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01 juillet 2017
DESBUREAUX Robert
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Sud-Est Les vignes commencent à manquer d'eau

Vendredi 30 juin 2017 par Juliette Cassagnes Sur Vitisphère

Pieds de vignes de grenache souffrant du manque d'eau, prise dans le Gard, le 16 juin 2017.

Pieds de vignes de grenache souffrant du manque d'eau, prise dans le Gard, le 16 juin 2017. - crédit photo : Syndicat CDR

En Provence et dans la Vallée du Rhône, les déficits pluviométriques importants de l'hiver et du printemps 2017 entrainent un début de sécheresse dans le vignoble. Plusieurs appellations ont déjà déposé des demandes de dérogation pour pouvoir irriguer. L'important déficit de pluviométrie enregistré pendant l'hiver et au printemps dans le Sud-Est commence à se faire sentir dans les vignobles, à commencer par la Provence, où la situation de sécheresse est la plus avancée. L'ensemble du Var a par exemple connu en 2016 un cumul de pluies largement inférieur aux quantités habituelles. Entre janvier et mai 2017, le cumul de pluie a été de -40 % par rapport à la moyenne décennale. Dans l'appellation Côtes-de-Provence, le bilan hydrique y est donc dans l'ensemble déficitaire sur la majorité des stations météo. Résultat des courses : dans les secteurs de la Sainte-Victoire, de la plaine des Maures, autour de Fréjus et de La Londe les Maures, des symptômes de stress hydrique sont déjà constatés, qui se traduisent par un jaunissement du feuillage, qui peut aller jusqu'à une défoliation et des arrêts de croissance.

"La plante stresse plus rapidement et plus précocement qu'avant"

« Cela fait trois ans de suite qu'il y a un bilan hydrique négatif et un stress important dans les secteurs concernés », remarque Alicia Berret, technicienne de l'ODG. Plus globalement, celle-ci constate ces dernières années de moins en moins de pluies au printemps, accompagnées de températures de plus en plus douces, impliquant au fil du temps « une avancée de la date de débourrement et une croissance végétative plus importante et précoce de la vigne ». « La plante stresse plus rapidement et plus précocement qu'avant, car elle a besoin d'eau plus tôt… Or il pleut de moins en moins… », témoigne celle-ci. Une demande de dérogation pour pouvoir irriguer a donc dû de nouveau être déposée le 16 juin par l'ODG, que l'Inao a aussitôt acceptée.

Dans la Vallée du Rhône, un risque élevé de stress hydrique

Plus au nord, dans la vallée du Rhône, le scenario risque d'être identique d'ici quelques semaines, voire quelques jours, s'il ne pleut pas ou peu d'ici là : « Le bilan hydrique est nettement inférieur aux normales. Le risque d’un stress hydrique fort pour cet été est élevé », indiquait le dernier bulletin technique de la chambre d'agriculture. « Il y a un risque de sécheresse pour la vigne si juillet reste sec », confirme Thomas Gauthier, conseiller Chambre d'agriculture de la DrômeLa pluviométrie a en effet été forte en octobre et novembre mais de janvier à juin 2017, un gros déficit cumulé, de 62 % par rapport à la normale, a été enregistré. Les températures sont par ailleurs supérieures aux normales de saison. La Drôme a d'ailleurs été classée en "vigilance sécheresse" depuis mai et le Vaucluse le 16 juin dernier. Le Gard pourrait suivre.

"Des demandes d'autorisations d'irriguer déposées"

Mais jusqu'à présent, les vignes semblent tenir le coup et ne présentent pas ou peu de symptômes visibles : « On est en situation de gros déficit hydrique mais qui ne se traduit pas encore en stress hydrique, commente Françoise Dijon, œnologue à l'Institut Rhodanien. On est limite…On va rentrer dans une période critique ». Dans la partie septentrionale, même constat : « On s'attend à une sécheresse cet été, mais pour le moment, il n'y a pas d'arrêt de croissance observé : les vignes ont encore accès à l'eau, les réserves ne sont pas encore tout à fait épuisées », témoigne Clément Panigaï, du Syndicat des vignerons. Ce dernier a tout de même déposé une demande d'autorisation d'irriguer le 23 juin dernier pour les appellations régionales et villages, à une date plus tôt que d'habitude. Les appellations Châteauneuf-du-Pape et Vacqueyras ont fait de même.

Les prochaines semaines vont donc être déterminantes pour la suite concernant l'évolution des vignes, les viticulteurs - surtout ceux qui ne peuvent pas irriguer - attendant avec impatience le retour de « quelques pluies bienfaitrices ». Les orages qui ont justement éclaté ces jours-ci pourraient permettre d'inverser cette tendance.

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Vignes résistantes L’INAO réfléchit aux assemblages à 10 % de cépages non-AOC

Jeudi 29 juin 2017 par Alexandre Abellan. Sur Vitisphère

L'Inao annonce la création d'un groupe de travail destiné à étudier comment les cépages ne faisant pas partie du cahier des charges, notamment les cépages résistants, pourraient tout de même être assemblés en AOC.

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Percée du vin jaune 2018 : les billets sont déjà en vente C'est une grande nouveauté : désormais, les billets de la Percée devront être achetés avant d'arriver sur la manifestation et le nombre de visiteurs sera limité.

Publié le : 29/06/2017 à 18:30.    http://www.voixdujura.fr/percee-du-vin-jaune-2018-les-billets-sont-deja-en-vente_27145/

La nouvelle affiche de la Percée se veut « en rupture par rapport aux années précédentes » tout en « intégrant les fondamentaux qui ont fait le succès » de la manifestation. - 

La Percée est repartie pour de bon ! Mercredi soir en mairie de l’Etoile, les Ambassadeurs du Vin jaune ont officiellement présenté l’affiche de la Percée 2018, qui se déroulera les 3 et 4 février 2018. Avec quelques changements à la clé, comme c’était prévu.

Si le cœur de la manifestation reste le même, avec les dégustations dans les caveaux, le village décoré, la participation des associations et la cérémonie du dimanche, les animations devraient être renforcées avec la création de deux scènes : la première pour accueillir des groupes relativement connus le samedi et le dimanche, puis une seconde pour les groupes locaux, cela en plus de déambulations musicales. Sans oublier le village comtois, lui aussi reconduit.

Un nombre d’entrées limité

En fait, ce qui change vraiment concerne l’organisation du flux des visiteurs, avec la mise en place d’un « numerus clausus »« Nous avons décidé de limiter le nombre de billets, de façon à avoir au maximum 600 personnes par domaine sur le week-end », a expliqué Alexandre Vandelle, le président de la Percée 2018.

Lors de leurs réflexions sur l’évolution de la Percée, les Ambassadeurs ont défini qu’il fallait 40 vignerons au minimum pour tenir la manifestation. Jusqu’à ce début d’année, ils étaient 60 à vouloir y participer, mais à cause de l’épisode de gel sévère du printemps, ils ne seront plus que 45. « Il y a eu des désistements, parce que certains domaines n’ont plus de stock et que la récolte sera maigre. Mais ça peut encore évoluer » Du coup, pour l’heure, le nombre d’entrées sera limité à 25 000, ce qui ne représente que la moitié à peine de la fréquentation de la dernière Percée, à Lons-le-Saunier, qui avait connu un record d’affluence avec 60 000 visiteurs, entraînant jusqu’à une heure de queue pour arriver aux caveaux. « Ce qui n’est bien ni pour les visiteurs, ni pour les vignerons, qui n’ont pas le temps d’assurer les dégustations dans de bonnes conditions », estime Alexandre Vandelle. « En limitant l’accès en fonction du nombre de vignerons participants, on devrait passer sous les 20 minutes d’attente au maximum. »

Des billets à acheter en avance

Autre nouveauté notable : les billets devront être achetés en avance, soit par internet, soit auprès des Offices de tourisme partenaires, soit auprès de points de vente qui pourraient venir compléter ce dispositif. Il n’y aura donc pas de billetterie sur place. « Cela se fait de la même façon pour les grands événements sportifs et les concerts », rappelle Alexandre Vandelle, « c’est un changement qu’il faudra expliquer dans notre communication, mais cela sécurise aussi la manifestation. »

Les billets sont déjà en vente sur le site internet des Ambassadeur des Vins jaune. L’occasion de constater au passage que leur prix a augmenté, désormais fixé à 20 € la journée avec un pack à 35 € pour le week-end. « Cette augmentation a deux vocations : offrir une meilleure rémunération aux vignerons et produire une percée de qualité, avec de belles animations ».

Le changement dans la continuité : c’est bien le cap que s’étaient fixé les Ambassadeurs des Vins jaunes, dont le Conseil d’administration a été renouvelé aux deux tiers. C’est alors par un hommage à ceux qui les ont précédé qu’Alexandre Vandelle a conclu son propos, assurant que « la Percée restera une fête populaire du territoire » pour la promotion et la mise en valeur de ce nectar jurassien qu’est le vin jaune.

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Et s'il était encore temps d'innover dans le packaging des vins en pensant développement durable ? Lors du Vinocamp Bordeaux sur le thème du développement durable, James de Roany gérant de Global Vini Services a présenté son projet dans la SARL Arts Spirits France. Il s'agit de produire des bouteilles de vin, en lin ! Car depuis plus de 6 000 ans, les vins et spiritueux ont seulement été emballés en amphores, tonneaux et bouteilles (en verre ou en céramique) et plus récemment en cannettes ou en BIB.

La société Art Spirits international Limited (ASI) et sa filiale SARL Arts Spirits France (ASF) sont des start-up qui travaillent depuis trois ans au lancement d’une bouteille 100% biosourcée et biodégradable. Remplacer le verre par des contenants d’origine végétale avec un bilan carbone négatif (qui fixe plus de carbone qu’il n’en produit), ce serait possible !

Ces deux start-up réunissent des associés d'horizons divers et qualifiés, dont deux anciens experts marketing du Groupe LVMH, un spécialiste de l’exportation de vins et spiritueux disposant d’un réseau de 400 importateurs dans 76 pays, un ancien CEO de Total-Grande-Chine (pour les aspects de productions et d’industrialisation – il est l’inventeur d’une nouvelle famille de polymères), un spécialiste du design de packaging.


Le concept de la "Zero-glass bottle"

Pour James de Roany:

La prise en compte du réchauffement climatique, de la pollution, de l’épuisement des ressources naturelles, conduisent à une forte prise de conscience écoresponsable par le consommateur et structure le marché de façon considérable.
L’univers des vins, bières et spiritueux doit prendre ses responsabilités, notamment en utilisant des emballages les plus écoresponsables et recyclables possibles. Notre "Zero-glass bottle » entend jouer un rôle important dans cette direction en prenant le marché par le haut de gamme. Lorsque la production sera optimale, notre bouteille pourra concerner des produits à moindre valeur ajoutée.
 

Les travaux de R&D pour la création de cette bouteille sans verre en composite de fibres de lin destinée aux vins, bières et spiritueux seront totalement bouclées d’ici à fin juin 2017. Seuls les résultats des tests de bouchage et de tenue qualitative du contenu (vin et spiritueux 60% vol.) sont attendus pour cette date.

Cette bouteille ultrarésistante, ultralégère (60 à 70 grammes) est biosourcée et biodégradable.

Cette bouteille en lin dispose d’un film protecteur intérieur alimentaire permettant d’empêcher toutes transmissions (odeurs et/ou nanoparticules) en provenance du lin et de la résine dans le contenu (principe d’inertie : réglement EC No 1935/2004 concernant la réglementation et les directives pour aliments et boissons en contact avec leur contenant. Ce film qui représente entre 15 et 25 % de la masse totale ne sera 100 % biosourcée que dans quelques mois (6 à 18 mois maximum).

À noter qu'il sera possible d’adapter le concept au champagne (où le verre est obligatoire) en recouvrant la bouteille d’une coque en fibre de lin permettant un allègement significatif du poids du verre.

Sa première phase d’industrialisation démarrera en septembre 2017 et sera suivie d’une seconde au début de 2018 qui tiendra compte des premières leçons techniques tirées de la première phase comme des tests en clientèle qui seront réalisés en fin d’année.

La technologie utilisée est couverte par brevets :
- N° 155 8858 du 21/09/2015 "Conteneur pour boisson alcoolisée notamment boisson
spiritueuse ou champagne équipé d’un habillage de rigidification décoratif".
- N° 16 60 898 du 10/11/2016 "Bouteille en résine thermoplastique en particulier pour
boissons spiritueuses à forte teneur en alcool ainsi que procédé de fabrication d’une telle
bouteille".

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Une coque en composite de lin

La France est le plus grand producteur mondial de lin avec 67 500 hectares et une production de 100 000 tonnes. La fibre de lin associée à de la résine donne des composites à hautes qualités techniques. Les fibres sont extrêmement fines (diamètre 5 fois plus petit qu’un cheveu), plus solides et plus légères qu’une fibre de verre et possèdent une très haute capacité d’absorption des chocs comme des vibrations tout en possédant de grandes qualités d’isolation.

James de Roany précise:

Le gain est énorme ! Il s'agit d'une economie en moyenne de 800 g par bouteille, comparé à la bouteille de verre.

Le lin est 100 % recyclable et connaît actuellement un regain d’intérêt en raison de ses hautes performances mécaniques. Il est de plus en plus utilisé pour ses qualités physiques et notamment son faible poids et sa très haute résistance. Environ 10 % de sa production est désormais consacrée à l’automobile, l’aéronautique, l’écoconstruction, l’isolation et aux équipements de sport (ski, chaussures de neige, VTT, surf…).

Autant de qualités, qui pourrait bien faire du lin le matériau de développement durable des bouteilles de vin de demain?

ASI et ASF travaillent avec le leader mondial du composite produit à base de fibre végétale, situé en Suisse et un industriel spécialiste de la production de contenant haute performance en Suède.

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Marchés potentiels pour la bouteille en fibres de lin

James de Roany l'annonce :

Le marché potentiel est gigantesque ! À titre d’exemple, en 2015 le seul marché du "travel retail", pour les vins et spiritueux a atteint 295,57 millions de litres (environ 390 millions de bouteilles) avec une répartition valeur de 55,37 % pour les aéroports, 6,91 % pour les ferries, 4,14 % pour les lignes aériennes et 33,58 % pour les autres points de vente.

Pour ce seul marché, l’économie de verre potentielle est de 390 millions de bouteilles x 0,81 kg/bouteille = 312 000 tonnes.

(1) moyenne estimée de l’économie de poids entre une bouteille en verre et une bouteille en lin.

Les exportations mondiales de vin atteignent 7,5 milliards de bouteilles par an, ce qui donnerait une économie de verre de 4,5 millions de tonnes et il n’y a aucune raison de vouloir se limiter au seul marché de l’exportation…

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En recherche de financement


Evidemment, un tel projet ne va pas sans financement. Certains ont déjà choisi d'investir. C'est le cas par exemple de Florence Castarède, productrice de Armagnac Castarède.

Elle explique ses motivations :

Mon entreprise fait partie du label "entreprise du patrimoine vivant", je participe aussi au réseau entreprendre... Bref, la notion d'innovation m'attire énormément.

Alors, lorsque j'ai vu ce projet, dans mon secteur d'activité, qui répond à des valeurs importantes aujourd'hui d'écologie, d'environnement, de créativité... Cette bouteille est révolutionnaire !

Je souhaite lancer un de mes armagnacs haut de gamme dans cette bouteille. On verra bien la réaction de mes importateurs de par le monde – j'exporte dans 55 pays.

J'ai donc décidé de prendre des parts dans cette société et de m'associer à cette aventure, tant personnellement, que pour mon entreprise. Évidemment, il faudra un peu de temps avant le retour sur investissement, c'est un projet à long terme.

À quand la fibre de bambou, de riz ou de chanvre ? Ces deux start-up y pensent sérieusement !

Innovation packaging Le lin : le matériau des bouteilles de vin de demain?

Publié le 29/06/2017 - 10:42

par Audrey Domenach

Video of Qk0exF_KGcI  

Et s'il était encore temps d'innover dans le packaging des vins en pensant développement durable ? Lors du Vinocamp Bordeaux sur le thème du développement durable, James de Roany gérant de Global Vini Services a présenté son projet dans la SARL Arts Spirits France. Il s'agit de produire des bouteilles de vin, en lin ! Car depuis plus de 6 000 ans, les vins et spiritueux ont seulement été emballés en amphores, tonneaux et bouteilles (en verre ou en céramique) et plus récemment en cannettes ou en BIB.

La société Art Spirits international Limited (ASI) et sa filiale SARL Arts Spirits France (ASF) sont des start-up qui travaillent depuis trois ans au lancement d’une bouteille 100% biosourcée et biodégradable. Remplacer le verre par des contenants d’origine végétale avec un bilan carbone négatif (qui fixe plus de carbone qu’il n’en produit), ce serait possible !

Ces deux start-up réunissent des associés d'horizons divers et qualifiés, dont deux anciens experts marketing du Groupe LVMH, un spécialiste de l’exportation de vins et spiritueux disposant d’un réseau de 400 importateurs dans 76 pays, un ancien CEO de Total-Grande-Chine (pour les aspects de productions et d’industrialisation – il est l’inventeur d’une nouvelle famille de polymères), un spécialiste du design de packaging.


Le concept de la "Zero-glass bottle"

Pour James de Roany:

La prise en compte du réchauffement climatique, de la pollution, de l’épuisement des ressources naturelles, conduisent à une forte prise de conscience écoresponsable par le consommateur et structure le marché de façon considérable.
L’univers des vins, bières et spiritueux doit prendre ses responsabilités, notamment en utilisant des emballages les plus écoresponsables et recyclables possibles. Notre "Zero-glass bottle » entend jouer un rôle important dans cette direction en prenant le marché par le haut de gamme. Lorsque la production sera optimale, notre bouteille pourra concerner des produits à moindre valeur ajoutée.
 

Les travaux de R&D pour la création de cette bouteille sans verre en composite de fibres de lin destinée aux vins, bières et spiritueux seront totalement bouclées d’ici à fin juin 2017. Seuls les résultats des tests de bouchage et de tenue qualitative du contenu (vin et spiritueux 60% vol.) sont attendus pour cette date.

Cette bouteille ultrarésistante, ultralégère (60 à 70 grammes) est biosourcée et biodégradable.

Cette bouteille en lin dispose d’un film protecteur intérieur alimentaire permettant d’empêcher toutes transmissions (odeurs et/ou nanoparticules) en provenance du lin et de la résine dans le contenu (principe d’inertie : réglement EC No 1935/2004 concernant la réglementation et les directives pour aliments et boissons en contact avec leur contenant. Ce film qui représente entre 15 et 25 % de la masse totale ne sera 100 % biosourcée que dans quelques mois (6 à 18 mois maximum).

À noter qu'il sera possible d’adapter le concept au champagne (où le verre est obligatoire) en recouvrant la bouteille d’une coque en fibre de lin permettant un allègement significatif du poids du verre.

Sa première phase d’industrialisation démarrera en septembre 2017 et sera suivie d’une seconde au début de 2018 qui tiendra compte des premières leçons techniques tirées de la première phase comme des tests en clientèle qui seront réalisés en fin d’année.

La technologie utilisée est couverte par brevets :
- N° 155 8858 du 21/09/2015 "Conteneur pour boisson alcoolisée notamment boisson
spiritueuse ou champagne équipé d’un habillage de rigidification décoratif".
- N° 16 60 898 du 10/11/2016 "Bouteille en résine thermoplastique en particulier pour
boissons spiritueuses à forte teneur en alcool ainsi que procédé de fabrication d’une telle
bouteille".

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Une coque en composite de lin

La France est le plus grand producteur mondial de lin avec 67 500 hectares et une production de 100 000 tonnes. La fibre de lin associée à de la résine donne des composites à hautes qualités techniques. Les fibres sont extrêmement fines (diamètre 5 fois plus petit qu’un cheveu), plus solides et plus légères qu’une fibre de verre et possèdent une très haute capacité d’absorption des chocs comme des vibrations tout en possédant de grandes qualités d’isolation.

James de Roany précise:

Le gain est énorme ! Il s'agit d'une economie en moyenne de 800 g par bouteille, comparé à la bouteille de verre.

Le lin est 100 % recyclable et connaît actuellement un regain d’intérêt en raison de ses hautes performances mécaniques. Il est de plus en plus utilisé pour ses qualités physiques et notamment son faible poids et sa très haute résistance. Environ 10 % de sa production est désormais consacrée à l’automobile, l’aéronautique, l’écoconstruction, l’isolation et aux équipements de sport (ski, chaussures de neige, VTT, surf…).

Autant de qualités, qui pourrait bien faire du lin le matériau de développement durable des bouteilles de vin de demain?

ASI et ASF travaillent avec le leader mondial du composite produit à base de fibre végétale, situé en Suisse et un industriel spécialiste de la production de contenant haute performance en Suède.

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Marchés potentiels pour la bouteille en fibres de lin

James de Roany l'annonce :

Le marché potentiel est gigantesque ! À titre d’exemple, en 2015 le seul marché du "travel retail", pour les vins et spiritueux a atteint 295,57 millions de litres (environ 390 millions de bouteilles) avec une répartition valeur de 55,37 % pour les aéroports, 6,91 % pour les ferries, 4,14 % pour les lignes aériennes et 33,58 % pour les autres points de vente.

Pour ce seul marché, l’économie de verre potentielle est de 390 millions de bouteilles x 0,81 kg/bouteille = 312 000 tonnes.

(1) moyenne estimée de l’économie de poids entre une bouteille en verre et une bouteille en lin.

Les exportations mondiales de vin atteignent 7,5 milliards de bouteilles par an, ce qui donnerait une économie de verre de 4,5 millions de tonnes et il n’y a aucune raison de vouloir se limiter au seul marché de l’exportation…

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En recherche de financement


Evidemment, un tel projet ne va pas sans financement. Certains ont déjà choisi d'investir. C'est le cas par exemple de Florence Castarède, productrice de Armagnac Castarède.

Elle explique ses motivations :

Mon entreprise fait partie du label "entreprise du patrimoine vivant", je participe aussi au réseau entreprendre... Bref, la notion d'innovation m'attire énormément.

Alors, lorsque j'ai vu ce projet, dans mon secteur d'activité, qui répond à des valeurs importantes aujourd'hui d'écologie, d'environnement, de créativité... Cette bouteille est révolutionnaire !

Je souhaite lancer un de mes armagnacs haut de gamme dans cette bouteille. On verra bien la réaction de mes importateurs de par le monde – j'exporte dans 55 pays.

J'ai donc décidé de prendre des parts dans cette société et de m'associer à cette aventure, tant personnellement, que pour mon entreprise. Évidemment, il faudra un peu de temps avant le retour sur investissement, c'est un projet à long terme.

À quand la fibre de bambou, de riz ou de chanvre ? Ces deux start-up y pensent sérieusement !

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet, voire y investir (levée de fond), n'hésitez pas à contacter Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Innovation packaging Le lin : le matériau des bouteilles de vin de demain?

Publié le 29/06/2017 - 10:42

par Audrey Domenach

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Et s'il était encore temps d'innover dans le packaging des vins en pensant développement durable ? Lors du Vinocamp Bordeaux sur le thème du développement durable, James de Roany gérant de Global Vini Services a présenté son projet dans la SARL Arts Spirits France. Il s'agit de produire des bouteilles de vin, en lin ! Car depuis plus de 6 000 ans, les vins et spiritueux ont seulement été emballés en amphores, tonneaux et bouteilles (en verre ou en céramique) et plus récemment en cannettes ou en BIB.

La société Art Spirits international Limited (ASI) et sa filiale SARL Arts Spirits France (ASF) sont des start-up qui travaillent depuis trois ans au lancement d’une bouteille 100% biosourcée et biodégradable. Remplacer le verre par des contenants d’origine végétale avec un bilan carbone négatif (qui fixe plus de carbone qu’il n’en produit), ce serait possible !

Ces deux start-up réunissent des associés d'horizons divers et qualifiés, dont deux anciens experts marketing du Groupe LVMH, un spécialiste de l’exportation de vins et spiritueux disposant d’un réseau de 400 importateurs dans 76 pays, un ancien CEO de Total-Grande-Chine (pour les aspects de productions et d’industrialisation – il est l’inventeur d’une nouvelle famille de polymères), un spécialiste du design de packaging.


Le concept de la "Zero-glass bottle"

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L’univers des vins, bières et spiritueux doit prendre ses responsabilités, notamment en utilisant des emballages les plus écoresponsables et recyclables possibles. Notre "Zero-glass bottle » entend jouer un rôle important dans cette direction en prenant le marché par le haut de gamme. Lorsque la production sera optimale, notre bouteille pourra concerner des produits à moindre valeur ajoutée.
 

Les travaux de R&D pour la création de cette bouteille sans verre en composite de fibres de lin destinée aux vins, bières et spiritueux seront totalement bouclées d’ici à fin juin 2017. Seuls les résultats des tests de bouchage et de tenue qualitative du contenu (vin et spiritueux 60% vol.) sont attendus pour cette date.

Cette bouteille ultrarésistante, ultralégère (60 à 70 grammes) est biosourcée et biodégradable.

Cette bouteille en lin dispose d’un film protecteur intérieur alimentaire permettant d’empêcher toutes transmissions (odeurs et/ou nanoparticules) en provenance du lin et de la résine dans le contenu (principe d’inertie : réglement EC No 1935/2004 concernant la réglementation et les directives pour aliments et boissons en contact avec leur contenant. Ce film qui représente entre 15 et 25 % de la masse totale ne sera 100 % biosourcée que dans quelques mois (6 à 18 mois maximum).

À noter qu'il sera possible d’adapter le concept au champagne (où le verre est obligatoire) en recouvrant la bouteille d’une coque en fibre de lin permettant un allègement significatif du poids du verre.

Sa première phase d’industrialisation démarrera en septembre 2017 et sera suivie d’une seconde au début de 2018 qui tiendra compte des premières leçons techniques tirées de la première phase comme des tests en clientèle qui seront réalisés en fin d’année.

La technologie utilisée est couverte par brevets :
- N° 155 8858 du 21/09/2015 "Conteneur pour boisson alcoolisée notamment boisson
spiritueuse ou champagne équipé d’un habillage de rigidification décoratif".
- N° 16 60 898 du 10/11/2016 "Bouteille en résine thermoplastique en particulier pour
boissons spiritueuses à forte teneur en alcool ainsi que procédé de fabrication d’une telle
bouteille".

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Une coque en composite de lin

La France est le plus grand producteur mondial de lin avec 67 500 hectares et une production de 100 000 tonnes. La fibre de lin associée à de la résine donne des composites à hautes qualités techniques. Les fibres sont extrêmement fines (diamètre 5 fois plus petit qu’un cheveu), plus solides et plus légères qu’une fibre de verre et possèdent une très haute capacité d’absorption des chocs comme des vibrations tout en possédant de grandes qualités d’isolation.

James de Roany précise:

Le gain est énorme ! Il s'agit d'une economie en moyenne de 800 g par bouteille, comparé à la bouteille de verre.

Le lin est 100 % recyclable et connaît actuellement un regain d’intérêt en raison de ses hautes performances mécaniques. Il est de plus en plus utilisé pour ses qualités physiques et notamment son faible poids et sa très haute résistance. Environ 10 % de sa production est désormais consacrée à l’automobile, l’aéronautique, l’écoconstruction, l’isolation et aux équipements de sport (ski, chaussures de neige, VTT, surf…).

Autant de qualités, qui pourrait bien faire du lin le matériau de développement durable des bouteilles de vin de demain?

ASI et ASF travaillent avec le leader mondial du composite produit à base de fibre végétale, situé en Suisse et un industriel spécialiste de la production de contenant haute performance en Suède.

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Marchés potentiels pour la bouteille en fibres de lin

James de Roany l'annonce :

Le marché potentiel est gigantesque ! À titre d’exemple, en 2015 le seul marché du "travel retail", pour les vins et spiritueux a atteint 295,57 millions de litres (environ 390 millions de bouteilles) avec une répartition valeur de 55,37 % pour les aéroports, 6,91 % pour les ferries, 4,14 % pour les lignes aériennes et 33,58 % pour les autres points de vente.

Pour ce seul marché, l’économie de verre potentielle est de 390 millions de bouteilles x 0,81 kg/bouteille = 312 000 tonnes.

(1) moyenne estimée de l’économie de poids entre une bouteille en verre et une bouteille en lin.

Les exportations mondiales de vin atteignent 7,5 milliards de bouteilles par an, ce qui donnerait une économie de verre de 4,5 millions de tonnes et il n’y a aucune raison de vouloir se limiter au seul marché de l’exportation…

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En recherche de financement


Evidemment, un tel projet ne va pas sans financement. Certains ont déjà choisi d'investir. C'est le cas par exemple de Florence Castarède, productrice de Armagnac Castarède.

Elle explique ses motivations :

Mon entreprise fait partie du label "entreprise du patrimoine vivant", je participe aussi au réseau entreprendre... Bref, la notion d'innovation m'attire énormément.

Alors, lorsque j'ai vu ce projet, dans mon secteur d'activité, qui répond à des valeurs importantes aujourd'hui d'écologie, d'environnement, de créativité... Cette bouteille est révolutionnaire !

Je souhaite lancer un de mes armagnacs haut de gamme dans cette bouteille. On verra bien la réaction de mes importateurs de par le monde – j'exporte dans 55 pays.

J'ai donc décidé de prendre des parts dans cette société et de m'associer à cette aventure, tant personnellement, que pour mon entreprise. Évidemment, il faudra un peu de temps avant le retour sur investissement, c'est un projet à long terme.

À quand la fibre de bambou, de riz ou de chanvre ? Ces deux start-up y pensent sérieusement !

Pour aller plus loin

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Vallée du Rhône L’AOC Cairanne sommée de préciser son cahier des charges

Vendredi 30 juin 2017 par Alexandre Abellan

Commençant tout juste à travailler son statut commercial de cru du Rhône, l'AOC Cairanne doit se repencher sur la mécanique de son cahier des charges.

              Le Conseil d’État demande une réécriture des critères de délimitation de l’aire et de facteurs humains, sous peine de faire tomber l’AOC en 2018.

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Val de Loire Le Clos Rougeart entre les mains des frères Bouygues

Lundi 26 juin 2017 par AFP. Sur Vitisphère

Le clos Rougeard compte 11 hectares, situé à Chacé (Maine-et-Loire), entre Tours et Angers.

Le clos Rougeard compte 11 hectares, situé à Chacé (Maine-et-Loire), entre Tours et Angers. - crédit photo : DR

Martin et Olivier Bouygues choisissent un grand nom de la viticulture bio française pour compléter leur portefeuille des domaines viticoles en France Les frères Martin et Olivier Bouygues, qui possèdent déjà deux propriétés viticoles dans le Bordelais, ont acquis le domaine historique de Clos Rougeard, près de Saumur dans la vallée de la Loire, a-t-on appris vendredi auprès de Clos Rougeard.

Le domaine de 11 hectares, situé à Chacé (Maine-et-Loire), entre Tours et Angers, est mené en viticulture biologique depuis sa création, indique un communiqué de Clos Rougeard.

La reprise intervient après le décès en décembre 2015 de Jean-Louis Foucault, dit «Charly», ancien propriétaire du vignoble avec son frère Bernard, dit «Nady», huitième génération de viticulteurs installés sur le domaine.

Des précurseurs

Les frères Foucault sont connus pour avoir été «précurseurs dans la valorisation de l'agriculture biologique dès les années 1970» souligne la Revue du vin de France.

«Ils ont servi d'exemple à de nombreux viticulteurs en démontrant qu'il était possible de faire des vins bio d'exception, à une époque où cela n'allait pas de soi», ajoute la RVF en citant leur Saumur Brézé (blanc) et le Saumur-Champigny Le Bourg (rouge) qui «affole les compteurs de vente aux enchères».

Sur ce domaine, une parcelle de vigne est cultivée «depuis 1664 au moins», note la revue.

Ni le montage de l'opération, ni le montant de l'acquisition, qui s'est fait via la SCDM, holding personnelle de Martin et Olivier Bouygues, n'ont été rendus publics.

En matière viticole, les frères Bouygues possèdent aussi deux crus de Saint-Estèphe rachetés en 2006, le Chateau Montrose, une propriété d'environ 90 hectares, cédée par la famille Charmolüe, et le cru bourgeois Château Tronquoy-Lalande (30 hectares), un des plus anciens crus de Saint-Estèphe, acquis auprès de la famille Casteja-Texier.

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Prix moyen 2016 680 € le tonneau français de vins et spiritueux

Vendredi 30 juin 2017 par Alexandre Abellan. Sur Vititsphère

À l’heure de l’ouverture des commandes pour les vinifications du millésime 2017 dans l’hémisphère nord, l’incertitude plane sur l’impact du gel en France, Espagne et Italie.

À l’heure de l’ouverture des commandes pour les vinifications du millésime 2017 dans l’hémisphère nord, l’incertitude plane sur l’impact du gel en France, Espagne et Italie. - crédit photo : Fédération des Tonneliers de France

Tirant le bilan de l’année commerciale écoulée, les tonneliers de France font état d’une croissance en voie de stabilisation. En 2016, les tonneliers français ont commercialisé 601 600 fûts pour un chiffre d’affaires de 409 millions d’euros. Soit un prix moyen de 680 € le fût, selon les données de la Fédération des Tonneliers de France (FTT). Avec des hausses de 2 % en volume, 5 % en valeur et 3 % en valorisation moyenne, l’année 2016 affiche une croissance plus sage que les belles performances de 2015*. Ce qui n’empêche pas la France de rester le premier producteur, et marché, de tonneaux dans le monde souligne la FTT. Les performances à l’export de la filière française sont du même bois : 394 500 fûts expédiés, pour un chiffre d’affaires de 280 millions € et un prix moyen de 710 €/fût. Soit des hausses de 4 % en volume, 6 % en valeur et 2 % en prix moyen. La France reste le premier marché des tonneaux français, suivie par les États-Unis, l’Italie, l’Espagne et l’Australie. Ces cinq marchés représentant 80 % du marché mondial selon les éléments fournis par la FTT.

Maturités françaises et américaines

Portées par le généreux millésime 2015 en Europe et le développement du vignoble américain, les ventes françaises marquent en 2016 un palier. « Jamais les États-Unis et la France n’avaient acheté autant de fûts qu’en 2015. Ces marchés ont certainement atteint leur maturité et tendent désormais à se stabiliser » estime dans un communiqué Jean-Luc Sylvain, le président de la FTT.

* : À noter la surperformance des grands contenants, qui affichent une hausse de 5 % de leurs volumes (avec 1 450 unités produites).

________________________________________________________ Lavinia Charlotte Servant et son mari prennent la succession

Jeudi 29 juin 2017 par Marion Sepeau Ivaldi.  Sur Vitisphère

Charlotte Servant et son mari prennent la succession

              Après le décès brutal de Thierry Servant en fin d’année 2015, Charlotte Servant et son mari annoncent qu’ils ont mis un terme à leur carrière pour prendre la relève. Charlotte Servant, 31 ans, a pris la succession de son père du groupe Lavinia depuis 2016. Son mari, Matthier Le Priol, vient d’être nommé directeur général. Il succède à Yannick Branchereau qui a quitte ses fonctions dans les prochaines semaines. Cette relève se fait dans la stricte volonté du père défunt, précise un communiqué. Les deux époux, jeunes trentenaires, se consacreront pleinement à l’entreprises Lavinia. « Nous souhaitons poursuivre la construction du groupe Lavinia, tout en maintenant les valeurs qui sont à son fondement même : le respect du produit et le partage de la passion des vignerons » précisent-ils dans un communiqué.

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Monde Tous les chiffres sur les vins effervescents

Vendredi 30 juin 2017 par Marion Sepeau Ivaldi.  Sur Vitisphère

Le marché des vins effervescent est en plein expansion. Depuis dix ans, production et consommation progressent plus vite que pour les vins tranquilles.

Le marché des vins effervescent est en plein expansion. Depuis dix ans, production et consommation progressent plus vite que pour les vins tranquilles. - crédit photo : DR

Dans le cadre d’une conférence organisée par Vitisphere sur Vinexpo, Benoît Bechet d’Agrex Consulting a présenté les chiffres des vins effervescents mondiaux. La consommation de vins effervescents s’accroît chaque année un peu plus, entraînant une hausse de la production mais aussi des échanges mondiaux. Si la France reste le premier producteur mondial, ses vins font face à une concurrence de plus en plus exacerbée.

A l’occasion de Vinexpo, Benoît Béchet d’Agrex Consulting a présenté une conférence sur les vins effervescents à l’invitation de Vitisphere.

Pour accéder à l'Observatoire mondial des vins effervescents : c’est par ici.

_________________________________ Carte "Route des vins et spiritueux de Wallonie"

La culture de la vigne n’a réellement jamais fait défaut en Wallonie. Aujourd’hui plus d’un million de bouteilles de vin sont produites. La variété des terres wallonnes contribue à la qualité mais également à la diversité des produits vignerons régionaux.

Cette Route du vin est complétée par une sélection de distilleries qui produisent les « eaux-de-vie» de Wallonie : du pékèt au maitrank en passant par le whisky.

Télécharger la carte

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Cette brochure est éditée dans le cadre de l'année touristique thématique "Wallonie gourmande"

 

TROPHÉE DES FRÈRES HAEBERLIN Concours international de service, cuisine et sommellerie  / APPEL À CANDIDATURE Nous sommes heureux de vous informer que les candidatures pour la 5ème édition du Trophée des frères Haeberlin sont ouvertes. Le Trophée des frères Haeberlin est le premier trophée international réunissant les trois métiers de la gastronomie : cuisine, service et sommellerie.  Je vous prie de bien vouloir trouver ci-après le dossier de présentation ainsi que le dossier de candidature : https://gallery.mailchimp.com/84e7aecdb078a71c07963cf39/files/290cb3a7-65ad-417c-8c39-a720e2b4d3fb/Dossier_de_presse_Trophe_e_des_fre_res_Haeberlin_2018.pdf https://gallery.mailchimp.com/84e7aecdb078a71c07963cf39/files/06bfcc9a-301d-4eff-a1a8-8c5b1a368c53/Dossier_candidature2018_HD.pdf Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter Monsieur Maurice Roeckel : +33 (0)6 08 54 12 60 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  http://www.haeberlin.fr  Nous espérons que vous serez nombreux à vous présenter et restons à votre entière disposition.  Bien cordialement,  Julie Millet _______________________________ Investissement dans le vignoble, où en sommes-nous? Hier, aujourd’hui et demain…

Communication rédigée par Vinea Transaction, spécialiste de la transaction. http://www.vitisphere.com/communique-1198-Investissement-dans-le-vignoble-ou-en-sommes-nous-Hier-aujourdhui-et-demain.html

Investissement dans le vignoble, où en sommes-nous? Hier, aujourd’hui et demain…

L’investissement, l’acquisition et le patrimoine sont spécifiques à chaque région viticole. Deux régions historiquement courtisées, le bordelais et le vignoble méditerranéen... 


I. L’histoire passée

L’investissement, l’acquisition et le patrimoine sont spécifiques à chaque région viticole. Deux régions sont historiquement courtisées, le bordelais et le vignoble méditerranéen.


a) Le bordelais : les investisseurs sont arrivés très tôt notamment avec les anglo-saxons, dès le XVIIème siècle. Ils ont laissé des traces ineffaçables : château Clarke, Lynch-Bages, Talbot, Kirwan, Cantenac Brown, Palmer …

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Durant ces 25 dernières années, en sus des professionnels du Vin (négoce et Production), 3 groupes d’investisseurs ont été actifs :

Les grands patrons d’industrie : François Pinault avec château Latour en 1993 via Artemis, Bernard Arnault/Albert Freres avec Château Cheval Blanc en 1998 puis Château Yquem.
Selon le magazine Challenges, sur les 500 plus grosses fortunes françaises, 30 possèdent une propriété viticole dans le bordelais (Chanel, Dassault, Rothschild, Bouygues, Galeries Lafayette, famille Peugeot, Fayat, Pichet, Reybier, Frey …).
  Les institutionnels : banques, compagnies d’assurance et caisses de retraite ont dopé le marché dans les années 1990-2000 (Axa, Crédit Agricole, Banque Populaire...).

Aujourd’hui, notamment depuis les accords de Bâle, les actifs immobiliers ne sont plus des actifs stratégiques pour les investisseurs institutionnels. Les investisseurs chinois : Ils jettent leur dévolu sur le vignoble bordelais seulement depuis les années 2010. Résultat : près de 140 propriétés sont sous pavillon chinois, soit une moyenne de près de 20 transactions annuelles sur les 5 dernières années.

b) Le vignoble méditerranéen est le second vignoble à connaître des investisseurs (Languedoc, vallée du Rhône, Provence). L’histoire, beaucoup plus récente, démarre juste après la seconde guerre mondiale avec deux évènements totalement indépendants : l’exode d’Algérie avec l’arrivée massive des « Pieds Noirs » et la « médiatisation » de la Provence et l’arrivée d’investisseurs internationaux, principalement sur la Provence - Côte d’Azur.

Vignoble méditerranéen


Sur ces dernières années, le vignoble méditerranéen a été animé par 3 stratégies d’investissement : 


 

Le Languedoc a été en pleine restructuration : 400 000 ha à la fin des années 80 et seulement 220 000 ha aujourd’hui. Jusqu’aux années 2005, c’était l’eldorado pour les investisseurs.
Les acteurs étaient en premier lieu des investisseurs anglo-saxons, qui ont représenté jusqu’à 40% des acquisitions jusqu’aux années 2007/2008 et dont la dynamique a été totalement stoppée par la crise immobilière de Londres, la crise boursière de la City et la parité livre/euro.
Depuis 2008, le marché est au ralenti.
  La Vallée du Rhône : le marché peu actif par manque d’offres a été totalement transformé par le millésime 2002 qui a été qualitativement catastrophique. La crise des vins rhodaniens a alors « mis » sur le marché de nombreuses propriétés et des investisseurs de tous bord sont arrivés, principalement des français (le grand négoce du vin) et des industriels/néo vignerons de taille moyenne qui ont souhaité diversifier leur activité.
  La Provence : Le boom du rosé sur les 10 dernières années a été un élément déclenchant qui a vu arriver des investisseurs tous azimut, du malheureux Michael Schumacher à Eric Bompart, le pape du cachemire, en passant par la famille Schneider, propriétaire des montres Breitling et l’illustre famille Rouzaud, Champagne Roederer.
Chaque année, de 5 à 10 propriétés de plus de 10 M€ changent de main en Provence et le prix de l’hectare Côtes de Provence a doublé en 10 ans.

Un autre vignoble est concerné par l’investissement mais par une approche totalement différente :


c) Le vignoble champenois a indirectement attiré les investisseurs par la création, dans la moitié du XIXe siècle, de nombreuses maisons d’origine germanique, aujourd’hui incontournables : Krug, Taittinger, Deutz, Mumm, Bollinger, Piper-Heindsieck, Ruinart.

Vignoble champenois

Le vignoble est devenu un produit financier orchestré par les grandes maisons de champagne LVMH en tête qui « gouverne » le marché du vignoble avec un ticket d’entrée à minima de 1 à 1.2 M€/ha.
Ce marché est sans fantaisie car il se pilote via les banques d’affaires des grandes maisons.

Une région a été délaissée :


d) La Bourgogne : cette micro région viticole est certainement la plus hermétique aux mouvements et aux investissements.

Le vignoble est très petit (la Côte de Nuit et la Côte de Beaune soit l’équivalent de la plus grande coopérative du Languedoc 400 000 hl)
  Des maisons de négoces fortes et les familles historiques tiennent l’appellation.

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Aujourd’hui, le marché est toujours aussi minimaliste avec des « clos » extrêmement courtisés et des valeurs/ha dépassant les 20 M€/ha pour les blancs de la Côte de Beaune.

Ce marché irrationnel est rentré depuis une dizaine d’années dans la logique de la spéculation propre aux œuvres d’art.


En conclusion, Grand Vin / investissement et « Asset management »

Chaque région viticole a eu sa propre histoire passée.


Aujourd’hui s’entrecroisent des stratégies financières, des logiques propres à l’univers du luxe et des actes isolés de vignerons poètes, laborieux et créateurs.
Le Grand Vin se définit entre un vin d’artiste et un vin de marque


II. Demain, perspectives et prospectives


a) Les points d’ancrage des Vins fins : L’AOC

Les AOC, DOC et DO : pour les investisseurs c’est le garant du binôme Grand Vin / Capitalisation.
D’ailleurs, les vignobles anglo-saxons se repositionnent dans la stratégie de l’appellation, de la dénomination et du terroir.
  Sur les 25 dernières années, le vignoble français a vu sa valeur moyenne multipliée par 9 pour les vignes en appellation d’origine et n’a pas évolué en valeur pour les vignobles « génériques » et IGP (cf. tableau). 
 

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b) Transmission et succession

Le vignoble attire. Le métier et « l’image » du vigneron sont devenus depuis ces 2 dernières décennies gratifiants.
Aujourd’hui, être vigneron est une valeur noble et valorisant pour l’individu ou l’entreprise.
En terme financier : la faiblesse des « bas de bilan » est largement compensée par les revalorisations de « hauts de bilan », contrairement aux valeurs boursières sur les 25 dernières années. Il n’y a pas eu de crise du foncier viticole, ni de dépréciation de valeurs.

Pour les économistes, analystes et financiers, l’investissement vignoble est un investissement alternatif réellement sécuritaire, d’autant que l’évolution des prix pour les appellations et encore plus pour les crus est extrêmement profitable.
La fiscalité française est favorable : abattements sur les droits de succession ou de transmission, l’exonération de l’ISF en cas d’activité professionnelle, le report d’imposition sur les plus-values dans le cadre d’opérations d’apport/fusion…
 

c) Les incertitudes

La mondialisation et la géopolitique peuvent à tout moment générer des turbulences : insécurité, inflation, instabilité de l’euro …
  La Chine, dans les 3 ans à venir, va devenir le premier pays producteur et consommateur au monde. Personne ne peut en prédire les conséquences. Il est probable que les vins fins ne seront pas trop perturbés par cette nouvelle donne mis à part le risque réel en matière de plagiat…
  L’écologie et l’environnement : la problématique est réelle, les techniques de travail doivent évoluer ; les vins bios vont à moyen terme prendre une place forte dans l’univers des vins et plus particulièrement des vins fins. Certaines régions en France seront mieux armées que d’autres.
L’écologie soulève également la problématique de l’eau et du réchauffement climatique, les grands vins devront intégrer ces données.

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A la vigne

Vers des vendanges très précoces

Vendredi 30 juin 2017 par Christelle Stef

Sur Vitisphère

Les grappes grossissent à vue d'oeil

Les grappes grossissent à vue d'oeil - crédit photo : Christelle Stef

Les grappes grossissent à vue d’œil. 2017 s’annonce très précoce. Avec les températures caniculaires de la semaine écoulée, la vigne a continué de pousser à vitesse grand V et les grappes ont évolué à vue d’œil. En Côte d’Or, au 27 juin, beaucoup de parcelles de la Côte avaient ainsi atteint le stade « fermeture de la grappe ». « La précocité reste équivalente à 2007 et 2009, années au cours desquelles les vendanges avaient débuté respectivement fin août et le 5-10 septembre », indique le dernier bulletin Viti-Flash rédigé par la chambre d’agriculture. Le millésime 2017 suivra-t-il la même tendance ? Rendez-vous dans quelques semaines pour le savoir.

Premiers coups de sécateurs fin août

En Alsace, les vendanges s’annoncent également précoces. « On est passé de la fleur à la fermeture de la grappe en trois semaines au lieu de cinq semaines habituellement. On a dix-huit jours d’avance par rapport à l’an passé. Aujourd’hui, on est sur les mêmes niveaux de précocité qu’en 2011 », note un conseiller viticole. Dans la région, les premiers coups de sécateurs pourraient donc être donnés dès fin août- début septembre pour les Crémant. « Les vignerons s’y préparent ».

Dans le Bordelais, les parcelles non gelées sont également en moyenne au stade « début fermeture de la grappe ». Selon le dernier BSV Nord Aquitaine, l’avance est donc d’environ trois semaines par rapport à 2016.

Une précocité proche de celle de 2011

Dans le vignoble de Cognac dans les zones non gelées, l’Ugni blanc est dans beaucoup de cas au stade « grains de la taille de pois », soit une avance de 12 jours sur la moyenne des 15 dernières années. A Gaillac, c’est le stade « fermeture de la grappe » qui prédomine, soit une précocité qui se rapproche de celle de 2011.

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