NOUVELLES

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10 février 2018
WOERLE Antoine
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Emma Bastide et Alexis Attal remportent le concours des vins du Jura


mercredi 7 février 2018 15:56. Journal l'Hôtellerie



Alexis Attal et Emma Bastide.

L'Etoile (39) L'édition 2018 du concours des vins du Jura a connu un réel succès puisque 31 sommeliers étaient présents à l'Étoile (Jura) où se déroulaient les épreuves dans le cadre des fêtes de la Percée du vin jaune. Répartis en deux catégories d'âge, les juniors issus des établissements professionnels de formation et les professionnels majoritairement issus de la restauration, ils ont disputé une phase de sélection avant que les trois finalistes ne soient désignés.

Chez les juniors, la victoire est revenue à Emma Bastide (lycée hôtelier de Toulouse, apprentie chez En pleine nature) alors que Jordan Demoncy (lycée professionnel d'Ambérieu-en-Bugey, apprenti aux Caudalies) et Titouan Roche (CFA de Guebwiller, apprenti à La Huninguoise) se partageaient la deuxième place.

Alexis Attal (Belmond Manoir aux quat'saisons à Oxford) s'est imposé chez les seniors. Manon Bras (Le Petit sommelier à Paris) et Dorian Toussaint (CFA de Guebwiller, apprenti à La quille à Mulhouse) ont été classés ex-æquo au second rang.

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"Flambée des prix dans le vignoble français !"

Vins et Spiritueux Avis d’Expert. https://argent.boursier.com/passion/points-de-vue/flambee-des-prix-dans-le-vignoble-francais-4777.html

Franck Nogues, fondateur de Patriwine

Patriwine

Les grandes fortunes apprécient particulièrement les plus beaux domaines viticoles de notre pays. Ainsi, aux XIXe et XXe siècles, les Rothschild ont fait main basse sur les célèbres châteaux Lafite et Mouton, qui portent maintenant leur nom.

Les fortunes françaises déjà positionnées

En 1993, François Pinault acquiert Château Latour (1er grand cru classé) pour 1,7 million d'euros l'hectare. A l'époque, les prix de sortie étaient inférieurs à l’équivalent 30 euros.  En 1996, Bernard Arnaud débourse plus de 1,3 million d’euros l'hectare pour une part majoritaire d'Yquem, premier cru classé également. La même année, sur la rive droite, la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, achète château Canon (1er grand cru classé B maintenant) pour 900 000 euros l'hectare.

En 1998, Bernard Arnaud – toujours - achète Château Cheval Blanc 131 millions d’euros, soit 3,6 millions l'hectare. Depuis, il est aussi devenu propriétaire de La Tour du Pin Figeac et Quinault L'Enclos. En 2006, Martin et Olivier Bouygues achètent les 75 hectares de Château Montrose pour environ 140 millions d’euros, soit plus de 1,6 million d’euros l’hectare - un record sur Saint-Estephe.

Les Chinois aussi

Depuis, les géants chinois se sont eux aussi intéressés aux châteaux du bordelais. Jack Ma, patron d'Alibaba, contrôle déjà presque une vingtaine de châteaux et a investi dans deux propriétés du célèbre Bernard Magrez, propriétaire de 4 grands crus classés dans le bordelais et de plus de 40 châteaux dans le monde entier. On ne sait pas encore combien il en a coûté au richissime M. Ma, mais l'accès au fichier de 500 millions de clients a dû peser dans la balance.

Enfin, François Pinault vient encore de frapper en achetant les 7,53 hectares du Clos de Tart. Il lui en a coûté plus de 250 millions d’euros, soit 19 fois plus à l'hectare que ce qu’il avait déboursé pour Latour en 1993 ! En Bourgogne, au moins 3 grands crus ont même dépassés les 50 millions d’euros l'hectare : Chambertin, Chambertin Clos de Bèze et Mussigny.

Une alternative aux actions ?

Comment expliquer ce phénomène ? L'étude publiée par Blackrock (premier gestionnaire d'actif au monde) le 23 janvier 2018 suite à une enquête réalisée auprès de 224 investisseurs institutionnels montre que cette année, les actifs réels et illiquides, parmi lesquels les propriétés prestigieuses, auront particulièrement la côte.

Vu la forte valorisation des marchés boursiers et des marchés obligataires en souffrance et les montagnes de cash disponible, il n'est pas surprenant de voir les prix des plus beaux vignobles s'envoler. Les investisseurs n’étant pas philanthropes, il y a fort à parier que les prix des grands vins continueront de progresser…

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"Déguster" des pesticides pour dénoncer leur présence dans le vin

Par AFP le 07.02.2018 à 10h36

Organiser des "dégustations" de pesticides pour dénoncer leur présence dans un breuvage millénaire aussi symbolique que le vin: depuis 2015, c'est le projet mené par un chef cuisinier bio de Barjac (Gard) et le biologiste Gilles-Eric Séralini.

Dans leur livre "Le goût des pesticides dans le vin", publié en janvier chez Actes Sud, le cuisinier et le scientifique détaillent le protocole en trois étapes auquel se sont soumis depuis 2015, plus de 70 professionnels de la gastronomie et du vin dont les grands chefs Marc Veyrat et Régis Marcon ou encore le réalisateur de "Mondovino" Jonathan Nossiter.

Tous ont été invités à goûter des pesticides dilués dans de l’eau aux doses où ils ont été identifiés dans des vins non bio, y compris de grands crus.

"Ce n'était pas évident, il y a une forte résistance psychologique: quand on porte le verre aux lèvres, on a l'image des têtes de mort sur les bidons", témoigne Jérôme Douzelet.

"On se dit que c'est cinglé alors que quand on achète notre bouteille de vin ou notre sachet de thé rempli de résidus de pesticides, on ne se pose même pas la question", ajoute-t-il.

"C'est le fruit d'années et d'années de marketing de la part des industriels de la chimie qui présentent ces produits comme inertes, éliminés par magie...", assure Jérôme Douzelet, qui dit militer en matière d'alimentation pour "du bon et du sain".

Le livre souligne, à l'instar de plusieurs études d'organisations de défense des consommateurs que la viticulture non bio, dite "conventionnelle", figure parmi les plus gros consommateurs de pesticides au monde et que les teneurs qu'on retrouve dans le vin non bio dépassent les seuils autorisés dans l'eau potable.

-'Faire confiance à nos papilles’-

“Cette expérience est à notre connaissance la première dans laquelle les humains ont été capables d'identifier les pesticides par le goût”,commente le professeur Séralini, spécialiste des OGM et des pesticides, dans une publication scientifique parallèle dans le "Food and Nutrition Journal".

"L'idée a germé ici en 2014", explique à l'AFP Jérôme Douzelet, 43 ans, en montrant la vaste salle de pierre de son hôtel-restaurant de Barjac, où il a rencontré le biologiste et Pierre Rabhi en 2009. "On parlait avec Séralini des +nez+ qui repèrent les polluants dans l'air et on s'est demandé si les pesticides avaient du goût, un réflexe normal pour un cuisinier, comme pour tout autre ingrédient".

Un “Petit guide” en fin d’ouvrage retrace le fruit de ces expériences qualifiées d'"actes surréalistes" par Jonathan Nossiter et détaille les sensations provoquées au nez et au palais par 11 pesticides répandus dans les vins (boscalide, glyphosate, fenhexamide ou folpet..): fraise artificielle ou bonbon chimique doucereux, assèchement et amertume...

"Faire à nouveau confiance à nos papilles, c'est toute l'idée du livre", dit M. Douzelet qui avoue vouloir "secouer le cocotier face au lobby des pesticides".

L'ouvrage ne laisse pas indifférent parmi les viticulteurs dit "conventionnels". C'est "un coup de communication qui surfe sur la vague du marketing de la peur par rapport à notre alimentation", estime Delphine Fernandez, viticultrice et co-présidente des Jeunes agriculteurs du Gard, qui fait le parallèle avec les campagnes anti-vaccins.

"Entre les délais avant récolte et le processus de vinification, les traces de pesticides que l'on pourrait retrouver sur la baie du raisin sont +dégradés+", assure la jeune femme, qui parle de "traitements raisonnés".

En fin d'ouvrage, l'éditeur souligne que les travaux de Gilles-Eric Séralini ont été "l’objet d’attaques de la part de la firme Monsanto, qui est allée jusqu’à obtenir, en novembre 2013, la rétractation de l’étude qu’il avait publiée un an plus tôt sur les effets toxiques du Roundup et d'un maïs OGM".

Actes Sud insiste sur le fait que les études du scientifique ont été depuis "republiées et confirmées" et qu'il a gagné sept procès en diffamation.

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Publié le 26/07/2016 à 03:52, Mis à jour le 26/07/2016 à 08:43

Information transmise par Monsieur Robert Desbureaux

Sur les traces de lambrusque du Vic-Bilh

Laurent devant le pied de vigne de 20 m, un exemplaire  unique!

Laurent devant le pied de vigne de 20 m, un exemplaire unique!

Laurent Telère-Maynat conserve un pied de vigne mâle mais pas n'importe lequel. La vigne est une lambrusque rare de 20 m.

La lambrusque, ou vigne sauvage, est une sous-espèce de liane forestière de la famille des vitaceae. Cette sous-espèce a une longue durée de vie et envahit la végétation. Ici, elle colonise un arbre et les arbustes voisins. Elle peut aussi avoir un comportement de pionnière aux abords d'écotones forestiers. Laurent indique le pied de départ de cette vigne remarquable qui a été découverte par son père et répertoriée par Jean-Paul Houbartle (technicien Plaimont). Le site, sur le chemin du Vic-Bilh, est bien protégé et quelque peu secret pour sauvegarder ce «bijou de vigne». Pour y arriver, un guide autochtone est indispensable.

Laurent Teulère est un passionné de vignes abandonnées et de la préservation de la biodiversité. Sur cette route du Vic-Bilh, il possède une vigne, plantée par son grand-père Laurent Teulère-Maynat (dont il a hérité du nom) en 1900. «Je la garde car elle a plus de 1000 ans, il faut la conserver, c'est une vraie bibliothèque. Je suis attaché à l'histoire du patrimoine, à l'identité, à ce qui est vrai et je suis fier de mes vignes.» Sur la parcelle, aussi, des ceps qui ont plus de 115 ans, comme le précise Nadine Raymond, coordonnatrice technique Plaimont Producteurs. Des cépages clairette, arrufiac, tannat… Il y a plus de 10 cépages et tous n'ont pas été identifiés. Des vignes qui ont été travaillées avec des bœufs. Laurent les a reprises après sa fin de carrière militaire dans une maison datant du VXIIe siècle. «Ici, c'est un gisement génétique important .» Nadine Raymond donne les spécificités de cette liane archaïque : elle donne des raisins avec 4 gros pépins et très peu de pulpe. «C'est un cépage d'intérêt historique.»

Du côté des vignerons, ils amplifient sans cesse leurs efforts de recherche sur les cépages locaux. En mai 2015, en compagnie d'Olivier Yobregat, ampélographe et responsable des recherches à l'IFV Sud-Ouest (Institut français du vin), ils ont planté 4.000 pieds de vigne des cépages rares, voire inconnus, les plus prometteurs : le pédebernade 5 et le dubosc 2, inconnus et nommés d'après le nom des propriétaires des parcelles où ils ont été retrouvés, le morenoa ou encore le tardif, cépages officiellement répertoriés mais quasiment disparus.

Les vignerons réintroduisent, cette semaine, 35 nouveaux spécimens de lambrusques retrouvés.

Janine Nogue

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Emmanuel Macron annonce la création en Corse d'un Intercampus européen d'hôtellerie, de gastronomie et d'oenologie


jeudi 8 février 2018 08:40.  https://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/formation-ecole/2018-02/Emmanuel-Macron-annonce-la-creation-en-Corse-d-un-Intercampus-europeen-d-hotellerie-de-gastronomie.htm


20 - Corse Dans son discours prononcé jeudi 8 février après-midi, en Corse, à Bastia, concernant l'avenir de l'Ile, le président de la République à annoncé la création d'un Intercampus européen d'hôtellerie, de gastronomie et d'oenologie. 

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La cave du restaurant de Jean Sulpice dévalisée dans la nuit


jeudi 8 février 2018 11:21.  https://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2018-02/La-cave-du-restaurant-de-Jean-Sulpice-devalisee-dans-la-nuit.htm


Talloires (74) Le chef étoilé et son épouse ont été victimes d'un cambriolage qui a ciblé les plus grands crus de l'Auberge du Père Bise.

C'est un patrimoine historique que rien ne remplacera. "On est assuré mais leur valeur est inestimable", soupire Jean Sulpice, qui a repris l'établissement centenaire l'Auberge du Père Bise à Talloires (Haute-Savoie) en juin dernier, avec son épouse Magali. Jean Sulpice est choqué et bouleversé : dans la nuit du 6 au 7 février, un cambriolage a ciblé les plus grands crus de la cave historique de l'établissement. "Je ne comprends pas, on n'a rien entendu." Le chef et sa famille habitent pourtant à moins de vingt mètres du restaurant, dans un autre corps de bâtiment.

Vers une heure du matin, Jean Sulpice a quitté son établissement. À quatre heures du matin, selon les caméras de vidéosurveillance, les cambrioleurs sont passés à l'action. En à peine une heure, trois individus cagoulés ont désactivé l'alarme malgré le code imposé pour la déverrouiller, ouvert la porte blindée et se sont dirigés directement vers les casiers des plus grands crus. "Ils n'ont rien pris au dessus de l'année 2000. Ils ont même utilisé des chariots pour transporter les bouteilles."


250 bouteilles mythiques dérobées

Plongés dans une détresse indescriptible, après avoir connu la joie de décrocher à nouveau 2 étoiles le 5 février, le chef et son épouse encaissent la nouvelle, en soulignant, qu'une "clientèle étrangère venait spécifiquement pour ces millésimes". Près de 250 bouteilles mythiques ont été volées. Petrus, Cheval Blanc, Latour, Haut-Brion, Mouton Rothschild, Yquem, Domaine de la Romanée-Conti, Guigal, des premiers grands crus de Bordeaux, des grands crus de Bourgogne et des vins prestigieux de la vallée du Rhône, des verticales complètes de 1952, 1954, 1956... acquis par la famille Bise sur trois générations. "On ne retrouvera plus jamais ces références. Magali, sommelière, est très concernée. Il y a certaines bouteilles de nos années de naissance qui ont disparu."

Fermée pour ses congés hivernaux et travaux, l'Auberge du Père Bise doit ouvrir ce 9 février au dîner pour un service qui affiche complet. "Heureusement, cette deuxième étoile me permet de tenir bon." Le chef et son épouse espèrent que les différents châteaux et domaines les aideront à reconstituer au plus vite leur cave et ses précieux flacons.

Les Arpents du Soleil : vin du Calvados respectueux de l’environnement

Si la certification HVE récompense les pratiques respectueuses de l’environnement, elle est encore peu connue dans le milieu agricole. Premier à l’obtenir en Normandie, Gérard Samson exploite un vignoble à Saint-Pierre-sur-Dives. Il espère ouvrir une porte que d’autres emprunteront.

http://www.agriculteur-normand.com/actualites/les-arpents-du-soleil-vin-du-calvados-respectueux-de-l-environnement:F83JX6OJ.html

- © SL

lll « Je ne voulais pas m’enfermer dans le carcan du bio, je tiens à ma liberté ! Mais je veux apporter une réponse aux consommateurs lorsqu’on me demande si mon vin est bio ». Gérard Samson, le viticulteur de Saint-Pierre-sur-Dive a donc opté pour une certification HVE. Son domaine viticole, « Les arpents du Soleil » est ainsi la première exploitation de Normandie à l’obtenir. Une petite fierté, mais avant tout, une expérience que d’autres imiteront, espère Gérard.
« Je ne pensais pas que je serais la première de Normandie, mais j’encourage tous les agriculteurs, surtout les maraîchers par exemple, dans cette démarche. C’est moins contraignant que la logique du bio, mais c’est une agriculture saine, qui montre que nous respectons la nature. C’est un bon atout commercial, et une réponse à tous nos détracteurs », assure ainsi le vigneron à la tête de 6,7 hectares. L’ancien notaire tient à sa liberté. Et selon lui, le bio le prive de quelques-unes. « Par exemple, seul le sulfate de cuivre est autorisé et son innocuité pour l’environnement est remise en cause. La distinction HVE est vraiment ma philosophie de travail et à mes pratiques. »

Quatre critères
Cette reconnaissance officielle de la performance environnementale des viticulteurs et des agriculteurs est une démarche volontaire qui vise à valoriser les pratiques respectueuses de l’environnement. Quatre critères sont évalués. D’abord, la préservation de la biodiversité « facile à obtenir » pour Gérard puisque son vignoble est entouré d’une haie de 320 mètres d’une part, d’un bois attenant à sa parcelle, d’autres parts, et d’un enherbement entre chaque rang. Il y a aussi, la stratégie phytosanitaire. « Il faut calculer l’IFT (indice de fréquentation de traitement). Et là encore, je n’ai pas essuyé de problème particulier, je suis à 4 sur une référence de 13. »
Troisième point, la gestion de la fertilisation. Gérard n’utilise pas beaucoup d’azote dans ses vignes et des produits NODU-vert. Il n’y a donc pas eu de souci n’ont plus avec ce point, ni avec le dernier : la gestion de la ressource en eau. Les Arpents du soleil ne sont, en effet, pas concernés puisqu’il n’y a pas de système d’irrigation dans les vignobles (et très peu en général). « Ça tuerait la notion de terroir, très importante dans le vin puisque deux parcelles placées à quelques mètres d’intervalle peuvent donner des cépages totalement différents », explique Gérard Samson. Après une préparation de deux jours avec les vignerons indépendants et un audit, « Les Arpents du soleil » ont donc reçu leur agrément pour une période de trois ans. « C’est une qualification qui se veut pratique et réaliste, elle est vraiment adaptée aux milieux agricoles, surtout pour les petites productions personnalisées », explique Gérard Samson
Rappelons qu’à l’heure actuelle, ni l’agriculture raisonnée, ni les AOC, ni les différents labels de qualité n’ont de critères en matière d’environnement. Gérard, lui, peut désormais mettre le logo sur l’étiquette de ses bouteilles.

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Vignobles d’Alsace

Le premier diplôme de dégustation géosensorielle lancé à Strasbourg

Lundi 05 février 2018 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

« Dans la dégustation analytique il y a beaucoup d’incompréhensions sur les termes et des catalogues d’arômes qui n’existent pas. On parle avant tout de son enfance, avec ses termes. Il faut remettre en cause cette approche très pasteurienne » estime Jean-Michel Deiss.

« Dans la dégustation analytique il y a beaucoup d’incompréhensions sur les termes et des catalogues d’arômes qui n’existent pas. On parle avant tout de son enfance, avec ses termes. Il faut remettre en cause cette approche très pasteurienne » estime Jean-Michel Deiss. - crédit photo : Vignobles Deiss

Reposant sur une dégustation en verres noirs, cette formation universitaire mise sur l’acquisition de compétences nouvelles pour valoriser techniquement et commercialement les vins de terroir.
En juin, le diplôme universitaire « vers le terroir par la dégustation géo-sensorielle » doit accueillir ses premiers étudiants au sein de la faculté de géographie de l'Université de Strasbourg. « Ce projet est stratégique, il ébauche une solution pour décrire le lien au terroir des appellations. Dont il manque de définition dans la pratique » souligne le vigneron alsacien Jean-Michel Deiss, président de l'Université des Grands Vins, à l’initiative de la formation.

Montée avec le Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles de Rouffach, cette formation complémentaire doit enseigner les clés la dégustation permettant de relier un vin à son lieu d’origine. Ainsi que les techniques de production d’un tel vin, et les moyens de décrire ces cuvées de manière innovante et valorisante, loin des canons de la dégustation analytique classique. La formation vise en effet à transmettre un vocabulaire simple et universel pour décrire en cinquante termes un vin. Soit « un espéranto tactile du vin » résume Jean-Michel Deiss. « Pour y arriver, il faut débrancher les yeux, le cerveau et les fantasmes » ajoute le vigneron, parlant au sens propre. L’enseignement de ce diplôme reposant sur des verres à vin noirs.

Aucune indication visuelle

Comme le définit Dominique Schwartz, le responsable de la formation, « la dégustation géo-sensorielle est une dégustation en verres noirs, qui ne donnent aucune indication sur la couleur du vin. Elle permet ainsi une analyse sans les a priori liés à la dimension prégnante de l’aspect et de la couleur du vin. » Cette approche fait écho aux anciens dons du gourmet, « celui qui discernera le mélange de deux vins, qui sentira ce qui domine dans un mets, tandis que les autres convives n'auront qu'un sentiment confus et égaré » définissait Voltaire dans son Dictionnaire philosophique (cité par le Littré).

Reliant la pratique de la dégustation à la connaissance des terroirs (sols, climats…), ce diplôme universitaire vise aussi bien les professionnels du vin que du tourisme ou de la sommellerie. Coûtant 4 950 euros, l’inscription au diplôme nécessite que la candidature soit retenue (sur CV et proposition de mémoire). Avec un volume de cours de 227 heures sur sept mois, il s’agit de « la seule formation en France à la dégustation géo-sensorielle. Il en existait une en Bourgogne, animée par Jacky Rigaud qui interviendra. Et il en existe une en Italie actuellement » conclut Jean-Michel Deiss.

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Quand les lobbies du vin détricotent la loi Evin

Entre le lobby viticole et les professionnels de la santé, la législation sur la publicité autour du vin fait débat. 

Mis à jour le 05/02/2018 | 17:41
publié le 05/02/2018 | 17:41.  https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/quand-les-lobbies-du-vin-detricotent-la-loi-evin_2591330.html

Le vin en France n’est pas qu’un alcool, c’est aussi une culture, une part de l’identité hexagonale.

Le lobby viticole utilise la dimension culturelle du vin dans son marketing pour se différencier des autres alcools. Il se bat activement pour assouplir la loi à l’égard du vin.

2015, une victoire pour le vin

 En 2015, c’est une victoire pour le lobby viticole. La loi Evin est assouplie. Désormais, les contenus relatifs "au patrimoine culturel, gastronomique ou paysager liés à une boisson alcoolique" ne sont plus considérés comme de la publicité.

Cette loi avait été à assouplie en 2015 sous l’impulsion de l'influente association "Vin et Société", dirigée à l’époque par Audrey Bourolleau, devenue depuis mai 2017 "conseillère agricole" au gouvernement d’Emmanuel Macron.

Un assouplissement vu d’un mauvais oeil par les addictologues. "C’est le lobby alcoolier qui, par l’économie, va s’occuper de santé publique dans notre pays", s’indignait le Dr Philippe Batel de SOS Addictions, qui rappelle que l'alcool est la deuxième cause de mortalité en France.

L’écart entre des contraintes inefficaces et l’impact réel sur la santé

 Pour Audrey Bourolleau, "toutes ces mesures d’interdits, de contraintes, ne vont pas régler les vrais problèmes que sont l’alcoolisme, les enjeux de santé publique, ce qui risque de saouler les Français".

Dès l’Antiquité, Hippocrate prescrivait du vin à ses patients. Les bénéfices du vin sur la santé restent difficile à prouver, bien qu’un verre par jour ne soit pas dangereux. 

L’alcool tue tout de même 49000 personnes chaque année en France.

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La famille Bouygues investit dans le vignoble du cognac

A La Une Cognachttp://www.sudouest.fr/2018/02/06/la-famille-bouygues-investit-dans-le-vignoble-du-cognac-4178259-882.php

Publié le 06/02/2018 à 19h05 par Olivier Sarazin.

Martin et Olivier Bouygues ont acheté une vingtaine d’hectares de vignes et une distillerie à Guimps (Charente), près de Barbezieux, en Petite Champagne

Voilà plus de dix ans que les frères Bouygues, Martin et Olivier, ont investi dans la vigne. Les deux capitaines d’industrie sont notamment propriétaires du château Montrose depuis 2006, grand cru classé à Saint-Estèphe, dans le Médoc. Amoureux du vin, ils possèdent également le château Tronquoy-Lalande, toujours en AOC Saint-Estèphe. Plus récemment, ils ont fait l’acquisition du domaine de Clos Rougeard, près de Saumur dans la vallée de la Loire.

Aujourd’hui, les frères Bouygues investissent dans le vignoble du cognac. En octobre dernier, ils ont acheté une vingtaine d’hectares de vignes à Guimps (Charente), près de Barbezieux, en Petite Champagne (le deuxième cru du cognac).

La transaction portait également sur la distillerie de La Métairie, toujours à Guimps, et un "petit stock d’eaux-de-vie", a-t-on appris de sources concordantes confirmant une information du quotidien "Charente Libre".

Notre confrère rapporte que l’investissement "pourrait avoisiner les 10 millions d’euros". Ce montant n’est ni confirmé ni infirmé par Hervé Berland, à qui les frères Bouygues ont confié la direction du domaine de La Métairie.

La direction de La Métairie a été confiée à Hervé Berland

Hervé Berland dirige déjà le château Montrose dans le MédocHervé Berland dirige déjà le château Montrose dans le Médoc

Crédit photo : Laurent Theillet / archives "Sud Ouest"

Hervé Berland a la réputation d’un "faiseur de grands vins". Il a longtemps travaillé pour le groupe Baron Philippe de Rothschild. Il est aujourd’hui au service de la famille Bouygues et veille notamment sur le château Montrose.

"Le domaine viticole et la distillerie de La Métairie sont bien placés et ont un très beau potentiel. Nous souhaitons y élaborer de très belles eaux-de-vie, de très beaux cognacs. Pour l’heure, nous n’avons pas créé de marque. Le projet débute. Il est embryonnaire et s’inscrit dans le temps. La démarche de Martin et d’Olivier Bouygues est celle d’amoureux de la vigne et des terroirs", explique Hervé Berland à "Sud Ouest".

Ce dernier ajoute que les frères Bouygues ne souhaitent pas devenir "négociants sur la place de cognac". Ils s’implantent en Charente comme vignerons, dit-il en substance. 

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L’ombre de Batman plane sur les ravageurs du vignoble ardéchois

Les chauves-souris, un atout pour les vignerons ? Le mammifère volant consomme une grande quantité d'insectes potentiellement nuisibles en viticulture. L'association Vignerons ardéchois généralise l'installation de nichoirs.

Par Eloi Pailloux - Publié le 06/02/2018 à 16:28.  http://campagnesetenvironnement.fr/lombre-de-batman-plane-sur-les-ravageurs-du-vignoble-ardechois/



Un nichoir à chauves-souris.

Les chauves-souris sont de grandes consommatrices d’insectes. Certaines espèces peuvent en effet consommer jusqu’à un tiers de leur poids en insectes en une nuit. Une caractéristique qui en fait un allié naturel de l’agriculture. En Ardèche, où elles trouvent refuge dans les nombreuses cavernes et avens locaux, les parcelles viticoles sont un véritable garde-manger pour ces mammifères volants.

Vers une utilisation de la chauve-souris en bio

L’association Vignerons ardéchois incite ses 1500 adhérents à installer des nichoirs à chauve-souris, dans le but de favoriser leur présence dans les vignes. Par ailleurs, des études sont menées afin de mesurer leur impact sur les populations d’insectes, et si elles peuvent être utilisées en lutte biologique.

En Ardèche méridionale, 17 espèces ont été inventoriées, sur les 33 présentes en France métropolitaine, et les 1200 espèces recensées dans le monde. Leur population a baissé de près de la moitié en France (46 %) entre 2006 et 2014.

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AUDE - AOC Fitou : douze Ambassadeurs de talent

http://www.occitanie-tribune.com/articles/6087/aude-aoc-fitou-douze-ambassadeurs-de-talent/

Elle excelle à valoriser la diversité des terroirs, entre mer et montagne, de cette appellation dévolue aux rouges et au cépage roi, le Carignan. Cette année, la sélection des douze cuvées Ambassadeurs Fitou 2018 pointe les talents avec une égale créativité : match nul entre les cuvées issues des terroirs Fitou Maritime et les Fitou Montagne.

Première appellation d’origine contrôlée des vins rouges du Languedoc créée en 1948, Fitou séduit par la dualité de son vignoble soumis à deux zones d’influence bien distinctes : entre Corbières maritimes et terroirs d’altitude. Elle s’exprime dans les sols, schisteux et argilo-calcaires caillouteux côté mer, principalement de schistes côté montagne, et donne le tempo d’une créativité en mode dyptique qui a permis au cépage ambassadeur de l’appellation, le Carignan (sa proportion doit être supérieure ou égale à 20% de l’encépagement), d’exprimer tout son potentiel au fil des années.
 
Fitou côté mer et Fitou côté montagne

En 2018, la sélection des Ambassadeurs Fitou prend une saveur particulière en consacrant équitablement, parmi les douze cuvées sélectionnées à l’aveugle par un jury de professionnels du vin, six Fitou maritimes et six Fitou montagnes. « L’appellation présente une trame commune, le Carignan qui à faibles rendements (moyenne de 25 hectolitres/hectare) et sur un vignoble encore majoritairement planté en vieilles vignes (entre 60 et 100 ans), donne toute sa personnalité au cru. Mais autour du Carignan, les vignerons expriment leur créativité en révélant le potentiel de ces deux terroirs emblématiques et c’est justement cette diversité qui séduit les consommateurs », explique Laetitia Buron, de Atout-Terroir, formatrice en dégustation et membre du jury des trophées Ambassadeurs 2018. Côté Fitou Maritime, les schistes et argilo-calcaires livrent des vins moins concentrés aromatiquement, mais caractérisés par leur finesse et leur élégance. Côté Fitou Montagne, c’est au contraire la complexité aromatique et l’expression pure de la minéralité du schiste qui priment, avec des Carignans plus expressifs et plus intenses, parce que soumis au stress hydrique sur ces terroirs plus pauvres soumis à un climat sec.
 
Des vins pour tous les palais

Gagnés par cette dualité, les vignerons de l’appellation Fitou, dans la course à la qualité, expriment leur créativité à travers deux écoles : celle de la modernité, avec des profils de vins davantage sur le fruit et la buvabilité, pour une consommation facile ; celle, plus traditionnelle, des vins élevés en fûts, dans la profondeur et la densité, aptes à un long vieillissement. « Cette sélection 2018 dépoussière l’image des Fitou, perçus autrefois comme des vins très charpentés accompagnant uniquement des plats comme le cassoulet ou le civet de sanglier, synthétise Alban Izard, vigneron du Domaine Lerys.  Aujourd’hui, la palette des vins produits sur l’appellation est extrêmement variée, il y en a pour tous les palais avec des flacons qui certes ont du caractère mais qui sont fins, élégants... Et de plus en plus de cuvées privilégiant le fruit et le croquant, preuve d’un vignoble dynamique, dans l’air du temps. »
Sur le territoire de l’Appellation Fitou, ces douze cuvées Ambassadeurs seront présentées sous la forme d’un « passeport de voyage », diffusé dans les offices de tourisme et chez les vignerons, afin d’inciter à la mobilité et à la découverte de ce vignoble dynamique.

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Filtration des vins

Les plaques s'avèrent d'une efficacité aléatoire

Mardi 06 février 2018 par Marion Bazireau

https://www.vitisphere.com/actualite-86919-Les-plaques-saverent-dune-efficacite-aleatoire.htm

Sur Vitisphère

L'efficacité des plaques filtrantes est très aléatoire, selon une étude de la Chambre d'agriculture de Gironde, de l'IFV et d'Hervé Romat.

L'efficacité des plaques filtrantes est très aléatoire, selon une étude de la Chambre d'agriculture de Gironde, de l'IFV et d'Hervé Romat. - crédit photo : Creative Commons CC0

Pour la première fois, une étude montre que les plaques filtrantes donnent des résultats très aléatoires sur la clarification et le profil organoleptique des vins. Impossible de se fier aux indications des fournisseurs. Avant de choisir une plaque, il faut faire des essais.
« Les utilisateurs sont victimes des différences flagrantes de rétention et d’impacts organoleptiques entre les plaques des fabricants, même sur des segments de filtration identiques. » A la fin de leurs essais comparatifs portant sur une cinquantaine de plaques filtrantes, la Chambre d’agriculture de la Gironde, l’IFV et Hervé Romat, un expert en filtration, ont décidé de tirer la sonnette d’alarme. (1)

Ils ont de quoi, tant ils ont obtenu des résultats disparates. Dès leur premier essai, ils sont allés de surprise en surprise. Les experts ont commencé par un vin blanc affichant une turbidité de 9 NTU et un coefficient de colmatage de 99. Ils l’ont filtré sur six plaques dégrossissantes censées retenir les particules comprises entre 3 et 6 µm : trois plaques Begerow (Beco K1, Becopad 580 et Europor K1), une Pall (K200), une Beaulieu Filtration (NCA B-100) et une Filtrox (AF 41H).

Des débits variables

La première surprise est venue des débits de filtration qui sont allés de 4,6 litres par plaque et par heure pour la K200 à 72 l/heure pour la Beco K1, soit un écart de 1 à 15 ! Puis les plaques ont eu des effets très aléatoires sur la turbidité et la filtrabilité. Les plaques AF 41 H ont affiché les meilleures performances, en abaissant la turbidité du vin à 0,43 NTU et son coefficient de colmatage à 11, tandis qu’à l’inverse le vin filtré par les Europor K1 présentait encore une turbidité de 3,2 et un coefficient de colmatage de 65. Pour couronner le tout, certaines plaques ont abimé le vin. Les Europor K1 ont eu un effet négatif sur la fin de bouche, tandis que les plaques NCA B-100 ont affecté ses arômes.

Pas un fabricant meilleur qu'un autre

Cette variabilité s’est répétée sur tous les segments de filtration, sans qu’aucun fabricant ne sorte du lot. Les expérimentateurs ont connu tous les cas de figure : des plaques plus lâches qu’elles n’auraient dû l’être, d’autres plus serrées. Lors des filtrations dites « stériles » des plaques ont retenu les bactéries mais pas les levures alors qu’elles sont plus grosses !

A ce stade, seule la plaque Seitz EKS de Pall a permis d’obtenir un vin réellement pauvre en germes, avec moins de 1 UFC/100 ml. « Cela est d’autant plus surprenant que la taille des levures se situe entre 1,5 et 4 μm, alors que les plaques annonçaient pouvoir retenir les particules de 0,4 à 0,1 μm ! Le diamètre de rétention annoncé par les fabricants est ici très abusif », tempète Hervé Romat. Dans ce cas, difficile d’embouteiller sans une filtration complémentaire sur membranes.

Côté dégustation, les filtrations ont globalement eu moins d’impacts négatifs sur les vins rouges que sur les vins blancs. 

(1) Etude parue dans la revue des œnologues n°165

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  Le vin est une véritable institution en France. Toutefois, les associations de lutte contre l’alcoolisme s’inquiètent de ce statut « à part ». D’autant plus lorsque le président de la République prend position en faveur de la filière viticole.

Prévention contre l'alcoolisme : les viticulteurs se félicitent de la position de l'Élysée

Par DemarchesAdministratives.fr avec AFP, mis à jour le 06.02.2018 à 13h04, publié le 06.02.2018 à 12h56.      https://demarchesadministratives.fr/actualites/prevention-contre-lalcoolisme-les-viticulteurs-se-felicitent-de-la-position-de-lelysee

Le fait qu’un verre de vin rouge par jour est bon pour la santé est une idée largement répandue en France. Dans un pays où le vin est intimement lié à la gastronomie et la culture, les associations de prévention contre l’alcoolisme se heurtent au puissant lobby des producteurs de vin et l’État ne sait parfois plus sur quel pied danser. Les pouvoirs publics doivent-ils promouvoir la modération ou l’abstinence ? Le point sur le débat actuel.

Les producteurs de vin se félicitent de la position de l’Élysée

Le CNIV (Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine et indication géographique) et le Conseil spécialisé vins de FranceAgriMer ont récemment exprimé leur satisfaction après avoir reçu un courrier officiel du président Macron qui indiquait que « l’objectif est de lutter contre les consommations excessives et à risque, ce qui nécessite d’investir en amont dans la prévention ».

Les professionnels de la filière sont ravis d’avoir obtenu gain de cause, et même au-delà. Selon l’un de leurs porte-paroles, le « courrier du président de la République aurait répondu à leurs attentes ».

Les producteurs de vin estiment que la tradition culinaire française et l’importance économique et culturelle du vin doivent le distinguer des autres alcools.

Emmanuel Macron a déclaré sur le sujet : « la filière vinicole représente l’âme de la France. Elle porte en elle une forme d’excellence. Nous devons conforter ce statut et transmettre cet héritage aux générations futures ».

L’ANPAA ne comprend pas cette position, qu’elle estime contraire aux campagnes de prévention

L’ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie) s’inquiète de cette victoire des viticulteurs et de la position adoptée par le président Macron.

L’association a affirmé craindre « la reconnaissance des acteurs du vin comme des acteurs de prévention et donc un acteur légitime auprès du ministère de la Santé ».

Elle montre du doigt la contradiction existante dans « la Stratégie nationale de santé 2018-2022 qui inclut l’alcool, et non le vin pris isolément, dans les substances psychoactives licites ou illicites au même titre que le tabac ».

Les études actuelles sur les effets du vin sur la santé

Les études menées jusqu’à présent ne prouvent pas réellement ni les bienfaits du vin ni ses méfaits (dans le cas où il est consommé avec modération). Pour obtenir des résultats précis, il faudrait demander à des groupes de personnes tests de consommer par exemple 2 verres de vin par jour pendant 10 ans pour observer les effets sur la santé à moyen et long terme... Mais cela est bien évidemment contraire à l’éthique, compte tenu du risque d’alcoolisme et d’addiction.

Il est par contre prouvé que l’abus d’alcool augmente le taux de mortalité, favorise l’obésité, la cirrhose, la pancréatite et un certain nombre de cancers (gastro-intestinal, du foie, colorectal...).

C’est pourquoi il parait dangereux d’insister sur les bienfaits du vin qui sont, de toute évidence, bien moindre comparés à ceux d’une alimentation saine et variée, et de la pratique d’une activité physique régulière.

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Antoine WOERLE

Professeur agrégé HC en Production de Services et Sommellerie
Lycée Hôtelier Alexandre Dumas de Strasbourg
Maître Sommelier
Meilleur Ouvrier de France Maître du Service et des Arts de la Table 1993

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