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26 août 2017
DESBUREAUX Robert
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Sciences et rayonnement Les Vignobles Bernard Magrez, ferments d’innovation

Vendredi 25 août 2017 par Michèle Trévoux

Sur Vitisphère

Arnaud Delaherche, docteur en microbiologie appliquée à l’œnologie : 'L’objectif de ce pôle est de proposer différentes thématiques de recherche qui présentent un intérêt au niveau régional et de trouver les partenaires de recherche avec qui nous pouvons les mettre en œuvre'.Arnaud Delaherche, docteur en microbiologie appliquée à l’œnologie : 'L’objectif de ce pôle est de proposer différentes thématiques de recherche qui présentent un intérêt au niveau régional et de trouver les partenaires de recherche avec qui nous pouvons les mettre en œuvre'. - crédit photo : Vignobles Bernard Magrez

Créé il y a tout juste 4 mois, le pôle scientifique des Vignobles Bernard Magrez se veut initiateur et fédérateur de programmes de recherche dont les bénéficies profiteraient à l’ensemble de la région. « Ce que je veux, c’est transmettre l’excellence », profère Bernard Magrez sur son site. Un engagement qui prend forme aujourd’hui avec la création d’un pôle scientifique  au sein de son activité grands crus classés. La responsabilité en a été confiée à Arnaud Delaherche, docteur en microbiologie appliquée à l’œnologie, qui a rejoint les Vignobles Bernard Margez en mai dernier après avoir fait ses premières armes dans différents laboratoires de recherche, d’œnologie et sociétés de produits œnologiques. « L’objectif de ce pôle est de proposer différentes thématiques de recherche qui présentent un intérêt au niveau régional et de trouver les partenaires de recherche avec qui nous pouvons les mettre en œuvre. Nous nous appuyons notamment sur Inno’vin, cluster de la filière viti-vinicole en Nouvelle Aquitaine, qui accompagne les entreprises dans leur projets d’innovation», explique-t-il.  

Etudier l'encépagement

Une dizaine de projets très éclectiques ont d’ores et déjà été définis. L’un des plus avancés concerne le renouvellement de l’encépagement imposé par le réchauffement climatique. Depuis 4 ans, Bernard Magrez a implanté sur une parcelle de 2 ha devant le Château La Tour Carnet, une collection de 75 cépages, provenant essentiellement des régions méditerranéennes (Corse, Italie, Espagne, Portugal, Grèce…) pour étudier leur comportement à Bordeaux dans la perspective d’une élévation des températures. Cette collection devrait être prochainement étendue aux différents cépages résistants développés en France et en Europe. Arnaud Delaherche est actuellement en discussion avec la Région Nouvelle Aquitaine pour le financement d’un programme de recherche visant à vinifier chaque cépage séparément pour apprécier ses qualités organoleptiques sur le terroir bordelais.

Gérer la variabilité intra-parcellaire

Les drônes constituent un autre axe de recherche majeur pour le pôle scientifique des vignobles Bernard Magrez. « Nous utilisons des drônes depuis 4 ans à Pape Clément pour la cartographie du vignoble. Nous souhaitons aller plus loin en travaillant sur la détection du mildiou. L’idée serait de pouvoir identifier les zones à risque à l’échelle d’une parcelle et d’utiliser cette information pour régler le pulvérisateur et moduler les doses de traitement en fonction du risque. L’enjeu est de répondre à des besoins qualitatifs tout en limitant l’impact environnemental », explique Arnaud Delaherche. Le projet de recherche devrait être mis en place d’ici la fin de l’année, assure-t-il.

Sélection de levures

Le microbiologiste n’est pas mécontent de soutenir un autre projet, en lien avec sa formation initiale : la production de levures issues des vignobles Bernard Magrez. La sélection de ces souches de Saccharomyces Cerevisiae a été effectuée en 2015. Deux souches ont été retenues parmi la trentaine identifiée au départ. « Nous avons suivi le comportement de ces différentes souches en début, milieu et fin de fermentation et retenu celles qui étaient présentes en plus grand nombre durant toute la fermentation et qui présentaient les meilleures aptitudes pour élaborer nos vins : faible production de volatile et capacité à produire des vins élégants ». L’authenticité des deux souches retenues a été vérifiée : ce travail a été confié à un prestataire extérieur qui a comparé ces souches à plus de 300 autres pour bien valider leur spécificité. Pape1 et Clément 2, les deux souches issues de cette biosélection, seront testées sur le millésime 2017 pour évaluer leur comportement.

Une formation de maître chevalier

Enfin la robotique est également au cœur des préoccupations du pôle scientifique. « Nous souhaitons mettre en place deux axes de travail : la robotique pour le travail de la vigne (désherbage, tonte..), et pour le tri de raisins avec des capteurs qui mesurent la maturité". Mais dans le même temps, Arnaud Delaherche souhaite mettre en place un pôle d’excellence de la traction animaleA Pape Clément, tout le travail à la vigne est effectué par traction animale. "Nous avons fait une étude de coût qui montre que le cheval ne revient pas plus cher que le tracteur. Beaucoup de grands crus classés reviennent à la traction animale. Nous allons donc proposer à la Région un module de formation de Maître charretier, en complément de la formation de tractoriste », annonce-t-il.  

Côté budget, le pôle scientifique ne dispose pas d’une enveloppe annuelle spécifiquement dédiée. « Nous fonctionnons au cas par cas pour chaque projet. Notre dotation peut varier de 100 à 500 000 € selon l’ampleur des travaux », précise Arnaud Delaherche.

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Le crémant fait pétiller le vignoble alsacien

Voir Vidéo avec Jérôme Keller l’oenologue de Wolfberger

http://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/alsace/cremant-fait-petiller-vignoble-alsacien-1316141.html

L'AOC Crémant d'Alsace a 40 ans. Si sa notoriété n'est peut-être pas encore au niveau des grandes maisons de Champagne, elle a le vent en poupe. 500 viticulteurs assurent près du tiers de la production régionale. Le secteur compte quelques poids lourds, à l'image de Wolfberger à Colmar. 

Par PhD Publié le 25/08/2017 à 09:51

La récolte vient de débuter et déjà, c'est le défilé des tracteurs au pressoir d'Eguisheim. Ce ballet va se poursuivre pendant au moins dix jours pour le crémant. C'est un enjeu majeur pour la coopérative Wolfberger dont le breuvage représente 50 % de la production. Il faut dire que l'Alsace est la championne de ce type de breuvage avec 270 milles hectolitres produit par an, la moitié de tous les crémants produits en France. Cela représente 27% de la production de vin dans la région et 35 million de bouteilles

Un succès lié à un cahier des charges strictes, la récolte doit en effet être réalisée à la main et les grappes chargées en faible quantité pour ne pas les abîmer. De quoi faire travailler une main d'œuvre abondante. Conséquence, la récolte représente "un coût supérieur, compensé par un prix supérieur du kilo de raisin", explique Mathieu Bettinger, vigneron à la coopérative Wolfberger. 

Le crémant fait pétiller le vignoble alsacien
L'AOC Crémant d'Alsace a 40 ans. Si sa notoriété n'est peut-être pas encore au niveau des grandes maisons de Champagne, elle a le vent en poupe. 500 viticulteursassurent près du tiers de la production régionale. Le secteur compte quelques poids lourds, à l'image de Wolfberger à Colmar. 


Le crémant d'Alsace surfe également sur le succès que connaissent les vins effervescents partout dans le monde. 20% de la production s'exporte essentiellement vers la Belgique, l'Allemagne et sur un autre marché en pleine essor : les Etats Unis. Cependant, depuis 2010, les viticulteurs ont connu "quatre millésimes relativement faibles en volume, relativise Jérôme Keller, le directeur technique de la coopérative Wolfberger à Eguisheim, la production est donc aléatoire d'une année à l'autre". Alors pour séduire toujours plus d'amateurs, les professionnels se diversifient sur ce secteur du crémant, notamment grâce au rosé. Les bulles alsaciennes n'ont donc pas fini de faire tourner les têtes.

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En raison des fortes chaleurs, les vendanges sont de plus en plus précoces. Certains vignerons, comme Jean-Cjarles Abbatucci dans le Taravo, anticipent les changements climatiques en cultivant ailleurs et/ou autrement.

Par A.P. Publié le 20/08/2017 à 17:53

http://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/corse-du-sud/grand-ajaccio/nouvelles-techniques-viticoles-faire-face-secheresse-1313893.html

Dix jours d'avance sur la maturité des raisins; chez Jean-Charles Abbatucci, dans le bas Taravu, cette année les vendanges ont commencé le 14 août. Du côté le plus ensoleillé, les grains sont carrément cuits.
Jean-Charles Abbatucci possède 19 hectares sur la commune de Casalabriva, sur des coteaux exposés. La vigne est en palissage, elle s'étale horizontalement.   Des terrains moins exposés et une vigne taillée en gobelet

Mais dans un autre de ses domaines, à Serra di Ferro cette fois-ci, un hectare a été planté selon une autre méthode. Une fois les jeunes plants devenus grands, le viticulteur les taillera en gobelet: “On va avoir une forme de gobelet qui, avec le feuillage, va protéger le raisin en dessous.”, explique Jean-Charles Abbatucci.

Le deuxième terrain présente deux avantages : à 600 mètre d'altitude la chaleur est moindre que dans l'autre propriété en plaine et la zone est orientée nord. Le vigneron veut ainsi anticiper sur le changement climatique: “On le verra aussi dans le vin: on aura plus de fraîcheur et de finesse. Ce sera moins alcooleux, brut, rustique.”

En attendant que les jeunes vignes grandissent, le millésime en cours sera touché par la canicule. “On sera entre 30 et 40% de perte, surtout sur les rouges”, estime Jean-Charles Abbatucci.

Mais avec des quantités faibles, le vigneron espère que le cru 2017 sera exceptionnel.

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Un collectif pour les femmes noires productrices «virtuelles» de vin

Vignobles en Afrique du Sud sur les pentes du sommet de Botmaskop près de Stellenbosch.Waldo Swiegers/Bloomberg via Getty Images

  En Afrique du Sud, l’industrie viticole qui fait la fierté de la région du Cap reste encore très hermétique aux transformations sociales et raciales à l’œuvre dans le pays. La vigne a été introduite en Afrique du Sud par les colons hollandais qui ont produit leurs premières bouteilles en 1659. Depuis, la viticulture est restée une activité très largement dominée par les blancs. Mais avec la chute de l’apartheid et les nouvelles politiques visant à l’insertion économique des noirs (Black Economic Empowerment), de nouveaux acteurs tentent de se faire une place dans cette industrie très fermée. Au Cap, 14 productrices de vins noires et métisses se sont ainsi réunis au sein d’un groupe, le Treasure Chest Collective, pour tenter de mettre en avant leurs produits et d’attirer les consommateurs noirs, dont plus de la moitié ne boivent jamais de vin.

Assise dans le salon de sa petite maison du township de Khayelitsha, Nondumiso Pikashe se remémore les relations conflictuelles qu’elle a longtemps entretenu avec le vin :

« L’industrie du vin a près de quatre siècles. Mais nous les noirs, nous n’avons jamais été exposés à cette culture. Nous n’avons jamais été intégrés dans cette activité économique. J’étais curieuse, j’avais envie de me lancer dans ce commerce, donc j’ai tout appris : comment on fait du vin, comment le vendre et comment l’apprécier. »

Nondumiso s’est lancée dans le commerce du vin en 2006. Sa marque s’appelle Ses’Fikile. Un mot qui signifie « Nous sommes arrivés ». Nondumiso ne possède pas de vignes. Elle s’est associée à un grand vigneron qui lui fournit un produit fini :

« Ils ont une très grande ferme. Ils ont les moyens de payer une entreprise pour la mise en bouteille, donc tout est fait sur place. Une partie de la récolte est mise de côté, pour fabriquer mon vin Ses’Fikile. »

Pour les vignerons blancs, l’opération est gagnante, puisqu’elle leur permet de pénétrer un nouveau marché, tout en respectant les quotas imposés par la politique du Black Economic Empowerment. Sheila Hlanjwa produit son vin Lathitha grâce au même type de partenariat. Elle a commencé à s’intéresser au vin lorsqu’elle a ouvert un petit restaurant dans le township de Langa :

« C’est vraiment la passion qui m’a conduite ici. J’ai commencé avec ma cuisine, avec la nourriture que j’aime. Puis j’ai voulu associer du vin à ma cuisine. Et c’est là que j’ai découvert que je pouvais avoir ma propre marque, que je pouvais apprendre des choses sur le vin et que je pouvais laisser un héritage à mes enfants. »

Dans ce groupe de productrices, seule Vivian Kleynhans possède son propre domaine. Frustrée par ses collaborations successives avec les vignerons, cette productrice métisse, à la tête de la marque 7 sisters, a réussi à bénéficier de la politique de redistribution des terres :

« J’étais déterminée à ne pas attendre longtemps et à obtenir une terre rapidement. J’aurais pu choisir une ferme qui avait déjà un label mais je voulais spécifiquement m’établir à Stellenbosh, pour pouvoir aussi développer une activité touristique autour du vin. »

La production reste réduite et les obstacles sont encore nombreux mais les productrices du collectif Treasure Chest multiplient les collaborations en espérant pouvoir un jour atteindre les rayons des grandes surfaces sud-africaines.

Les métiers du vin #7 : le sommelier VIDÉO. L'œil, le nez, la bouche, mais aussi l'oreille ! À l'écoute de son client, le sommelier propose des vins en fonction des envies et des mets.

Par Pauline Tissot

Publié le 23/08/2017 à 12:07 | Le Point.fr

Vidéo sur le site : 

http://www.lepoint.fr/vin/les-metiers-du-vin-7-le-sommelier-23-08-2017-2151660_581.php

Une histoire de jeunesse peut tout résumer. À 19 ans, Pierre Vila Palleja est en école hôtelière. Un jour, il est invité par son père à une grande table. « On se fait plaisir avec un grand cru classé de Bordeaux, au verre. Et là, on voit passer un énorme bar. Notre grand cru classé ne marchait pas du tout avec ce poisson, mais il nous faisait vraiment envie. J'ai demandé à ce que le bar soit servi avec un jus de veau, pour faire le lien avec le vin. Et nous nous sommes régalés ! Morale de l'histoire : sur le principe, un grand cru classé rouge avec un poisson, ça ne marche pas. Mais là, le moment était génial, le maître d'hôtel s'est adapté à notre demande. Tout en simplicité. »

Pierre Vila Palleja est désormais sommelier, il allie « le bon plat avec le bon vin, et le bon client ». Il est aussi le patron du restaurant Le Petit Sommelier, situé à deux pas de la tour Montparnasse, dans le 14e arrondissement de Paris. Ici, on écoute le client, ses désirs et ses habitudes, mais on échange également. « Surtout pas de baratin ni de mots techniques, l'idée est de parler du vin simplement. Il ne s'agit pas d'une paupérisation du vocabulaire. C'est juste que l'on n'a pas que des vignerons ou des œnologues en face de soi. » Et puis il y a la gourmandise : savoir manger et boire. « Le sommelier est un épicurien. La recherche perpétuelle du goût nouveau est très importante, car cela excite les papilles et la curiosité. Si on est professionnel et méticuleux, on aura envie de faire plaisir aux autres, de transmettre à nos clients notre gourmandise et notre passion du vin. »

Le cursus d'enseignement pour devenir sommelier se déroule en deux étapes. La première est d'obtenir un BEP, un bac pro ou un BTS en hôtellerie. La spécialisation en sommellerie intervient dans un second temps. Deux formations sont alors possibles : l'une en un an, qui s'appelle la "mention complémentaire sommellerie", l'autre en deux ans, qui délivre un brevet professionnel sommellerie.

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Qu’est-ce qu’un terroir ?Recueilli par Bernard Gorce, le 21/08/2017 à 11h01
Mis à jour le 21/08/2017 à 11h23

http://www.la-croix.com/France/Quest-quun-terroir-2017-08-21-1200870916

CHRONIQUE. Vincent Moriniaux, géographe (Université Paris-Sorbonne) revient sur ce concept de terroir, très français. Longtemps influencé par la seule viticulture, il évoque l’alliance des hommes et de la terre, une alchimie de l’ordre du mystère.

Selon la définition « officielle » établie en 1995, le terroir est et « un système d’interactions entre le milieu naturel et les facteurs humains » / LOIC VENANCE/AFP Terroir. Derrière ce mot en apparence modeste, tiré de « terre », comme son cousin le « terrain », et apparu dans notre langue au XIIe siècle selon le Littré, se cache un concept unique en son genre et très français. Il n’a aucun équivalent dans aucune autre langue. Nos amis anglais, espagnols ou allemands utilisent, en ouvrant grand la bouche sur le oi, notre mot. Les Italiens, pourtant nos frères dans leur attachement à la gastronomie et aux prodotti tipici, parlent de territorio, le territoire. Le terruño espagnol, qui pourrait sembler approchant, désigne le terrain.

Quelle est donc cette notion si particulière que beaucoup de nos voisins d’Europe et d’ailleurs nous envient ? Le terroir français, ce n’est pas le terrain/territoire agricole mais bien l’alliance des hommes et de la terre, avec tout ce que cela inclut de paysages, de travail, d’histoire et de folklore. C’est une réalité que chaque Français perçoit mais que chacun aurait bien du mal à définir précisément. Une alchimie de l’ordre du mystère…

Le décret-loi de 1935

Longtemps la définition du terroir a été influencée par la seule viti-viniculture. Pour tenter de résoudre les problèmes de surproduction, la loi du 1er août 1905 confie à l’administration le soin de délimiter les zones dont les productions viticoles peuvent bénéficier d’une appellation d’origine. Il faudra encore trente ans et bien des péripéties judiciaires pour voir la création de l’Institut national des appellations d’origine (Inao), établissement public chargé de la gestion des appellations d’origine contrôlée (AOC) par un décret-loi de 1935.

Ce texte est fondamental, car il consacre juridiquement le concept de terroir, en protégeant non seulement le nom du produit mais aussi ses caractéristiques et son lien fort avec un territoire délimité, contrairement aux labels qui ne garantissent que le savoir-faire du producteur ou le respect d’un cahier des charges. La réussite économique des AOC pour la filière viticole est telle qu’en 1990, le législateur étend les compétences de l’Inao à toutes les productions agricoles. Cette politique française de valorisation des produits a inspiré la réglementation européenne.

« Un espace géographique délimité »

Selon la définition « officielle » établie en 1995, le terroir est et « un système d’interactions entre le milieu naturel et les facteurs humains ». Mais cette définition ne résout pas tout. Dans le cas du vin, l’interaction est, pourrait-on dire, simple : les données du sol et du climat interagissent avec les techniques et traditions du viticulteur. Mais laissons là la querelle sans cesse renouvelée des tenants de l’importance prédominante de l’homme ou de la nature dans l’élaboration du nectar, pour nous concentrer sur les autres produits alimentaires. Souvent moins sensibles aux données naturelles, ceux-ci permettent d’explorer à nouveaux frais la notion de terroir.

Est-ce le produit qui fait le terroir ?

Quelle est la place de l’histoire, de la tradition dans le terroir ? Faut-il être très ancien pour être un « produit du terroir » ? La première mention du roquefort remonte certes au XIe siècle, mais l’aventure du camembert normand ne commence qu’à la Révolution et le coco de Paimpol serait né beaucoup plus récemment, en 1928. Ces trois produits bénéficient d’une AOP (transcription en droit européen de l’AOC française). Est-ce donc non pas l’histoire mais le précieux label qui fait le « produit du terroir » ?

L’exemple du nougat de Montélimar ou de la fraise de Plougastel, comme nous le verrons cette semaine, nous montre que non. Alors est-ce le produit qui fait le terroir ? Les cas de la bergamote de Nancy ou du jambon de Bayonne, tous les deux protégés, mais réalisés à partir d’ingrédients venus d’ailleurs, nous montrent que, décidément, rien n’est simple en matière de terroir.

Recueilli par Bernard Gorce 

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Publié le 24/08/2017 à 03:49, Mis à jour le 24/08/2017 à 08:18 Contrôle de maturité et salaire des vendanges

http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/24/2632544-controle-de-maturite.html

Synthèse du dernier contrôle de maturité (réalisé par le Syndicat des vins AOC Limoux, en partenariat avec les vignerons du Sieur d'Arques sur les terroirs méditerranée, autan, haute vallée et océanique) : alors que les vendanges ont débuté pour les chardonnays et les pinots noirs dans l'ensemble des terroirs, un quatrième et dernier contrôle maturité a été effectué le 21 août sur l'ensemble des cépages destinés à la production d'effervescent (chardonnay, chenin, mauzac et pinot noir). On note une accélération de la maturation des chenins qui devront être récoltés sans trop attendre. La maturation des mauzacs avance convenablement et devrait être optimale assez rapidement. L'état sanitaire reste satisfaisant et les conditions climatiques devraient contribuer à le conserver. Les premiers moûts témoignent d'un millésime qui s'annonce aromatiquement complexe.   Salaire des vendanges 2017 (taux horaire)

Coupeurs : 9,76 €; videurs de seaux : 9,85 € ; porteurs : 9,90 €. Les avantages en nature sont constitués du vin et de la saquette.

Le vin est coté à 0,45 €/litre. Pour les permanents à temps complet : 13,50 €/mois (30 x 0,45) et pour CDD 1,5 l/jour de travail de huit heures.

Saquette permanents temps complet : 14,64 € (temps partiel prorotisation), CDD : 0,73 €/jour travaillé.

L'indemnité de saquette constitue un remboursement de frais professionnels, nécessités par les conditions particulières d'organisation des exploitations viticoles. De ce fait, l'indemnité de saquette n'est pas soumise à cotisations et figurera en bas du bulletin de salaire.

La Dépêche du Midi

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Les métiers du vin #7 : le sommelier VIDÉO. L'œil, le nez, la bouche, mais aussi l'oreille ! À l'écoute de son client, le sommelier propose des vins en fonction des envies et des mets.

Par Pauline Tissot Publié le 23/08/2017 à 12:07 | Le Point.fr.    

Voir la vidéo sur : http://www.lepoint.fr/vin/les-metiers-du-vin-7-le-sommelier-23-08-2017-2151660_581.php

Une histoire de jeunesse peut tout résumer. À 19 ans, Pierre Vila Palleja est en école hôtelière. Un jour, il est invité par son père à une grande table. « On se fait plaisir avec un grand cru classé de Bordeaux, au verre. Et là, on voit passer un énorme bar. Notre grand cru classé ne marchait pas du tout avec ce poisson, mais il nous faisait vraiment envie. J'ai demandé à ce que le bar soit servi avec un jus de veau, pour faire le lien avec le vin. Et nous nous sommes régalés ! Morale de l'histoire : sur le principe, un grand cru classé rouge avec un poisson, ça ne marche pas. Mais là, le moment était génial, le maître d'hôtel s'est adapté à notre demande. Tout en simplicité. »

Pierre Vila Palleja est désormais sommelier, il allie « le bon plat avec le bon vin, et le bon client ». Il est aussi le patron du restaurant Le Petit Sommelier, situé à deux pas de la tour Montparnasse, dans le 14e arrondissement de Paris. Ici, on écoute le client, ses désirs et ses habitudes, mais on échange également. « Surtout pas de baratin ni de mots techniques, l'idée est de parler du vin simplement. Il ne s'agit pas d'une paupérisation du vocabulaire. C'est juste que l'on n'a pas que des vignerons ou des œnologues en face de soi. » Et puis il y a la gourmandise : savoir manger et boire. « Le sommelier est un épicurien. La recherche perpétuelle du goût nouveau est très importante, car cela excite les papilles et la curiosité. Si on est professionnel et méticuleux, on aura envie de faire plaisir aux autres, de transmettre à nos clients notre gourmandise et notre passion du vin. »

Le cursus d'enseignement pour devenir sommelier se déroule en deux étapes. La première est d'obtenir un BEP, un bac pro ou un BTS en hôtellerie. La spécialisation en sommellerie intervient dans un second temps. Deux formations sont alors possibles : l'une en un an, qui s'appelle la "mention complémentaire sommellerie", l'autre en deux ans, qui délivre un brevet professionnel sommellerie.

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Suisse : les insectes autorisés à la commercialisation


lundi 21 août 2017 12:21
Journal L’Hôtellerie.    http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2017-08/Suisse-les-insectes-autorises-a-la-commercialisation.htm
SUISSE Depuis le 1er mai dernier, nos voisins helvétiques ont autorisé la consommation humaine de trois espèces d'insectes : les grillons, les sauterelles ou criquets migrateurs et les vers de farine. Mais la mise en vente a été retardée en raison d'une condition : ces insectes doivent être issus de la quatrième génération pour être considérés comme comestibles par l'homme. Les supermarchés Coop commencent avec la mise en vente dans certains établissements de burgers et de boulettes à base de vers de farine. Mais quel sera l'accueil ?

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Publié le 22/08/2017 à 03:54, Mis à jour le 22/08/2017 à 08:53 Vins et fromages : une alliance d’exception

http://www.ladepeche.fr/article/2017/08/22/2631655-vins-et-fromages-une-alliance-d-exception.htmlPh. Faure-Brac, à gauche, a présenté les vins avec J.-L. Guilhaumon, O. Bourdet-Pees et Jérôme./ Photo J. N.                                            

Ph. Faure-Brac, à gauche, a présenté les vins avec J.-L. Guilhaumon, O. Bourdet-Pees et Jérôme./ Photo J. N. Les vignerons Plaimont ont invité une trentaine de partenaires pour partager une dégustation de haut vol au monastère de Marciac.

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Vingt diplômes pour réussir dans le commerce du vin

http://www.larvf.com/vin-formation-diplome-commerce-metiers-ecole-spiritueux-viticulture-international-selection-choisir,4556453.asp  

 

 

Diaporama

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Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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