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27 janvier 2018
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WOERLE Antoine
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Quand les grands crus classés bordelais ouvrent leurs propres tables gastronomiques

23 janvier 2018

https://www.atabula.com/2018/01/23/grand-cru-classe-restaurant-gastronomie/

Et si les grands châteaux bordelais devenaient les nouvelles destinations gastronomiques en vogue ? C'est en tout cas l'objectif du château Giraud, implanté dans le prestigieux vignoble de Sauternes, qui a ouvert un restaurant dans sa chapelle le 2 février.

Cuisine et vin ont toujours fait bon ménage. Parmi les premiers grands crus classés de 1855, le château Guiraud, dont le vignoble s'étend entièrement sur la commune de Sauternes - une particularité de taille dans la région -, est le premier à oser ouvrir un restaurant. 650.000 euros ont été investis pour transformer la chapelle protestante datant du XVIIIe siècle en un lieu de restauration. Une surface de 685m2 a été réaménagée pour installer un espace de 110 places, une salle à manger et un bar, un salon ainsi qu'une terrasse. Du local et du bio, voilà comment résumer la future carte. Précurseur dans la conduite de la vigne en agriculture biologique (certifié depuis 2011), le château Guiraud promet de servir une cuisine de bistrot simple, avec un plat du jour à 16 euros, et des menus entre 35 et 55 euros.

Le terroir est la signature du lieu, avec des huîtres chaudes de Joël Dupuch, mousse légère au fenouil et au sauternes du château et caviar sturia, une poularde des Landes fumée aux sarments du château, légumes d'hiver et sauce Périgueux. La carte des vins met en avant les appellations bordelaises et les vins de Sauternes. Plus de 500 étiquettes seront réunies à terme pour satisfaire tous les goûts. Les propriétaires de Château Guiraud ont fait appel à un expert de la région pour préparer cette ouverture. Nicolas Lascombes est à la tête d'un groupe de restauration, qui a signé le restaurant "Le 7" à la Cité du Vin de Bordeaux. Surtout, Lascombes s'est occupé de l'ouverture de la Terrasse Rouge, le restaurant du château La Dominique, un grand cru classé de Saint-Emilion.

Les châteaux bordelais, les nouvelles tables

Les projets gastronomiques au sein des châteaux bordelais pourraient se multiplier dans la région. Le château Lafaurie-Peyraguey a déjà communiqué autour de son intention de développer son offre œnotouristique, avec un hôtel-restaurant gastronomique. Le premier grand cru classé en 1855 à Sauternes voit grand. Son propriétaire, qui compte dans son portefeuille la villa Lalique, ouverte dans le Bas-Rhin, rêverait de reproduire le succès étoilé de son porte-étendard alsacien. Une actualité qui ne laisserait pas indifférent quand on sait que le voisin du château Lafaurie-Peyraguey n'est autre que... le château Yquem, d'où sort un vin liquoreux considéré comme le meilleur au monde.

En attendant, les autres châteaux bordelais, qui n'ont certes pas le prestige du classement de 1855, n'ont pas attendu leurs célèbres voisins pour user de la gastronomie comme axe de développement œnotourisque. A Saint-Emilion, le château de Candale propose sa carte à l'Atelier de Candale tandis que le château Troplong Mondot est déjà une adresse recommandée pour sa maison d'hôtes et son restaurant Les Belles Perdrix (1 étoile Michelin). Le château d'Agassac, dans le Haut-Médoc, propose un menu "carte blanche" en s'inspirant des produits du marché du jour. Le château Léognan, à Pessac-Léognan, a confié sa carte à la chef médiatique Flora Mikula. Et rappelons que l'hôtel cinq étoiles Les Sources de Caudalie officie dans l'écrin viticole du château Smith Haut Laffite. Enfin, adossé au recherché château Lynch-Bages, le château Cordeillan-Bages, à l'entrée de Pauillac, est un incubateur de chefs talentueux. Un certain Thierry Marx y a conquis ses galons étoilés voilà une dizaine d'années.

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À quelle amphore se vouer ?

Réussir Vigne20/01/18.  http://www.pleinchamp.com/vigne-vin/actualites/a-quelle-amphore-se-vouer

Catherine Bioteau

De plus en plus de vignerons se laissent séduire par des essais de vinification ou d'élevage en jarres de terre cuite. Le point sur les choix et les précautions à prendre.

  1. À quelle amphore se vouer ? David et H. Rossignol

Avis d'utilisateurs

« Pour l'élevage plutôt que la vinification »

« Nous recherchions un récipient le plus neutre possible, pour éviter le grillé du bois neuf tout en conservant une micro-oxygénation comparable. Depuis 2015, nous avons acquis neuf amphores de 800 litres qui nous apportent une pureté aromatique sur le fruit rouge, avec des tanins qui donnent du peps au vin. Pour moi, l'élevage en amphore est beaucoup plus intéressant que la fermentation en amphore. Celle-ci n'apporte pas beaucoup de valeur ajoutée par rapport au seul élevage, alors qu'elle demande beaucoup plus de travail qu'en cuve. J'ai gardé la même durée d'élevage qu'en pièce, un an environ, sur lies avec un seul soutirage avant assemblage. La consume est moins importante. Le seul souci est que les amphores se nettoient moins facilement qu'un fût. »

« Davantage de corps et de complexité aromatique »

« Depuis 2013 je multiplie les vinifications et élevages de cabernet franc en différentes amphores. Les capacités varient de 250 litres à 10 hectolitres et j'ai une préférence pour les grands volumes : la jarre marque moins le vin. J'obtiens également de bons résultats avec des formes en oeuf inversé, pointe vers le bas, avec moins de surface d'échange avec les lies. J'avais testé les qvevris géorgiens de 100 litres en 2005 mais l'oxygénation était trop forte, je préfère les terres cuites moins poreuses. L'intérêt des différents matériaux varie selon les millésimes. Généralement le grès m'apporte davantage de finesse, de tension sur les vins en élevage court. Alors qu'après un an, la terre cuite est plus intéressante : on a davantage de corps, la complexité aromatique ressort. »

Marginale et parfois moquée il y a encore quelques années, l'utilisation de jarres ou amphores dans les chais est en train de faire son petit bonhomme de chemin. « Il y a un mouvement spectaculaire, se réjouit Nathaël Suils, directeur d'Œnotech Bordeaux, fournisseur d'amphores. Elles intéressent en priorité les domaines en biodynamie mais de plus en plus de domaines classiques font des essais, surtout dans le Bordelais et en Champagne. » Anne Calderoni, oenologue en Gironde, explique cette tendance par le fait que le goût boisé lié à l'élevage en fût devient de moins en moins tendance pour le consommateur, qui recherche davantage la fraîcheur, l'expression cristalline des vins. « Les jarres apportent une micro-oxygénation naturelle des vins comme la barrique mais sans le boisé, analyse-t-elle. On peut obtenir un éclat du fruit incomparable et de la minéralité quand c'est réussi. »

Comme pour les barriques, il y a amphores et amphores. Les différences en termes de matériau, capacité et forme sont importantes. D'abord toutes les terres cuites n'offrent pas la même porosité. On observe des variations selon les argiles de base et les températures de cuisson, ce qui génère plus ou moins de micro-oxygénation mais également plus ou moins de consume. « Avant d'acheter une amphore, il faut se renseigner sur la consume qu'elle engendre, conseille Anne Calderoni. Elle peut avoisiner les 20 % par an, ce qui est énorme et non compatible avec un vin à valeur ajoutée limitée. » Le vin suinte même parfois par la paroi. Mais selon Nathaël Suils, « avec les amphores Tava, la consume ne dépasse pas 5 % et le vin ne pénètre que sur deux millimètres dans la terre cuite. La micro-oxygénation est de l'ordre de 1,5 à 2 microgrammes par litre de vin et par mois, proche de celle d'un vin élevé en barrique et plus régulière. On peut viser des élevages longs de plus de douze mois. » On trouve également des jarres en grès, notamment chez Vin et Terre et Clayver. « La porosité du grès est inférieure à celle de la terre cuite, annonce Patrick Lalanne de Vin et Terre. Il convient particulièrement aux vins blancs ou aux rouges délicats, moins tanniques. »

  1. À quelle amphore se vouer ? de Nadaillac

Une grande diversité de capacité et de forme

Question capacité, il y en a pour tous les goûts, de 150 litres à plus de 10 hectolitres, les plus courantes se situant entre 200 et 800 litres. Les grands volumes sont privilégiés pour les vinifications car plus pratiques. Et en élevage, ils génèrent davantage de mouvements de convection, qui favorisent la remise en suspension des lies. En revanche, les jarres de moins de 300 litres sont plus faciles à manier à une seule personne.

Les formes varient également. Par exemple Vin et Terre propose des jarres classiques, bombées en hauteur avec une base plate légèrement resserrée, des oeufs, debout ou couchés, des dolia plus arrondies et resserrées à la base... Plus la base est large, plus on a de contact avec les lies. Selon la forme, les mouvements de convexion du vin diffèrent : ils seraient plus intenses dans les amphores que dans les oeufs.

  1. À quelle amphore se vouer ? De Nadailla / Xavier Delbecque
Les jarres de vinification sont dotées d'une large ouverture pour faciliter encuvage et décuvage, fermées par un couvercle en terre cuite ou en inox. Les jarres d'élevage peuvent être plus resserrées et obturées par une simple bonde silicone. Elles nécessitent les mêmes conditions de température et d'hygrométrie qu'un élevage en fut pour limiter la consume : humidité, fraîcheur, pas de courants d'air... Leur inconvénient majeur réside dans leur fragilité. Les jarres n'ont pas toutes une vanne à leur base. Pour les vider il faut donc soit les incliner, ce qui est possible pour les petits formats mais difficile pour les plus grandes, soit pomper ou éponger. Autre point important, l'élevage en jarre n'élimine pas les risques de contamination par des brettanomyces ou bactéries, qui peuvent se loger dans les pores.

La terre cuite est souvent citée comme un matériau neutre, mais parfois à tort. Les argiles contiennent du calcaire et du potassium susceptibles de réagir avec l'acide tartrique du vin, ce qui peut diminuer les pH de 0,2 point. Et, selon les terres, d'autres composés, notamment des métaux lourds, pourraient migrer dans le vin. Il est conseillé d'affranchir la terre cuite à l'acide tartrique, surtout la première année, ou de les badigeonner avec du moût ou du vin. Le grès, plus inerte et lisse, ne nécessite pas d'affranchissement.

Reste la question du coût : « il faut compter environ euros euros le litre », résume Nathaël Suils, souvent de l'ordre de 1000 euros pour une 200 litres en terre cuite ou une 300 litres en grès. Soit un peu plus cher qu'une barrique mais avec une durée de vie plus longue. Si on ne la casse pas, l'amphore continue à respirer...

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Salon de l'Agriculture à Paris

Événement organisé du 24 février au 04 mars 2018

En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/agenda/o135096-salon-de-l-agriculture-a-paris#ixzz55NPLsX3T

Cette année encore, le Salon de l'Agriculture met à l'honneur le vignoble français, Porte de Versailles, à Paris.

Depuis 1964, la foire-exposition organisée à Paris demeure la plus grande réunion agricole annuelle en France. Elle accueille le grand public pendant plus d'une semaine à la rencontre des producteurs français.

Du 24 février au 4 mars 2018, cette manifestation est l'endroit idéal pour découvrir les attraits des 13 nouvelles régions françaises: petits et grands pourront observer la traite des vaches, comprendre le fonctionnement d'une ferme, goûter aux spécialités régionales, contempler les animaux de la basse cour, etc.

Le vignoble français est riche en traditions, histoires, saveurs et arômes; des vignerons venus des quatre coins de France seront présents afin de partager leur passion et leurs expériences. Vins rouges, blancs, rosés, effervescents ou à fines bulles, cépages et appellations, les visiteurs pourront comprendre l'univers viticole qui compose la France. 

Informations pratiques :

Dates : Du 24 février au 4 mars 2018
Adresse : Paris Expo, 1 Place de la Porte de Versailles 75015 Paris
Horaires : 9h à 19h tous les jours du 24 février au 4 mars 2018.
Tarifs : 7 à 14€ & gratuit pour les moins de 6 ans.

Réservation : sur le site internet de l’événement.

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Disparition de Jean-Louis Charmolüe, le propriétaire du château Romanin

Publié par Jean-Pierre Stahl le 26/01/2018 à 22:14:46

https://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux/2018/01/26/disparition-de-jean-louis-charmolue-le-proprietaire-du-chateau-romanin.html

Médocain d’origine et ancien propriétaire du château Montrose, Jean-Louis Charmolüe, s’est éteint ce mardi 23 janvier, à l’âge de 83 ans. Après la vente de Montrose détenu pendant un siècle par sa famille, il était devenu propriétaire de Romanin en Provence.

Il venait de fêter son 83ème anniversaire le 9 janvier dernier. Né en 1935 dans une grande famille médocaine, il a consacré sa vie au vin. Après des études d’agronomie à Toulouse, il a repris les rênes du Château Montrose (2e second cru classé de Saint-Estèphe), qui était alors propriété de sa famille depuis 1896.

Jean-Louis Charmolüe s’était fixé comme objectif de reconstruire le domaine, très endommagé au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Il replanta le vignoble, modernisa les outils de production, et en 40 ans hissa les vins du Château Montrose parmi les plus grands du Médoc. Cet objectif atteint, et à la fleur de l’âge, Jean-Louis Charmolüe cèda en 2006 Château Montrose à Martin Bouygues et se lança dans un nouveau défi.

Amoureux de la Provence, depuis un voyage dans la région en 1955, Jean-Louis Charmolüe avait acquisen mai 2006 Château Romanin, séduit par la beauté des lieux. Ce fut pour lui une seconde jeunesse sur les terres des Baux-de-Provence. Il consacra le reste de sa vie à rebâtir cette « belle endormie » et à révéler le sublime terroir des Alpilles. Jean-Louis Charmolüe entreprit de restructurer le vignoble conduit en biodynamie depuis 1988 et dota la propriété d’installations modernes, avec pour ambition de porter au plus haut la qualité des vins du Château Romanin.

Discret et grand amateur d’art, Jean-Louis Charmolüe faisait partie de la génération qui a révélé Bordeaux au reste du monde. Du Château Montrose au Château Romanin, il laisse derrière lui l’image d’un grand bâtisseur.

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AG InterBeaujolais

Lancement du nouveau concept de « Beaujonomie »

Vendredi 26 janvier 2018 par Juliette Cassagnes

https://www.vitisphere.com/actualite-86861-Lancement-du-nouveau-concept-de-Beaujonomie.htm

Dominique Piron, président d'InterBeaujolais, continue de décliner la nouvelle stratégie pour tenter de relancer le vignoble

Dominique Piron, président d'InterBeaujolais, continue de décliner la nouvelle stratégie pour tenter de relancer le vignoble - crédit photo : J Cassagnes

Ce mercredi 24 janvier 2018 se tenait l'Assemblée générale d'InterBeaujolais. L'occasion de faire un point d'étape sur la nouvelle stratégie marketing.
La nouvelle stratégie annoncée en 2017 pour relancer le vignoble du Beaujolais, qui passe par un repositionnement de son image, commence à se mettre en place. Pour rappel, elle est censée se baser sur selon trois « univers » parallèles: les Beaujolais « festifs », ceux de « caractère », qui regroupe les Beaujolais de garde et les crus, et enfin ceux « d'exception », qui incluera le « haut du panier ». La priorité a été donnée, dans l'immédiat, sur les seconds, sur lesquels reposent le plus d'enjeux : « C'est le chantier n°1, celui sur lequel il faut concentrer toutes les actions », a expliqué Jérémy Arnaud, consultant Terroir Manager à l'initiative de la nouvelle stratégie marketing, lors de l'AG.

"Le magnum, un format intéressant"

L'idée consiste, sur ce segment, à développer le concept de la « Beaujonomie », mélange de Bistronomie et Beaujolais. Le spécialiste le définit comme « un plat traditionnel revisité à partager avec un Beaujolais de caractère dans une ambiance bistronomique chic et décontractée »... Tout un programme !

Avec ce nouveau concept, celui-ci entend surfer sur la vague de cette restauration « tendance » qu'est la bistronomie pour placer les vins de cette région, « étant basés sur les mêmes valeurs : le partage, la convivialité ». La cuisine « à partager » autour d'une grande table, d'un même plat et d'un vin, s'y développant de plus en plus. « Vous avez les vins rouges qui peuvent profiter le plus de ce type de cuisine, mais il faudra l'accompagner d'une montée en gamme de vos vins », prévient Jérémy Arnaud. En terme de conditionnement, celui ci préconise le magnum, « la dimension la plus intéressante et qui connaît actuellement un boom au Royaume-Uni ».

Un lancement prévu pour février 2018

L'interprofession va, dès le mois de février 2018, lancer ce nouveau positionnement à Paris auprès de journalistes, puis à l'occasion du salon professionnel Vinovision. Un tout nouveau stand totalement revu selon ce concept a été imaginé, reprenant les codes de la maison déclinés dans un restaurant. « On sera les seuls avec ce concept marketing avec ce positionnement visé ! » s'enthousiaste Jérémie Arnaud. Un « beaujonomic dinner » sera organisé le premier soir, sorte de soirée VIP. Un site internet, beaujonomie.com a également été lancé, indiquant un compte à rebours. L'ensemble des supports de communication print et digitaux reprendront le nouveau logo et la nouvelle charte graphique.

Mais la réussite de ce changement d'image et de positionnement ne sera possible qu'à condition que l'ensemble des opérateurs, vignerons et négociants, se l'approprient et l'intègrent à leur tour dans leur stratégie individuelle, à travers leur caveau, leurs stands, leur gamme, mais aussi via leurs partenaires distributeurs.

Autre condition importante du succès : une prise de conscience et des efforts en terme de qualité devront s'opérer rapidement : entre 30 et 50 millions de bouteilles potentielles sont concernées, mais toutes n'ont actuellement pas le profil requis. « Faire des vins simplement fruités ne suffira plus, il faudra qu'ils soient aussi racés, afin d'honorer la promesse en terme de style du vin. Or seul un tiers des vins produits correspondent actuellement », estime t'il.

L'objectif est en effet ambitieux : « Que le Beaujolais devienne leader sur le secteur de la restauration tendance, en France et dans le monde ».

Illustration: la nouvelle charte graphique et le concept de "Beaujonomie", expliqués sur un site internet beaujonomie.com:

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Alors, les pesticides dans le vin, ça a quel goût ?

26/01/18 09h34   https://www.lesinrocks.com/2018/01/26/actualite/alors-les-pesticides-dans-le-vin-ca-quel-gout-111038261/

 Par Julia Benarrous

Un petit livre engagé, drôle et illustré propose aux viticulteurs de goûter pur les pesticides qu'ils épandent sur leur raisin. Résultat : on a envie de passer au vin bio.

Goûter des pesticides peut paraître fou. Mais jamais il ne viendrait à l’idée d’un vrai cuisinier d’élaborer un plat avec des ingrédients qu’il n’a pas testés.” Cet argument imparable a été le point de départ d'une expérience ludique et instructive. Jérôme Douzelet, chef cuisinier et Gilles-Eric Séralini, biologiste et lanceur d’alerte, ont décidé de faire “goûter des pesticides dans l’eau, aux doses où ils sont dans le vin”, à des professionnels du vin. Ils en ont tiré un petit livre engagé, drôle et illustré - Le goût des pesticides dans le vin (éd. Actes sud) - qui donne envie de boire du vin bio.

Des pratiques qui tournent le dos à dix milles ans de vin

La vigne consomme énormément de pesticides. En 2008, l’association de défense de l’environnement Générations Futures a analysé 40 bouteilles de vin rouge, dont 34 étaient du “vin conventionnel” (non issu de l’agriculture biologique). Résultat : 100% des vins conventionnels testés étaient contaminés, avec des taux près de 6 000 fois plus élevés que pour l’eau potable. En toute légalité pourtant : il n’existe pas de concentration maximale de pesticide autorisée pour le vin, contrairement à l’eau.

Pourtant, cette pratique stérilisante n'est en vogue que depuis 70 ans. Avant ça, les hommes ont préparé naturellement le vin pendant plus de dix mille ans.

Les pesticides : des ingrédients en plus

Pour sensibiliser producteurs et buveurs, Douzelet et Séralini proposent un “nouveau jeu non électronique” en forme de “dégustation œnologique” : apprendre à reconnaître les goûts des pesticides, pour déterminer leur influence sur le goût du vin.

Car quand le vigneron a traité ses vignes, les pesticides deviennent presque des ingrédients “en plus” dans la boisson. Mieux déceler ces produits dans les aliments et les boissons, c’est le premier pas pour les supprimer de son régime alimentaire. En bref : “découvrir des goûts nouveaux. Et s’en méfier !

Le doux goût du pesticide pur

Les auteurs de l’ouvrage organisent donc un atelier pour les papilles. Après une dégustation des vins, il s’agit de goûter les pesticides “purs”, extraits des vins, dilués dans de l’eau. Bon appétit… “Faire la démarche volontaire d’avaler ces produits que tout le monde reconnaît maintenant comme étant nocifs pour la santé, ce n’est pas une chose facile.” Mais après tout, ce n’est pas pire que de boire un verre de vin conventionnel.

Trois verres sont placés devant les goûteurs. “Là, c’est la molécule aromatique isolée que l’on va sentir, avec ses caractéristiques propres.” Alors, quel goût ça a, un pesticide ? Prenons l’exemple du folpet, décelé par sept des onze vignerons invités à faire le test lors d’une dégustation en Anjou. “Assèchement”, “amertume”, “impression d’étourdissement”, “odeur d’alcool volatile et médicamenteuse”, “léger picotement au bout de la langue”…

Place à la deuxième partie de l’expérience : goûter les vins à nouveau, pour tenter de déceler les impressions ressenties pendant la dégustation de pesticides purs. “Le goût de la chimie moderne dans une boisson vieille comme l’humanité”, ragent les auteurs. “Les qualités gustatives du vin sont endommagées”. Après ça, on ne saurait que vous conseiller de boire bio. C’est bon pour la santé, on vous dit.

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Vallée-du-Rhône méridionale

Les caves de Tavel et Lirac fusionnent

Vendredi 26 janvier 2018 par Juliette Cassagnes

https://www.vitisphere.com/actualite-86857-Les-caves-de-Tavel-et-Lirac-fusionnent.htm#sd_id=&sd_source=

Ensemble, les deux caves représentent 90 viticulteurs, 880 ha de vigne et 35000 hl de production

Ensemble, les deux caves représentent 90 viticulteurs, 880 ha de vigne et 35000 hl de production 

Les deux caves coopératives de deux crus du sud Vallée-du-Rhône, Lirac et Tavel, annoncent avoir fusionné suite à des votes en Assemblées générales extraordinaires.
Les deux caves coopératives de deux crus voisins, Lirac et Tavel (30), ont décidé de ne former plus qu'une. Les membres de leurs assemblées générales ont décidé « à une très large majorité », lors d'une AGE tenue le vendredi 19 janvier 2018, de fusionner les deux structures.

Le nom de la nouvelle entité sera "Cave des Vignerons de Tavel et Lirac". Elle représente 90 viticulteurs, 880 ha et 35000 hl de production dans les appellations Tavel, Lirac, Côtes du Rhône villages Laudun et Sinargues, Côtes du Rhône et IGP Gard et Oc.

L'objectif de l'opération : « Donner un élan nouveau à la cave, tracer des perspectives d'avenir aux vignerons, optimiser les outils techniques et les forces humaines ». La cave de Tavel est présidée par Christian Paly.

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L'AG confirme François Labet comme nouveau président du BIVB

Vendredi 26 janvier 2018 par Juliette Cassagnes

François Labet, nouveau président du BIVB et Louis-Fabrice Latour, président-délégué, qui passe le flambeau, tous deux élus pour 4 ans avec une alternance au bout de 2 ans

François Labet, nouveau président du BIVB et Louis-Fabrice Latour, président-délégué, qui passe le flambeau, tous deux élus pour 4 ans avec une alternance au bout de 2 ans - crédit photo : J Cassagnes

François Labet, vigneron de Vougeot en Côte d'Or (Château de la Tour) a été élu nouveau président du BIVB à la suite de Louis-Fabrice Latour. Son tout premier discours général est resté consensuel.
Les bourguignons devaient élire leurs nouveaux président et président-délégué pour les 4 années à venir, à l'occasion de l'assemblée générale qui avait lieu ce jeudi 25 janvier 2018 à Gilly-les Citeaux (21). A l'issue d'un vote qui s'est déroulé sans anicroche et dans une ambiance sereine, les deux candidats, François Labet pour la viticulture et Louis-Fabrice Latour pour le négoce, ont été élus à une très large majorité par les 60 membres du collège électoral.

"Je porterai les enjeux de toute la Bourgogne"

« Je mesure le profond sentiment de responsabilité face à l'importance de ce poste de président du BIVB ; ces vins de Bourgogne que le monde nous envie, a notamment déclaré François Labet lors de son discours. Cela impose un engagement afin d'être à la hauteur de notre réputation ». Celui-ci a également rappelé l'importance de sa responsabilité vis-à-vis des membres de l'interprofession, sans oublier non plus sa propre « famille », suite notamment aux récents événements... « Elle a su avec sang-froid et maturité se réunir pour ne porter qu'une seule candidature. Nous avons su nous rassembler, l'unanimité qui s'est portée sur un candidat est un signe de grande intelligence collective ; ceci m'oblige, et je me sens porteur des enjeux de toute la viticulture de Bourgogne ».

Les appellations régionales, une base qui doit être solide

Le nouvel élu a également déclaré vouloir orienter de façon plus importante, à l'avenir, la communication sur les appellations régionales, via la promotion et le pilotage interprofessionnel de ce segment. Une communication qu'il juge « indispensable pour garantir la solidité de la pyramide des appellations ». Il s'attachera par ailleurs « au partage équitable de la valeur des produits entre les deux composantes ».

Enfin, ses derniers mots ont été pour sa "famille" : « Conscient de vos attentes, je souhaite présider une interprofession dynamique, proche de vous, à votre service, en créant de la valeur, et ceci, avec notre partenaire du négoce », a t'il conclu.

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Japan tightens wine labelling rules

24th January, 2018 by Natalie Wang

https://www.thedrinksbusiness.com/2018/01/japan-tightens-wine-labelling-rules/

Japanese wineries are scrambling to change wine labels in anticipation of new laws that will require any bottles stating geographic designations of origin must contain at least 85% of grapes sourced from that region.

Koshu of Japan

Koshu grapes in Japan

The new rule, expected to be introduced on 30 October by the National Tax Agency, is aimed at enforcing tighter place of origin control on wine labels to prevent consumer misunderstanding, Japan News reported.

This has prompted wineries including Takeda Winery in Kaminoyama, Yamagata Prefecture, a major wine producing region in Japan, to adapt its popular ‘Zao Star’ series red wine labels.

The brand name derives from the Zao Mountain range, but its red wines use not only locally sourced grapes but also grapes from Tendo, another city in Yamagata, to the north of the Zao Mountains.

The winery therefore, starting with wines made with grapes harvested in 2017, will change the name of ‘Zao Star’ red wine to ‘Takeda Winery Rouge’. 

“The rule change will enable consumers to tell the places of origin clearly,” said Takeda Winery president Noriko Kishidaira, “We accept the revised rule positively, seeing it as a good opportunity.”

There are, however, companies that are putting company names ahead of product name to bypass the new rule – such as Asahimachi Wine in Yamagata’s Asahi – for fear of a sales decline.

By placing a kanji character meaning “limited liability company” ahead of its wine name, suggesting the name of the company, not the product names, the winery obtained the tax agency’s green light for the indication, according to the report.

“We’ve experienced a sales decline following a product name change,” Hidetoshi Konoe, a plant manager at the winery, told the newspaper. “That’s why we tried as much as possible not to change the appearance of the labels.”

Outside of Yamagata in Yamanashi prefecture, the country’s biggest wine producing region, the new rule is expected to have limited impact on roughly 80 wineries in the prefecture because wines made in the region mainly use the local Koshu grape, whose use on labels is permitted and its indication is allowed for wines made not just in the city of Koshu but all other areas, according to officials from the Yamanashi Prefecture Wine Manufacturers’ Association.

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Antoine WOERLE

Professeur agrégé HC en Production de Services et Sommellerie
Lycée Hôtelier Alexandre Dumas de Strasbourg
Maître Sommelier
Meilleur Ouvrier de France Maître du Service et des Arts de la Table 1993 

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