NOUVELLES

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20 janvier 2018
WOERLE Antoine
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MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION

       113 Avis relatif à l'ouverture d'une procédure nationale d'opposition pour la demande de modification du cahier des charges relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Chinon »
       https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036499963&dateTexte=&categorieLien=id

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Chefs, sommeliers et sportifs signent une cuvée du coeur pour l'association ELA


mercredi 17 janvier 2018 09:59.     https://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/salon-concours-syndicat-association/2018-01/Chefs-sommeliers-et-sportifs-signent-une-cuvee-du-coeur-pour-l-association-ELA.htm



Les chefs, sommeliers et sportifs ont reçu les dernières consignes avant de réaliser leur propre cuvée.

Tavel (30)
À la manière des oenologues qui cherchent le juste équilibre au moment de réaliser un vin issu de l'assemblage de différentes cuves, des cuisiniers, des sommeliers et des sportifs ont travaillé toute une matinée dans la cave du domaine Lafond Roc Epine, à Tavel (Gard). À partir de trois échantillons de vins, l'équipe composée de Julien Allano (chef du Clair de la plume à Grignan), Gilles Ozzello (sommelier à L'Oustau de Baumanière) et Manuel Amoros (ancien international de football) a conquis les membres du jury. Mais les chefs Arnaud Faye et Davy Tissot, les sommeliers Cyrille Raymond et Morgan Gaby et les sportifs Alain Boghossian et Rémy Martin n'étaient pas déçus. Conquis par cet exercice inédit pour la majorité d'entre eux, ils savent qu'ils se sont mobilisés pour une bonne cause puisque 200 bouteilles de la cuvée gagnante seront vendues au bénéfice de l'association ELA (Association européenne contre les leucodystrophies).

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Terrasses-du-Larzac

Rémi Duchemin vend le Plan de l'Homme aux Grands Chais de France

Mercredi 17 janvier 2018 par Alexandre Abellan

https://www.vitisphere.com/actualite-86791-Remi-Duchemin-vend-le-Plan-de-lHomme-aux-Grands-Chais-de-France.htm

Le Plan de l’Homme tire son nom du Plan de l’Om, lieu-dit marquant la présence d’un orme (om en en occitan).Le Plan de l’Homme tire son nom du Plan de l’Om, lieu-dit marquant la présence d’un orme (om en en occitan). - crédit photo : Plan de l'Homme

Aussi petite que récente, la petite propriété languedocienne a suscité l’intérêt du premier vinificateur français. Qui investit autant dans une appellation émergente que dans le bio.
Début décembre 2017, les Grands Chais de France (GCF) sont devenus les nouveaux propriétaires du Plan de l’Homme, basé à Saint-Jean-de-la-Blaquière (Hérault). De ses 13 hectares de vignes bio en appellation Terrasses du Larzac, de son outil de production et de ses stocks en bouteille et en vrac. Révélée par V&S News, cette vente a été conclue en seulement quelques mois. « La vente s’est déclenchée plus rapidement que prévue » reconnaît Rémi Duchemin, qui a fondé le Plan de l’Homme en 2009, et comptait développer la propriété une dizaine d’années.

Ayant pris plusieurs années pour vendre sa précédente propriété, le Mas Mortiès (11 ha en bio et en AOC Pic-Saint-Loup), Rémi Duchemin a donc anticipé et a été surpris par l’intérêt du groupe de négoce GCF. « La totalité du domaine en bio et la notoriété croissante des Terrasses du Larzac sont des éléments qui les ont intéressés. De nombreux négociants se sont installés dans l’appellation, l’arrivée de ce groupe est un point d’orgue » estime Rémi Duchemin. Avec 20 000 cols produits annuellement, la propriété reste petite face à la taille de GCF.

4 millésimes en AOC

Reconnue depuis 2014 par la France et 2017 par l’Union Européenne, l’AOC Terrasses du Larzac s’étend sur 32 communes du nord de l’Hérault. D’après le CIVL, sa production moyenne est de 16 700 hectolitres par an, pour moins de 600 hectares exploités par une soixantaine de caves particulières et cinq caves coopératives.

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Cognac

21 tonneaux volés, le casse de l'année

Jeudi 18 janvier 2018 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

Premier vol de l’année, le casse de Cherves-Richemont inquiète par son ampleur inédite dans le vignoble.Premier vol de l’année, le casse de Cherves-Richemont inquiète par son ampleur inédite dans le vignoble. - crédit photo : Archives Alexandre Abellan

Représentant 7 800 litres d’eaux-de-vie pour une valeur de 80 000 euros, ce cambriolage est aussi exceptionnel que symptomatique d’un manque de sécurisation de l’outil de production charentais.
Ce samedi 13 janvier dernier, le propriétaire d’un chai isolé de Cherves-Richemont (au nord de Cognac) n’a pu que constater le vol par effraction dont il a été victime dans la nuit. Lui coûtant vingt et une barriques de Cognac en cru des Borderies. Soit un vol de pas moins de 7 800 litres d’eaux-de-vie rapporte la Charente Libre, qui a dévoilé le vol.

« Ce n’est un volume que l’on met dans le coffre d’une voiture… La question de la logistique est à résoudre. L’enquête démarre, mais il apparaît déjà que les protections mécaniques n’étaient pas suffisantes » analyse l’adjudant Bruno Métifet, le référent sûreté des gendarmeries charentaises. L’absence d’alarme dans le chais aura également facilité l’œuvre des malfaiteurs. Leur donnant du temps, qui plus est dans un lieu isolé.

"Il faut mieux sécuriser"

Si les vols de cognacs ne sont pas rares, la gendarmerie souligne que ce larcin revêt une ampleur inédite (1 220 litres voles en 2017 à Ambleville, 2 000 litres à Saint-Palais-du-Né en 2016…). « Beaucoup trop d’exploitations ne sont pas assez protégées. Je suis même étonné qu’il n’y ait pas plus de vols… » prévient l’adjudant Bruno Métifet, qui appelle à une meilleure protection de l’ensemble des bâtiments : « le milieu viticole est victime de vols de carburants, de métaux, de matériels… Il faut mieux sécuriser. »

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Le poireau remis à quatre figures du trade anglais

Samedi 13 janvier 2018 par Alexandre Abellan

https://www.vitisphere.com/actualite-86773-Le-poireau-remis-a-quatre-figures-du-trade-anglais.htm

 « Le Mérite Agricole est appelé poireau par analogie avec la couleur blanche de la médaille et le vert du ruban » rappelle l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet dans son discours aux récipiendaires (de gauche à droite Gérard Basset, Edward Squires, Anne Burchett et Stephen Browett).

« Le Mérite Agricole est appelé poireau par analogie avec la couleur blanche de la médaille et le vert du ruban » rappelle l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet dans son discours aux récipiendaires (de gauche à droite Gérard Basset, Edward Squires, Anne Burchett et Stephen Browett). - crédit photo : Anne Burchett

Gérard Basset, Anne Burchett, Edward Squires et Stephen Browett ont reçu la médaille du Mérite Agricole, récompensant leur soutien de longue haleine à la promotion des vins de France outre-Manche.
Réunis par leur passion du vin, deux Anglais et deux Français étaient réunis à l’ambassade française de Londres pour recevoir le Mérite Agricole ce 8 janvier. Gérard Basset, Anne Burchett, Edward Squires et Stephen Browett ont ainsi été distingués pour leur apport à la promotion des vins de l’Hexagone. Comptant parmi les 340 000 chevaliers médaillés depuis la création de la distinction, en 1883.

Quatre chevaliers

Déjà décoré de l’Ordre de l’Empire Britannique et homme de l’année 2013 pour la revue anglaise Decanter, le sommelier Gérard Basset est récompensé par sa mère patrie. Connu pour avoir décroché le titre de meilleur sommelier du monde en 2010, il concourrait cependant pour l’équipe anglaise. En convalescence après une chimiothérapie, le master of wine n’a pas manqué de rassurer l’assemblée de son sourire communicatif.

Directrice générale du bureau britannique de l’agence de promotion Sopexa jusqu’à la fin 2017, la française Anne Burchett est installée à Londres depuis 1989. Ayant également travaillé pour la branche anglaise de Castel, elle compte depuis 2015 dans le classement Off License News des cent personnalités les plus influentes de la filière anglaise des vins.

Présidant la plateforme d’importation Dedicated Wines, Edward Squires était salué pour ne commercialiser que des vins français. Son portefeuille réunissant les structures coopératives Cellier des Dauphins, Plaimont Producteurs, Vignerons Ardéchois…

Dirigeant l’importateur Farr Vintners, le négociant Stephen Browett a été médaillé pour son appui aux vins français. Il supervise les achats de vins de Bordeaux, de Bourgogne et du Rhône du « premier distributeur de vins fins au monde » selon Farr Vintners.

"Porte-drapeaux de nos savoir-faire"

À l’heure du Brexit et de son « contexte de profonde incertitude et de possibles tensions dans les mois à venir (alors que nous rentrons dans la seconde phase des négociations qui va définir les conditions d’une période transitoire et les principes de la relation future), il me semble que l’Association des Membres de l'Ordre du Mérite Agricole, qui nous réunit, Français et Britanniques, autour d’une passion commune pour la France, ses produits et ses terroirs, a plus que jamais son sens et sa raison d’être » soulignait dans son discours l’ambassadeur Jean-Pierre Jouyet.

* : Comme le précise l’Association des Membres de l'Ordre du Mérite Agricole, « chaque année, le conseil de l'ordre peut nommer ou promouvoir : 3 200 chevaliers, 800 officiers et 60 commandeurs ».

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Vin en fût: une révolution de comptoir est en marche

https://www.tdg.ch/vivre/gastronomie/Vin-en-fut-une-revolution-de-comptoir-est-en-marche/story/12952417

L’œnologue Marc Sarrazin équipe maints bistrots de tireuses à vin. Économique, écologique et adapté à la consommation d’aujourd’hui. Les jours de la bouteille en verre sont-ils comptés?

Marc Sarrazin, de la société Le Bibarium, espère 
convaincre un monde incrédule du bien-fondé des vins à la pression.

Marc Sarrazin, de la société Le Bibarium, espère convaincre un monde incrédule du bien-fondé des vins à la pression. Image: GEORGES CABRERA

On connaît de sourcilleux œnophiles qui vont sans doute avaler leur tire-bouchon en découvrant cette histoire. Pensez, du vin à la pression! Oui, comme de la vulgaire bière industrielle. Mais où va le monde ma pauvre dame? Proposer plusieurs bons crus en fût, avec une tireuse juchée sur le bar, c’est pourtant le pari gagnant d’une dizaine d’enseignes genevoises: du Café des Sources au Bout de la Rue à Plainpalais, via le Café du Marché à Carouge ou l’Auberge de Compesières. Derrière cette petite révolution bistrotière se démène un homme: Marc Sarrazin, qui mouille sa chemise depuis plus de deux ans pour perfectionner et lancer le système en Suisse. Notez que la formule n’a rien de totalement inédit. L’Angleterre et l’Italie en sont déjà adeptes. On a déjà bu certains essais plus ou moins convaincants sous nos cieux. Le jeune entrepreneur Genevois a simplement développé sa propre version de la chose, en poussant loin le bouchon qualitatif. Mais au fait, servir du vin à la tireuse, quel est l’intérêt? «Il est multiple», s’enflamme ce fougueux diplômé de Changins. «Écologiquement, se passer de bouteille en verre constitue un gain gigantesque. Tout comme en termes de stockage, de manutention, de gaspillage, de prix, de température de service…» Et de dégainer une cascade de chiffres, statistiques et études qui corroborent son propos. Résumons. Un fût abrite 30 litres, l’équivalent de 40 bouteilles qu’il faudrait fabriquer, transporter, ranger, vider, recycler… Economie? Environ 20% sur le prix du vin, beaucoup d’énergie et de gaspillage.

Pourvu qu’on ait l’ivresse

Reste un problème fondamental: le breuvage lui-même. Ben oui. Mieux vaut qu’il soit bon. Comme disait Musset: «Qu’importe le flacon…» Vous connaissez la suite. «J’ai trouvé des fûts fabriqués en France avec une poche à l’intérieur, qui se rétracte au fur et à mesure de l’utilisation. Comme un bag-in-box (BIB pour les intimes). Du coup, il n’y a strictement aucun risque d’oxydation.» Dans la foulée, il nous tire un verre de gamay genevois à la pompe, qui fait montre en effet d’une indiscutable pureté aromatique. Pour l’heure, Marc propose une dizaine de vins différents aux restaurateurs. Des crus locaux, francs et simples. Mais aussi des cuvées plus élaborées, comme le merlot longuement élevé de Stéphane Gros. L’œnologue tutoie ces breuvages qu’il met en fûts. Il les a sélectionnés au fil des années, connaît leurs producteurs et leur pedigree. Avec ses deux complices Marc Filliettaz et Jérôme Chapuis, il est en effet à la base du Bibarium, ex-Château Carton de la rue Dizerens, boutique spécialisée dans les BIB. L’arcade a eu quelques soucis financiers. Elle n’existe plus. Mais les précieux cubis sont toujours disponibles à la vente chez les voisins de la Casa Mozzarella. Et la société demeure, avec la nouvelle croisade que voilà. Laquelle a connu maints rebondissements. Des premiers essais de pompes branchées sur des BIB se soldent par une petite bérézina. Le vin mousse dans le verre, façon cappuccino. Pas glop. «On a perdu pas mal d’argent dans l’aventure.» Jusqu’au-boutiste et obstiné, Marc s’entête, tâtonne, expérimente, rencontre de nouveaux partenaires. Et finit par décrocher un financement européen de recherche pour dresser un écobilan de son projet. Mais manque encore pas mal de sous. «Je passe des deals avec les restaurateurs. Je les équipe sans qu’ils déboursent un franc, à condition qu’ils m’achètent le vin ensuite, que je leur livre.» Chaque installation flirte avec les 4000 francs. D’où les besoins de financement de la jeune entreprise.

Pétillant à la pompe

Des projets? Oui, au moins mille. «Je voudrais doubler ma gamme de vins avant la fin de l’année. Quant au nombre de bistrots intéressés en Suisse romande, il croît régulièrement grâce au bouche-à-oreille. Surtout, je planche sur un système fiable pour les mousseux; la pression très élevée pose des problèmes particuliers.» Qu’il résoudra, soyez-en sûrs. À la Noël 2019, on se sifflera du prosecco à la pression au bar du coin.

Après le verre, réenchanter la dégustation du vin

Derrière le phénomène émergent du vin en fût pourrait, mine de rien, se profiler un changement d’ampleur dans la longue saga bacchique: la ringardisation de cette bonne vieille bouteille. Si, si, si. Il faut dire qu’elle traîne quelques solides casseroles. Son bouchon en liège d’abord, responsable de maux que les amateurs ne connaissent que trop. Mais son contenant aussi, plus vraiment en phase avec la consommation contemporaine. Ces 75 cl, qui naguère se sifflaient allègrement lors d’un repas à deux, dépassent souvent la dose prescrite par la modernité. D’autant que les gens veulent désormais de la diversité dans leur verre à pied, en mariant éventuellement chaque plat dégusté à des crus différents. D’où plein de flacons ouverts – et plus ou moins bien rebouchés – qui s’entassent derrière les comptoirs et s’oxydent à vitesse grand V entre deux services. On ne parle ni d’écologie ni de gâchis. Reste que dans le folklore vinique et notre culture gastronomique en général, la bouteille garde toute sa superbe. Cette bouteille que, en une discrète courbette, présente le sommelier au client. Qui est ensuite débouchée avec tact, puis dégustée avec morgue, sous le regard attentif de tous les convives. Sans parler de l’étiquette, pleine d’enseignements et de promesses, qui se retrouve scrutée, photographiée, commentée par la tablée. D’aucuns pourront peut-être trouver ce décorum vieillot. Mais il ne manque ni de charme ni d’utilité. Faut-il y renoncer? Ce serait dommage. Et sans doute faudra-il inventer de nouveaux rituels pour enchanter la dégustation des vins sans bouteille. De chouettes carafes. Une autre gestuelle. Des cartes imprimées, peut-être, pour suppléer aux étiquettes. Bref, il y a là un passionnant chantier qui se dessine. J.Est.

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La renaissance du cahors

Longtemps déprécié, le malbec français renaît de ses cendres : un prestige retrouvé grâce à son cousin argentin. L’appellation « grand cru » devrait suivre.

LE MONDE | 12.01.2018 à 14h47 | Par Ophélie Neiman 

http://www.lemonde.fr/m-gastronomie/article/2018/01/12/la-renaissance-du-cahors_5240956_4497540.html

Il a failli y avoir une bagarre. Ce soir-là, il y a quinze ans, le 17 décembre 2002, les murs de la salle des fêtes de Puy-l’Evêque, dans le Lot, ont senti le vent du boulet. L’assemblée générale est importante : 400 vignerons sont réunis pour voter la révision de l’aire d’appellation des vins de Cahors. Celle-ci permettrait de donner naissance à une nouvelle appellation, réservée aux vignes les plus prestigieuses : « cahors grand cru ». C’est le point d’orgue d’un dossier en cours depuis les années 1990. Le ciel semble dégagé. Pourtant, l’orage gronde parmi les vignerons. Car qui dit révision de l’aire, dit exclusion de l’appellation de certains d’entre eux. Et, bien sûr, personne ne veut risquer de voir son domaine, avec des équipements qui ont demandé de lourds investissements, déclassé.

Alors que personne ne l’avait prévu, le « non » l’emporte. Et Alain-Dominique Perrin, coprésident du syndicat, à la tête du négoce de cahors et qui porte le projet depuis plusieurs années, claque la porte. De la salle mais aussi de son poste. A partir de ce moment, c’est la dégringolade. Devant cette division, le négoce, qui constitue l’essentiel des ventes du vin cadurcien, dévisse, se détourne de cette appellation qui n’affiche pas son envie de qualité. Et le cours s’effondre. En un an, il est divisé par deux et continue de chuter jusqu’à son point le plus bas, en 2006. Un hectolitre de vin de Cahors ne coûte alors que 60 € (contre 160 € aujourd’hui). Toute l’appellation cahors a tremblé ce soir-là. Elle a vacillé, est tombée et s’est ébréchée. Depuis, elle a recollé les morceaux et s’est remise en ordre de bataille. La guerre n’aura pas lieu : il n’y a plus d’adversaire.

Se reconstruire une image

« Il fallait reprendre le dossier de hiérarchisation, mais différemment », explique aujourd’hui Maurin Bérenger, président de l’appellation. Entre-temps, il a fallu se reconstruire une image. Ce vin en vogue dans les années 1970, qui avait gagné son nom officiel en 1971 avec l’appui personnel du président Georges Pompidou, est devenu aux yeux des consommateurs un gros rouge de comptoir sans attrait. Son salut viendra du Nouveau Monde, ce continent américain qui s’intéresse au vin. Là-bas, en Argentine, se produit un vin qui plaît beaucoup. Il est fort, sombre, tannique, un peu sucré ; il sent le chocolat, les épices et conquiert le marché mondial. Son raisin est le malbec. Or, le malbec est originaire de Cahors ! Et il reste ici le cépage roi. Le Lot, malin, profite de cette porte entrouverte et communique sans retenue : le malbec argentin que vous aimez tant, il est encore meilleur sur sa terre natale. Et c’est vrai que ce sol, avec de grandes plaques calcaires, lui donne de la tension, un profil plus sec tout en conservant de solides tanins. La manœuvre est risquée, met de côté le terroir pour le raisin, mais elle fonctionne. A l’international, cahors devient : « The French Malbec ». Puis l’appellation vante un accord parfait avec le chocolat, pour sortir du cassoulet dans lequel le vin s’englue. Cahors se fait une nouvelle jeunesse.

Lire aussi :   Le vin, plaisir de l’offrir, joie de le recevoir (ou presque)

Il est temps de passer à l’étape suivante, le terroir cher aux ­Gaulois. Il est très diversifié, autour de la magnifique vallée du Lot. Mais s’il faut en retenir deux, ce sont d’une part les terrasses alluvionnaires dessinées par la rivière, appelée aussi Vallée, et de l’autre un plateau calcaire, le Causse. Le premier donne des vins fruités et ronds, chaleureux et gourmands. Le second contient plus de fraîcheur, de longueur, un caractère plus élégant et gastronomique. Que l’appellation associe avec des plats modernes, du calamar à la volaille. Désormais la course au « cahors grand cru » est relancée. Et plus personne ne s’y oppose. Car un étage intermédiaire s’est glissé, qui devrait prendre réalité prochainement : deux mentions de terroirs « cahors de la Vallée » et « cahors du Causse ». Pour que tous les vins y trouvent leur compte.

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Jura Percée du vin jaune : un symposium international sur les vins de voile

Les levures se déposent en surface sur le vin élevé en tonneaux.   Photo archives Philippe TRIAS

Les levures se déposent en surface sur le vin élevé en tonneaux. Photo archives Philippe TRIAS

Vendredi 2 février, se tiendra dans le Jura le premier symposium international consacré aux vins de voile. Proposé par les vins du Jura et la Percée du vin jaune, l’événement est réservé aux professionnels et journalistes nationaux et internationaux spécialisés dans le vin. Cet événement confidentiel constitue une première mondiale dédiée à ces vins rares et singuliers. Une journée d’échanges est organisée en présence des spécialistes des vins de voile dans le monde: vins de Jerez et de Manzanilla, Tokay de Hongrie et bien entendu vin jaune et vin sous voile du Jura. Les grands acteurs des vins de voile seront réunis lors de cette journée unique en son genre pour débattre, discuter et raconter les vins de voile. Au centre de ces échanges privilégiés : tradition, cépages, méthodes d’élaboration et techniques d’élevage, spécificités et différences entre les appellations et les terroirs.

Au programme : dégustations de vin jaune, de Jerez, de Manzanilla et de Tokay, présentation des caractéristiques techniques des vins de voile et du vin jaune…

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Vendredi 12 janvier 2018 18:38 - Nantes.  https://nantes.maville.com/actu/actudet_-vignoble-nantais.-aire-du-gros-plant-14-communes-s-en-vont-3-arrivent_fil-3358524_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_nantes&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS



Vignoble nantais. Aire du gros-plant : 14 communes s'en vont, 3 arriventphoto jean-baptiste moulenes (inao) a coordonné la nouvelle aire du gros-plant. © archives presse océan-frédéric testu

Jean-Baptiste Moulenes (INAO) a coordonné la nouvelle aire du gros-plant.© Archives Presse Océan-Frédéric TestuQuatorze communes doivent disparaître et trois nouvelles vont entrer dans l'aire délimitant l'appellation du gros-plant du pays nantais.

Quatorze communes sortent de l'appellation, principalement dans le pays de Ritz, vers la côte Atlantique et l'Anjou. Et trois y entrent, en Sèvre et Maine et en Vendée.

Jean-Baptiste Moulenes, ingénieur agronome à l'Institut national des appellations d'origine (INAO), à Nantes, évoque les critères définis pour exclure et inclure des communes. « On a défini sept critères. Le critère central, c'est l'usage de production : est-ce qu'on y fait du gros-plant et reste-t-il des vignerons ? Pour inclure des communes, on maintient une zone de production la plus homogène possible. »

Une consultation publique est en cours, les réclamations sont à adresser à l'INAO, 1 rue Stanislas Baudry, 44 000 Nantes ou par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Le concours des vins de la CôteChalonnaise et du Couchois placé sous le signe de la sommellerie.

La 126è édition du concours des vins de la Côte Chalonnaise et du Couchois se déroulera ce samedi à Couches, sur une seul jour pour la deuxième année consécutive.

http://www.lejsl.com/edition-le-creusot/2018/01/12/le-concours-des-vins-de-la-cotechalonnaise-et-du-couchois-sous-le-signe-de-la-sommelerie

La baisse historique du nombre d'échantillons

584 échantillons dont 156 vins nouveaux rouges, 141 vins nouveaux blanc, 151 vins vieux rouges, 113 vins vieux blancs, 23 crémants présentés par 62 producteurs, seront dégustés par 400 membres du jury à l'occasion de la 126 è édition du concours des vins de la Côte Chalonnaise et du Couchois . Ce dernier se tient ce samedi dans le gymnase de Couches, sous les auspices de l'Union agricole et Viticole de l'arrondissement de Chalon (UAV) que préside Bernard Royet. L'édition 2018 enregistre le nombre le plus bas d'échantillons présentés : 584 contre 625 en 2017 à Buxy. " La baisse est due à deux facteurs, indique Bernard Royet : les incidents climatiques impactant la récolte et le manque de crémants." Elle ne remet pas en cause la pérennité du concours dont la vocation est de favoriser la promotion de vins de qualité, mais aussi d'encourager la production en tant que facteur de civilisation et de contribuer à l'expansion de la culture du vin. La vigne et le vin jouent un rôle de premier plan dans l'économie de la Côte Chalonnaise et le Couchois."

La crédibilité des médailles décernées repose sur la compétence des dégustateurs.

Le concours devient purement professionnel.



En 1976, Buxy organisait le premier concours des vins de la Côte Chalonnaise et du Couchois qui allait devenir tournant, sur deux jours, samedi et dimanche. dans quatre villages des deux vignobles : Buxy, Couches, Givry ou Mercurey et Rully. Cette décision a été prise par le comité organisation l’Union agricole et Viticole de l’arrondissement de Chalon-sur-Saône afin de donner un second souffle à une manifestation qui se trouvait un peu à l’étroit dans les salles de la mairie de Chalon-sur-Saône. Le 14 janvier 2017, Buxy a inauguré une nouvelle formule : le concours sur un jour, le samedi, devant ainsi purement professionnel. L’Union agricole et viticole de l’arrondissement de Chalon, a dû annuler la partie publique de cette manifestation qui se déroulait le dimanche en raison de la désaffection des visiteurs.

Le concours se déroule sur un jour, le samedi, en raison de la désaffection des visiteurs le dimanche.



Quatre sommeliers

 La 126è édition sera placée sous le signe de la sommellerie avec la présence de quatre sommeliers de renom. Philippe Meyroux , président des sommeliers de Bourgogne qui sera entouré de trois anciens présidents du concours : Georges Pertuiset, Michel Smolarek, et Jean-Claude Wallerand. Ces derniers ne manqueront pas de rappeler que "Un goût et un odorat subtil sont les premières qualités à posséder pour développer des aptitudes à la connaissance des vins et un discernement de qualité. De plus, curiosité et ouverture d'esprit sont nécessaires pour suivre les évolutions de la cuisine. Un mariage réussi et partagé, font de l'alliance mets et vins un moment inoubliable."
La note de charme sera apportée par Déborah Pengué, première dauphine de Miss Bourgogne 2017qui viendra en voisine car elle habite Le Creusot.

Un goût et un odorat subtil sont les premières qualités à posséder pour développer des aptitudes à la connaissance des vins.

Historique du nombre d'échantillons



1992: 1070 échantillons. 1997: 1106. 1998: 1059. 1999: 1059. 2000:  1111. 2001 : 1114. 2002 : 939. 2003 : 867. 2004 : 885. 2005 : 893. 2006 : 813. 2007 : 809. 2008 : 780. 2009 : 765. 2010  :  811. 2011 : 770. 2012 : 751. 2013 : 701. 2014 : 652. 2015  : 768. 2016 : 736. 2017 : 625. 2018 : 584.

Antoine WOERLE

Professeur agrégé HC en Production de Services et Sommellerie
Lycée Hôtelier Alexandre Dumas de Strasbourg
Maître Sommelier
Meilleur Ouvrier de France Maître du Service et des Arts de la Table 1993

Diaporama

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