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30 août 2017
tonneau
DESBUREAUX Robert
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La Naissance d'un tonneau (2/4) : faire vieillir le bois, comme le vin http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2017/08/28/img_2153-3230475.jpg?itok=-pJFm9je 2x" class="">http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/sites/regions_france3/files/styles/asset_thumbnail_large_tablet_2x/public/assets/images/2017/08/28/img_2153-3230475.jpg?itok=QTV5clLe 2x" class="">http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/sites/regions_france3/files/styles/asset_thumbnail_large_smarphone_2x/public/assets/images/2017/08/28/img_2153-3230475.jpg?itok=7nGgBhW9 2x" class="">La grume de chêne a été débarrassée de son écorce, elle va maintenant être découpée en merrains, ces planches qui seront assemblées en tonneaux / © Isabel Hirsch (FTV)La grume de chêne a été débarrassée de son écorce, elle va maintenant être découpée en merrains, ces planches qui seront assemblées en tonneaux / © Isabel Hirsch (FTV)

Une fois les troncs rapportés de la forêt, le bois doit encore subir différentes étapes avant d'être transformé en tonneaux. Les grumes sont découpées en merrains. Ces planches étroites passent ensuite plusieurs mois stockées à l'air libre.

Par Marie-Ange Cristofari Publié le 29/08/2017 à 08:04 Mis à jour le 29/08/2017 à 08:43

De nombreuses tonnelleries ont leur propre merranderie. C'est le nom donné à ces menuiseries spécialisées dans la découpe des grumes destinées à devenir tonneaux. Le sciage permet donc de disposer de planches au gabarit adapté au futur tonneau.  Laisser faire la nature

Après cette phase, les planches, appelées donc merrains, sont soigneusement empillées et laissées en plein air. Une phase d'attente débute alors. Il est important que le bois vive encore au rythme des saisons et des aléas climatiques. La pluie notamment permet de le laver de ses tannins. Ces substances, naturellement présentes dans les fibres du bois, perturberaient le goût des breuvages transitant par les tonneaux. C'est l'affination.

Tonnellerie, le travail de découpe voir la superbe vidéo sur : http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/charente/faire-vieillir-bois-vin-1317583.html

Un reportage d'Isabel Hirsch, Laurent Gautier, François Gallard, Christophe Pougeas. Intervenants : Thierry Doreau, PDG Tonnellerie Doreau Fabrice Gatard, Responsable parc à bois

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Développement Durable à la Cave des Vins de Rabelais Enrichir la biodiversité du vignoble de Chinon pour l’avenir des exploitations

Publié le 29/08/2017 - 10:19

par Vignerons en Développement Durable

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Chaque année 26 280 espèces disparaissent à travers le monde avec des conséquences souvent graves et imprévisibles – la plus connue étant la disparition des abeilles qui a un fort impact sur la pollinisation des fleurs.  Conscients que leur métier n’est pas sans impact sur leur environnement, les vignerons de la Cave des vins de Rabelais à Chinon, labellisés Vignerons en développement durable (VDD) depuis 2013, ont décidé de s’engager encore un peu plus pour l’avenir de leurs exploitations et de la planète.

Maintenir la biodiversité dans les vignobles

L’enjeu est de maintenir la biodiversité au sein des vignobles et de préserver l’avenir des terroirs. En effet, si l’on prend la définition du "Terroir" il est logique d’inclure le facteur biodiversité en plus du sol, du sous-sol, du climat et des facteurs humains, dans le sens où la biodiversité a un impact non négligeable sur les écosystèmes.

Les étapes du projet

2015 : inventaires naturalistes, réalisés par le CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) sur 41 parcelles des vignerons engagés dans la démarche Agriconfiance & VDD (échantillonnage, entre 2 et 4 parcelles par exploitant). L’ensemble de la vallée de la Vienne, de Savigny en Véron à Crouzilles, soit 250 hectares, a été sillonnée afin d’avoir une bonne représentativité des vignobles.

2016 : proposition d’une boîte à outils pour les exploitants en lien avec la TVB (Trame Verte et Bleue), ainsi qu’un plan d’action individualisé. Pour chaque exploitation, des préconisations sont proposées par le CPIE sous forme de fiches-actions comme l’implantation d’arbres, de haies, de zones de rocailles, une approche différente de la gestion des zones enherbées, etc.

Les vignerons ont également choisi plusieurs actions à mettre en œuvre collectivement afin d’avoir un fil conducteur : l’implantation de nichoirs à huppe fasciée et d’hôtels à insectes.

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Le projet n’est pas de redessiner un paysage (ce qui serait beaucoup trop contraignant et irréalisable) mais plutôt de l'enrichir d’un écosystème en "pas japonais", en parsemant des niches écologiques sur tout le territoire.

2017 : le CPIE et une œnologue-conseil de la cave des vins de Rabelais, en charge du projet biodiversité sont repassés chez chaque vigneron pour lancer les actions.

Une inauguration a eu lieu le 29 juin 2017 avec l’installation d’un premier hôtel à insectes et d’un nichoir sur le domaine d’Émilien Desbourdes en présence des parties prenantes locales.

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Les résultats obtenus

Les résultats des inventaires de 2015 ont été présentés au PNR Loire Anjou Tourraine et à la profession viticole en mars 2016.

242 espèces inventoriées, dont :

31 patrimoniales (alouette lulu, ornithope comprimé, grand rhinolophe…) 17 espèces de chauves-souris inventoriées 5 espèces patrimoniales d’oiseaux tableau_recensement.png

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Les bénéficiaires directs de ces actions sont les vignerons (voir les études sur l’intérêt écologique des chauves-souris en viticulture : "Les pipistrelles et la sérotine commune pourraient être des alliées pour lutter contre l’eudémis"), mais aussi les habitants de la vallée (amélioration de l’état écologique de la vallée).

Cette initiative a permis aux vignerons de passer d’une vision abstraite d’un concept – la biodiversité – a une vision beaucoup plus précise et concrète du nombre d’espèces présentes, de leur rôle, de leur valeur sur l’environnement comme sur les vignes de leur propriété.

La flore et la faune peuvent en effet servir d’auxiliaires aux vignerons et les "aider" dans leurs travaux à la vigne : lutte contre les parasites de la vigne, lutte contre l’érosion, régulation climatique, réduction des intrants, etc.

Les prochaines actions et perspectives futures

Les 14 vignerons engagés vont mettre en place les hôtels à insectes, nichoirs et planter des arbres d’ici fin 2018.

Une plaquette "biodiversité dans les vignes" élaborée par le CPIE et la Cave des vins de Rabelais sera diffusée à l’ensemble des vignerons de la Cave des cins de Rabelais mais aussi des Caves de la Loire.  

Pascal Brunet, président de la Cave des vins de Rabelais, explique :

En reprenant les diverses actions mises en place, parfois très simples et peu coûteuses, nous espérons qu’elles feront naître de nouveaux projets dans nos exploitations pour assurer le maintien de la biodiversité au sein de nos vignobles.

Un suivi de la faune et la flore est prévu pour 2020. Il permettra de quantifier l’évolution des taxons précédemment inventoriés. Il sera alors possible de déterminer si les actions mises en place ont réellement favorisé le développement de la biodiversité et l’arrivée de nouvelles espèces dans ces espaces culturaux jusqu’alors très ouverts et parfois déconnectés du réseau écologique pour certaines espèces. Ce sera également l’occasion de voir si les gîtes pour la faune précédemment installés ont été occupés.

Ce projet pourra s’appliquer à une plus large échelle ; une extension à l’échelle d’autres territoires est en réflexion, en intégrant certains aspects importants pour les vignerons, comme la relation proies-prédateurs dans les vignes, avec la présence d’auxiliaires de cultures luttant contre les ravageurs.

La Cave des vins de Rabelais a bénéficié d’un financement de la Fondation Liséa, qui soutient les projets liés au patrimoine naturel dans les départements traversés par LGV Tours-Bordeaux et de la Région Centre - Val de Loire.

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28 août 2017, 21:10 http://theconversation.com/mettre-du-coca-dans-son-vin-pourquoi-il-faut-prendre-en-compte-les-attentes-des-consommateurs-etrangers-81425

Auteur altEléonore Mandel

Professeur en Management Interculturel, École de Management de Normandie – UGEI

Il y a cinq ans, lors d’un séjour sur l’île d’Okinawa, au sud du Japon, j’ai été frappée par une offre promotionnelle dans un supermarché local. Des bouteilles de vin rouge de Bordeaux étaient vendues dans le même présentoir que des bouteilles de Coca-Cola, avec une suggestion de cocktail associant les deux breuvages.

 

alt Des bouteilles de Coca-Cola, jouxtant des bouteilles de vin rouge de Bordeaux, à Okinawa, au Japon. Éléonore Mandel, Author provided

Cette idée me paraît, de prime abord, saugrenue, exotique voire choquante. Je me pose alors une question, que je pose depuis régulièrement à mes étudiants français en cours de marketing interculturel : à quoi associons-nous mentalement le vin rouge de Bordeaux et à quoi associons-nous le Coca-Cola ?

Les idées les plus fréquentes, que je recense depuis, sont synthétisées dans les cartes mentales suivantes :

 

alt © E. Mandel.

Quant les étudiants, comme moi-même, associons inconsciemment le vin rouge de Bordeaux à des notions de terroir, de patrimoine, de château, le Coca-Cola est, lui, associé à l’Amérique et aux chaînes de fast-food américaines.

Nous associons le vin rouge à la convivialité des repas familiaux, à des aliments typiquement français, à une alimentation de qualité, à la gastronomie, alors que le Coca-Cola est associé à la malbouffe, à l’obésité, à la convivialité des moments passés entre amis, à l’été, et à un besoin de se rafraîchir.

Ainsi, quasiment rien dans nos schémas mentaux, relativement inconscients, ne semble propice à l’association de ces deux boissons : ni leurs usages, ni leurs aspects symboliques. Il y aurait même potentiellement une opposition entre deux visions : celle du vin rouge perçu comme une boisson noble, intimement liée à l’identité française, et celle du Coca-Cola, associée à la malbouffe et à l’impérialisme américain.

Que la stratégie marketing d’un vin de Bordeaux soit confiée à l’un de nous pour développer les ventes à Okinawa et il nous serait difficile d’imaginer une telle action commerciale. Nous n’y penserions tout simplement pas, parce que nous ne pourrions réfléchir qu’avec notre propre grille de lecture française. Un tel mélange, non seulement n’existe pas dans nos usages, mais nous apparaîtrait comme une hérésie.

Peut-on élaborer une bonne stratégie marketing pour un marché étranger ?

Ce raisonnement semble montrer certaines limites pour penser une bonne stratégie marketing à l’international, notamment pour dépasser la simple transposition des fonctions et usages connus d’un produit (ou d’un service) dans une autre sphère culturelle.

Ces usages à l’étranger peuvent bien sûr être l’objet d’études de marchés, mais avec le risque qu’elles soient également analysées à l’aune de ses propres représentations. Par exemple, récemment, un producteur de cidre normand voulait exporter ses produits au Japon. Le marché du cidre étant peu développé là-bas, il fallait rapprocher le cidre d’un autre produit connu et déjà commercialisé sur place, afin de trouver un distributeur.

altUne bouteille et une canette de bière de la marque Asahi, très vendue au japon. Adam Kahtava/Flickr, CC BY

Les premières études macro-économiques l’orientèrent vers le marché du vin pétillant, également présenté en bouteilles de 75 cl, bien que le goût, le degré d’alcool, et les conditions de consommation diffèrent.

Lors d’une mission, l’étude plus fine et qualitative des usages des consommateurs lui a permis de trouver une bien plus grande pertinence sur le marché des bières artisanales.

En effet, les consommateurs japonais pouvaient trouver davantage de similitudes entre la bière artisanale et ce cidre produit dans un domaine familial, perpétuant une fabrication traditionnelle de génération en génération, avec une sélectivité importante des matières premières et un degré d’alcool proche.

De plus, il était possible de proposer des bouteilles de cidre de 33 cl, afin de s’adapter au mode de dégustation individuel et de faciliter le merchandising dans les rayons.

Saisir les attentes réelles derrière les mots

Même sans aller sur le terrain, même sans modifier les caractéristiques de son produit, il est possible de toucher certaines attentes inconscientes des consommateurs via les outils promotionnels. Parler de la qualité du produit, de son originalité, de sa fiabilité peut paraître important et universellement reconnu. Pourtant, qu’entend-on par qualité, par originalité ou par fiabilité ici où là-bas ?

Les mots sont en fait tous porteurs de sens, de références implicites, qui s’incarnent différemment dans les pratiques, selon le contexte culturel. Ainsi, lorsque les dirigeants de chez Filt voulurent prospecter le marché australien pour leur porte-bébé « Fil’Up » et me demandèrent un argumentaire en anglais, je ne me suis pas contentée d’une traduction littérale.

Pour prendre en compte les attentes des consommateurs australiens, même les plus inconscientes, j’ai développé une méthodologie dérivée de l’approche interprétative des discours de Philippe d’Iribarne.

Je suis arrivée à plusieurs prises de conscience en analysant de multiples sources de consommateurs et prescripteurs de porte-bébés en Australie. En France, comme en Australie, on attend d’un porte-bébé qu’il assure la sécurité de l’enfant. Mais derrière le mot « sécurité », l’argumentaire français insiste sur le fait que les mailles du filet en coton ne vont pas se déchirer, que la résistance du produit permet de soutenir un poids de 15 kg durablement.

altUn australien, utilisant un porte-bébé. Jörn Guy Süß/Flickr, CC BY-NC

Cela n’est pas attendu en Australie. En revanche, comme plusieurs nourrissons sont décédés étouffés dans des écharpes de portage en coton ou en lin aux États-Unis, tous les arguments de sécurité précisent que le produit doit permettre au porteur de dégager la tête de l’enfant et de l’installer à portée de son propre visage. En l’absence de normes australiennes, les normes britanniques pour lutter contre les asphyxies deviennent prépondérantes.

Ainsi, dans l’univers de sens français, l’argumentaire sécuritaire adresse le besoin d’être rassuré sur la robustesse du produit, alors que dans l’univers de sens australien, l’argumentaire sécuritaire adresse le besoin de prévenir le risque d’asphyxie. Quand on vend un produit en mailles de filet, en voilà une aubaine commerciale !

Certains arguments trouvés dans l’univers de sens australien n’étaient pas présents dans l’argumentaire français : l’idée que le portage est indispensable pour créer un lien fort entre l’enfant et le porteur, pour assurer un développement et une santé équilibrés à l’enfant.

À l’inverse, côté français, on insistait sur les atouts environnementaux du produit, dont la teinture certifiée respecte la nature. Or du côté australien, cet argument de teinture n’était pas associé à l’écologie, 

Diaporama

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