Nouvelles

28 juillet 2017
DESBUREAUX Robert
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MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION

       29 Arrêté du 21 juillet 2017 modifiant le Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France (plants de vigne)
       https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035297794&dateTexte=&categorieLien=id

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     MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION

       147 Avis relatif à l'ouverture d'une procédure nationale d'opposition pour la demande de modification du cahier des charges relatif à l'appellation d'origine protégée « Viré-Clessé »
       https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035298534&dateTexte=&categorieLien=id

Pour les mentions « demi-sec » et « levrouté"

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Pourquoi la baisse des récoltes de vin est importante pour l’économie française

La récolte 2017 s’annonce « historiquement basse », selon le ministère de l’agriculture. Un coup dur pour le secteur viticole, qui reste un des moteurs de l’économie.

LE MONDE | 26.07.2017 à 12h37 • Mis à jour le 27.07.2017 à 07h09 | Par Clément Le Foll

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Entre les viticulteurs, les cavistes, les sommeliers, les employés saisonniers ou encore les salariés de la grande distribution, la viticulture est source de centaines de milliers d’emplois, directs et indirects.

Comment sera le cru 2017 ? S’il n’est pas encore possible de juger de la qualité du vin millésimé de cette année, la quantité sera, elle, moins importante. La récolte du raisin pourrait être « historiquement basse et inférieure à celle de 1991 », a annoncé Agreste, le bureau des statistiques du ministère de l’agriculture, dans sa dernière parution. Une baisse qui résulte du gel sévère ayant eu lieu au printemps et qui n’a épargné aucun bassin viticole.

Cette année, Agreste estime la récolte « à 37,6 millions d’hectolitres », un chiffre « inférieur de 17 % à celle de 2016 et de 16 % à la moyenne des cinq dernières années ». Une situation qui pourrait affecter « fortement la production du Sud-Ouest (essentiellement du Bordelais), des Charentes, du Jura et de l’Alsace ».

Si la chute de production devrait impacter l’ensemble du secteur, les vins pour eaux-de-vie devraient être les plus touchés, avec une perte estimée à 31 % ; les labels AOP (appellation d’origine protégée) et IGP (indication géographique protégée), eux, sont les vins qui devraient résister le mieux à ces difficultés de production.

Mais Agreste précise que « ces estimations sont fragiles et susceptibles d’être révisées, au regard de la grande hétérogénéité des situations au sein de chacun des bassins de production ». La qualité de la récolte dépendra également du « climat jusqu’aux vendanges et des conditions de récolte », a expliqué à l’Agence France-Presse Philippe Faure-Brac, vainqueur du concours du meilleur sommelier du monde en 1992.

Toujours est-il qu’une baisse de récolte pourrait avoir des conséquences financières importantes sur la filière viticole, secteur important de l’économie française.

Avec une baisse de 31 %, les vins pour eaux-de-vie devraient être les plus touchés par la chute de récolte

0 5 10 15 20 25 En millions d'hectolitres2016 2017 (estimations) AOPIGPpour eaux-de-vieAutres vins

Source : Agreste

Un produit qui s’exporte

En tant que produit réputé aux quatre coins du globe, le vin français est énormément consommé à l’étranger. La France dispose de solides ressources, puisque les surfaces de vignes de cuve recouvrent 785 000 hectares et qu’elle est le deuxième pays producteur de vin au monde, derrière l’Italie.

Selon le rapport annuel de la Fédération des exportateurs de vin et spiritueux (FEVS) pour l’année 2016, les ventes de vin et de spiritueux ont rapporté 10,5 milliards d’euros, soit « l’équivalent de la vente de 118 Airbus ». Le vin est d’ailleurs à la deuxième place des exportations françaises, loin derrière l’aéronautique, mais devant les parfums et cosmétiques.

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Mais si la balance commerciale des vins et spiritueux a augmenté de 1 % entre 2015 et 2016, passant de 10,4 milliards à 10,5 milliards d’euros, trois des cinq marchés les plus importants pour la France – le Royaume-Uni, l’Allemagne et Singapour – ont diminué leurs importations de vin français. Des chiffres cependant bien plus faibles que ceux de la Chine et des Etats-Unis, dont les importations de vin français ne cessent de grimper et qui ont encore augmenté, respectivement de 8 % et 13 % entre 2015 et 2016.

L'exportation de vins et spiritueux français en forte augmentation en Chine et aux Etats-Unis

-10 %0 %10 %-5 %5 %15 %Etats-UnisRoyaume-UniChineAllemagneSingapour

Source : FEVS

Une consommation importante en France

Si les produits viticoles se vendent très bien à l’étranger, ils restent également très populaires à l’intérieur des frontières, puisque 60 % des vins et des spiritueux sont consommés en France. En moyenne, un Français boit 42 litres de vin par an. La consommation a fortement chuté depuis les années 1960, où la moyenne était de 100 litres par an et par personne, mais elle reste supérieure aux autres pays européens.

Les Français premiers buveurs de vin au monde

Les autres grands pays producteurs – Italie, Espagne, Etats-Unis – ont une consommation bien inférieure par personne en 2013.

0 10 20 30 40 50 42.7 42.1 35.5 32.3 27.8 24.3 23.8 22.8 19.8 19.2 9.2 Consommation de vin (en litre par an et par personne)FrancePortugalItalieDanemarkBelgiqueArgentineAustraliePays-BasRoyaume-UniEspagneEtats-Unis

Source : FranceAgrimer

Un secteur qui emploie

Entre les viticulteurs, les cavistes, les sommeliers, les employés saisonniers ou encore les salariés de la grande distribution, la viticulture est source de centaines de milliers d’emplois, directs et indirects. D’après la douane, en charge de la réglementation, le secteur viti-vinicole représente 290 000 emplois (dont 120 000 emplois directs) ; l’association Vin et société, composée de spécialistes du milieu viticole, évoque même 558 000 emplois.

La saison des vendanges permet également l’emploi massif de saisonniers, 120 000 personnes rien que pour le Champagne, car le raisin est coupé à la main. Dans un communiqué de presse daté de mai 2016, l’Association nationale emploi formation en agriculture (Anefa) précise que 45 % des 854 000 contrats saisonniers qui ont été signés en 2014 dans l’agriculture l’ont été dans la viticulture. L’Anefa spécifie même que « 336 000 contrats ont spécifiquement été signés pour les vendanges ».

Un attrait touristique

Avec plus de dix milles caves œnotouristiques et trente et un musées ou sites, dont la thématique est liée au vin, la France a pris conscience du pouvoir d’attraction que pouvait constituer ce produit. D’après les chiffres disponibles sur le site de Vin et société, ce secteur ferait affluer 10 millions de touristes par an, dont 42 % d’étrangers. Des touristes qui peuvent également consommer du vin dans des cafés, hôtels ou restaurants, puisque, selon une étude de FranceAgriMer, 96 % d’entre eux proposent le vin au verre.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/07/26/baisse-des-recoltes-le-vin-un-secteur-important-de-l-economie-francaise_5165253_4355770.html#SrowsSR1iMKAZ5qR.99

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Loir-et-Cher - Saint-Dyé-sur-Loire - La loire au fil du temps

Du temps où Chambord était un beau port

27/07/2017 05:38

Dans l'ancien port de Saint-Dyé, toues et gabares refont surface ! - Dans l'ancien port de Saint-Dyé, toues et gabares refont surface ! - (Photo NR, Sébastien Gaudard)Dans l'ancien port de Saint-Dyé, toues et gabares refont surface ! - (Photo NR, Sébastien Gaudard)

Le port de Chambord, c’était l’autre nom de Saint-Dyé, à cause du déchargement des matériaux de construction du château. Mais le vin coulait à flots !

Avant 1519, le port de Saint-Dyé, c'était le port de Saint-Dyé ! Mais en 1579, on construit l'extravagant rêve de François Ier, le château de Chambord. Dès lors, la Loire étant le moyen principal de transport, c'est sur les rives en pente de la petite commune que sont débarqués les pondéreux, notamment les pierres de tuffeau de Touraine dont le château est friand.

Cette activité incessante donne au port un nouveau nom « classieux » : port de Chambord ! Mais ce n'est pas seulement parce qu'on y débarque les ardoises à la tonne. Une fois le château plus ou moins achevé, c'est là qu'arrivent courtisans et artisans. En 1669, 1670, on crée au château Monsieur de Pourceaugnac, et Le Bourgeois gentilhomme. C'est à Saint-Dyé – et pas dans la chambre du roi – que sont hébergés Molière et ses comédiens. En 1684, Mme de Sévigné croise par ici avec sa grande toue cabanée, tant il est vrai que la marine de Loire, vu les caprices du fleuve aux eaux souvent très basses, a développé sa propre batellerie.

Brave Déodat

« C'était aussi un lieu de pèlerinage bien avant que Chambord n'existât » précise Françoise de Person (*). En effet, Dyé, c'est aussi Déodat, un saint ermite qui vers l'an 500 s'était cloîtré dans une grotte proche, et dont la puissance de la prière, dit-on, avait terrorisé un dragon !
« C'était aussi le port aux vins. Au XVIe siècle, on trouve ici plein de closeries. » L'ouverture en 1642 du canal de Briare, et en 1692 de celui d'Orléans (Loiret), permet de ravitailler la capitale en vin. D'autant que le Parlement de Paris avait édicté la « règle des vingt lieues », à savoir qu'il était interdit aux marchands de vins et autres gargotiers de s'approvisionner à moins de vingt lieues de Paris (un peu plus de 80 km). Une aubaine ! Si on veut être juste, les vignes des environs de Saint-Dyé ne produisaient guère que de la piquette. Bof, c'était plus pour l'ivresse que les divins arômes que le peuple parisien goûtait les crus du Loir-et-Cher. « Quand les vendanges étaient importantes, le commerce de l'eau-de-vie l'était aussi. » Un seul fût contenait une grande puissance de feu ! « C'était d'autant plus avantageux qu'en général les tonneaux étaient brûlés une fois vides ! »

(*) Cette histoire s'appuie sur les nombreux travaux sur la Loire de l'historienne Françoise de Person. Son dernier livre vient de paraître : « Bateliers sur la Loire, la vie à bord des Chalands », aux éditions La Salicaire.

Alain Vildart

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