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06 août 2017
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DESBUREAUX Robert
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Le Heaulme : le premier cru de pinot noir du Vexin attendu pour 2021

>Île-de-France & Oise>Val-d'Oise>Le Heaulme|Julie Ménard|05 août 2017, 14h00|0

altLe Heaulme, ce mardi 1er août 2017. Bruno Lafont a planté quelque 3 500 plants de vignes au Clos Ferout. Première cuvée attendue pour début 2021. LP/Julie Ménard

Julie Ménard

Le HeaulmeLe Clos Feroutvignes

Bruno Lafont a été le premier à profiter de la nouvelle réglementation européenne lui permettant de créer un vignoble professionnel en Ile-de-France.

« Les premières vendanges sont prévues pour octobre 2020. » Bruno Lafont a planté ses 3 500 pieds de vignes fin avril 2017 dans son domaine du Heaulme (Val-d’Oise) baptisé Le Clos Ferout. Il est le premier en Ile-de-France à profiter de la nouvelle réglementation européenne, autorisant depuis 2016 la production viticole partout en France. Jusque-là, la plantation de vignes à vocation commerciale était interdite dans la région (lire ci-contre).

« Quand j’ai envoyé mon dossier en 2016, j’ai dû y joindre cette nouvelle réglementation pour qu’il soit accepté par la direction générale des douanes », raconte poursuit Bruno Lafont, retraité. Avec ses pieds de pinot noir plantés sur 7 000 m2, il compte bien commercialiser son vin rouge comme « un produit rare du Vexin » d’ici à l’an 2021.

À 66 ans, Bruno Lafont a déjà connu plusieurs vies. D’abord directeur commercial, puis autoentrepreneur dans l’import-export, il est ensuite devenu consultant avant de racheter une société d’événementiel. « Je suis un hyperactif », admet-il. Originaire de la région bordelaise et amateur de grands vins, ce père de famille a toujours rêvé de créer son vignoble une fois à la retraite.

Des abeilles à la vigne

« Je pensais le faire dans le Sud-Ouest, mais j’ai eu un coup de cœur pour la commune de Marines et ses environs, se souvient-il. Nous venions avec ma femme pour des compétitions d’endurance avec nos chevaux. En 2011, nous avons acheté cette ferme en ruines des années 1960. » Pendant deux ans, le couple refait tout de fond en comble. En 2013, Bruno Lafont se met aux ruches. Il en possède aujourd’hui une trentaine et compte en accueillir vingt de plus pour un se faire un « revenu ».

Avec ses vignes qui ont bien pris racine, il a encore beaucoup de travail. « Je vais passer un mois à nettoyer et retirer les mauvaises herbes à la main, constate le vigneron. Il faut aussi que j’arrose car il ne pleut pas assez, la terre est très sèche. »

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Les pieds se sont bien enracinés, mais il faut maintenant faire place nette autour d’eux pour qu’ils grandissent. (LP/Julie Ménard)

Exploitation 100% biologique

L’an prochain, il faudra mettre des poteaux et des cordeaux bien alignés pour que les vignes puissent « courir » en grandissant et donner de belles grappes. Autre particularité de son exploitation : tout est 100 % biologique, sans pesticide ni produit chimique. « Il faut rendre à la nature ce qu’elle nous donne, et consommer plus de produits sains aussi », conseille Bruno Lafont.

Et s’il a été le premier à planter ses vignes depuis la nouvelle réglementation, il a été talonné en mai dernier par les trois jeunes fondateurs de la Winerie Parisienne. La société a planté 16 000 pieds sur 3 ha dans le petit village de Davron dans les Yvelines. Des cépages de chardonnay, merlot ou pinot noir. Et elle n’entend pas s’arrêter là, visant à terme les 26 ha avec un potentiel estimé à 7 000 bouteilles à l’hectare. Premières vendanges espérées à l’horizon 2020.

Un tournant dans l’histoire viticole francilienne

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LP/J.M.

Ce sont les premières vignes professionnelles plantées en Ile-de-France depuis deux cents ans. Car ce n’est que depuis une loi de 2016 qu’il est à nouveau possible de créer des vignobles à vocation commerciale. Ceux de Le Heaulme (95) et Davron (78) marquent donc un tournant dans l’histoire viticole de la région.

Car si la production de vin est revenue à la mode ces dernières années en Ile-de-France, il ne s’agissait jusque-là que de toutes petites surfaces à vocation pédagogique ou touristique. Des plantations portées par des collectivités ou des associations. La seule vigne professionnelle autorisée étant alors celle de la ville de Suresnes (92).

Apparus au IVe siècle, les vins franciliens, servis notamment sur la table royale, ont pourtant connu leur apogée au XVIIIe. Avec quelque 42 000 ha de pieds de vignes sur le territoire d’environ 300 communes, et des vins de qualité, c’était même le plus important vignoble de France. Mais la crise du phylloxéra (sorte de puceron) a ravagé les vignes au XIXe siècle. Il y a bien eu des replantations, notamment grâce à des plants américains, mais la qualité n’était pas toujours là.

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Châteauneuf-du-Pape : à la santé du pape Clément

>Culture & Loisirs|De notre correspondante à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), Murielle Kasprzak|05 août 2017, 15h07|0

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/chateauneuf-du-pape-a-la-sante-du-pape-clement-05-08-2017-7176600.php

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Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), vendredi. Le défilé de la Fête de la véraison est emmené par le pape Clément VI.

LP/M.K.

De notre correspondante à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), Murielle Kasprzak

Culture & LoisirsFête de la véraisonChâteauneuf du Pape

La Fête de la véraison, à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse), propose jusqu'à dimanche soir une immersion au temps des papes d'Avignon et de leurs grands crus.

On doit beaucoup au pape Clément VI, le plus épicurien des souverains pontifes d'Avignon, grâce à qui le château de Châteauneuf-du-Pape, résidence de villégiature, devient au XIVe siècle un haut lieu des plaisirs de la bonne chère où le vin coule en abondance. Depuis 1985, le village célèbre le personnage avec la Fête de la véraison, qui propose pendant trois jours une immersion dans le Moyen Age. Au programme : grand marché médiéval, reconstitutions historiques, spectacles, animations et ateliers pour les enfants. Plus de 200 comédiens en costumes déambulent dans les ruelles du village, des campements sont installés ici et là avec des figurants qui vivent dans les conditions de l'époque.

 - Pendant trois jours, plus de 200 comédiens entrent dans la peau de personnages médiévaux. LP/M.K.

L'an dernier, les festivités ont accueilli plus de 35 000 visiteurs. « A chaque édition, on renouvelle la programmation, explique Robert Tudella, à l'initiative de la manifestation. On parcourt les événements médiévaux de France pour rencontrer de nouvelles troupes. C'est ce qui fait le succès de ces journées avec la gratuité. Tout est en accès libre, sauf le dîner de gala et le grand spectacle de clôture le dimanche. »

Sur l'esplanade du château pontifical, qui fête les 700 ans de sa construction, compagnons des bâtisseurs médiévaux, tailleurs de pierre, forgerons exposent leur savoir-faire au public. A l'ombre des grands murs en pierre, Jean-François Roubeyrie, vêtu d'une longue chasuble, est intarissable sur les haches qu'il collectionne. « Celle-là a la forme d'une chauve-souris, celle-là d'une épaule de mouton », raconte l'ancien bûcheron de 73 ans. Fin connaisseur des techniques de combat avec cet outil, il multiplie les démonstrations. « La hache est redoutable, elle servait à se battre comme à travailler », glisse-t-il.

Le vin en vedette

Mais la vraie star de la fête, c'est le raisin. En ce moment dans les vignes aux galets roulés, les grains commencent à prendre une couleur pourpre, phénomène appelé la véraison et qui annonce leur prochaine maturité. Quatre-vingts vignerons proposent aux visiteurs de déguster leur vin dans leur caveau. Il est aussi possible de remplir son verre auprès de charrettes tirées par des ânes ou de la fontaine miraculeuse d'où le vin s'écoule.

Quelques domaines viticoles sont installés dans la salle du château, ouverte exceptionnellement pour l'occasion, comme Eric Merle, qui détaille la composition de ses cuvées aux visiteurs. « C'est l'occasion de mettre en valeur notre terroir et de toucher un public différent que celui qui vient à la cave », explique-t-il. Un couple de Canadiens, Véronique et Olivier, accompagné de leur fillette, découvre pour la première fois le vin à la renommée internationale. « Le rouge est excellent, on n'y connaît rien du tout, mais il a quelque chose en plus », sourit le vacancier.

La fête de la Véraison

Où ? Dans le village de Châteauneuf- du-Pape, sur l'esplanade du château et au stade.

Quand ? Samedi et dimanche de 10 h à 23 h.

Combien ? Défilés, spectacles de rue, animations et ateliers sont en accès libre. Le verre, frappé d'un des treize cépages de l'appellation - cette année le vaccarèse - coûte 5 euros. Les dégustations auprès des vignerons sont gratuites.

Dimanche à 21 h 30, un spectacle médiéval est organisé au stade. Tarif : 5 euros.

Renseignements : 04.90.83.71.08 ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

_________________ Sud-Ouest Le château de Duras en 4 dimensions pour les 80 ans de l’AOC

Samedi 05 août 2017 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

Spectaculaire, cette technique du mapping est bien connu des visiteurs d’Amiens (illuminant la cathédrale) ou de Bordeaux (le palais de la Bourse en ayant accueilli un lors des fêtes du vin 2016).

Spectaculaire, cette technique du mapping est bien connu des visiteurs d’Amiens (illuminant la cathédrale) ou de Bordeaux (le palais de la Bourse en ayant accueilli un lors des fêtes du vin 2016). - crédit photo : Interprofession des Vins de Bergerac et Duras

L’anniversaire de l’appellation est marquée cet été par un spectacle sons et lumières inédit, faisant revivre les riches heures du Lot-et-Garonne. En une dizaine de minutes, l’appellation Côtes-de-Duras utilise comme toile de projection le château de Duras pour raconter l’histoire de son vignoble. Ayant recours à la technique de mapping (soit une fresque lumineuse animée, donnant des effets de reliefs en trompe l’œil), la municipalité de Duras et le syndicat viticole organisent une projection géante sur le château des Ducs. Gratuit, le spectacle retrace dans la cour d’honneur l’histoire de la région, de la guerre de cent ans à la naissance de l’AOC du Lot-et-Garonne, reconnue par l’INAO en 1937.

Fête du vin

Marquant les 80 ans de l’appellation Côtes-de-Duras, la projection se tient tout l’été les mardis, jeudis et dimanches soirs (le château étant ouvert jusqu’à 22 heures). Le château de Duras accueillera également la Fête du Vin ce dimanche 13 août. Le mapping sera ce soir-là accompagné d’un feu d’artifice.

Avec une production annuelle de 75 000 hectolitres d’AOC, le vignoble duraquois regroupe aujourd’hui près de 72 caves particulières et 118 viticulteurs en coopératives.


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__________________ Une distribution commune pour le vin québécois? Par Jean-François Pilon -

5 août 2017

Jusqu’à tout récemment, les vignerons n’avaient que deux options pour vendre leurs vins : les offrir au vignoble ou à la SAQ. Avec les modifications apportées par la loi 88, ceux-ci peuvent depuis décembre dernier aussi offrir leurs produits aux dépanneurs et épiceries intéressés.

Par contre, pour ce faire, ils doivent eux-mêmes en assurer la distribution à ceux-ci. En effet, la Loi sur la Société des Alcools du Québec ne permet qu’au producteur lui-même de vendre et livrer le vin qu’il fabrique à un titulaire de permis d’épicerie (article 24.1). Les vignerons doivent donc faire face à de nouveaux défis.

« Le Québec étant un grand territoire, pour les plus gros vignobles, ça va, mais les plus petits exploitants doivent se limiter aux points de vente locaux » – Christophe Limoges, Domaine du Ridge

Une mutualisation pour aller plus loin

Andrée-Anne Magny et Alexandra Gagnon, étudiantes en agroéconomie à l’Université Laval, ont souligné dans un texte publié dans La Terre de chez nous qu’une mutualisation des ressources de distribution pourrait donc grandement aider à mieux répondre à la demande grandissante des consommateurs québécois pour le vin d’ici. À la SAQ seulement les ventes de vins du Québec ont plus que doublé depuis 2014, atteignant 379,5 milliers de litres l’an passé. Ce qui représente 34 % du volume total des vins vendus par nos vignerons selon l’Association des vignerons du Québec (AVQ).

Le parallèle avec le monde brassicole est donc facile à faire, pensons seulement à la coopérative Distribières ou encore à Transbroue. La première regroupe les activités de prise de commande, de distribution et de facturation de 5 microbrasseries. La seconde est une entreprise qui en représente 24 auprès des différents détenteurs de permis d’épicerie du Québec.

Selon les deux étudiantes, s’ils adoptaient un mode de distribution mutualisé, « les vignerons pourraient alors voir leurs parts de marché croître de 0,5 % à 4 % ». Ce qui donnerait un sérieux coup de pouce à l’industrie québécoise, les mettant au même niveau que les vins chiliens ou portugais. Ce qui est encore loin derrière les 53 % qu’occupent ensemble l’Italie et la France sur les tablettes de la société d’État.

Du côté de l’AVQ, qui regroupe aujourd’hui 66 vignobles, on croit que cette approche pourrait effectivement être en place par certains de leurs membres. « Il y aura au fil des ans des regroupements de vignerons qui vont s’organiser ensemble pour commercialiser et distribuer leurs vins » répond Yvan Quirion du Vignoble du Domaine St-Jacques, Président de l’AVQ.

Celui-ci nous rappelle d’ailleurs que nous ne sommes encore qu’au tout début de ce nouveau marché.

À lire pour en savoir plus : Magny, A.-M. et Gagnon, A. (2017). La collaboration entre les producteurs de vin  : accord parfait? | La Terre de Chez Nous.

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