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herge-artcurial
01 mai 2018
WOERLE Antoine
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Bourgogne : plus de 1 000 vins Henri Jayer en vente à Genève

Henri Jayer, le « maître du pinot noir » mort en 2006, est à l'honneur en Suisse. En tout, 1 064 vins prestigieux - 855 bouteilles et 209 magnums - du légendaire vigneron bourguignon seront vendus aux enchères le 17 juin au domaine de Châteauvieux. « L'ensemble des magnums et bouteilles proposés au cours de la vente provient directement de la cave du domaine Henri Jayer », précise la maison d'enchères Baghera Wines. A noter, des millésimes de 1970 à 2001 dont plusieurs lots du Cros-Parantoux, en Vosne-Romanée Premier Cru, qui compte parmi les vins les plus chers au monde.

« Ces flacons ont été conservés et stockés par Henri Jayer lui-même » et sont aujourd'hui cédés par ses filles, ajoute Baghera Wines, qui estime que cette vente « exceptionnelle » rapportera 6 à 11 millions d'euros.

Vin : la Nouvelle-Aquitaine 1ère région pour l'emploi

La Nouvelle-Aquitaine est la première région viti-vinicole en termes d'emplois avec 54 100 emplois en 2015, selon une première étude sur ce sujet publiée jeudi par l'Insee et la Direction de l'agriculture, de l'alimentation et des forêts (Draaf). Au total, un tiers des emplois salariés en France dans le secteur de la viticulture et industrie de la boisson (vins et spiritueux) se trouve en Nouvelle-Aquitaine. Ces emplois, répartis dans 14 000 établissements, sont en grande majorité concentrés en Gironde et dans la région de Cognac. La filière emploie surtout des hommes (deux salariés sur trois), 47 % d'ouvriers agricoles et un salarié sur six a plus de 55 ans. La Nouvelle-Aquitaine est la première région en valeur de production avec 30 % de la valeur de production nationale, et la deuxième région viticole française en surface cultivée avec 228 000 hectares de vignes, après l'Occitanie.

Les Sources de Caudalie à Cheverny

« Les Sources de Caudalie » vient de reprendre un hôtel à Cheverny, le château du Breuil, au milieu des vignes et au cœur des châteaux de la Loire. Une des filles de la famille Cathiard, dont la sœur a fondé la marque de cosmétiques à base de raisin et les parents sont propriétaires du château viticole Smith Haut Lafitte près de Bordeaux, envisage de développer des hôtels de luxe dans chaque vignoble français après la réussite de son établissement girondin, désormais classé palace.

E-commerce : Vivino change de têtes

Vivino, qui se veut « la plus importante plateforme de e-commerce », a un nouveau président du conseil d'administration, Christophe Navarre, dirigeant du fond d'investissement Neptune International et président de Vinexpo, et un nouveau directeur Général, Chris Tsakalakis. Ce dernier remplace le co-fondateur de Vivino, le Danois Heini Zachariassen, toujours membre du conseil d'administration de cette entreprise qui compte 30 millions d'utilisateurs dans le monde, dont 1,9 million en France.

Quelle est l'e-réputation de 100 châteaux bordelais ?

Premier : Smith Haut Lafitte. Deuxième : Margaux. Troisième : Yquem. Sur les 544 châteaux étudiés, tous les grands crus classés et les châteaux non classés les plus actifs sur la toile, 100 châteaux bordelais ont été remarqués par l'agence Transversal et la start-up MyBalthazar pour leur forte présence sur internet (Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, presse en ligne, Vivino). Les châteaux de Reignac à la 6e place, la Fleur Cardinale (12e), et a un degré moindre les Châteaux La Levrette (39e) et Mangot (61e) bénéficient également d'une « notoriété remarquable », selon l'étude menée d'octobre à décembre 2017.

Du Champagne certifié vegan

Le champagne Marie Copinet a obtenu une certification vegan sur l'ensemble de sa gamme, délivrée par l'organisme français « EVE Vegan ». « C'est un marqueur de confiance qui atteste du contrôle, de l'élaboration de nos champagnes et du conditionnement de nos bouteilles sans aucune substance animale », ont déclaré Marie-Laure et Alexandre Kowal-Copinet, vignerons indépendants installés à Montgenost (Marne).

Cette reconnaissance implique un traitement uniquement végétal pour élaborer et commercialiser leurs vins issus de neuf hectares de vigne, notamment durant le collage, l'une des étapes de la vinification qui consiste traditionnellement à épurer le vin avec des colles d'origine protéique. « Ce travail répond à une demande d'une partie de notre clientèle », ont-ils ajouté.

La maison Marie Copinet est la première maison de champagne a recevoir ce label français. Le champagne Legret&Fils appose également un label vegan, délivré par un organisme italien, sur toutes ses cuvées.

« La valeur du vin » en colloque

Le colloque « La valeur du vin », qui se penchera sur la production viticole et son marché, aura lieu le 4 et 5 mai à Mérignac, en banlieue bordelaise. « Le principe, c'est de développer une réflexion entre différents types de personnes dans le monde du vin qui ne se rencontrent pas forcément : universitaires, négociants, vignerons, acheteurs...», explique un des organisateurs Fabrice Chaudier.

Une vingtaine d'intervenants venus de Bordeaux, Paris, Lille, du Minervois, des Pyrénées et de Tokay en Hongrie parleront pendant une quinzaine de minutes de thèmes aussi divers que la qualité, la valeur du vin bio ou encore le réchauffement climatique, suivis en fin de journée d'une table ronde.

Un livre sur tous les grands crus classés 1855

Des livres sur les grands crus classés, il y en avait déjà. Mais Bordeaux grands crus classés 1855 (éditions Flammarion) regroupe l'ensemble des 60 grands crus classés 1855, du Médoc à Sauternes. « Il n'y avait pas Sauternes dans la précédente édition », publiée en 2005, tirée à 90 000 exemplaires et traduite en neuf langues, a expliqué Philippe Castéja, président du Conseil des grands crus classés en 1855. « Le but de ce livre, c'est de rendre l'accès au vin facile. Ce n'est pas un livre technique », a-t-il précisé lors de la présentation de cet ouvrage en avril à Bordeaux. Les photos de Guillaume de Laubier sur les chais d'architecte, cuviers et châteaux, présentent pour cette nouvelle édition les 27 crus de Sauternes, « des vins d'or pur aux reflets dansants », selon un des auteurs, Hugh Johnson.

Du nouveau à Vinexpo Hong Kong

Du bio, du vin australien et le départ de son directeur général, Guillaume Deglise, après ce salon international des vins et spiritueux : telles sont les nouveautés annoncées pour le prochain Vinexpo Hong Kong du 29 au 31 mai. Plus de 1 300 exposants venant de 30 pays sont attendus au Hong Kong Convention & Exhibition Centre (HKCEC) avec l'Australie comme pays à l'honneur cette année. Des dégustations de vins australiens et une masterclass autour des vins des « First Families of Wine » (AFFW), les vins les plus renommés d'Australie, sont notamment au programme.

Après le succès du premier WOW! (World of Organic Wines) lors du dernier Vinexpo à Bordeaux en juin dernier, les organisateurs ont décidé de proposer aux acheteurs asiatiques cet espace dédié aux vins biologiques et biodynamiques durant Vinexpo Hong Kong, qui célèbre son 20e anniversaire et voit également le départ de son directeur général.

« Ces cinq années à la tête de Vinexpo, au contact des vignerons, du négoce et des acheteurs de la filière, ont été pour moi très enrichissantes », a-t-il déclaré dans un communiqué, précisant qu'il poursuivait sa carrière dans la filière vins et spiritueux.

Les meilleurs « Syrah du Monde »

Qu'ils soient rouges, rosés, tranquilles, effervescents, secs ou doux, les vins issus du cépage syrah seront dégustés et notés du 16 au 18 mai lors du concours international « Syrah du monde » au château d'Ampuis dans le Rhône.

Le grand pique-nique des Vignerons indépendants

Quelque 400 domaines ouvrent leur porte du 19 au 21 mai, proposant en tout plus de 1 000 animations dans 11 régions viticoles. Le principe est simple : chacun amène son pique-nique et le vigneron fait déguster son vin, tout en proposant une visite de sa propriété mais aussi des jeux de pistes, des balades en calèches, en Harley, en Solex ou en tracteur suivant les vignobles visités.

L'Union de Guyenne devient UG Bordeaux

Pour ses 10 ans, l'Union de Guyenne, premier producteur de vins d'appellation Bordeaux, a changé de nom mi-avril pour une meilleure visibilité à l'export et sur le marché français. Regroupant vins en vrac et vins en bouteille, cette coopérative rassemblant 300 familles s'appelle désormais UG Bordeaux. Incluant deux caves coopératives, elle a également lancé lors de cette soirée anniversaire ses vins sans sulfite ajoutés : Nv et le Château La Motte Sicard.

AFP

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Vignerons et négociants lancent un nouveau plan : « Bordeaux, ambitions 2025 »

Le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a présenté lundi son nouveau plan « Bordeaux, ambitions 2025 » qui veut favoriser les vins à plus de 3 euros, aider les vignerons à s'adapter à la demande et développer les marchés chinois et américains.

« Notre priorité est aujourd'hui de continuer à approvisionner les marchés pour préserver nos positions en France et à l'export », a résumé le président du CIVB Allan Sichel, lors de l'assemblée générale de l'interprofession à Bordeaux. Ce plan, qui implique en particulier vignerons et négociants, se divise en « six piliers ».

Au niveau économique, l'interprofession entend continuer à développer la valeur et les volumes de vin en poursuivant les efforts du précédent plan (lancé en 2009), avec comme objectif réduire la vente de bouteilles à moins de 3 euros, qui représentent encore aujourd'hui 15 % des ventes. Le CIVB souhaite également stabiliser ses ventes en Europe et au Japon et se développer sur « deux marchés potentiels : Chine et USA ».

Pour stabiliser l'offre et la demande, elle souhaite voir augmenter les réserves de vin constituées en cas d'aléas climatiques pour chaque propriété viticole (volume complémentaire individuel, VCI), et la mise en place d'une réserve économique interprofessionnelle pour assurer une alimentation des marchés, comme c'est déjà le cas en Champagne. Plusieurs pistes sont à l'étude pour donner davantage de visibilité à la marque « Bordeaux » : développer une signature commune « Bordeaux, capitale des amoureux du vin », apposer le mot « Bordeaux » sur les bouteilles (70 % des viticulteurs le font déjà), ou encore comme l'a suggéré le président de l'Union des grands crus, Olivier Bernard, ajouter le mot Bordeaux à chaque appellation comme « Pessac-Léognan Bordeaux, Pauillac Bordeaux ».

AFP

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Primeurs 2017 : le point de vue de Michel Rolland

Publié le 30/04/18 par Frédéric Durand-Bazin

Michel Rolland

Phot

Michel Rolland est un des personnages les plus influents du monde du vin bordelais. Il conseille près de 150 châteaux et domaines sur les deux rives de Bordeaux.

Que retiendrez-vous de ce millésime 2017 ?
Difficile de parler du millésime sans évoquer le gel. Certaines propriétés n’auront pas de vins à vendre tandis que d’autres feront une année normale. C’est en ce sens un millésime très injuste. En 1991, dernière année ayant connu un épisode de gel aussi important, l’attaque était plus généralisée, mais moins violente. Aucun château n’avait été contraint à renoncer à faire du vin.
Cette année, on peut classer les domaines en trois catégories :
1 : ceux qui n’ont pas connu le gel ;
2. : ceux dont certaines parcelles ont été épargnées, et qui produiront du vin ;
3. : ceux qui n’ont que des raisins de 2 ou 3e génération, et qui ne produiront donc pas de grands vins.

Comment jugez-vous la qualité du millésime ?
Ce n’est, certes, pas le plus grand millésime que nous ayons connu, mais il a de belles qualités, les jus sont frais, l’acidité est bonne et les tannins élégants, avec une certaine austérité. Les vins n’ont pas le charme de 2016 ou de 2015, mais ils ont une belle prestance, et sont aptes à la garde. Ils ressemblent un peu à 1988 ou à 2008. Ce sont des vins cisterciens, tendus, dans la fraîcheur. Tout à fait dans le style qui plait aujourd’hui au consommateur.

Les châteaux touchés par le gel ont-ils également produits de bons vins ?
Bien sûr, mais au prix d’un travail de précision jamais vu. Il fallait impérativement identifier les grappes de seconde génération. Pour schématiser, un bourgeon développe un contre-bourgeon qui peut donner une grappe de raisin mais avec trois semaines de décalages de maturité. Lorsque le gel a grillé les bourgeons, certains contre-bourgeons ont pu tout de même se développer. Mais il fallait impérativement les marquer pour ne pas les ramasser en même temps que les autres, car ils n’étaient tout simplement pas encore murs. Lorsque ce travail n’a pas été fait, le vin développe des arômes végétaux. Et il était illusoire de penser que ces secondes générations allaient murir correctement. Lorsque vous vendangez les raisins début octobre, vous pouvez encore patienter 10 jours s’il le faut, mais cela ne sert à rien d’aller plus loin.

Au final, si les quantités sont moindres que les années passées, la qualité est là ?
Oui. On constate effectivement environ 40 % de perte sur Bordeaux. Sur les 150 domaines que je conseille, 10 d’entre eux ne produisent rien cette année. Mais ce qui reste est bon, à la différence par exemple de 1992 où tous les vins étaient mauvais en raison des mauvaises conditions météorologiques !


En savoir plus :  http://avis-vin.lefigaro.fr/primeurs/o136284-primeurs-2017-le-point-de-vue-de-michel-rolland#ixzz5EESlWE8M

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Domaine du Val d’Argan: à la découverte du vin bio marocain

https://telquel.ma/2018/04/30/domaine-du-val-dargan-decouverte-du-vin-bio-marocain_1590360

C’est par un après-midi ensoleillé qu’Ahmed Eddibi nous a accueillis dans le Domaine du Val d’Argan. Située à une trentaine de kilomètres de la ville d’Essaouira, cette exploitation fondée par Charles Mélia, en 1994, produit les seuls vins certifiés bio au Maroc. Reportage.

Article de Telquel Content Studio rédigé par Converge Media. Telquel Content studio est un département du groupe Telquel Media, indépendant de la rédaction. 

Plusieurs variétés de pieds sont plantées dans le Domaine du Val d’Argan. On en cite la roussane, le grenache noir, le grenache blanc, l’ugni blanc, le bourboulenc, le muscat blanc à petits grains, le muscat noir, le viognier, le mourvèdre, le syrah, le marselan ou encore le nielluccio. A chaque espèce correspond un caractère au niveau de la texture et du goût. “Il s’agit d’un cépage entièrement rhodanien, provenant de Châteauneuf-du-Pape dans la vallée du Rhône où Charles Mélia possède le Domaine de la Font du Loup”, nous explique Ahmed Eddibi, fondé de pouvoir pour la gestion du Domaine du Val d’Argan, où il exerce depuis 17 ans. Le savoir-faire est également importé de la vallée du Rhône. “Les employés du Domaine sont autodidactes. C’est en pratiquant qu’ils ont développé les bonnes techniques”, avance fièrement Eddibi.

S’étendant sur 52 hectares, dont 50 cultivés, le domaine produit en moyenne 1.200 hectolitres de vin, ce qui représente un volume de 120.000 à 160.000 bouteilles par an, en fonction des saisons. En effet, la culture étant biologique, la production varie d’une année à l’autre en fonction, principalement, des conditions climatiques. D’où l’attention particulière accordée aux plants de vignes. Des rosiers sont placés à l’entrée des vignobles. “Les roses étant plus sensibles, elles indiquent instantanément l’apparition d’anomalies. On peut à ce moment-là agir avant que les symptômes ne soient visibles sur les vignobles”, nous indique-t-on lors de la visite guidée du domaine.

“Notre force, c’est notre terroir !”

Chaque année, les productions du Domaine du Val d’Argan sont entièrement écoulées. On retrouve dans le top des ventes La gazelle de Mogador, médaillée de bronze à l’International Wine Challenge, en 2017. Ahmed Eddibi indique qu’il s’agit du “vin d’entrée de gamme de notre domaine. Il représente 40 à 50% de la production du domaine”. Dans la catégorie des grands vins, on retrouve “Le Val d’Argan” en blanc, rosé ou rouge, et les vins de luxe du Domaine “Orian du Val d’Argan” rouge (médaillés d’or à l’International Wine Challenge en 2017), blanc et doré. Ces vins sont produits avec la certification bio, selon les normes européennes en vigueur. “Le mode de production des vins répond au cahier des charges de la certification de l’Union européenne n°834-2007. Nous sommes actuellement les seuls producteurs de vin à disposer de ce label”, déclare notre hôte, avant de poursuivre : “Le fait que nous soyons une petite exploitation nous aide à donner le mieux de ce que nous pouvons produire. Si nous ne pouvons jamais être en concurrence avec les grandes exploitations, du fait de notre faible production, nous pouvons les distancer par la qualité des vins que nous produisons”. Eddibi déclare, à ce propos, qu’en plus de la certification bio, “ce qui fait du vin du Domaine du Val d’Argan un vin tant apprécié, c’est la nature du terroir dont il est issu. Il s’agit d’un terroir argilo-calcaire dans un climat semi-aride balayé par un mistral quasi-permanent qui convient idéalement aux différents cépages rhodaniens. L’irrigation se fait aussi de façon soignée et raisonnable avec la technique du goutte-à-goutte”.

Pour l’heure, le vin produit est principalement destiné au marché local. Toutefois, “en plus du restaurant La Mamounia à Lille que nous alimentons avec nos vins, des commandes à l’international commencent à tomber. A ce stade, nous avons exporté 1.400 bouteilles en Côte d’Ivoire de toute la gamme de vins du domaine, et avons reçu une commande de l’Île Maurice qui nous a commandé 600 bouteilles. Nous attendons actuellement les retombées”, poursuit le gérant du domaine.

En plus des vignobles, le domaine est surplombé par un restaurant boisé et lumineux, où il est possible de déguster les différents vins produits par le domaine, accompagnés de plats marocains adaptés à la dégustation. A quelques mètres de là se tient le Ryad des Vignes, une villa d’hôtes mitoyenne à la résidence de Charles Mélia, construite en pierre, chaux et bois, donnant sur une grande piscine accessible aux locataires de la villa chaque année à partir du mois de mars. Le cadre n’est pas sans rappeler l’esprit même de l’exploitation où règne une atmosphère paisible.

“Les produits bio marocains ont besoin de plus de soutien”

Ahmed Eddibi plaide pour plus d’implication de l’Etat dans le soutien des produits bio. “Nous avons reçu la certification bio européenne sur nos produits et nous attendons toujours celle de la Fédération interprofessionnelle marocaine de la filière biologique (Fimabio)”, nous apprend notre source, qui souhaiterait une plus grande implication étatique afin d’encourager les exportations des produits bio marocains à l’international. Une anecdote a particulièrement marqué Ahmed Eddibi, lorsqu’“un producteur de vin bio espagnol voulait s’introduire dans le marché marocain en proposant un vin dont le coût de revient, après transport, se situe à 16 dirhams, très en dessous du coût de revient normal pour les vins bio. Après enquête, nous avons découvert que ce vin était entièrement subventionné par l’Etat”. Et il se demande : “Comment pourrions-nous faire concurrence à ce produit sur le marché international sans le soutien de l’Etat ?”.

A noter que le Val d’Argan sera présent au SIAM à travers un stand destiné à l’huile d’olive, car en plus des plantations de vignes, la ferme dispose de 800 oliviers, produisant une huile extra-vierge du territoire Chiadma. “Notre huile d’olive est également très appréciée. Nous sommes d’ailleurs en train de moderniser le processus de fabrication”, conclut Eddibi.

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Tintin s’enfuyant avec une flasque de vin aux enchères chez Christie’s et Artcurial

Publié par Jean-Pierre Stahl le 30/04/2018 à 17:28:31

Des oeuvres d’Hergé, le créateur de Tintin, dont une rare illustration crayonnée et mise en couleur par le dessinateur belge lui-même, seront proposées aux enchères à Paris jeudi et vendredi par les maisons Christie’s et Artcurial.

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Hergé – Le Petit Vingtième, 1939. Illustration originale, couverture du Petit Vingtième n° 25 du 22 juin 1939. Signée. Encre de Chine et aquarelle sur papier 20,7 × 20,7 cm (8,15 × 8,15 in.) mise aux enchères le jeudi 3 mai 2018 chez Christie’s. © Hergé / Moulinsart / Christie’s – Artcurial

Parmi les oeuvres mises en vente jeudi soir par Christie’s, en partenariat avec la galerie Daniel Maghen, on trouve une aquarelle exceptionnelle réalisée par Hergé

pour la couverture du Petit Vingtième publié le 22 juin 1939. Cette illustration où l’on voit Tintin et son fidèle Milou est estimée entre 500.000 et 600.000 euros.

En novembre dernier, une oeuvre similaire avait été adjugée pour un peu plus d’un demi-million d’euros au cours d’une vente organisée par la maison Artcurial.

C:\Users\Robert\AppData\Local\Temp\msohtmlclip1\01\clip_image003.jpghttps://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux/files/2018/04/14654158lpw-14654156-article-jpg_5202541-1-300x199.jpg 300w" />La pièce proposée par Christie’s, de format carré (20,7 x 20,7 cm), représente Tintin, affamé, s’enfuyant du royaume (imaginaire) de Bordurie avec une flasque

de vin et un pain serré contre sa poitrine. L’image telle qu’elle est ne figure pas dans l’album « Le Sceptre d’Ottokar ». Hergé montre ici

son héros juste avant que, dans le récit, une balle tirée par ses poursuivants pulvérise le goulot de la bouteille qu’il emportait.

« Le Sceptre d’Ottokar » a été publié en feuilleton en noir et blanc (d’août 1938 à août 1939) dans les pages du Petit Vingtième, supplément hebdomadaire pour la

jeunesse du journal conservateur catholique belge Le Vingtième siècle.

Les couvertures du Petit Vingtième font partie des oeuvres les plus recherchées par les collectionneurs. C’est dans les pages de cet hebdomadaire, et notamment

avec « Le Sceptre d’Ottokar », qu’Hergé a accédé à sa pleine maturité graphique et narrative. Il travaillait seul à l’époque. Ainsi, le dessin à l’encre de Chine

et la mise en couleur ne peuvent être que de sa propre main.

Avec AFP

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Une nouvelle classe de spiritueux à base de sirop d’érable

Photo courtoisie Distillerie Shefford L’Acérum que produit déjà la Distillerie Shefford cadre avec la nouvelle catégorie de spiritueux que lanceront sous peu des producteurs de la province.

Stéphanie Gendron          http://www.journaldemontreal.com/2018/04/24/une-nouvelle-classe-de-spiritueux-a-base-de-sirop-derable

Mardi, 24 avril 2018 13:51 MISE à JOUR  Mardi, 24 avril 2018 13:57

RIMOUSKI | Des distillateurs du Québec ont uni leurs efforts pour créer une toute nouvelle catégorie de spiritueux, l’acerum, fait à partir de sirop d’érable.

Les spiritueux faits de sirop d’érable fermenté puis distillé sont actuellement classés sous l’appellation «eau-de-vie d’érable». Quelques produits de ce type se vendent d’ailleurs déjà à la SAQ. Mais il y avait une volonté de les catégoriser plus spécifiquement.

«L’eau-de-vie est souvent associée aux alcools de fruits et on voulait avoir un nom plus spécifique au Québec. Souvent, le produit est un peu perdu dans différentes catégories», a dit Gérald Lacroix, copropriétaire de la Distillerie Shefford, dont le produit cadre parfaitement avec cette nouvelle catégorie.

Au lieu de travailler séparément, des producteurs ont uni leurs efforts pour établir la certification «acerum».

Le nom est protégé officiellement par l’Office de la propriété intellectuelle du Canada. La Distillerie Shefford, la Distillerie du St. Laurent et le Domaine Acer ont formé une association, l’Union des distillateurs de spiritueux d'érable, qui a défini les caractéristiques de l’acerum.

Engouement

«L’idée est d’ouvrir la porte aux autres distillateurs, pour qu’ils créent ce produit-là. C’est aussi de monter un mouvement et d’aller ensuite vers l’exportation. Il y a un engouement pour le sirop d’érable partout, particulièrement en Asie», indique Joël Pelletier, de la Distillerie du St. Laurent. On espère ainsi que le marché se développe.

Les distillateurs ne cachent pas qu’à plus long terme, ils souhaitent obtenir l’appellation «acerum», ce qui demande plus de temps et une confirmation du fédéral. Pour le moment, il s’agit d’une certification qui figurera sur l’étiquette. Ultimement, l’idée est de faire reconnaître l’appellation acerum comme on reconnaît les mots gin ou whisky.

Le lancement officiel aura lieu à la fin du mois de mai.

Bob Barley’s Smoker

D’autre part, la Distillerie du St. Laurent a annoncé avoir créé un whisky single malt avec de l’orge récoltée et maltée dans la région du Bas-Saint-Laurent, puis fumé au bois d’érable dans un fumoir inspiré des fumoirs à poisson que l’on retrouve un peu partout dans l’Est-du-Québec, ce qui serait une première.

«Dans le fond, on boucane notre grain. Au niveau du goût, c’est intéressant. C’est un peu le goût de la fumée dans le saumon fumé. Ce n’est pas agressif, le but est de ne pas masquer tous les autres goûts», a expliqué Joël Pelletier, de la Distillerie du St. Laurent.

Les distillateurs ont fabriqué l’équivalent de plusieurs dizaines de barils avec un «goût de fumée» plus ou moins prononcé. Il faut attendre un minimum de trois ans de vieillissement avant d’apposer l’étiquette Whisky sur le produit qui sera prêt à commercialiser vers 2020-2021.

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Transition écologique

Terra Vitis interdit le désherbage chimique total et compte interdire les CMR

Mercredi 25 avril 2018 par Ingrid Proust

Outre la réduction des herbicides, les vignerons Terra Vitis travaillent aussi sur le développement de la biodiversité, avec des nichoirs à mésanges et des gîtes à chauve-souris, qu’ils achètent en commande groupée.

Outre la réduction des herbicides, les vignerons Terra Vitis travaillent aussi sur le développement de la biodiversité, avec des nichoirs à mésanges et des gîtes à chauve-souris, qu’ils achètent en commande groupée. - crédit photo : Ingrid Proust

https://www.vitisphere.com/actualite-87447-Terra-Vitis-interdit-le-desherbage-chimique-total-et-compte-interdire-les-CMR.htm

Le cahier des charges de Terra Vitis impose désormais aux vignerons adhérents d’avoir une surface minimale de sol sans herbicides et de calculer leur IFT. La Fédération de viticulture durable envisage aussi d’interdire les produits CMR en 2019.
« Préserver une terre vivante et en activité pour répondre aux besoins de la plante ». Cet engagement figure parmi les principes d’actions du cahier des charges Terra Vitis. « La démarche est un processus d’amélioration continue, souligne Nicolas Daspres, animateur de Terra Vitis Loire.  Cette année, tous les adhérents de Terra Vitis doivent laisser une surface de sol, d’au moins un tiers selon l’écartement, non-désherbée chimiquement dans leurs vignes. La plupart le font déjà depuis longtemps. Mais ils pourront à présent le revendiquer clairement ».

Fin progressive du désherbage

Cette interdiction de désherbage chimique total est progressive : la première année, l’obligation d’une surface minimale sans herbicides doit concerner au moins 33% de la superficie totale de vignes de l’exploitation. La deuxième année, cette proportion sera de 66%, et la troisième année, toutes les vignes devront avoir une surface minimale non-désherbée chimiquement.

Cette obligation pose toutefois des difficultés à des vignerons du Nantais notamment. Touchés par le gel, ils ne peuvent dans l’immédiat investir en outils de travail du sol. Des dérogations locales seront possibles après accord de la commission technique.

Le cahier des charges Terra Vitis impose aussi cette année l’obligation du calcul de l’IFT, un indicateur déjà utilisé par beaucoup de vignerons Terra Vitis.

Une autre évolution se profile, moins facile à mettre en œuvre mais là aussi dans la logique de Terra Vitis dont l’un des principes est  d’« assurer la bonne santé et la sécurité de toutes les personnes présentes sur l’exploitation » : l’interdiction des produits CMR. « Elle est prévue l’année prochaine, indique une technicienne Terra Vitis en chambre d’agriculture. Cette obligation sera difficile à appliquer contre le mildiou, si l’on interdit le mancozèbe, le folpel. Et certains vignerons ne veulent pas utiliser du cuivre ».

"Les produits CMR peuvent être remplacés par de nouveaux produits"

Président de Terra Vitis Loire et vigneron en Anjou, Didier Vazel pointe un autre risque : « les produits CMR peuvent être remplacés par de nouveaux produits, mais qui sont des pénétrants et qui présentent donc plus de risques de résidus que le folpel ou le mancozèbe ». Il rappelle aussi que ces molécules ne sont pas concernées par des résistances.

Les modalités de l’interdiction des produits CMR dans le cahier des charges ne sont pas encore décidées. Tous seront-ils écartés ou bien seulement une partie ? Leur bannissement sera-t-il immédiat ou progressif ? Le sujet va être discuté prochainement au sein de la commission technique nationale de Terra Vitis.

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Ricard Plantes Fraîches, la deuxième recette de Ricard

SYLVIE LEBOULENGER    https://www.lsa-conso.fr/ricard-plantes-fraiches,284101

BoissonPernod RicardRicard

C'est en 1932 que Paul Ricard a créé la recette de Ricard, son Pastis de Marseille. Depuis, à l'exception d'un prêt-à-boire lancé il y a quelques années puis abandonné, la recette n'a été ni modifiée, ni déclinée. Le lancement de Ricard Plantes Fraîches s'annonce donc comme un événement majeur pour le rayon. La nouvelle recette joue les cartes de la fraîcheur et de l'artisanat pour réinstaller la boisson dans une dynamique de recrutement.    

Ricard Plantes Fraîches est la seconde recette de la marque de Pastis de Marseille.Ricard Plantes Fraîches est la seconde recette de la marque de Pastis de Marseille.

 "Ah oui, la différence avec Ricard est nette", assure Yannick. "C’est plus frais, plus vert. Comme si on goutait un bouquet de plantes", complète Anne-Marie. "Ca n’a rien à voir ni avec du Ricard, ni même avec du Henri Bardouin", tranche Philippe. C’est la première fois que, depuis 1932, l’année de sa création, Ricard lance une nouvelle recette : Ricard Plantes Fraîches. Il fallait bien la faire déguster à des palais objectifs pour nous assurer que la différence entre le Ricard classique et le nouveau est nette et réelle . Et il semble bien qu'elle le soit. Normal ! Les laborantins de la première marque de spiritueux en France sont allés jusque sur l’immense plateau de Valensole - il s’étend sur 12700 hectares dans les Alpes de Haute-Provence - pour y planter du fenouil frais. Celui-ci est distillé moins de 24 heures après sa cueillette pour garder les meilleurs arômes d’anis, ce composé aromatique tiré du fenouil ou de la badiane. Au passage, signalons que Ricard a ainsi permis de relancer la culture de ce végétal sur cette zone, ce qui offre un complément de revenu aux agriculteurs locaux, traditionnellement très dépendants de la lavande. Autre avantage du fenouil pour ce plateau : les abeilles l’adorent car son nectar les revitalise un peu plus ou un peu mieux que celui de la lavande. Et de fait, depuis l’apparition des nouvelles cultures, les abeilles sont plus nombreuses à Valensole. Et c'est tout bon pour la biodiversité.

Le retour de la culture du fenouil

A côté de ces bénéfices sur l’agriculture locale et la biodiversité, Ricard nourrit bien sûr et avant tout de fortes ambitions commerciales pour Ricard Plantes Fraîches. Le leader des anisés cherche en effet à stopper l’érosion des ventes de la catégorie (-3,1% en valeur, à 1,125 milliards d’euros en 2018, et -3,9% en volume, selon Iri, tous circuits GMS) en lui apportant de la nouveauté. "Avec 433 euros par semaine et par mètre linéaire, Ricard reste le meilleur rendement des PGC, tempère Carole Guinchard, directrice marketing du pôle apéritifs chez Ricard. "A nous de transformer l’image des anisés pour être à nouveau dans une dynamique de recrutement" affirme-t-elle.

Les Français et l’apéritif

Comme il n’est pas simple d’innover sur les anisés, Ricard a d’abord mené toute une série d'études sur ce que les Français consomment au moment de l’apéritif. "L’apéritif, c’est le petit moment de vacances du quotidien", résume la directrice marketing. C’est aussi le moment où les Français s’autorisent une boisson alcoolisée (les 2/3 tiers des occasions). Las pour la marque Ricard, l’offre – cocktails, bières, cidres, vins… - s’est considérablement étoffée pour répondre à ce moment privilégié. Et, au fil des années, Ricard est plutôt resté cantonné aux apéritifs les plus classiques, ceux que les Français prennent avant un repas dominical, par exemple. "Il fallait que nous fassions un pas de côté pour aller chercher les 30/50 ans qui aiment l’anis mais n’y pensent pas forcément lors d’un apéritif dinatoire. Ricard est au cœur de leur répertoire mais ils attendaient une proposition plus « craft ». C’est ce que nous avons voulu avec Ricard Plantes Fraîches", détaille la directrice marketing. Ricard Plantes Fraîches se veut donc plus artisanal que Ricard. A la fois, traditionnel, moderne, et artisanal en quelque sorte. Le  lancement, lui, n’aura rien d’artisanal : Ricard Plantes Fraîches va très  rapidement faire son apparition  dans tous les formats de la GMS, sans passer en premier par la case CHR, là où l'on demande souvent aux nouveautés du rayon de faire leurs preuves.

Un spiritueux « craft »

Reste qu’à 16,9 euros les 70 cl (PVC), l’acte d’achat est "impliquant" comme disent les marketeurs. Il n’est pas évident de mettre dans son chariot une bouteille d’un tel prix sans l'avoir goûté au préalable. Alors, Ricard prévoit 5000 journées d’animation pour expliquer cette nouveauté, et préconiser au passage de la diluer un peu plus qu’un Ricard classique (1 dose pour 7 d'eau contre 1 pour 5 volumes dans le cas de Ricard). Egalement au programme, un balisage dans le rayon ainsi qu’un plan presse important. La communication du leader des anisés prévoit également quelques incursions sur le terrain gustativo-culinaire avec quelques suggestions d'accords mets/Ricard Plantes Fraîches. Pour donner quelques nouvelles idées aux consommateurs dans le cadre d'apéritifs dinatoires par exemple. Premier signe du potentiel de cette nouveauté : Ricard Belgique a d'ores et déjà décidé de la proposer à ses clients, sans même attendre les premiers résultats du lancement dans l'Hexagone.

Lancement : à partir de mars 2018

PVC : 16,9 € pour 70 cl

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Clare Smyth remporte le titre de Meilleure Femme Chef du Monde elit® Vodka 2018


mercredi 25 avril 2018 15:12

https://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2018-04/Clare-Smyth-remporte-le-titre-de-Meilleure-Femme-Chef-du-Monde-elit-Vodka-2018.htm





© Anne Emmanuelle Thion

Clare Smyth :











Londres (GRANDE-BRETAGNE) Clare Smyth, chef et propriétaire du restaurant Core by Clare Smyth à Londres, est la première chef britannique à remporter le titre de Meilleure Femme Chef du Monde elit® Vodka 2018 et rejoindre Anne-Sophie Pic, Helene Darroze et Dominique Crenn pour ne citer que ces trois chefs françaises. Ce prix a pour but de motiver les futures générations de femmes chefs et d'inspirer des vocations. « Ce prix ne vient pas me récompenser personnellement, il récompense toutes les femmes du monde gastronomique et hôtelier. Je m'engage à utiliser de cette plateforme pour motiver et guider plus de femmes sur la voie de la réussite », a déclaré Clare Smyth. Le prix, décerné pour la huitième année, sera remis avant la cérémonie de remise des prix de The World's 50 Best Restaurants, qui se tiendra le 19 juin, à Bilbao, en Espagne.

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Partager son quotidien de vigneron en vidéo sur une chaîne YouTube

Publié le 20/04/2018 - 10:00

par Audrey Domenach.  https://www.mon-viti.com/articles/commercialisation/partager-son-quotidien-de-vigneron-en-video-sur-une-chaine-youtube



David Faivre est vigneron au Champagne Robert Faivre. Il a décidé de lancer sa chaîne YouTube pour expliquer son métier et son projet, en vidéo. Il explique pourquoi:

"Je donne énormément d’importance à l’aspect environnement. Pour moi, c’est une des clés de l’avenir pour le champagne. J’ai essayé d’impulser cela dans la coopérative où j’ai passé une vingtaine d’années, mais cela n’en prenait pas le chemin. J’ai donc décidé de faire seul. Et j’ai aussi décidé de démarrer des vidéos pour expliquer cette histoire, ce projet qui démarre !"

S’inspirer d’autres youtubeur agricoles

Pour lancer mes vidéos, je me suis inspiré de David Forge, l’agriculteur-youtubeur sur "chaîne agricole". Je suis David depuis un an déjà et j’aime son rapport simple aux gens, aux choses, ses explications pédagogiques. Le fait qu’il ne soit pas dans le jugement rend son discours très audible et sympa ! En fait, dans ses vidéos il est comme dans sa vie : sincère et simple.

Partager son quotidien

Dans mes vidéos, j’explique ma philosophie et la vie de mon domaine : le respect du terroir, les première vendanges, premières vinif, mes pratiques… Dans ces vidéos, je partage notre quotidien, ce qui fonctionne ou fonctionne moins bien. J’aimerai faire plonger au cœur de ce que l’on fait ! Pour partage cette aventure humaine. Le partage est quelque chose de très important dans notre maison familiale. Et aussi, je souhaite qu’on se dise "Ce vigneron parle de tout !".

J’essaye de faire une vidéo par mois en fonction de l’actualité. Certaines vidéos sont faites par nous-mêmes, pour d’autres nous travaillons avec un photographe qui fait des vidéos

Animer des réseaux sociaux, c’est chronophage

Si on compte l’animation de tous nos réseaux sociaux (facebook, instagram, youtube, twitter, etc.) il faut compter une journée de travail par semaine. Je suis seul aux manettes de ces différents réseaux sociaux, que j’anime au gré de ce qu’il se passe dans les vignes. Je me demande si je ne prendrai pas un(e) stagiaire pour m’aider à l’animation car les réseaux sociaux, c’est énergivore et chronophage.

Pour le long terme

Cette communication prépare le terrain car nos vins en propriété arriveront en 2020. Mais pour la partie que nous commercialisons déjà, je vois que notre clientèle nous suit sur ces réseaux. Concernant la chaîne youtube, nous n’en sommes qu’au tout début. Je vois un peu d’interactions, ça commence à arriver. Nous avons pour l’instant une trentaine d’abonnés. Sur YouTube, il est difficile de faire en sorte que les gens s’abonnent.

À noter que ce n’est pas parce qu’on a pas de "like" de "commentaires" que les gens ne vous suivent pas… Beaucoup m’en parlent, mais sans interaction. Car des vignerons youtubeur, il n’y en a pas beaucoup ! Il y a plus d’agriculteurs en grandes cultures ou aussi dans l’élevage. Et Ils font bien de faire cela !

En termes d’équipement, j’ai une Go Pro et le logiciel de montage movavi.

Animer les réseaux sociaux et notamment faire des vidéos pour ma chaîne youtube, c’est un projet sur le long terme. J’espère avoir des retombées dans dix ans.

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24 avril 2018 - 16H47. http://www.france24.com/fr/20180424-viticulture-entre-8-12-vignobles-le-monde-sont-cultives-bio

Viticulture: entre 8 et 12% des vignobles dans le monde sont cultivés en bio

Entre "8 et 12%" des surfaces viticoles mondiales sont cultivées en bio, a estimé mardi le directeur général de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), lors de sa présentation de la conjoncture viticole et vinicole mondiale.

"On est entre 8 et 12% de surfaces de vigne en bio dans le monde, et entre 3 et 5% de la production de vin qui est bio", a déclaré Jean-Marie Aurand. Le reste étant destiné au raisin de table bio ou autres usages alimentaires.

Au total, l'an passé, la planète comptait 7,6 millions d'hectares de vignes, une quasi-stabilité par rapport à 2016, selon l'OIV.

Par grande région du monde, le vignoble européen a tendance à se stabiliser, à 3,3 millions d'hectares en 2017, soit un recul de 5.600 hectares par rapport à 2016, inférieur à celui des années précédentes.

En Italie, on assiste à une extension des surfaces de vignobles, à 695.000 hectares en 2017 contre 690.000 en 2016 et 682.000 en 2015.

  1. Aurand a particulièrement noté l'arrêt de la baisse des vignobles en France (787.000 hectares en 2017 contre 786.000 en 2016), en Roumanie (191.000 hectares en 2016 et en 2017), Allemagne (102.000 hectares en 2016 et 2017) et récemment en Grèce (106.000 hectares en 2017 contre 105.000 ha en 2016).
En revanche, les surfaces viticoles continuent de baisser en Espagne (967.000 hectares en 2017 contre 975.000 en 2016) et au Portugal (194.000 contre 195.000). 

Hors Europe, l'OIV note qu'après 10 ans de forte progression, la croissance du vignoble chinois (870.000 hectares en 2017), 2e du monde derrière l'Espagne, a tendance à ralentir. 

Le vignoble turc pour sa part continue son ralentissement, à 448.000 hectares (-19,7% par rapport à 2016). 

Victime de la sécheresse, le vignoble d'Afrique du Sud, premier vignoble africain, baisse aussi, vraisemblablement avec des arrachages de vignes. Les surfaces totales sont passées à 125.000 hectares en 2017 contre 129.000 hectares en 2016, et 132.000 en 2014.

En 2019, l'OIV réalisera une étude spécifique sur les vins bio dans le monde, a précisé M. Aurand.

© 2018 AFP

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      Un congrès international dédié au chenin en 2019 dans le Val de Loire.

https://touraine.julienbinz.com/Un-congres-international-dedie-au-chenin-en-2019-dans-le-Val-de-Loire_a835.html

Dans la poursuite des premières journées internationales du chenin de juillet 2003, suivies en août 2015 d’une journée d’étude, un congrès international sera consacré en juillet 2019 à ce cépage emblématique du Val de Loire.

Un congrès international dédié au chenin en 2019 dans le Val de Loire.

En collaboration avec les appellations du Val de Loire vinifiées à partir de chenin et l’Académie du chenin, réseau mondial associatif de passionnés de ce cépage regroupant des producteurs, des chercheurs, des journalistes et des personnalités au-delà du monde professionnel viticole, InterLoire organisera les 1er, 2 et 3 juillet 2019, un congrès international, entièrement consacré au cépage chenin. 

« Le Val de Loire, berceau du chenin, est le plus à même d’organiser un événement international pour explorer toutes les facettes de ce cépage emblématique » s’enthousiasme Jean-Martin Dutour, Président d’InterLoire. « Ce sera une occasion exceptionnelle de mettre en valeur les vins du Val de Loire ». 

L’ambition première est de proposer un programme scientifique et technique de haut niveau, avec des intervenants venant de France, d’Afrique du Sud, et des Etats-Unis, autres territoires de chenin... tous faisant référence dans leur domaine. 

Un événement résolument ancré sur son territoire avec des dégustations pour découvrir la palette des expressions du chenin et des visites au cœur du vignoble. 
Cet événement a vocation à s’installer dans le temps et à être organisé en Val de Loire tous les 4 ans. 

À PROPOS D’INTERLOIRE : 
L’Interprofession des vins du Val de Loire rassemble 3000 opérateurs (viticulteurs, négociants et coopératives) qui commercialisent en moyenne 2 millions d’hectolitres par an équivalent à 270 millions de bouteilles. Elle regroupe 50 appellations, dénominations et IGP réparties sur 43 000 hectares et 14 départements ligériens, de la Vendée au Puy-de-Dôme, représentant 80% des volumes du bassin ligérien. 
InterLoire s’inscrit au cœur de la 3ème région de vins d’appellation de France avec pour missions le pilotage économique de la filière, la recherche et l’expérimentation, la défense et la promotion des vins du Val de Loire.      

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23 Avril 2018 — Vie de l'OIV

Conjoncture viticole mondiale : évolutions et tendances. Avril 2018

A voir sur le site : http://www.oiv.int/fr/vie-de-loiv/conjoncture-viticole-mondiale-evolutions-et-tendancesnbspavril-2018

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Joinville va doubler sa production de vin des guinguettes

>Île-de-France & Oise>Val-de-Marne|Corinne Nèves| 25 avril 2018, 18h11 | MAJ : 25 avril 2018, 20h06 

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/joinville-va-doubler-la-production-de-vin-des-guinguettes-25-04-2018-7683369.php



Joinville-le-Pont. 580 pieds de sauvignon composent la nouvelle vigne plantée cette semaine sur une partie des délaissés de l’autoroute rachetés par la ville. C’est l’association Green Horse, présidée par Eric Spiquel, qui l’élève. LP/C.N.

Après le petit coteau de vignoble du boulevard de l’Europe, c’est du côté des délaissés de l’autoroute que Joinville a fait planter sa seconde vigne de 580 pieds. De quoi doubler la production de vin.

Le petit vin blanc reprend son essor du côté de Joinville. Il y a quelques jours, la municipalité a planté sa seconde vigne sur les terrains dits « délaissés de l’autoroute » qu’elle a rachetés il y a près d’un an. Les 580 plants de sauvignon ont été confiés à l’association locale Green Horse, présidée par Eric Spiquel.

« Le vin… Je n’aime pas le boire ! Mais faire pousser une vigne et vinifier la récolte, ça, ça m’intéresse ». Apprendre, encore et toujours, c’est ce qu’aime Eric Spiquel, qui, outre son métier de maître charpentier, l’élevage de ses chevaux de traits et sa collecte à cheval des déchets verts de la ville, a repris en main les vignes de la ville. « L’an dernier, je me suis porté volontaire pour m’occuper de la vigne du petit coteau du boulevard de l’Europe (NDLR : 400 pieds de vigne), dont s’occupaient les anciens, les maîstres Goustiers », rappelle-t-il sur la route du vignoble joinvillais.

Les premiers raisins dans trois ans

Mais l’idée d’une seconde vigne trotte déjà dans la tête du maire (LR) de la ville, Olivier Dosne. Le rachat des délaissés de l’autoroute A4 non loin de la Marne, et la rencontre avec un vigneron éclairé, font mûrir le projet. « L’objectif est de renouer avec notre tradition », confie Olivier Dosne, évoquant les vignes qui recouvraient les coteaux de la Marne dès le Haut Moyen-Âge et alimentaient Paris en vin. A Joinville, on y goûtait même du Guinguet, un breuvage ainsi nommé en l’honneur du petit vin blanc qu’on buvait sous les tonnelles de Joinville et de Nogent. Aujourd’hui, sur le terrain des délaissés, pieds bien plantés au sol, tuyau d’arrosage en main, Eric Spiquel, lui, couve déjà du regard les petits pieds de vigne : « On n’est plus dans l’amateurisme ; j’ai appris beaucoup et le but aujourd’hui, c’est de faire du vin. L’an prochain, on taillera et d’ici deux ou trois ans, si tout va bien, on aura des raisins ». Joinville peut donc compter sur lui pour veiller aux grains.

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Diaporama

L' association

C’EST LA RENTREE !!!  Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, C’EST LA RENTREE !!!!, cette phrase courte qui marque pour tous cette période de l’année d’une empreinte forte est là ! Le soleil...

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