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28 août 2017
AOC Côtes de Provence
DESBUREAUX Robert
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Provence Robert Ghigo est le nouveau président de l’AOC Côtes de Provence Pierrefeu

Jeudi 24 août 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

SUR VITISPHERE

Robert Ghigo est propriétaire de deux Châteaux chacun orientés sur une dénomination particulière.

Robert Ghigo est propriétaire de deux Châteaux chacun orientés sur une dénomination particulière. - crédit photo : Vignoble Ghigo

Pierrefeu se dote d’un nouveau président en la personne de Robert Ghigo. Reconnue en 2013, l’appellation Côtes de Provence Pierrefeu peut encore être qualifiée de jeunes AOC. Elle vient d’élire, en juin dernier, un nouveau président Robert Ghigo. Il prend la suite de Suzanne Dezaunay. Le nouveau président est à la tête des Vignobles Ghigo, soit le Château Peigros (consacré exclusivement au terroir de Pierrefeu, 25 hectares) et le Château Vert (dédiée à l’appellation La Londe, environ 30 hectares). Le terroir de Pierrefeu rassemble 12 communes, bénéficie d'un climat chaud et de sols pauvres et caillouteux propices aux rosé et rouges. Elle s'étend sur 1800 hectares et est orientée à 90 % sur la production de rosés.  "La production de Côtes de Provence Pierrefeu représente 8 à 10 % de nos meilleures parcelles" explique le nouveau président.

Son premier travail sera de finir le travail engagé avec l’INAO pour faire reconnaître les blancs sous l’appellation Pierrefeu. Le feu vert de l’Institut est attendu pour début 2018. 

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Champagne Roederer labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant

Lundi 21 août 2017 par Alexandre Abellan

SUR VITISPERE

Décerné par la Commission Nationale des Entreprises du Patrimoine Vivant, ce label est décerné pour cinq ans.

 Le savoir-faire vigneron de la maison Louis Roederer vient d’être reconnu par le label d’État, qui est actuellement porté par une trentaine d’entreprises dans le vignoble français.

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Pavillon chinois

Deux châteaux du Médoc dans la tourmente

Mercredi 23 août 2017 par Colette Goinere

Linda Fan est directrice générale des deux propriétés du groupe Liaoning Energy Investment, un fond d'investissement chinois.

Linda Fan est directrice générale des deux propriétés du groupe Liaoning Energy Investment, un fond d'investissement chinois. - crédit photo : Clos des quatre vents

Choc de cultures ? Clos des Quatre Vents et Château Bonneau sous pavillon chinois, connaissent depuis plusieurs mois des difficultés. Absence de management, salaires versés en retard : les salariés  des châteaux Clos des Quatre Vents, 7 ha, à Margaux et château Bonneau, 21 ha, à Avensan, en Gironde,  ne sont pas à la fête. Au point que quatre sur les neuf qui travaillent au Clos des Quatre Vents auraient décidé de s’en remettre aux Prudhommes, a-t-on confié à Vitisphere.

C’est en 2014 que les deux propriétés détenues  par le belge Luc Thienpont, tombent dans l’escarcelle de Liaoning Energy Investment, un fonds d’investissement chinois déjà propriétaire au nord de la Chine de 500 hectares de vignes. Tout démarre sous les meilleurs auspices. Lina Fan, arrivée en France en 2003, diplômée d’un master Wine marketing et management de l’école de commerce Inseec, est directrice générale des propriétés, avec pour œnologue, Eric Boissenot. Les nouveaux propriétaires  gardent cette équipe et s’adjoignent les services de Jérémie Lurton comme directeur technique. Tout roule.

Choc de culture

Dans le portrait que réalise l’agence de communication Fleurie  en  septembre  2016, sur Lina Fan, cette dernière s’enthousiasme sur Clos des quatre Vents, dotée de vignes de plus  de 80 ans et qui permettent  de sortir «  des vins extraordinaires ». L’embellie est de courte durée. Les changements internes au sein du groupe chinois vont avoir des répercussions sur le management des deux propriétés. « L’arrivé d’un nouveau dirigeant a provoqué des blocages. En filagramme, il y avait la guerre des chefs », estime sous anonymat un observateur.  

Conséquences : des décalages dans le paiement des salaires, des travaux stoppés, des vignes qui ne seraient plus aussi bien entretenues. Pour ne rien arranger, le gel frappe en 2017 le château Bonneau.  Un sentiment d’abandon s’installe. A Avensan, dans une propriété voisine de château Bonneau, on ne peut que constater les dégâts : « Les herbes grimpent. La vigne n’est plus taillée. C’est une propriété laissée à l’abandon ».

Omerta

Au Clos des Quatre Vents, on n’est guère prolixe. « J’essaie de tenir la baraque comme je peux. Mais l’inquiétude est là » se borne à indiquer Jérémie Lurton. Contactée à plusieurs reprise, Lina Fan n’a pas répondu aux sollicitations de Vitisphere et nombreux sont les observateurs à s’interroger sur sa présence effective au Clos des Quatre Vents. 

La guerre des chefs n’est pas la seule explication  de cette descente aux enfers.  « Dans l’agriculture, les scénarios de rentabilité ne peuvent se rapprocher de ceux de l’industrie. En viticulture, il y a des impondérables et des imprévus qui viennent peser sur la trésorerie. Les modalités d’exploitations sont compliquées. Pour les chinois, c’est un choc de culture » explique Claude Gaudin, directeur de Vitigestion, société de conseil en organisation et gestion d’entreprises viticoles. Le groupe Liaoning Energy Investment ne serait pas le seul à découvrir les difficultés de rentabilité. Dans le bordelais, sur 140 châteaux  acquis par des chinois, une cinquantaine serait à la revente.

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Cent ans de soleil dans une goutte de pisco

Baudouin Havaux Publié le dimanche 27 août 2017 à 14h13 - Mis à jour le dimanche 27 août 2017 à 14h19

http://www.lalibre.be/lifestyle/food/cent-ans-de-soleil-dans-une-goutte-de-pisco-599e975dcd70d65d2591ce87

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On sait que le pisco chilien est un distillé de vin élaboré dans le nord du Chili. Mais saviez-vous que c’est la première dénomination d’Amérique Latine ?

Sur la côte pacifique, à 500 km au nord de Santiago du Chili, la station balnéaire La Serena est la capitale du pisco. Cette semaine, du 22 au 24 août, elle a accueilli les 80 dégustateurs internationaux venus goûter à l’aveugle les 1 158 spiritueux originaires de plus de 50 pays, inscrits à la Spirit’s sélection du Concours Mondial de Bruxelles. Une des compétitions internationales de spiritueux les plus prestigieuses qui décerne chaque année des grandes médailles d’or, des médailles d’or et des médailles d’argent aux meilleurs distillés que compte notre planète.

L’occasion de pénétrer dans les étroites vallées qui conduisent au pied de la majestueuse Cordillère des Andes et de découvrir les vignobles qui couvrent le bas des contreforts de ces vallées.

Ici, nous sommes à la fin de l’hiver. Sous un soleil radieux et un ciel bleu, les sommets enneigés contrastent avec les vallées d’une couleur vert tendre. Les bourgeons des plants de vigne qui éclosent offrent un paysage d’une rare beauté et d’une profonde sérénité.

Piscos chilien et péruvien en guerre

Le pisco constitue un des piliers ancestraux de la culture et de l’identité de ce pays andin. Au Chili, le "pisco" est une appellation d’origine depuis 1931. Il est protégé sous la désignation "pisco chilien" et reconnu par les traités de libre-échange avec plus de quarante pays. Cependant, il n’est pas reconnu par le Pérou, l’autre pays producteur de pisco.

Depuis toujours, sur fond de nationalisme exacerbé, une guerre sournoise pour s’approprier la paternité du pisco anime ces deux pays limitrophes. Il serait pourtant beaucoup plus sage de reconnaître la réalité : se côtoient deux distillés de vin d’origines différentes, élaborés avec des réglementations distinctes et aux caractéristiques organoleptiques spécifiques qui partagent le même nom de famille : "pisco chilien" et "pisco péruvien".

Pourquoi ne pas ranger les armes ?

Ne serait-il pas temps de ranger les armes et de mieux investir cette énergie belliqueuse pour promouvoir la catégorie de spiritueux "pisco" et d’ouvrir ensemble de nouveaux marchés internationaux ?

La première caractéristique de cette appellation d’origine chilienne est sa très stricte délimitation géographique : seules les régions de Coquimbo et Atacama peuvent y prétendre. Deuxièmement, ses principaux cépages autorisés sont les Moscatel Rosada, Moscatel de Austria, Moscatel de Alejandría, Pedro Jiménez et Torontel. Deux distillations ou plus sont autorisées, ce qui peut modifier significativement les caractéristiques organoleptiques du produit : en séparant deux fois ou plus les têtes et les queues, les piscos chiliens acquièrent une pureté et une qualité incomparables. D’autre part, le décret chilien permet l’élevage des eaux-de-vie dans des contenants en bois noble, et il est d’usage d’utiliser du chêne bien que le bois de raulí soit aussi admis. Les produits ainsi obtenus sont appelés "piscos de garde" après un minimum de six mois en barriques, et "piscos vieillis" après douze mois d’élevage en barrique.

Publication des médaillés du Spirit’s Selection le 4 septembre sur www.spiritsselection.com

L’avenir du pisco

Le pisco ne jouit pas encore du succès ni de la distribution internationale auxquels il pourrait prétendre. Plusieurs raisons peuvent être invoquées. La première est certainement le repli du secteur sur son marché national. Sous la dictature du général Pinochet la "marque" Chili n’était pas très sexy pour appréhender l’exportation. Ensuite, le secteur qui était presque exclusivement animé par deux coopératives (Capel et Control) s’est plutôt consacré à des campagnes de lobbying pour sauvegarder les mesures douanières qui protégeaient leur marché de l’entrée d’autres spiritueux.

Aujourd’hui, l’avenir semble prometteur. La consommation internationale d’alcools blancs et principalement du brandy est en hausse. Le consommateur toujours en quête d’exotisme est de plus en plus sensible aux spiritueux artisanaux et d’origines agricoles et est surtout attaché à la notion d’origine. Que de bonnes nouvelles pour le secteur et principalement pour les milliers de familles qui vivent de la production de raisins. Les signes avant-coureurs, comme le développement de marques premium et l’arrivée dans la région de nouveaux acteurs internationaux dont Lapostolle ou Miguel Torres sont prometteurs d’un bel avenir.

Comment le consommer

Les meilleurs piscos s’apprécient seuls. Qu’ils soient marqués par le fruit et la fraîcheur avec de belles notes florales de moscatel ou plus élaborés suite à un élevage en bois et marqués par des notes d’élevage, on les savoure purs sur un cube de glace. Grâce à ses arômes primaires très prononcés, le pisco est un partenaire de référence pour l’élaboration de cocktails. Idéalement mixé avec des fruits tropicaux, des condiments tels la menthe ou le basilic, ou encore d’autres ingrédients comme le gingembre, le pisco atteint un niveau d’excellence.

La recette incontournable que l’on ne s’étonnerait pas de voir un jour inscrite dans la constitution chilienne est le "pisco sour" : un tiers de jus de citron, deux tiers de pisco, une ou deux cuillères de sucre liquide (qui peut être remplacé par du sucre impalpable), de la glace et pour ceux qui souhaitent plus de suavité, du blanc d’œuf. Le tout énergiquement passé au shaker.

Baudouin Havaux

Diaporama

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