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17 août 2017
réchauffement climatique
DESBUREAUX Robert
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MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION

       42 Arrêté du 8 août 2017 modifiant le cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Côtes de Bergerac » homologué par décret n° 2014-709 du 25 juin 2014
       https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000035427624&dateTexte=&categorieLien=id

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Le Téléphone sonne

mardi 15 août 2017

par Philippe Lefebvre

Quand le changement climatique modifie la production de vin.              Les changements de températures, du fait du réchauffement climatique, dessinent de nouveaux contours au parc viticole français.

Parmi les différents effets pervers du réchauffement climatique, l'un des moins commentés reste probablement son impact profond sur les vignobles français. La vigne est l'une des cultures les plus sensibles aux fortes variations de température: ces dernières peuvent altérer le taux d’alcool comme les arômes.

Plus que la chaleur, le manque d'eau est la principale menace. Les vendanges se font désormais deux à trois semaines plus tôt en France qu'il y a trente ans. Le phénomène risque de se poursuivre avec la hausse prévue des températures attendue d'ici 2050. Sur cette période, les températures pourraient grimper de 4 à 5 degrés supplémentaires.

Un secteur français

Inutile d'évoquer ici le fort rapport qu'entretiennent historiquement les Français et leurs vignes. Véritable fierté nationale, la qualité des cépages français contribue grandement à la renommée internationale du pays. Plus concrètement, et en chiffres : le vin en France représente plus de 500 000 emplois, 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires et plus de dix millions de touristes font le voyage jusqu'à nos régions, chaque année, à la recherche de nouvelles saveurs .

Les premiers effets du réchauffement sont déjà visibles: dans le bordelais par exemple : le Cabernet Sauvignon profite des étés chauds, au contraire du Merlot qui est menacé. La floraison se fait aussi plus tôt (ce qui peut s'avérer problématique en cas de gel).

Changements profonds

Autres indicateurs: le rendement a plus que triplé en trente ans du seul fait des températures plus élevées. Géographiquement, le Sud jusqu'alors maître de la culture de vignes, pourrait progressivement perdre son presque monopole au profit des régions du Nord, désormais adaptées à certains cépages comme le Chardonnay ou le Pinot Noir.

En plus de ce phénomène de dé-zonage, l'impact sur le degré d'alcool et sur les arômes inquiète. Il existe des solutions pour faire baisser le taux d'alcool, mais elles sont coûteuses et compliquées, et peuvent mener à une perte de caractère des vins. L'activité viticole traduisant toujours une identité culturelle et régionale forte, les professionnels du secteur redoutent que les procédés destinés à pallier les effets négatifs du changement climatique ne mènent inévitablement à une uniformisation des productions, et, de facto, à une perte d'identité.

Dans le Téléphone Sonne, de 19h20 à 20h, posez vos questions ou réagissez en appelant le standard de l'émission au 01 45 24 7000, ou intervenez sur les réseaux sociaux #telsonne.

Les invités Pascal Prudhomme

Directeur général de Champagne de Castelneau

Jacques Dupont

Journaliste au Point, spécialiste du vin auteur de "invignez-vous !" aux éditions Grasset

Hervé Quénol

Directeur de recherche au CNRS, spécialiste des liens entre climat et terroirs

Ecoutez l’émission sur :

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-15-aout-2017

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Actualité Vin http://www.lepoint.fr/vin/l-evolution-vers-des-vins-plus-concentres-est-elle-un-gage-de-qualite-16-08-2017-2150342_581.phpL'évolution vers des vins plus concentrés est-elle un gage de qualité ? Hervé Romat, œnologue-conseil à Bordeaux, livre ses impressions à la suite de l'émission "Le téléphone sonne" du 15 août sur France Inter, intitulée "Quand le changement climatique modifie la production de vin".

Par Hervé Romat

Publié le 16/08/2017 à 14:57 | Le Point.fr

À la suite de l'émission Le téléphone sonne du 15 août sur France Inter, Hervé Romat, œnologue-conseil à Bordeaux et aussi en Espagne, copropriétaire de Château Grand-Maison en côtes de bourg, nous a fait parvenir le texte suivant : intéressante contribution à la compréhension des « modes » dans le vin. Équilibre, trompe-l'œil (et la bouche), qualité pour durer, etc.

 

« Au commencement de la qualité était le New French Claret !… Ainsi, dans l'histoire du vin, l'évolution majeure qualitative se situe au XVIIe siècle, dans la reconnaissance d'un nouveau style de vin comme symbole de l'excellence, par le vin du château Haut-Brion, propriété d'Arnaud de Pontac. La qualification de ces vins était quasiment sémantiquement contenue dans la dénomination de Claret : l'historien René Pijassou a décrit qu'à cette époque les vins du Bordelais étaient en général assez peu colorés et peu tanniques… La qualité suprême d'un vin était reconnue dans l'élégance, avec des styles issus de quantités tanniques peu importantes (comme les bourgognes), qui en faisaient des vins reconnus pour leur potentiel de vieillissement, et que l'on peut encore apprécier dans les vieux millésimes des meilleurs crus. Dans ce sens, le Château Cheval-Blanc, par exemple, n'a jamais été un vin concentré et reste toujours une des plus grandes références mondiales de la qualité. Cependant, tout évolue… et ainsi les années 1990 ont apporté de nouveaux critères de qualité (avec en particulier de nouveaux journalistes et critiques influents…). La puissance (couleur, structure et boisé) s'est peu à peu imposée pour finalement signifier au fil des dernières années une qualité présupposée, sans forcément s'attacher à la stabilité et la pérennité de l'expression, de l'équilibre et de la perspective de vieillissement.

La concentration est-elle logiquement signifiante de la qualité ? Non, pas systématiquement, même si la réponse n'est bien entendu pas si simple et ne peut pas être que dans la négative, car le vin est un liquide complexe. Il contient en particulier des composants dits colloïdaux, en équilibre entre liquide et solide, dont en particulier les composés phénoliques, donnant couleur et structure tannique. Ces éléments polyphénoliques colloïdaux proviennent des raisins (provenant de la qualité des terroirs), mais sont extraits par la vinification-macération. Les plus nobles par leur extraction de la pellicule et partiellement des pépins pour les moins nobles. Ainsi, une macération trop longue en présence d'un degré alcoolique trop élevé peut très vite extraire trop et proportionnellement pas les plus nobles éléments…

Par ailleurs, une fois extraits, ces composés colloïdaux doivent être stabilisés par l'élevage, ce qui nécessite du temps, des observations attentives et un savoir-faire certain. Ainsi, on s'aperçoit que, dans de très nombreux cas, les vins concentrés sont les plus instables, provoquant des précipitations de matière colorante durant l'élevage qui finissent dans les lies, et ne peuvent donc pas se retrouver en bouteilles. De plus, ces précipitations affectent non seulement la couleur (évolution, profondeur) et la structure tannique (équilibre, densité), mais aussi une partie de l'expression, de la complexité, de l'équilibre, de la longueur et du potentiel de vieillissement. Dans une certaine vague course à la qualification quasi impérative « en primeur », il y a eu peu de questions pour savoir si tout ce qui a été extrait, d'une part, était nécessaire à l'expression qualitative, d'autre part, si on allait bien tout mettre-retrouver en bouteilles, et enfin, comment cela évoluerait dans le temps.

En conséquence, s'il est assez facile de faire des vins d'apparat, concentrés (vendanges sur mûries, extractions poussées et assemblages « valorisants »), il est d'autant plus difficile d'obtenir que ces vins se retrouvent à l'identique en bouteilles. Surtout dans les cas où l'élevage et la préparation à l'embouteillage sont négligés. L'unique richesse ne peut se substituer à la réalité d'une complexité stable et d'un potentiel de vieillissement, reconnu depuis très longtemps. L'élaboration de vins de qualité nécessite la connaissance de ces éléments pour obtenir un équilibre naturel et une stabilité pérenne. On pourrait ainsi estimer que la qualité des vins décrite en vins jeunes devrait être conditionnée à une vérification-contrôle des vins en bouteilles pour attester de leur qualité réelle.

Même si le temps court et l'instantané sont dans nos réflexes actuels, les grands vins devraient s'inscrire dans un temps d'élevage et dans une évolution positive en bouteilles. Ils ne peuvent pas être réduits à des additions arithmétiques d'extraction ou d'assemblage et doivent perdurer dans la recherche de complémentarité, de stabilité et d'équilibre, avec un potentiel de conservation et de sublimation par le vieillissement.

Il ne faut donc pas faire confiance aux apparences. Et prendre la concentration pour une qualité absolue. Il convient donc de toujours s'efforcer de découvrir sous l'opulence la réalité qualitative…

Émile Peynaud en son temps, thème souvent repris par Denis Dubourdieu, disait d'un vrai grand vin que l'essentiel de la qualité n'était pas forcément dans la richesse mais surtout dans l'élégance et l'équilibre. J'ajouterai que le corollaire de cette exigence nécessaire, de plus en plus d'actualité car plus tout à fait suffisante, est que la conservation des qualités et de leur stabilité pour la meilleure évolution en soit la quintessence ! »

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Des paniers apéritifs à l’office de tourisme

Envie de faire une pause dans le vignoble en dégustant des gourmandises ? C’est possible, et c’est à Hautvillers.

Par Frédérique Pétré | Publié le 16/08/2017 à 19h59.    http://www.lardennais.fr/45055/article/2017-08-16/des-paniers-aperitifs-l-office-de-tourisme

Eric Champion des Confidences d’Épicure et Matthieu Hautavoine, conseiller en séjour à l’office de tourisme d’Hautvillers.

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Virus : les chameaux au secours des vignobles français ? par Stéphany Gardier

Publié le 16.08.2017 à 13h08

Le virus du court-noué, cela ne vous dit rien ? Et pourtant c’est la hantise de tout viticultueur. Il sévit dans la plupart des régions viticoles et toucherait deux tiers des vignes françaises. Bonne nouvelle : des chercheurs de l’université de Strasbourg auraient trouvé un moyen de protéger les vignes, en utilisant… des anticorps de chameau !

Le procédé, publié dans la revue scientifique Plant Biotechnology Journal, et relayé par France Bleue, est très inventif. Les scientifiques ont cherché un moyen d’immuniser les plants de vignes contre le virus, une sorte de vaccin pour vignobles en somme. Or les camélidés ont la particularité de produire des anti-corps plus petits que ceux des autres mammifères. Les chercheurs ont donc exposés des chameaux au virus du court-noué, totalement inoffensif pour l’homme et les animaux, afin qu’ils produisent des anti-corps spécifiques contre ce microbe. C’est ensuite une partie seulement de ces anticorps qui est utilisée pour être injecté dans le pied de vigne.

La technique testée en laboratoire a donné des résultats concluants. Le virus ne se propage pas dans les rameaux qui ont reçu une injection de ces « nanobodies » produits par les chameaux. Reste maintenant à démontrer que l’efficacité est la même en pleine terre, avec un mode d’infection « naturel », c’est à dire via un vers, présent dans la terre.

Mais c’est là que les chercheurs pourraient voir leur projet compromis, car les oppositions contre les OGM sont fortes dans le milieu viticole. En 2010, des recherches similaires menées par l’Institut national de recherche agronomique (INRA) avaient été brutalement stoppées, après la destruction d’une parcelle expérimentale, rappelle France Bleue.

Christophe Ritzenthaler, co-auteurs des travaux sur les anti-corps de chameaux souligne dans les colonnes du média régional avoir « seulement démontré qu’il était possible d’immuniser les plantes contre la maladie. Mais est-ce que la société veut de cette solution, ou pas ? Ce n’est pas à moi d’en décider ». Seul l’avenir dira si les viticulteur sont prêts cette fois-ci à sauter le pas, pour protéger leur vignoble du fléau du court-noué.

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Vin : la machine à exporter des Grands Chais de France

Les Echos Le 16/08 à 17:06

Inconnu du grand public, le groupe familial est le premier exportateur de vins français dans le monde. Voyage au cœur d’un empire qui cultive le secret.

« Si les Américains avaient prévenu qu'ils débarquaient, nous n'aurions jamais gagné la guerre ! » Joseph Helfrich, le fondateur des Grands Chais de France, n'est pas homme à rechercher les interviews. Il a fait de la discrétion, voire du culte du secret, une culture d'entreprise. Totalement inconnu du grand public, cet entrepreneur à succès joue pourtant un rôle clef dans les exportations de vins français à l'étranger.

Dans la profession, Grands Chais de France est traditionnellement présenté comme le numéro 2 français du vin, après Castel Frères , avec un chiffre d'affaires de 986 millions d'euros en 2016. Mais « mon principal concurrent, ce sont les vins du Nouveau Monde », explique le patron alsacien, propriétaire du groupe avec son associé allemand, Gunther Bimmerle. Pour le géant du négoce, ce sont plutôt des acteurs comme les  américains Gallo ou Constellation Brands ou bien le chilien Concha y Toro qui font figure de vrais rivaux.

« Si les Américains avaient prévenu qu'ils débarquaient, nous n'aurions jamais gagné la guerre.  »

De fait, la spécialité des Grands Chais de France, c'est l'export. Et sur ce terrain, l'entreprise alsacienne est sans conteste en tête du podium : elle exporte 76 % des 470 millions de bouteilles qu'elle distribue dans 173 pays. L'objectif : être partout dans le monde, le référent pour les vins français face à la concurrence des vins italiens, espagnols ou du Nouveau Monde. Ses volumes représentent 18 % des exportations de vins français dans le monde, indique le groupe. Une position de leader acquise en moins de quarante ans, « à force de travail », martèle le patron.

Une société fondée avec 5.000 francs en 1979

Lorsque Joseph Helfrich fonde « avec 5.000 francs » Grands Chais de France, en 1979, l'entreprise est positionnée sur le cognac. L'activité de négoce de vins apparaît trois ans plus tard, en 1981. Puis en 1984, l'export se développe via une présence dans les grandes centrales européennes de distribution. Entre-temps, l'entreprise s'est installée à Petersbach, petite commune du nord de l'Alsace.

Avec les années, Grands Chais de France enchaîne les acquisitions de sites de production et de propriétés tout en investissant dans la technologie. Le groupe crée à Landiras, en Gironde, une seconde plateforme logistique destinée au grand export. Ce qui permet à cette société de 2.500 salariés d'atteindre une capacité totale de stockage de 36 millions de bouteilles. Elle a entièrement automatisé la préparation des commandes sur les deux sites.

La vigne, le nerf de la guerre

Si logistique et distribution comptent parmi les points forts, la vigne reste le nerf la guerre. Et l'entreprise a veillé à maîtriser l'ensemble de la filière au gré de ses acquisitions dans les régions. En Alsace, où elle a débuté, « Grands Chais de France est un acteur incontournable du vignoble et un poids lourd économique, juge Didier Pettermann, président du Conseil interprofessionnel des Vins d'Alsace (Civa). Ils ont la force de frappe d'une grosse structure capable de faire rayonner les vins alsaciens dans le monde tout en respectant l'identité des terroirs et en mettant en avant des grands crus. »

L'accent sur les monocépages

Arthur Metz en Alsace, la Maison Lacheteau dans le Val de Loire ou le Domaine de la Beaume en Languedoc : au total, 18 sociétés de production « spécialistes de leur région » sont détenues par les Grands Chais. Y sont produits des vins de spécialité et vins de marques. A ce titre, JP Chenet est le meilleur exemple. Reconnaissable à sa bouteille à goulot penché dessinée par Joseph Helfrich, la marque a mis, dès sa création en 1984, l'accent sur les vins monocépages pour conquérir les marchés. En 2015, il s'en est écoulé 85 millions de bouteilles à travers le monde. Dans le portefeuille de Grand Chais, on trouve également les marques Grand Sud ou Calvet dont la stabilité au fil des millésimes est reconnue par les hypermarchés.

Une soixantaine de propriétés

Se présentant comme le premier vinificateur privé hors coopératives, le groupe est aussi viticulteur. Au fil des ans, près de 2.700 hectares de vignes sont entrés dans le giron de l'entreprise, qui est aujourd'hui à la tête de près d'une soixantaine de propriétés. Parmi les dernières acquisitions : le Domaine Moillard ou le Domaine du Chapitre, en Bourgogne.

Générant à peine 4 % des revenus, ces domaines et châteaux ne sont généralement pas destinés à la grande distribution mais permettent de produire des vins un peu plus prestigieux. Pour autant, le groupe s'est toujours gardé d'acquérir des propriétés très visibles comme une grande marque de champagne. Grands Chais estime ne pas en avoir les moyens. Et puis les opérations pour l'image, ce n'est vraiment pas sa culture.

Hélène David


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/010168146157-vin-la-machine-a-exporter-des-grands-chais-de-france-2108037.php#IILrHfe6E5evtxwM.99

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 Votre cerveau pense qu'un vin est meilleur quand il est plus cher

Alimentation Par Paolo Garoscio - Publié le 16/08/2017 à 09:11 - Mis à jour le 16/08/2017 à 10:23 

https://www.radins.com/actualites/votre-cerveau-pense-qu-un-vin-est-meilleur-quand-il-est-plus-cher,37191.html

Le choix du vin n'est jamais chose aisée. Autant on a tendance à ne pas trop dépenser lorsqu'on ne le boit qu'en famille, autant on pourrait être tenté d'acheter une bouteille plus chère lorsqu'on a des invités. Et n'avez-vous jamais eu l'impression que les bouteilles plus chères sont meilleures ? Oui ? C'est normal... Mais ce n'est pas forcément lié au contenu de la bouteille.

Le même vin mais pas annoncé au même prix

Des chercheurs de l'INSEAD Business School de Bonn, en Allemagne, ont mené une recherche intéressante sur 30 personnes, 15 hommes et 15 femmes. Ils ont voulu savoir comment les sujets appréciaient le vin en fonction du prix auquel il était annoncé. Rien de plus simple : ils ont fait goûter aux cobayes le même vin, mais leur ont annoncé différents prix. À chaque fois, les sujets ont dû noter le vin de 1 à 9 et entre chaque test, leur bouche était nettoyée avec du liquide au goût neutre. Pour ne pas altérer leur perception, en outre, un seul millilitre de vin leur était administré.

Le test a été mené alors que les sujets étaient soumis à une IRM, afin de vérifier quelles aires du cerveau s'activaient et de recouper ces activations avec la note donnée. Les résultats sont éloquents : il y a une corrélation directe entre l'appréciation du vin et son prix annoncé.

Le vin est meilleur s'il est plus cher

Les sujets ont donc testé le même vin à trois reprises. La bouteille, dans le commerce, coûtait 12 €, ce qui en fait un vin tout à fait honorable. Mais les chercheurs ont annoncé trois prix différents : 3 €, 6 € et 18 €. Lorsque le vin était annoncé à 18 €, les notes étaient les meilleures, lorsqu'il était annoncé à 3 €, les notes étaient les pires... Alors qu'en fait, il s'agissait de la même bouteille.

Les résultats ont été confirmés par l'IRM : plus le vin était annoncé à un prix élevé, plus les zones du cerveau relatives à la récompense s'activaient. L'effet marketing est donc bien là : plus un vin est cher, plus on l'apprécie et vice-versa.

Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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