Géotraçabilité du vin / Plaimont

16 octobre 2011
DESBUREAUX Robert
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Vitisphère Jeudi 13 octobre 2011 - Hi-Tech

La géotraçabilité du vin (ou possibilité de remonter aisément de la bouteille à la parcelle) est un concept en vogue. Les enjeux sont la sécurité alimentaire, la qualité du vin et la sécurité de l’achat par la lutte contre les contrefaçons, mais aussi l’information du consommateur sur le terroir, l’appellation, et donc la mise en valeur de ces derniers.

Selon un sondage de 2009, 55% des 500 consommateurs interrogés jugent la contrefaçon des vins assez ou très répandue, et 30% se disent prêts à payer un supplément de 30 centimes d’euros par bouteille pour financer un système de traçabilité. Les informations les plus demandées sont relatives aux cépages, à la nature du sol et au type de barriques employées.

Olivier Bourdet-Pees, directeur technique des vignerons de Plaimont dans le Sud-Ouest, nous avait parlé il y a déjà plus de deux ans du projet Geowine (pour relire l'article, cliquez ici). Celui-ci a mobilisé depuis lors un budget de 3 millions d’euros, avec des financements publics et la participation à hauteur de 500 000 euros de la cave Plaimont.

Le dispositif est plus élaboré que le flash code (code carré à pixels): c’est une image en relief de bulles disposées aléatoirement. Ce « code à bulles » a été développé avec la société Prooftag, et permet au consommateur qui télécharge sur son smartphone un logiciel gratuit (type i-nigma) de lecteur de codes en deux dimensions. Ce code donne accès pour chaque bouteille à des vues (en 2D ou en 3D sur Google Earth) des parcelles dont le vin est issu, assorties d’informations sur les conditions géo-climatiques, les cépages, le millésime, la vinification, mais aussi la dose de soufre totale. La base de données des parcelles a été élaborée avec l’école de Purpan, sur la base d’un travail approfondi d’étude des terroirs mené antérieurement.

Pour Plaimont, le coût d’usage est quasi nul, puisque l’étiquetage ne coûte pas plus cher que pour une étiquette classique. Les premières gammes concernées (AOC Saint Mont Château Saint Go rouge 2008, blanc 2010, et Béret noir 2009), soit 50 000 bouteilles seront prochainement mises sur le marché. Les fiches des bouteilles sont visibles, même sans smartphone, sur le site www.geowine.net. L’usage dira si les informations ne sont pas rédigées dans un langage un peu trop technique pour un consommateur lambda... L’extension à des bouteilles de Madiran est prévue sous un an.

[Photo : EyeSea Production ]

Source(s) :

Diaporama

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