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17 juin 2017
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Saint-Émilion

Montagne joue la carte de l’indépendance, avant celle du grand cru


Vendredi 16 juin 2017 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

À l’occasion de Vinexpo,les vignerons de Montagne Saint-Emilion déclarent haut et fort leur identité, leurs valeurs et… leur autonomie' annonce l'invitation de l'ODG sur son stand.

À l’occasion de Vinexpo,les vignerons de Montagne Saint-Emilion déclarent haut et fort leur identité, leurs valeurs et… leur autonomie' annonce l'invitation de l'ODG sur son stand. - crédit photo : DR

N’hésitant pas à ruer dans les brancards avec son nouveau président, l’appellation de la rive droite compte s’émanciper et porter sa différence auprès des consommateurs. Premier acte à Vinexpo.

S’il est bien un mot qu’il ne faudra pas prononcer sur le stand D 215 du hall 1 du salon Vinexpo, c’est celui-ci : satellite. « Je ne l’ai jamais supporté* ! Dit-on que Pomerol est un satellite de Saint-Émilion ? À la limite nous sommes une des sœurs de Saint-Émilion, mais y être assimilé, ce serait disparaître » n’est pas loin de s’emporter Hubert Boidron, le nouveau président du syndicat viticole de l’AOC Montagne Saint-Émilion. Élu depuis un mois, il présente lors du salon bordelais sa nouvelle campagne de communication qui déclare, ou plutôt revendique, rien de moins que l’indépendance de Montagne Saint-Émilion face au reste du vignoble de la rive droite.

80 000 euros de campagne

Lassé des confusions existantes, Montagne Saint-Émilion décide de donner un coup d’accélérateur autant que de projecteur sur ses spécificités. « La communication du groupe organique au sein du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux est complètement noyée par celle Saint-Émilion et de la Jurade. Alors que nous avons une typicité plus qu’honorable » constate Hubert Boidron.
L’AOC investit Vinexpo pour la deuxième fois avec une série de masterclasses et de rendez-vous sur son stand de 48 mètres carrés. Dévoilant la campagne de promotion « Truly Top Terroir » réalisée par une agence de communication, Hubert Boidron assume le coût de cette opération : 80 000 euros pour l’année. Ce qui n’est pas neutre pour une appellation de 1 600 hectares, produisant annuellement 80 000 hectolitres de vin. « Nous avons dû augmenter les cotisations » élude le vigneron. Pour qui l’avenir de la campagne est de se déployer sur les marchés nord européens : « nous perdons des positions en Allemagne, Belgique et au Royaume-Uni, parce qu’ils ont été oubliés au profit de l’Asie » regrette-t-il.

"Le grand cru, le plus vite possible"

Ayant pris la succession de Bruno Marchand à la présidence de l’Organisme de Défense et de Gestion, le bouillonnant Hubert Boidron poursuit le dossier de demande d’AOC Montagne Saint-Émilion grand cru. Le cahier des charges et le plan d’inspection étant bouclés, ils devraient prochainement être présentés au Comité Régional de l’INAO. Les travaux sur cette nouvelle appellation sont une priorité pour le nouveau président du syndicat : « nous devons accéder au grand cru le plus tôt possible ». Avec l’espoir de mettre sur orbite l’AOC qui se veut Montagne avant d’être Saint-Émilion.

* : Hubert Boidron a d’ailleurs mis au défi la rédaction de Vitisphere de réussir à rédiger un article sans le terme interdit. Pari perdu !

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Vie de salon Le ministre de l'Agriculture inaugurera Vinexpo 2017

Mercredi 14 juin 2017 par Alexandre Abellan

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Ayant pris ses fonctions ce 17 mai, le sénateur auvergnat Jacques Mézard a succédé au député sarthois Stéphane Le Foll (Parti Socialiste).

Ayant pris ses fonctions ce 17 mai, le sénateur auvergnat Jacques Mézard a succédé au député sarthois Stéphane Le Foll (Parti Socialiste). - crédit photo : Ministère Agriculture (Pascal Xicluna)

Un mois après son entrée en fonction, Jacques Mézard va réaliser son premier contact avec le monde viticole lors du salon bordelais.

Ouvrant ce dimanche 18 juin au parc des expositions de Bordeaux, le salon Vinexpo ne sera inauguré que le lundi, le second tour des législatives obligeant à une réserve gouvernementale. Après le président François Hollande en 2017, ce sera au tour du nouveau ministre de l’Agriculture Jacques Mézard de couper le ruban de cette dix-neuvième édition. N'ayant jusque-là pas eu l'occasion de beaucoup montré sa fibre viticole, il est notamment attendu par la filière nationale sur les questions de l'assurance récolte après le gel du printemps dernier.

Jupiter

Espéré, le président Emmanuel Macron ne sera donc pas de l’évènement. Ayant à gérer sa probable majorité parlementaire. Mais sa conseillère à l’agriculture, Audrey Bourolleau, devrait être guettée dans les allées par les exposants souhaitant lui faire passer messages et attentes.

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Mesure exceptionnelle Feu vert de l’INAO à une hausse des rendements 2016

Vendredi 16 juin 2017 par Bertrand Collard

Sur Vitisphère

Vigne touchées par le gel

Vigne touchées par le gel - crédit photo : Domaine de Beaulieu à Germignac

Le comité national des vins AOC de l’INAO a donné un avis favorable aux demandes de hausse de rendement 2016 faites par l’Alsace, Bergerac, Bordeaux et la Savoie après le gel de cette année.

Christian Paly insiste bien : « cette mesure a un caractère absolument exceptionnel. Il fallait répondre à la détresse des viticulteurs touchés par le gel. Les pouvoirs publics nous accompagnent dans cette démarche visant à réponde à gérer une situation dramatique », ajoute le président du comité national des vins AOC de l’INAO.

Rendement butoir

Le 15 juin, cette instance a donné un avis favorable aux demandes de hausse de rendement 2016 déposées par quatre régions après le gel de ce printemps, à savoir l’Alsace, Bergerac, Bordeaux et la Savoie. Pour plusieurs de leurs appellations, ces régions pourront revendiquer le rendement butoir alors qu’elles avaient prévu des rendements inférieurs.

D'après la fédération des grands vins de Bordeaux, avec cette hausse, le volume commercialisable du millésime 2016 augmenterait de 50 000 à 100 000 hl, soit 1 à 2 % du total de la région. Autant qui ne sera pas perdu.

Contrôle qualitatif

Mais l’INAO pose une condition : « Les volumes concernés devront faire l’objet d’un contrôle qualitatif. Les ODG concernés doivent faire des propositions à l’INAO », indique Christian Paly.

Le VCI pour deux crémants

Le comité national a également donné son accord de principe pour le lancement de l’expérimentation du VCI dès cette année en crémant d’Alsace et en crémant de Loire. Les ODG concernés doivent encore présenter et faire accepter leur plan de contrôle.

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Vers une refonte totale du vignoble français Par : Manon Flausch | EURACTIV.fr

 8 juin 2017

http://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/interview/vers-une-refonte-totale-du-vignoble-francais/

Fin avril, trois premiers cépages de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), résistants à l’oïdium et au mildiou et nécessitant donc moins de fongicides, ont obtenu un classement temporaire. Quels changements pour la filière vin? Une interview de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

Obtenus par croisement avec des variétés naturellement résistantes (ce ne sont donc pas des OGM), ces cépages, appelés Bouquet ou ResDur (selon le type de croisement), pourraient permettre de réduire l’usage de fongicide de 80% à 90%, estime l’Inra. Pas négligeable, alors que les vignes, qui ne représentent que 3% des surfaces cultivées en France, emploient 20% des produits phytosanitaires.

Suite à un arrêté publié fin avril au Journal officiel, trois cépages résistants créés par l’Inra, et bientôt un quatrième, ont obtenu un classement temporaire, ce qui ouvre la voie à une plantation limitée à 3 ou 20 hectares –selon l’état d’avancement du dossier- par bassin, sur les 20 régions viticoles que compte la France. Attendue pour janvier 2018, l’inscription au catalogue des cépages permettra la commercialisation. Et bien d’autres devraient suivre dans les prochaines années.

Jean-Pierre van Ruyskensvelde est directeur général de l’Institut français de la vigne et du vin (IFV).

http://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/les-pesticides-omnipresents-sur-les-etals-europeens/

Comment ces cépages vont-il s’intégrer dans la filière viticole française ?

Les cépages ont un rôle très important pour la viticulture française. Ils sont constitutifs de l’identité des régions viticoles, avec des cépages propres par région. C’est un enjeu qui doit forcément être pris en compte lorsqu’on aborde la question du renouvellement de l’encépagement français.

Pour l’instant, nous n’en sommes qu’aux balbutiements, mais nous sommes partis pour un processus relativement long. Il s’agit d’abord de trouver des variétés nouvelles qui seront les plus proches, en termes de profil sensoriel, de celles qui sont actuellement cultivées. Les premiers développements se feront sans doute par des vins d’assemblage. Puis il y aura tout un travail de caractérisation dans les diverses régions, de manière à ne pas bouleverser le profil sensoriel des vins.

Combien de temps cela va-t-il prendre?

Ce sera au minimum le temps d’une génération, de 30 ans à 35 ans, pour renouveler l’ensemble du vignoble. Mais c’est un processus inéluctable. Nous avons déjà signé des conventions avec la filière dans plusieurs régions (Bourgogne, Alsace, Bordeaux, Champagne, etc.), où il s’agira d’abord d’identifier puis de proposer de nouvelles créations variétales qui pourront se substituer aux grands cépages actuels.

Quant aux cépages ResDur [premiers à obtenir un classement temporaire, ils ont fait l’objet, mi-mai, de conventions d’engagement avec des interprofessions du Sud], ce sont des variétés tout à fait intéressantes d’un point de vue de l’arôme et du rendement. Il s’agit de les mettre le plus rapidement possible dans les mains des vignerons, mais plutôt pour des vins d’assemblage.

Quel intérêt pour les viticulteurs de s’engager vers ces nouveaux cépages?

La profession est forcément très mobilisée sur le sujet. La vigne, ce n’est pas comme le colza: il y a une question plus forte de relation avec la terre, c’est une notion très forte dans cette filière. Et la question des phytos est d’autant plus prégnante qu’elle est liée à celle des pratiques.

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Le débat scientifique sur le glyphosate refuse de mourir

Le docteur Christopher Portier a analysé les sources des recherches des agences européennes sur le glyphosate. Dans une lettre à Jean-Claude Juncker, il s’inquiète d’un manque de rigueur scientifique.

En moyenne, traiter une vigne revient entre 400 et 500 euros par an et par hectare, c’est un coût très important pour le vigneron. Ces cépages vont permettre de réduire la fréquence de traitements, mais nous conseillons de les réduire à un minimum de deux traitements annuels, afin d’empêcher les contournements de résistance [comme cela est arrivé à l’étranger, dont l’Allemagne, pour des variétés monogéniques, les ResDur étant quant à eux résistants polygéniques].

Certains sites pourraient être particulièrement adaptés à ces nouveaux cépages, par exemple les parcelles situées à proximité des habitations, qui constituent des surfaces importantes dans certaines régions.

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Les viticulteurs français dénoncent la concurrence déloyale des vins espagnols

Les viticulteurs de Montpellier ont lancé une campagne médiatique pour alerter les consommateurs de la « concurrence déloyale » des vins espagnols qui se font passer pour des vins français. Un article de notre partenaire Euroefe.

Source(s) :

Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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