architectes qui fassent Figeac, pas des architectes qui imposent leur signature », dit Hortense Manoncourt.

Le chai actuel de Château-Figeac, composé de 26 cuves, sera remplacé par un cuvier qui en comportera 48, en bois et en inox, de 125 hectolitres à 10 hectolitres pour les plus petites, qui permettront des assemblages plus sophistiqués.    

Pour les vendanges de septembre et concocter le millésime 2018, un chai provisoire a été planté dans l’herbe, tout proche. « Un bâtiment en dur mais pas très beau afin d’être sûr de le démolir », sourit Jean-Valmy Nicolas. Provisoire mais bien plus moderne que l’existant, au point qu’il sera revendu après son intérim.

Un cuvier modernisé doit donc permettre d’améliorer le vin, que ce soit le premier, ­Figeac (130 000 bouteilles), ou le second, Petit Figeac (50 000 bouteilles). Mais le  nouveau site valorisera aussi la propriété. Ce qui mène à un autre enjeu. Figeac est un premier cru classé B de saint-émilion. Au-dessus il y a les « A ». Ils n’ont longtemps été que deux à avoir cet honneur – Cheval Blanc et Ausone. Deux autres ont été promus en 2012 – Pavie et Angélus. Mais pas Figeac. Un coup dur. Ce qui n’a pas empêché Figeac, après des années difficiles, de relever la tête – ses prix ont été multipliés par trois entre 2012 et 2016, passant de 40 euros à 125 euros en primeurs.

https://www.lemonde.fr/vins/article/2018/06/30/chateau-figeac-a-l-heure-des-grands-projets_5323793_3527806.htm

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Sancerrois

Trois questions pour savoir où en est le projet Unesco

Publié le 01/07/2018 à 06h05

Cela va bientôt faire trois ans que l’acte de candidature du Sancerrois au patrimoine mondial de l’Unesco a été signé sur les hauteurs de Bué. Devant cette vue imprenable sur le piton et les collines du vignoble, les acteurs du projet savaient qu’ils se lançaient dans une longue quête, un parcours d’obstacles estimé à une dizaine d’années. Depuis, les choses avancent même si le chemin est enOù en est le projet ?

« En juin 2016, une vingtaine de maires ont demandé à l’État de classer les paysages au titre de la loi 1930, rappelle Pascal Fontanille, président du comité sancerrois patrimoine mondial (CSPM). L’instruction du classement a été lancée en mai 2017 par l’ancienne préfète Nathalie Colin. »

En mars 2018, l’étude paysagère de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Centre-Val de Loire a été remise. Elle concerne vingt-huit communes : les quatorze de l’AOC Sancerre et les quatorze qui les jouxtent. Cela englobe donc quatre types de paysages : le vignoble, le val de Loire et les paysages de baucage et de cultures. Accompagnée d'études historique et géographique, elle témoigne de la singularité du Sancerrois et de la nécessité de le protéger et de le valoriser.

  • Quelle est la prochaine étape ?
La prochaine étape revient maintenant à l’État qui doit définir des orientations et propositions du périmètre de classement, qui sera ensuite présenté aux élus et acteurs du projet et fera l’objet d’un débat. « Cela devrait avoir lieu avant la fin de l’année », estime Pascal Fontanille. 

  • Est-ce que cela veut dire que toutes les communes ne seront peut-être pas classées ?
Peut-être pas toutes. « C’est un projet de territoire au sens large. Il est indispensable que les communes qui ne rentreraient pas dans la zone classée, en tout ou en partie, en tirent néanmoins des bénéfices certains en terme de développement touristique et économique », conclut le président du CSPM.

https://www.leberry.fr/sancerre/economie/tourisme/2018/07/01/trois-questions-pour-savoir-ou-en-est-le-projet-unesco_12901972.html

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Vignes et vins

On vous explique comment décrypter la capsule d'une bouteille de vin

Publié le 01/07/2018 à 08h30

https://www.lyonne.fr/chablis/economie/viticulture/2018/07/01/on-vous-explique-comment-decrypter-la-capsule-d-une-bouteille-de-vin_12904141.html

On vous explique comment décrypter la capsule d'une bouteille de vin

Couleur, mentions obligatoires, lettre... A chaque élément, sa signification.

Avant de jouer du tire-bouchon pour ouvrir une bouteille, tout amateur de vin a l'habitude d'en retirer la capsule. Une source d'informations souvent méconnues.

Les capsules représentatives de droits, qui coiffent les bouteilles de vin, pourraient perdre leur Marianne en juin 2019 sous couvert de simplification, souhaitée par les douanes. En vigueur depuis 1960, elles attestent que les droits sur l'alcool ont bien été acquittés par le producteur auprès de la DGDDI (Direction générale des douanes et droits indirects). Cette formalité autorise alors la libre circulation et la commercialisation de la bouteille sur le territoire français.

La couleurElle permet de distinguer le niveau d'appellation du vin. Ainsi, le vert identifie les vins tranquilles ou mousseux répondant à la définition des vins de qualité produits dans des régions déterminées qui comprennent, notamment, les appellations d'origine contrôlée (AOC) comme le chablis et l'irancy et les vins délimités de qualité supérieure. Le bleu désigne les vins de table et les vins de France. Le rouge lie de vin permet de remplacer pour le vin (depuis l'arrêté du 5 juillet 2011) les capsules vertes et bleues, mais exclut les vins mousseux à appellation d’origine contrôlée Champagne, les vins doux naturels à appellation d’origine contrôlée. Le gris s'applique aux produits intermédiaires comme le ratafia. Mais d'autres couleurs sont possibles : l’orange pour certains certains vins spéciaux tel que le pineau des charentes; le jaune correspond aux cognacs et armagnacs; le rouge au rhum traditionnel des DOM et le blanc à tous les autres alcools.

Les mentions obligatoiresAutour du sceau de Marianne, apparaissent République françaiseDGDDI pour Direction générale des douanes et droits Indirects, et la contenance de la bouteille.

Deux nombresSur le bandeau extérieur, celui de gauche indique le département du siège de l'embouteilleur, la plupart du temps celui du producteur mais pas forcément. Celui de droite correspond au numéro d’agrément de l'embouteilleur ou du répartiteur de capsules (souvent indiqué par 01 ou 02).

Une lettre Elle désigne la qualification de l'embouteilleur.  R pour récoltant (qui peut aussi apparaitre en toutes lettres) laisse entendre que l'embouteilleur a maitrisé toute la chaîne de production, de la récolte à la mise en bouteille via la vinification. pour non récoltant ou négociant signifie que l'embouteilleur a acheté le vin en vrac avant de le mettre en bouteille. Dans le cas particulier où la mise en bouteille se fait sur le lieu de production, le négociant a droit au statut récoltant s’il le souhaite. E pour entrepositaire agréé : une maison de négoce achète le raisin ou le vin à l'extérieur pour le commercialiser sous son nom.

Véronique Sellès

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Salon Millésimes Alsace, un concentré de terroirs et de vignerons passionnés

http://avis-vin.lefigaro.fr/vins-alsace/o137383-salon-millesimes-alsace-un-concentre-de-terroirs-et-de-vignerons-passionnes

Publié le 01/07/18 par CIVA 

C’est au Parc des Expositions de Colmar que s’est tenue les 11 et 12 juin derniers, la 4e édition de MILLESIMES ALSACE, le salon professionnel biennal 100% alsacien, dédié aux grands vins de terroir de cette région viticole.

Organisée par le Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace (CIVA), l’édition 2018 a été l’occasion pour les vignerons de retrouver des prescripteurs français et internationaux incontournables et, pour l’ensemble des visiteurs, d’assister au dévoilement de la nouvelle signature graphique des Vins d’Alsace.

Un salon premium pour séduire

Dès sa création, MILLESIMES ALSACE s’est positionné comme une vitrine de l’excellence alsacienne. Pour cette édition, une centaine de domaines parmi les plus emblématiques de la région étaient réunis le 11 juin dernier à Colmar, offrant aux professionnels de la région mais également aux visiteurs venus pour l’occasion des quatre coins du monde, une occasion rare de déguster plus de 600 Vins d’Alsace. Cette édition encore, le public était au rendez-vous : plus de 750 visiteurs, exclusivement professionnels (cavistes, restaurateurs, sommeliers, journalistes, acheteurs, etc…), de 18 nationalités, se sont ainsi donné rendez-vous sur ce salon à la dimension internationale affirmée.

C’est au cours de la matinée que la nouvelle signature des Vins d’Alsace a été dévoilée aux visiteurs à travers une projection sur grand écran. Au même moment, la vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux et à l’ensemble des vignerons alsaciens (voir article nouvelle signature)

Autour du salon

Mettre en relation visiteurs et producteurs, tel était également l’enjeu de la journée de visite des Grands Crus, organisée le mardi 12 juin. L’idée cette année était de créer une synergie entre des lieux-dits, assez proches géographiquement, de manière à illustrer la diversité de nos terroirs.
8 programmes de visites ont été proposés au public, soit un bel éventail de 18 Grands Crus d’Alsace mis à l’honneur.

En préambule au salon, le dimanche 10 juin, se sont tenus différents événements offrant une jolie visibilité à davantage de domaines que ceux présents sur le salon. Les nombreux visiteurs arrivant la veille du salon ont ainsi eu l’occasion de circuler à Colmar, entre ces différentes manifestations :

- Les Jeunes Vignerons Indépendants d'Alsace ont convié les visiteurs à réinterpréter avec eux leurs terroirs lors d’une dégustation 100% à l’aveugle avec, pour cadre, le Château Kiener.
- Les Grandes Maisons d'Alsace ont proposé, au Koifhus, une dégustation sur le thème du Riesling du siècle dernier, avec 25 millésimes datés de 1964 à 2000.
- L’Association Alsace Cru & Terroirs (ACT) a également adopté l’axe du voyage dans le temps autour de la dégustation de 19 millésimes de Gewurztraminer Grands Crus.
- En soirée, les DiVINes d’Alsace ont accueilli le public pour une soirée conviviale, ponctuée de dégustations inédites et d’accords mets et vins, soulignant la richesse et la complémentarité des Vins d’Alsace.

Tous les professionnels alsaciens sont heureux d’avoir partagé ce moment privilégié aux côtés des visiteurs de l’édition 2018 et espèrent les compter encore plus nombreux lors de la prochaine édition qui se déroulera à Colmar en 2020.

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Espagne Faire du vin sous la mer, la niche qui monte

Vêtu d'une combinaison, Borja Saracho plonge pour vérifier des capteurs après avoir submergé à l'aide d'une petite grue 2 500 bouteilles de vin pour les faire vieillir sous la mer. Un marché de moins en moins confidentiel en Espagne.

Il y a quelques années, cet amateur de plongée ne buvait pas de vin. Il est pourtant aujourd'hui, à 44 ans, à la tête de la cave Crusoe Treasure, dans la baie coquette de Plentzia, au nord de Bilbao. « J'ai toujours été attiré par les épaves et les trésors cachés », raconte-t-il. Sur le marché depuis 2013, Crusoe Treasure est la plus grande cave sous-marine d'Espagne avec sa concession de 500 mètres carrés. Signe de son essor, elle prévoit de vendre cette année 30 000 bouteilles de rouge et de blanc en Espagne, Belgique, Suisse, Allemagne, Chine ou Japon contre seulement 7 000 en 2017. Comme Crusoe Treasure, qui vend ses bouteilles à partir de 60 euros, une dizaine de producteurs se sont lancés dans le vin sous-marin en Espagne, une activité qui existe aussi en Italie, en France ou au Chili.

L'intérêt est double : offrir un vin rare et échapper aux contraintes imposées par les appellations d'origine contrôlée notamment en terme de cépages et de localisation. La production d'un vin sous-marin coûte en revanche 25 à 70 % de plus qu'un vin « terrestre », mais l'envie de se différencier prime. Ceux qui y investissent « pensent que ce n'est pas une mode mais une technique qui pourrait s'avérer très utile à moyen terme» et apporter au vin »des notes qui le rendent plus attractif pour le public », souligne Rafael del Rey, directeur de l'Observatoire espagnol du marché du vin.

Vins frais et floraux

Le vieillissement du vin sous la mer, avec ses marées, ses courants et ses vagues, oblige à travailler « des vins très robustes », explique l'œnologue en chef de Crusoe Treasure, Antonio Palacios. La plupart des vins sont d'abord mis en fûts dans les caves avec qui Crusoe Treasure travaille dans différents régions d'Espagne. Ils finissent ensuite leur vieillissement dans des bouteilles disposant d'un bouchon spécial et cachetées à la cire, qui sont stockées pendant six à douze mois par 20 mètres de fond dans des cages métalliques. Autre exemple, l'hôtel Cala Joncols produit des vins sous-marins en Catalogne (nord-est) depuis 2009. Les vins y sont maintenus six mois sous l'eau. Pas plus car « après, le vin peut perdre sa saveur », explique le sommelier Josep Lluis Vilarasau. Cala Joncols travaille avec des vins jeunes, embouteillés depuis peu et immergés dans des amphores à 17 mètres de profondeur. L'idée, explique Josep Lluis Vilarasau, est d'éviter l'arôme du bois dû au vieillissement en fût et conserver « ces arômes primaires de fruit, de fleurs et de minéraux ». Les différences sont notables selon lui : « des couleurs plus intenses et plus brillantes » à la vue, « une concentration d'arômes » à l'odeur et « un plus grand volume, plus de fraîcheur » en bouche.

Un monde à découvrir

Un autre producteur s'est lancé depuis 2003 dans les vins sous-marins en Galice (nord-ouest), avec quelque 1 200 bouteilles par an, tandis qu'une entreprise du sud-est du pays prévoit de se lancer avec une production annuelle de 50 000 à 60 000 bouteilles. Maria Nancy Castro Rodriguez, propriétaire de la Bodega Palmera Castro y Magan aux îles Canaries qui compte se lancer elle aussi, insiste sur le côté aventureux de cette niche : « Il y a peu d'informations, pas de bibliographie, ni de base analytique ou pratique ». Encore peu connus du grand public, les vins sous-marins sont rarement à la carte des restaurants. Mais le sommelier Josep Lluis Vilarasau espère qu'il leur arrivera la même chose qu'aux vins naturels, sans produits chimiques ajoutés, qui ont gagné beaucoup de terrain en dix ans. « Ce sont des modes qui sont difficiles au début, mais si le public commence à goûter et à accepter le produit et que cela lui plaît, cela prend de l'ampleur », dit-il.

AFP

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Commerce international 3/4 des importations de vins en France à 60 cts le litre !

La France importe de plus en plus de vins étrangers. Cela représente un peu moins de 5 millions d’hectolitres pour les trois dernières campagnes contre 3,4 Mhl pour 2004-2005. Comment se fait-il que nous importions tant de vins ? Faut-il s’en offusquer ?

Certes, il serait préférable de le produire en France mais constatons cependant que cette hausse des importations n’empêche pas un excédent croissant de notre commerce extérieur de vins qui s’est amélioré de 3 Mds€ en 10 ans. Le calcul est simple : 5 Mhl pour 580 M€, soit un prix moyen du litre à 1,15 € ! Effectivement 75 % de ces importations sont faites au prix moyen de 0,6 € le litre et 12 % au prix de 1,8 €/l. Il n’y a que 4 % de ces importations à plus de 4 €/l. Ajoutons qu’une partie de ces vins est mise en bouteilles en France et réexportée ensuite.

On a longtemps pensé que les nouveaux pays producteurs allaient envahir la France. Ce n’est pas le cas. Près des trois quarts (72 %) de ces importations proviennent d’Espagne si bien qu’au total 90 % proviennent des pays de l’UE. Les légendes ont la vie dure. Ce n’est pas encore demain que les Français se passionnerons pour les vins chiliens, australiens ou même chinois ! Loin d’être un danger, la croissance de la production dans un certain nombre de pays à haut potentiel de consommation comme les États-Unis ou la Chine sont un élément favorable au développement du marché des vins relativement aux autres boissons alcoolisées comme la bière ou les alcools forts.

AGIRAGRI (groupement d’experts comptables et d’avocats spécialisés en agriculture et viticulture

http://www.agrisalon.com/actualites/2018/06/28/3-4-des-importations-de-vins-en-france-a-60-cts-le-litre

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Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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