Nouvelles

04 juillet 2017
DESBUREAUX Robert
Retour

Nouvelle organisation de la filière viticole luxembourgeoise

Promotion des vins luxembourgeois : la Moselle presse le pas

Dans Economie, Grand-Duché Mis à jour le 02/07/17 18:12 | Publié le 02/07/17 15:11

https://www.lequotidien.lu/economie/promotion-des-vins-luxembourgeois-la-moselle-presse-le-pas/

Si, effectivement, les trois groupements de vignerons s'entendent, ce serait une grande première. (photo archives LQ)

Si, effectivement, les trois groupements de vignerons s'entendent, ce serait une grande première. (photo archives LQ)

Enfin ! Après trois ans de travaux préparatoires, un nouvel outil est sur le point de se mettre en place pour mieux faire connaître les vins luxembourgeois.

Le vin luxembourgeois, c’est une évidence, souffre d’un déficit de notoriété. Ce n’est pas sa qualité qui est en question, mais son image. Ou plutôt son absence d’image. Car, au fond, qui le connaît ? Très peu de monde, finalement. Il y a de nombreuses raisons pour expliquer ce relatif anonymat.

La première est évidente : la taille du vignoble. À titre de comparaison, le vignoble alsacien, qui produit à peu près les mêmes cépages que le Grand-Duché, est plus de dix fois plus vaste. On a beau arguer du small is beautiful, il est compliqué de se faire remarquer lorsque l’on n’a pas les volumes pour pénétrer les marchés étrangers.

Le second problème a également été identifié depuis longtemps : la culture de la qualité est finalement assez récente. Du temps de l’union douanière allemande (jusqu’en 1919), le vin d’ici filait en Allemagne où on le transformait en Sekt bon marché. Lorsqu’il a fallu trouver de nouveaux débouchés, la Moselle a livré du rivaner de comptoir en Belgique. À l’époque, on ne parlait pas de riesling ou de pinot gris mais d’elbling et de rivaner et l’essentiel était de remplir les cuves à ras bord, sans trop regarder à ce que l’on y mettait. Mais si ce temps-là est révolu, on ne change pas les habitudes et les a priori en deux coups de cuillère à pot. D’ailleurs, la Belgique reste de très loin le premier marché à l’export (90% des vins qui passent la frontière y vont) et ce sont toujours plutôt les petits vins qui s’y rendent… les plus qualitatifs ont encore du mal à s’y faire une place, puisque pour les Belges un vin luxembourgeois est avant tout un vin bon marché.

Or ce modèle économique (grosse quantité et petit prix) ne peut pas tenir ici. Les coûts de production – et notamment le coût du travail – sont élevés et ils doivent inévitablement se retrouver dans la bouteille. Pour les producteurs, il n’y a pas d’autre salut que d’offrir des vins de qualité qui permette de réaliser la marge suffisante nécessaire à l’équilibre financier de l’entreprise.

Dix-sept projets prioritaires

Pour que le message passe haut et clair, il faut un vecteur fort… et la Moselle n’en a pas. La Commission de promotion des vins et crémants a été mise en suspens il y a trois ans et depuis, rien… ou presque. Durant ce laps de temps, le ministère de l’Agriculture a mandaté Ernst & Young pour concevoir l’outil qui permettra un maximum d’efficacité pour un coût minimal. C’est ce plan d’action qui a été présenté mercredi dernier.

Pour l’instant, tout reste à faire et il n’est question que de méthodologie de travail. Néanmoins, le cadre est fixé, il ne restera plus qu’à l’animer. «Tout devra être opérationnel pour 2018», a avancé le ministre Fernand Etgen. Le principal objectif sera de fédérer des producteurs qui ont traditionnellement parfois du mal à s’accorder. Il ne faut pas y voir là de la mauvaise volonté, mais plutôt le résultat de situations économiques différentes. Les moyens pour développer la vente de gros volumes comme en produisent Vinsmoselle ou Bernard-Massard, par exemple, sont tout à fait différents de ceux dont ont besoin les vignerons indépendants qui mettent sur le marché des petites séries de grands crus.

Pour impliquer l’ensemble de la profession, le ministère a fait signer une nouvelle charte de gouvernance à tous les acteurs. Auparavant, lorsque quelqu’un ne goûtait pas la direction que prenaient les débats, il quittait la table. Désormais, tout le monde s’est engagé à poursuivre un travail collégial.

À la tête de la nouvelle organisation se trouvera le comité stratégique qui réunira le ministère, les trois groupements (coopérative, négociants, indépendants) et l’Institut viti-vinicole. Chaque projet sera doté d’un responsable et d’une équipe. L’ensemble sera mis en musique par un coordinateur qui sera prochainement nommé.

Ernst & Young a annoncé que les différentes réunions avec les producteurs avaient permis d’identifier 17 projets à mettre en œuvre prioritairement. Lesquels ? Le flou demeure, mais ils s’articulent autour de sept pôles : la communication, les évènements, les principes de vente, la publicité et le marketing, les clients intermédiaires, le rivaner et les leaders d’opinion.

Ce nouveau discours de la méthode ne modifie pas substantiellement l’implication financière de l’État sur la question. «Le budget passera des 800 000 euros annuels actuels à 1 million, dont deux tiers viendront de l’État et le reste des producteurs», précise le ministre. Aucun nouveau poste ne devrait être créé, le coordinateur prendra la place d’un employé de l’Institut viti-vinicole. Bref, cela ne ressemble pas à la révolution mais à une adaptation plus que nécessaire à une Moselle qui mériterait une exposition nettement plus grande.

Erwan Nonet

«Nous en avions besoin»

Henri Streng, le président de Vinsmoselle, se félicite de la création de cette nouvelle structure de promotion.

La naissance de cette nouvelle structure pour la promotion des vins luxembourgeois est-elle une bonne nouvelle pour vous ?
Henri Streng : Oui, nous en avions besoin pour mieux nous faire connaître. Cette fois, tout semble fait pour que nous travaillions tous ensemble. C’est une bonne nouvelle.

Pour vous, quel est le projet à mettre en place prioritairement ?
Celui qui nous permettra de nous positionner sur de nouveaux marchés. On a parlé de l’Allemagne, de la Belgique, des Pays-Bas… Ce sont des consommateurs de vins et nous devons les inciter à s’intéresser aux nôtres. Nos crémants pourraient très bien s’exporter là-bas. Et pourquoi ne pas créer des vins qui leur seraient destinés ? Des vins d’assemblage que l’on pourrait même créer ensemble, avec d’autres vignerons. Ça pourrait être une idée pour arriver sur des marchés qui demandent de gros volumes.

Toutefois, le budget alloué n’est pas pharaonique… Un million, à ce niveau, ce n’est pas énorme.
C’est vrai, d’autant que les actions de marketing coûtent cher. Mais il ne tient aussi qu’à nous de l’augmenter puisque le ministère a dit que si nous augmentions notre part, il suivrait nos efforts. Le marketing est payé par une redevance sur le nombre d’étiquettes vendues et nous avons tout à fait la possibilité de l’augmenter. Nous verrons bien !

Recueilli par E. N.

________________________________

Le volume complémentaire individuel, prérogative des vignerons

Publié le 02/07/2017 à 15h01

http://www.lyonne.fr/maligny/environnement/viticulture/2017/07/02/le-volume-complementaire-individuel-prerogative-des-vignerons_12467108.html

Le volume complémentaire individuel, prérogative des vignerons

En 2014 et 2015, 400 des quelque 700 domaines viticoles du Chablisien avaient pu constituer du VCI. Ce qui a pu atténuer la grosse perte de récolte suite au gel et aux épisodes de grêle du printemps 2016. © Jérémie FULLERINGER

Le volume complémentaire individuel (VCI) demeure aux mains des producteurs. Le Conseil d’État vient de débouter les inter- professions qui en réclamaient la gestion. Réactions dans le Chablisien, pionnier du dispositif.

« Ce n’était pas à l’origine une demande du négoce de Bourgogne. Mais la décision du Conseil d’État ne peut que contenter le viticulteur que je suis »

Jean-François Bordet. (Vigneron à Maligny)

Vigneron à Maligny, il est aussi le président de la commission chablis au sein de l’interprofession des vins de Bourgogne (*).  « Le combat était porté par Michel Chapoutier (négociant rhodanien, il est le président de l’Umvin, l’Union des maisons et marques de vins, NDLR) qui demandait que les interprofessions (considérées par l’Union européenne comme des outils de gestion économique, NDLR), deviennent force de gestion dans les VCI. Il faut dire qu’en Côtes-du-Rhône, cela ne fait que deux millésimes qu’ils y ont droit. Ici, dans le Chablisien, il n’y a pas eu vraiment de discussions concernant la gestion du VCI. »

Car dans le vignoble, le VCI est un dispositif qui fonctionne bien. Et pour cause?! C’est à Chablis, vignoble septentrional régulièrement touché par le gel, qu’il a été expérimenté entre 2005 et 2013 avant d’être pérennisé puis élargi à l’ensemble des vins blancs puis rouges (les rosés et certains crémants sont à l’essai, lire par ailleurs).

« Plus aucun tampon » après une année 2016 catastrophique

Le VCI permet les années généreuses de mettre en réserve l’excédent de récolte dans la limite du rendement butoir. Le vigneron chablisien peut ainsi mettre de côté jusqu’à 10 hl/ha. Et se constituer un stock maximum en trois ans. « En 2016, avec le gel et surtout la grêle, on a consommé tout notre VCI, témoigne Jean-François Bordet. Cette année, on n’a plus aucun tampon ». C’est le cas de la plupart des domaines qui avaient pu mettre en réserve en 2014 et 2015.

Frédéric Gueguen, le président de la Fdac (Fédération de défense de l’appellation chablis) de rappeler : « Le VCI n’est pas un outil de régulation. Il concerne la seule production. Il ne s’agit pas d’une réserve interprofessionnelle?! Nos amis beaunois ont été un peu embarrassés par la position de Michel Chapoutier qu’ils ne souhaitaient pas désavouer ».

Concernant le VCI, les interprofessions conserveront donc leur rôle consultatif. À chacun ses prérogatives, a tranché le Conseil d’État. « On continuera toutefois de pousser le dossier de la réserve interprofessionnelle, complète Jean-François Bordet. Lorsque Stéphane le Foll, le ministre de l’Agriculture, était venu l’été dernier à Maligny après la grêle, il s’y était déclaré favorable. Tout comme notre ex-député Jean-Yves Caullet. Cette réserve interprofessionnelle viendrait s’ajouter au VCI, qui a montré ses limites. Nous allons devoir convaincre le nouveau député André Villiers de l’intérêt de disposer de cet outil supplémentaire. » 

Véronique Sellès
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


(*) Le BIVB (Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne) rassemble 282 maisons de négoce, 17 caves coopératives et 3.890 domaines viticoles.

_____________________

« 0% Pesticides* » : Les Vignerons de Buzet obtiennent la reconnaissance de Vins et Santé

Publié par Jean-Pierre Stahl le 01/07/2017 à 13:50:52

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux/2017/07/01/0-pesticides-les-vignerons-de-buzet-obtiennent-la-reconnaissance-de-vins-et-sante.html

Les Vignerons de Buzet ont volontairement fait effectuer des analyses de leurs vins par l’organisme Vins et Santé. Vins et Santé propose une sélection fondée sur des analyses en laboratoire du vin, avec pour objectif de distinguer des vins bons et sains.

DCq2juMXgAAzOe3

Les Vignerons de Buzet ont envoyé des échantillons représentatifs de leurs différents vins. L’organisme Vins et Santé les a fait analyser par un laboratoire indépendant et accrédité.

Tous les vins présentés à ce jour par Les Vignerons de Buzet ont obtenu le macaron « 0% pesticides* » Le premier vin des Vignerons de Buzet concerné : Ce macaron met en valeur les démarches éco-responsables des viticulteurs désireux de limiter voire supprimer leur recours aux produits de synthèse.

Elle distingue des vins allant au-delà des exigences réglementaires (seuil de la Limite Maximale de Résidu) (1) Concrètement, les analyses détectent et quantifient les molécules les plus couramment utilisées en viticulture. Les amateurs de vins ont une exigence de transparence vis-à-vis de ce qu’ils consomment et sont désireux de produits les plus sains possibles.

Les vignerons de Buzet  se sont engagés depuis plus de 10 ans dans le développerment durable et la réduction, voire la suppression à terme des pesticides et des produits de synthèse.

Avec Vignerons de Buzet

*Macaron décerné par l’organisme indépendant « Vins et Santé » selon leur cahier des charges. 1) La LMR est la Limite Maximale de résidus. Un résidu est une substance présente suite à l’application de pesticides. La limite maximale de résidus est fixée par la commission européenne, produits par produits en fonction de leurs toxicités. 

Diaporama

Offres d'emploi

La Madelaine-sous-Montreuill
Publié le 11 avril 2019
PARIS
Publié le 11 avril 2019
Paris
Publié le 03 avril 2019

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

S'inscrire à la Newsletter