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15 juin 2017
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Quand le vin corse se hisse sur le toit de la planète vinicole

Par Noël Kruslin--14 juin 2017 à 15:01

http://www.corsematin.com/article/article/quand-le-vin-corse-se-hisse-sur-le-toit-de-la-planete-vinicole

Implanté sur un territoire géologiquement et climatiquement singulier, le Clos Venturi vient de voir son produit distingué au plus haut niveau international

archives Jeannot FLIPPI   

Decanter, c'est d'abord un grand magazine mensuel spécialisé dans le vin.

Un titre anglo-américain diffusé dans 90 pays, mais pas seulement un média d'information. C'est aussi un acteur influent du monde vinicole dont les écrits et les regards font autorité.

Son concours annuel, le Decanter World Wine Awards, en est la parfaite illustration, la référence absolue dont rêvent tous les domaines vinicoles du monde. Le produit d'une petite exploitation corse vient d'y être sacré.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la cuvée Chiesa Nera du Clos Venturi n'a pas été soumise à l'approbation de n'importe quel palais. 240 juges issus de 22 pays, 83 Masters of Wine et 40 Masters Sommeliers pour se pencher, à l'aveugle, dans le fief londonien du Decanter, sur 17 000 vins envoyés pour concourir depuis les domaines du monde entier.

Sur ses vignes de Ponte-Leccia, Manu Venturi, qui prend le relais de son père Jean-Marc aux commandes de l'affaire familiale, montre avec fierté, aujourd'hui, le diplôme de la Platinium Best in Show, la plus haute distinction décernée par le Decanter dans son palmarès 2017.

Seuls 34 vins sur les milliers en compétition y ont eu droit.

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Brésil : Minas Gerais, du vin au pays du café

Par Sophie de Salettes

Publié le 14/06/2017 à 17:30

http://www.larvf.com/bresil-vin-production-minas-gerais-caracteristiques-gout,4517114.asp

Dans le sud-est du Brésil, sur des terres d’altitude traditionnellement dédiées aux caféiers, des vins d’hiver de caractère sont en train de naître

Demain, on parlera de la première récolte de Murillo de Albuquerque Regina comme d’un tournant majeur dans l’histoire des vins brésiliens. Passionné de vin, amoureux de sa région Minas Gerais et docteur en sciences de la vigne et du vin, ce chercheur (Epamig) a tiré profit des propriétés du climat et de certains terroirs du sud-est brésilien en mettant au point une viticulture apte à donner des vins d’une qualité jamais atteinte au Brésil.

Le Brésil n’est pas a priori un pays de grands vins. Sur 80 000 ha de vignes, 15 % seulement correspondent à l’espèce vinifera, à l’origine de vins fins. Les 85 % restants sont des labrusca, à l’origine de vins rustiques, mais plus résistantes, productives, et surtout capables de s’adapter aux conditions climatiques du pays.

Le climat du Minas Gerais, comme celui du Brésil dans son ensemble, n’est pas adapté à la production de vins de qualité. La vigne y est traditionnellement taillée en août, elle débourre en septembre et fleurit en octobre. La maturation des baies commence en décembre et la récolte a lieu entre janvier et février, alors que les températures sont élevées, l’ensoleillement et les amplitudes thermiques faibles, la pluviométrie importante et les sols humides. Des conditions défavorables pour l’état sanitaire des raisins. Le résultat : une faible teneur des baies en composés phénoliques essentiels pour la qualité des vins, une maturité rarement aboutie, des jus trop dilués.

UN CYCLE DE LA VIE DÉCALÉ

altPourtant, quand Murillo fait le lien entre les conditions climatiques hivernales de sa région (pluviométrie faible, fraîcheur nocturne) et les conditions idéales d’une maturation et d’une belle vendange telles qu’il les a étudiées en France, il ose le pari de produire des vins de qualité au Brésil en décalant le cycle de la vigne grâce à deux tailles annuelles, pour récolter les raisins en hiver.
"Nous savons que les grands vins sont produits dans des régions où les raisins mûrissent et sont récoltés en période sèche avec des amplitudes thermiques jour/nuit marquées. Sous climat tropical, la vigne a une croissance continue, sans phase de dormance, explique le scientifique brésilien. Le cycle de la vigne étant court, nous pouvions envisager de la tailler entre janvier et mars pour que la récolte des raisins ait lieu entre juin et août, période durant laquelle les conditions climatiques sont très favorables à la production de vins de qualité."

UNE CROISSANCE PLUS LONGUE
Ainsi, le calendrier viticole est modifié. La taille d’août sert à la formation des bois. L’induction florale a lieu en septembre-octobre dans d’excellentes conditions : sans pluie, avec un ensoleillement fort. La vendange d’été est avortée après la nouaison. En janvier a lieu la seconde taille destinée à la production. La récolte des raisins à l’origine des vins débute en juin.
Murillo de Albuquerque Regina, ses équipes et ses partenaires ont montré qu’en récoltant l’hiver, la période de croissance était plus longue, le potentiel alcoolique plus important, les précurseurs d’arômes et les composés phénoliques plus nombreux, l’acidité davantage préservée et le rendement supérieur. "Les températures hivernales plus fraîches associées à un stress hydrique modéré induisent une taille réduite des baies, mais la fertilité est plus importante en récolte d’hiver compte tenu des conditions climatiques favorables pendant la formation des sarments et l’induction florale", précise le chercheur.

VIN ET CAFÉ
L’aire géographique choisie par l’agronome correspond à la zone de production de café située dans les régions d’altitude du sud-est brésilien. Le vin et le café ont des points communs. Les vignes et les caféiers aussi. Le bon café comme le bon vin affichent un bel équilibre entre arômes, tanins et acidité. Et pour donner de bons résultats, les vignes comme les caféiers ont besoin en période de maturation de sols assez secs, de soleil et de fraîcheur nocturne. L’amplitude thermique jour/nuit favorise la concentration des polyphénols et préserve l’acidité des fruits. Le caféier est en fleurs en septembre-octobre comme la vigne, mais on récolte le café en hiver, son cycle naturel étant plus long. Produire des vins d’hiver signifie donc récolter le raisin en même temps que le café…
Le premier projet de production de vins d’hiver est lancé en 2001 à Três Corações (Fazenda da Fé, chez Marcos Arruda Vieira). Syrah, viognier, cabernet-sauvignon, chardonnay, merlot et sauvignon blanc sont plantés à 3 300 pieds/hectare et conduits en cordon de Royat.
La syrah se distingue par la qualité de ses raisins. Les vignes, taillées deux fois dans l’année, se comportent bien. La qualité des raisins et leur état sanitaire apparaissent meilleurs qu’en vendanges d’été. Les années de recul prouvent que les vins (Primeira Estrada) sont d’une grande qualité, avec une matière équilibrée et des tanins lisses.
Après Três Corações, d’autres projets suivent. L’un des plus importants se situe à Espirito Santo do Pinhal. En 2005, la famille Guaspari plante ses premières vignes. Cinquante hectares aujourd’hui, qui côtoient 20 ha de caféiers. Cristian Sepúlveda, responsable du vignoble, étudie le comportement des vignes en lien avec Murillo de Albuquerque Regina : "La syrah et le sauvignon blanc sont les mieux adaptés à notre système de culture en termes de vigueur, fertilité, état sanitaire et qualité des raisins. Pour cultiver les autres cépages sur ces terres très pauvres, l’irrigation est indispensable", précise-t-il.

VINS D'HIVER, VINS DE TERROIRS

altLes variations de terroir permettent d’enrichir les expérimentations. L’altitude influe particulièrement sur les vignes. "Les cabernets et le merlot se comportent mieux en bas qu’en haut. Ils ont besoin d’une somme de températures importante pour parvenir à faire leurs deux cycles de production annuels. Au-dessus de 1 000 m, le cabernet-sauvignon ne mûrit plus assez. Le chardonnay et le pinot noir se comportent bien, même à plus haute altitude. Ils y développent des arômes frais très intéressants", note Cristian Sepúlveda.
L’exposition est aussi un critère important. "Dans la parcelle du Bosque, le viognier est exposé au sud car ainsi moins ensoleillé (nous sommes dans l’hémisphère sud…), alors que le petit verdot est exposé au nord, donc plus ensoleillé et à même de faire mûrir ses baies", relève-t-il.
Par ailleurs, la date de récolte et donc celle de la taille dont elle dépend sont un levier essentiel pour s’adapter au cépage. Juin est très froid, juillet l’est moins, septembre est chaud et sec. Ainsi, pinot noir, sauvignon blanc et chardonnay sont récoltés au plus froid en juin, la syrah en juillet, les cabernets en septembre.
La syrah et le sauvignon blanc se distinguent dans les parcelles comme dans les cuves. "Ils se suffisent à eux-mêmes, contrairement à nos cabernets, notre merlot ou notre chardonnay qui donnent de meilleurs résultats au sein d’assemblages", estime Cristian Sepúlveda. Les vins peuvent aussi être le reflet du caractère des parcelles. "Vista do Chá et Vista da Serra révèlent de fortes personnalités, d’où le choix de faire de leurs raisins des cuvées à part entière", précise l’œnologue. Chá correspond à une cuvette aux sols argilo-sableux d’origine granitique, à 1 100 m d’altitude, et donne des vins fins et persistants. Serra est une parcelle plus ouverte, plus haute (1 250 m), aux sols plus argileux, donnant des vins plus puissants et structurés. L’altitude joue aussi sur l’expression des vins, particulièrement du sauvignon blanc, plus citrique lorsqu’il vient du haut, plus tropical issu du bas.

UNE AVENTURE SCIENTIFIQUE
Au-delà du choix de la double taille, la position géographique des vignobles influe sur les vins d’hiver. Par exemple, le vignoble du domaine Casa Verrone, situé plus à l’intérieur des terres (Itobi), sur des versants exposés à l’ouest, a des sols plus gras et argileux (aucune irrigation n’est donc nécessaire, comme dans la majorité des domaines aujourd’hui concernés par la double taille). L’intérieur du pays étant plus chaud le jour que les zones tournées vers l’océan, les vins de ce domaine affichent généralement des arômes plus confits que les autres. Le choix de la date de vendange y est donc primordial pour garantir l’équilibre des vins.
Les domaines qui se sont lancés dans l’aventure “vins d’hiver” sont autant de sites d’expérimentations pour Murillo de Albuquerque Regina. Les cépages, les porte-greffes, les modes de conduite, la densité de plantation, l’influence de la climatologie et des sols, mais aussi la biologie de la vigne sont autant d’autres sujets étudiés à la loupe. Laurent Torregrossa, chercheur à l’Institut des Hautes études de la vigne et du vin de Montpellier (IHEV), collabore avec le scientifique brésilien pour mieux comprendre la physiologie de la vigne, notamment la variation de la fertilité des bourgeons selon les cycles. C’est une véritable aventure scientifique que le Brésil est en train de vivre. C’est aussi une aventure commerciale. « Les avancées scientifiques et agronomiques autour des vins d’hiver permettent au Brésil d’envisager une production de vins de haut niveau », affirme le chercheur français.

CARACTÉRISTIQUES DU VIGNOBLE

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La région traditionnellement productrice de vin est le Rio Grande do Sul (climat tempéré), située dans l’extrême sud du pays. Son développement est lié à l’installation, à la fin du XIXe siècle, d’une vague d’immigrés essentiellement allemands et italiens qui se sont largement investis dans la viticulture.
Dans le nord du pays, se trouve une autre région viticole importante (climat tropical semi-aride) : le Vale do Submédio São Francisco. C’est essentiellement une région de production intensive de raisins de table. Mais depuis le début des années 2000, la production de vin se développe. Les températures très élevées et les amplitudes thermiques faibles ne sont pas favorables à la production de grands vins.
Dans le secteur caféier, dans le sud-est brésilien, 50 ha de vignes sont cultivés suivant le calendrier “récolte d’hiver” dans des vignobles situés entre 800 et 1 250 m d’altitude. Une vingtaine de domaines ont fait le choix de la double taille et six d’entre eux ont déjà mis leurs vins sur le marché brésilien. Dans les chais expérimentaux de l’organisme de recherche Epamig, à Caldas, les vins de quinze domaines pratiquant la vendange d’hiver sont aujourd’hui vinifiés.
Les vignobles conduits en double taille représentent aujourd’hui une goutte d’eau au regard des 12 000 ha de vignes vitis vinifera plantées dans le pays (80 000 au total).

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Le retour en grâce des Coteaux du Lyonnais

Propos recueillis par Dominique Largeron

http://www.lyon-entreprises.com/News/L-article-du-jour/Le-retour-en-grace-des-Coteaux-du-Lyonnais-i81879.html

Depuis deux/trois ans, le phénomène est en train de s'inverser. D'appellation en voie de marginalisation, composée de seulement vingt-deux viticulteurs et une coopérative, les Coteaux du Lyonnais qui voyaient les surfaces plantées diminuer et leur image rester floue, sont en train de devenir à nouveau une terre d'accueil. Tirée par une nouvelle génération de vignerons qui a nettement haussé son niveau de qualité, l'appellation attire à nouveau. De nouveaux jeunes s'installent. Ça commence à se savoir. Entretien avec un de ses portes-drapeaux, Régis Descotes dont le domaine est basé à Millery, une des chevilles ouvrières du vignoble et ancien président du syndicat de l'appellation.

Le retour en grâce des Coteaux du LyonnaisRégis Descotes

Comme le vignoble de Côte Rôtie ou de Condrieu, par exemple, les Coteaux du Lyonnais ont 2 000 ans d'histoire derrière eux. Pourquoi cette appellation n'a-t-elle pas une image aussi forte que ces deux dernières ?

Régis Descotes-Pourquoi ? Parce que d'abord nous sommes petits. Si l'aire de d'appellation s'étend sur...7 000 hectares, 350 ha seulement sont actuellement plantés. Ce qui nous laisse de la marge !

 Nous ne sommes que vingt-deux viticulteurs et une coopérative, ce qui de facto ne représente pas des volumes très importants.

 Et enfin, parce que nous sommes une appellation récente. Il a fallu attendre 1984 pour voir signé le décret de création !

Pourquoi ?

C'est vrai que comme les appellations des Côtes-du-Rhône septentrionales, les Coteaux du Lyonnais étaient très étendus, dans leur prolongement d'ailleurs. On y retrouvait les mêmes cépages.

 Puis il y a eu le phylloxera, et ensuite la saignée de la Grande Guerre. Mais l'appellation n'a commencé à s'en remettre qu'après la Seconde Guerre Mondiale, sous l'impulsion d'une poignée de viticulteurs. Cela a pris du temps, beaucoup de temps : nous avons été classé VDQS (Vin Délimité de Qualité Supérieure) en 1952. Les demandes pour devenir une appellation à part entière sont elles, parties en... 1972.

 Le problème est peut-être aussi dû au fait que nous sommes rattachés à la Bourgogne avec le gamay et le chardonnay comme principaux cépages et donc quelque peu coincés entre deux prestigieux vignobles.

 Mais désormais, les Coteaux du Lyonnais sont en train de relever la tête. Une nouvelle génération de viticulteurs a nettement haussé le niveau de qualité comme on peut le constater lors des dégustations que vous organisez à Lyon... ?

 Oui, notre positionnement est bien celui là : nous nous affichons comme les vins de Lyon, ce qui avait été quelque peu oublié. Les Lyonnais, mais aussi les cavistes sont en train de nous redécouvrir.

L'image de l'appellation est donc en train de changer ?

 Oui et c'est heureux. Ces dernières années, on comptait plus de viticulteurs qui mettaient la clef sous la porte que de viticulteurs qui s'installaient. La superficie ne cessait de diminuer. Mais depuis deux à trois ans, le phénomène est en train de s'inverser. De nouveaux jeunes arrivent, achètent des terrains en zone d'appellation : les terres à planter ne manquent pas et surtout elles sont qualitatives et pas chères du tout. C'est ainsi qu'un certain nombre de jeunes tentent l'aventure de la reconversion professionnelle.

 Vous êtes aussi une terre d'expérimentation.. ?

Au-delà du gamay noir à jus blanc, du chardonnay et de l'aligoté, les trois cépages de l'appellation ; un certain nombre d'entre nous, dont je fait partie, tentent d'autres cépages comme la syrah ou la roussanne, voire d'autres encore, en ligne avec nos racines historique. Cela crée un émulation.

Quels objectifs pour l'avenir ?

 Nous voulons continuer à développer notre image et la notoriété de notre vignoble et assurer la pérennité de ceux qui viennent de nous rejoindre et croient dans ce renouveau qui passe par la diversité.

 Nous avons encore à progresser, nous nous y attelons, mais nous sommes sur la bonne voie !

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Hiérarchisation

Premier pas pour les crus de Cahors


Lundi 12 juin 2017 par Alexandre Abellan

Article mis à jour le 13/06/2017 08:44:55

Sur vitisphère

Les AOC Cahors du plateau/du Causse et Cahors de la vallée/des coteaux pourraient être mises en place dès 2020, espère-t-on dans le Lot.

Ayant refermé les plaies de 2002, l’AOC du Lot avance étape par étape vers le classement de ses crus. Avec dans un premier temps le dépôt de cahiers des charges pour deux mentions complémentaires.

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Fin de non-recevoir à l’AOC Coteaux du Sauternais

Mardi 13 juin 2017 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

Réélu ce 9 juin à la présidence du syndicat viticole de Sauternes, Xavier Planty ne cache pas qu’il n’était pas un fervent promoteur de l’AOC Coteaux du Sauternais (reposant sur de plus hauts rendements, un moindre niveau de botrytisation…).

Réélu ce 9 juin à la présidence du syndicat viticole de Sauternes, Xavier Planty ne cache pas qu’il n’était pas un fervent promoteur de l’AOC Coteaux du Sauternais (reposant sur de plus hauts rendements, un moindre niveau de botrytisation…). - crédit photo : Agence Fleurie (Jean-Bernard Nadeau)

Délaissant l’option d’une appellation de repli, le vignoble de Sauternes souhaite se concentrer sur sa production de liquoreux. Tout en s’ouvrant à une valorisation territoriale avec les Graves.

Le débat s’est clos ce 9 juin. Avec 75 % des votes contre, l’assemblée générale du syndicat viticole de l’appellation Sauternes a mis un terme au travail sur la création d’une AOC de repli, Coteaux du Sauternais, préconisée en novembre par le rapport Malpel*. « C’est un refus net et précis » résume Xavier Planty, le président de l’organisme de défense et de gestion, qui avoue ne pas avoir été un fervent défenseur du projet. Se basant sur des études réalisées auprès des consommateurs, le vigneron souligne pourtant que « cette appellation aurait eu un intérêt au niveau du marché. Il n’y aurait pas eu de cannibalisation au niveau du nom Sauternes. »

Mais pour l’élu, le projet d’AOC de repli était affaibli par sa construction sur le périmètre de l’AOC Sauternes. Cette aire constante aurait mécaniquement signifié « moins de sauternes présents en linéaires et cavistes. Ce qui n’aurait pas été bon pour le développement commercial de l’AOC » estime Xavier Planty. La piste d’une ouverture à d’autres AOC moelleuses girondines (comme Graves, Loupiac, Sainte-Croix du Mont…) aurait pu donner une autre pertinence à ce projet, mais les vignerons de Sauternes n’ont pas souhaité se créer une concurrence voisine.

"Les cours ont monté de 25 %, avant le gel"

Il faut dire que le contexte de crise commerciale est à pondérer dans le Sauternais, le vignoble étant rassuré par des cours à la hausse (+16 % sur les dix mois de la campagne 2016-2017, soit 5 259 € le tonneau). Portés à la fois par les marchés américains et asiatiques (globalement +11 % d'expéditions en 2016). Si la récolte 2016 a été généreuse (35 200 hl, +25 % par rapport à 2015), le millésime 2017 s’annonce réduit de moitié par le gel du printemps. Moins violentes qu’en 1991, les dernières gelées entraîneraient une perte de récolte globale de 50 % (avec d’importants dégâts sur Barsac). Ce qui laisse plus présager à l’avenir d’enjeux de manques de disponibilité que de surstockages.

* : Si l’AOC vin blanc sec a été écartée d’emblée, l’abandon de cette AOC de repli ferme une piste majeure préconisée par le rapport Malpel pour relancer le vignoble de Sauternes. Ne semble plus rester actuellement de ces préconisations que le projet de cave coopérative. Qui continue d’avancer discrètement, gérant aujourd’hui 2 000 hectolitres de vrac. Ce qui commence à peser sur le paysage des liquoreux girondins.

 

Cohésion territoriale

Lors de l’assemblée générale de Sauternes ce 9 juin a été adoptée la création d’un groupe organique Graves Sauternes au sein du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB). Également votée par le syndicat viticole des Graves le 8 juin, ce regroupement du Sud de la rive gauche de Bordeaux se veut structurant. Dans la continuité de la route des vins de Graves et Sauternes, ce rapprochement se pose comme un condensé du vignoble bordelais, misant sur ses atouts historiques et la renommée de ses grands crus. « On a toutes les hiérarchies à l’origine de Bordeaux » estime Xavier Planty. « Les liquoreux vont d’Yquem aux Graves doux, les rouges de Haut-Brion aux Graves rouges, les blancs secs de Pessac-Léognan aux Graves… »

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Code international

L’OIV reconnaît quatre nouvelles pratiques œnologiques

Lundi 12 juin 2017 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

La quinzième assemblée générale de l’OIV, « l’ONU du vin » s’est tenue ce 2 juin à Sofia.

Les experts de l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV) viennent d’adopter des techniques pour réduire le pH des moûts de mistelles, filtrer des contaminants des vins, diminuer l’acidité des moûts et enrichir le vin en glutathion.

Source(s) :

Diaporama

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La Madelaine-sous-Montreuill
Publié le 11 avril 2019
PARIS
Publié le 11 avril 2019

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