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10 juin 2017
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 MINISTERE DE L'AGRICULTURE ET DE L'ALIMENTATION

       17 Arrêté du 30 mai 2017 modifiant le Catalogue officiel des espèces et variétés de plantes cultivées en France (plants de vigne)
       https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034891048;dateTexte=;categorieLien=id

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Spiritueux : Pernod Ricard prend le contrôle du mescal Del Maguey [J.L.L.]

 http://www.rayon-boissons.com/Actu-Flash/Spiritueux-Pernod-Ricard-prend-le-controle-du-mescal-Del-Maguey-49701

8 Juin 2017

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La stratégie d'acquisition de marques "craft" se poursuit pour Pernod Ricard. Le N'2 mondial des spiritueux annonce qu'il a pris une participation majoritaire dans le mescal Del Maguey Single Village. Il s'agit d'un producteur mexicain de la région d'Oaxaca leader des mescals artisanaux et très implanté aux Etats-Unis.

"Cela illustre notre stratégie constante de bâtir des partenariats avec des entrepreneurs dynamiques qui partagent notre passion pour les produits premium", indique dans un communiqué Alexandre Ricard, PDG du groupe.

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Chasse au trésor : Trouvez les bouteilles cachées et gagnez des caisses de vin !

http://www.larvf.com/vin-chasse-tresor-france-vignobles-bouteille-cachee-caisse-vin-gagner-concours,4532637.asp

Par Philippe de Cantenac

Publié le 08/06/2017 à 15:31

Avec le numéro hors série de juin 2017, La RVF vous proposons de jouer aux détectives dans le vignoble à la recherche de 5 flacons cachés pour vous aux quatre coins de l'hexagone. Qui trouve une bouteille gagne une caisse !

Pour gagner, il vous suffit juste de déchiffrer les énigmes, puis de partir à la recherche de ces bouteilles cachées dans le vignoble. Le premier qui trouve une bouteille en gagne une caisse. Alors, prêts ?

La Revue du Vin de France s’est associée à 5 vignerons réputés répartis sur le vignoble hexagonal pour vous faire gagner des caisses de 12 bouteilles d’un grand vin. Pour les gagner, il suffit de déchiffrer les énigmes suivantes, de trouver où elles se cachent et d’aller les chercher.

Le principe du jeu :

Cinq producteurs réputés ont caché une bouteille d’un de leur meilleur vin, signée sur l’étiquette, dans un endroit tenu secret. A l’aide des 5 énigmes suivantes, vous devrez enquêter pour découvrir où se cachent ces bouteilles réparties sur l’ensemble du vignoble national. Une fois l’énigme déchiffrée, partez sur le terrain, à l’aventure, entre amis ou en famille, pour tenter de dénicher le mystérieux flacon. Une fois trouvé cette fameuse bouteille cachée, (facilement reconnaissable car signée sur l’étiquette), rendez- vous directement chez son producteur qui vous en offrira une caisse. Bien entendu, il n’y a qu’une seule bouteille par lieu et donc seuls les premiers à avoir trouvé la bonne cachette auront droit à la caisse ! A vous de jouer !

Bonne chance à tous !

Attention : suivez le jeu en direct sur le site Internet de la RVF : larvf.com pour être informé au fur et à mesure de la découverte des bouteilles.

Énigme 1 - Au grès rose de tes envies

Dans cette commune où habitaient les prêtres, mon domaine, créé en 1930, t’entraînera vers cette route de pèlerinage. Si tu es attentif, personne ne te jettera la pierre. Au grès rose de tes envies, creuse ton chemin vers le trésor.

Énigme 2 - Buisson ardent

Fais preuve d’assurance pour trouver mon Château dont on dit qu’il est à l’origine de la thermorégulation. En entrant, une abeille aux nerfs d’acier te montrera le chemin d’un buisson ardent.

Énigme 3 - Beau comme un cabanon

Tartanes ou félonques te mèneront à mon domaine veillé par une même famille depuis deux siècles. Bienvenue ! Sur ta gauche, au milieu des vignes, ce cabanon n’aurait-il pas des choses à te raconter ?

Énigme 4 - Là-haut sur la colline

Cinq générations se sont succédées pour veiller sur ces 95 ha de vignes. En toute chose la constance est récompensée. Garde bien cela à l’esprit quand, de la chapelle dédiée au Saint Patron du village, tu devras chercher l’ouverture céleste.

Énigme 5 - Terres blanches

Les premières terres familiales datent du début 1700. La pureté sur l’étiquette sera signée, à condition que tu remettes la vigne au centre du village et que, du chêne tu trouves le chemin.

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Vignoble et nucléaire : les atomes de la discorde


Par Jérôme Baudouin

Publié le 08/06/2017 à 14:22

http://www.larvf.com/vin-vignoble-nucleaire-viticulture-debat-radioactivite-catastrophe-pollution-environnement,4518432.asp 

Atteinte à l’image de marque d’appellations, crainte d’une catastrophe toujours possible en raison du vieillissement des installations, plainte de la Suisse pour pollution… Le nucléaire, ce vieux compagnon du vignoble, n’est plus un actif intouchable.

L’immense colonne de vapeur d’eau se voit à des kilomètres dans le voisinage. Quel que soit le lieu où l’on se trouve dans les coteaux chinonais, la vue s’attarde sur ce panache de vapeur blanche. Il se confond avec les cumulus, comme si une fabrique de nuages sortie de la tête d’un poète élaborait à la chaîne cirrus et autres cumulonimbus.
Il n’y a pourtant rien de poétique derrière ces rejets de la centrale nucléaire de Chinon, en activité depuis 1963. Certes, les réacteurs actuellement en service datent des années 80 et ne sont pas les plus anciens de France. Certes, la France bénéficie grâce au nucléaire d’une électricité vendue à bon marché, mais les installations vieillissantes du parc français ne sont plus à l’abri d’un accident industriel, comme en 2002, lorsqu’un rejet incontrôlé d’effluents liquides dans la Loire a finalement été reconnu par EDF.

EN QUÊTE D'INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE
En cinquante ans, l’image du nucléaire civil en France a été écornée, et pas seulement depuis Tchernobyl ou Fukushima. Née d’une volonté politique d’indépendance énergétique au début des années 50, la production d’électricité nucléaire se paraît alors de toutes les vertus de la modernité. Grâce à elle, les villes allaient être éclairées à moindres frais. Une ère nouvelle allait métamorphoser la France, désormais sans colonies. Comme l’écrit aujourd’hui le service communication d’EDF concernant l’histoire de l’entreprise : "Les Trente Glorieuses sont en marche. C’est une course. Tout le monde veut grandir : collectivités et particuliers… EDF relève le défi". Pour l’État, le nucléaire est le meilleur outil pour assurer la croissance énergétique de la France. Mais à quel prix ?

Longtemps considéré comme le symbole de la haute technologie française, le nucléaire ne jouit plus de la même aura dans l’Hexagone. Les pressions du gouvernement allemand pour la fermeture de la centrale de Fessenheim et la plainte déposée en mars 2016 par la Suisse, pour pollution des cours d’eau, à l’encontre de la centrale du Bugey, dans l’Ain, accentuent encore le malaise vis-à-vis d’EDF. "Chacun sent bien que nous ne sommes plus à l’abri d’un accident important, comme au Japon", redoute un vieux vigneron des Côtes du Rhône qui vit depuis des décennies non loin de la centrale de Saint-Alban-du-Rhône.

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UNE AUBAINE POUR L'ÉCONOMIE LOCALE
Pourtant l’implantation de ces centrales dans les années 60 et 70 était loin de soulever une opposition farouche dans les vignobles. Car bon gré mal gré, ces deux mondes cohabitent depuis des décennies.
Au début des années 60, Chinon est une zone rurale peu développée, dont la principale richesse est le vin. Jean-Max Manceau, l’ancien président du syndicat viticole de Chinon, se souvient des témoignages de vieux vignerons locaux lors de l’implantation de la centrale sur la commune voisine d’Avoine. "Lors de sa construction, les vignerons n’ont pas été consultés. Ils se sont retrouvés face à une décision de l’État, nous assurant d’une énergie propre et sans danger", raconte aujourd’hui Jean-Max Manceau basé sur les coteaux de Noiré. "Bon, il est vrai que l’arrivée de nouveaux habitants travaillant pour la centrale d’EDF et les plateformes industrielles créées à proximité auront tout de même permis de redonner vie à la commune et à la région", poursuit-il.  

Historiquement, la proximité géographique entre vignobles et centrales atomiques s’explique car, aussi incroyable que cela puisse paraître, ils partagent les mêmes besoins de fonctionnement, de logistique et de commercialisation. Depuis l’Antiquité, la plupart des terres à vignes ont été exploitées à proximité de fleuves ou de ports facilitant l’acheminement du vin et sa vente vers les marchés des grandes villes. C’est toujours le cas aujourd’hui.
Les sites de production d’électricité ont eux besoin d’une grande quantité d’eau, pompée dans les fleuves ou dans la mer et destinée au refroidissement des réacteurs atomiques. Mais aussi de voies d’accès afin d’assurer leur approvisionnement en combustible, comme de l’uranium provenant des gisements miniers français et étrangers. En regardant de plus près une carte de France, on constate la juxtaposition des installations nucléaires et des terroirs viticoles. Comme pour le vin, il faut pouvoir produire localement et transporter la production vers des zones à forte concentration humaine sans être au cœur même des grandes cités. Si bien que la carte de France des centrales se confond avec celle des vignobles. Aujourd’hui, sur 19 centrales nucléaires implantées en France, 12 sont situées dans des zones viticoles et produisent près de 55 % de l’électricité nationale…


BLAYE, CHINON, TRICASTIN, BUGEY...

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Le programme débute en 1956, sur les bords du Rhône, dans le Gard. Le site nucléaire de Marcoule voit le jour au cœur du vignoble des Côtes du Rhône sur le territoire des communes de Chusclan et Cocolet. Là même où le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) mettra au point des années plus tard la filière nucléaire graphite-gaz. Aujourd’hui encore, la production de tritium (l’un des isotopes de l’hydrogène) y est toujours active. Mais c’est dans les années 70 que la stratégie énergétique du tout nucléaire va modifier le paysage rural de la France. Préemption de milliers d’hectares de friches, de terres cultivables et de forêts, modification de cadastres, nouveaux plans d’occupation des sols… La construction des centrales de Blaye, de Chinon, du Tricastin et du Bugey va modifier l’équilibre et l’image des vignobles voisins.

Sur les bords du Rhône, au nord-est de Lyon, la centrale du Bugey fait son apparition, à une trentaine de kilomètres du vignoble. Loin vers le sud-ouest, en pleine zone marécageuse, sur la rive de l’estuaire de la Gironde, face à l’appellation médocaine de Saint-Estèphe, la centrale du Blayais est mise en service en 1981 et compte quatre réacteurs de 900 mégawatts chacun. Ironie de l’histoire, le vignoble le plus proche à vol d’oiseau (4,6 km) de cette centrale en partie construite par Bouygues est le château Montrose, deuxième cru classé du Médoc en 1855 et devenu depuis 2006 la propriété de Martin et Olivier Bouygues.

VIGNERONS, PÊCHEURS, ÉCOLOGISTES MOBILISÉS
Dès l’annonce de sa construction en 1974, la centrale nucléaire de Blaye cristallise l’opposition des paysans, pêcheurs et écologistes locaux. Une pétition est lancée. Les opposants recueillent 25 000 signatures qu’ils remettent en préfecture de la Gironde, le 26 novembre 1974. Les pêcheurs de l’estuaire, notamment, sont très inquiets de l’impact sur les poissons du réchauffement des eaux reversées dans l’estuaire. Une poignée d’irréductibles agriculteurs, via l’association de protection de la nature dans le Sud-Ouest (Sépanso), et des viticulteurs de l’Entre-deux-Mers concernés par la désignation du couloir de passage des lignes à très haute tension sur leurs exploitations, défileront dans les rues de Bordeaux.
Mais rien n’empêchera la mise en service de la centrale nucléaire, en 1981. Une époque bénie pour le nucléaire français. La France voit en effet pousser comme des champignons les hautes cheminées aéro-réfrigérantes (d’une hauteur comprise entre 128 et 170 mètres) sur les rives de la Loire non loin des célèbres châteaux Renaissance, de l’Ain, du Rhin, de la Gironde à portée de tir de la citadelle de Blaye. Toujours à proximité de vignobles emblématiques.

L’implantation de chaque centrale est le théâtre d’oppositions locales plus ou moins fortes de la part de citoyens écologistes ou de paysans, comme à Blaye. Mais en parcourant les archives des journaux locaux, on s’aperçoit que les vignerons sont souvent absents de ces rassemblements. Ils ne s’opposent que mollement à ces projets de centrale. En effet, l’arrivée d’une centrale nucléaire rime avec la création de nombreux emplois qualifiés.
Or, les vignerons vendent l’essentiel de leur production au domaine. S’opposer à la construction d’une centrale, cela veut donc dire tourner le dos à une clientèle importante. "Les vignerons de Chinon ont de nombreux clients parmi les employés du site. Nous entretenons de bonnes relations", reconnaît Jean-Martin Dutour, le président du syndicat viticole de Chinon qui souhaite conserver un dialogue fructueux avec le personnel de la centrale.

LE VIN, FAIRE-VALOIR DU NUCLÉAIRE

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Cette proximité géographique entre atomes et vins se traduit également dans le nom des centrales nucléaires. Trente Glorieuses obligent, l’État prend soin de valoriser ces symboles de la haute technologie française. Ces centrales ne peuvent se contenter de porter les noms de villages anonymes. Or, le meilleur moyen de se souvenir de leur nom est de les associer à un site ou un lieu emblématique de la région.
Et quoi de mieux que les vins renommés pour porter haut les couleurs de ce savoir-faire de l’électricité hexagonale. Ainsi, personne ne connaît la centrale d’Avoine. Pourtant, c’est le véritable site de la centrale de Chinon. Qui connaît la centrale de Braud-et-Saint-Louis ? Il s’agit en réalité de celle de Blaye. Même chose pour Saint-Vulbas qui abrite la centrale du Bugey, dont le vignoble est pourtant situé à plus de trente kilomètres des hautes cheminées des réacteurs. Jadis acceptée, cette homonymie ne passe plus aujourd’hui dans les vignobles concernés.
Les syndicats viticoles multiplient depuis quelques années les recours pour demander aux centrales de changer de nom. L’AOC Chinon l’a demandé en 2011, tout comme Bugey en 2014 (lire encadré, page 50). Mais ces demandes sont restées lettres mortes. À chaque fois, EDF ou l’État, inflexibles, ont refusé le changement de nom.

TCHERNOBYL EST DANS TOUS LES ESPRITS
À tel point que le seul changement de nom officiellement enregistré ne concerne pas une centrale nucléaire, mais une appellation. Les vignerons des Coteaux du Tricastin, voisins de la centrale du même nom, ont préféré rebaptiser leur AOC Grignan-les-Adhémar. Il faut dire qu’ils supportaient de moins en moins la mauvaise réputation de la centrale, notamment à cause des incidents à répétition. En juillet 2008, lors du nettoyage d’une cuve par la Socatri, une filiale d’Areva, une solution uranifère importante s’est répandue sur le site et dans les rivières avoisinantes, créant un vent de panique dans le voisinage.
Tout le monde a naturellement pensé à Tchernobyl. "Ces incidents nous ont porté un important préjudice commercial, le nom de Tricastin a vu son image altérée, se rappelle Henri Bour, le président du syndicat vigneron. Tandis qu’EDF refusait de nous entendre, l’Inao a pris très au sérieux notre volonté de sortir de cette impasse." Le 17 novembre 2010, l’AOC a donc pris le nom de Grignan-les-Adhémar et en a profité pour réviser le cahier des charges de l’appellation. "Les vignerons se sont fixé des objectifs plus ambitieux : le désherbage total des vignes est désormais interdit afin de permettre un meilleur travail du sol. Aujourd’hui, le quart des caves coopératives présentes dans l’AOP Grignan-les-Adhémar est certifié en agriculture biologique", souligne Henri Bour comme pour faire un pied de nez au nucléaire voisin.


DÉTONATIONS ET DÉGAZAGE À TRICASTIN

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Pour autant, même rebaptisé, le vignoble n’est pas à l’abri d’une nouvelle alerte. Le soir du réveillon du 31 décembre 2014, un réacteur de la centrale du Tricastin s’est mis en arrêt d’urgence. Un dégazage a été accompagné d’un immense panache de fumée suivi de bruits assourdissants et de détonations entendues jusqu’à 12 km à la ronde. Dans la foulée, l’organisation écologiste Next-Up a mesuré des rejets de radioactivité dans l’air, que EDF a réfuté. Deux mois après, EDF a néanmoins reconnu publiquement des rejets radioactifs de tritium dans la nature.
Cette multiplication d’incidents ou de rejets non contrôlés pose la question fondamentale de la surveillance spécifique des vignobles situés à proximité des centrales nucléaires. Existe-t-il un protocole ? Malgré nos demandes répétées d’interviews auprès du Bureau information des publics de l’Agence de sécurité atomique, nous n’avons obtenu aucune réponse, l’agence se contentant de nous renvoyer vers son site internet.

La difficulté d’accéder aux informations ne concerne pas que les centrales nucléaires. Difficile, en effet, de se renseigner sur les risques de contamination des sites de stockage de déchets nucléaires. Les associations écologistes peuvent en témoigner. Ce sont elles qui ont dénoncé, dès 1992, les risques de contamination des terres ou des nappes phréatiques depuis la mise en service du Centre de stockage de déchets nucléaires de Soulaines-Dhuys, près de Troyes. Les viticulteurs de la Côte des Bars, eux, ne s’en étaient pas souciés. Pourtant, le site de stockage est situé à moins de 15 km des vignes. Depuis, les vignerons champenois s’efforcent d’éviter la langue de bois.
Béatrice Richard, viticultrice à Essoyes et présidente du Syndicat général des vignerons de la Côte des Bars, déclare ainsi, le 8 avril 2013, dans L’Est Éclair que "le champagne de l’Aube n’est pas radioactif. Il n’y a aucun problème de dépassement de rejet ou de dangerosité". La vigneronne n’est pas devenue une pro-nucléaire. En réalité, elle s’appuie sur les études menées par un laboratoire indépendant financé par le Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC) qui réalise des mesures très précises des rejets dans l’eau, dans l’air et dans le sol du vignoble champenois autour du fameux site de stockage.


LA CHAMPAGNE CONTRE LE STOCKAGE NUCLÉAIRE
La question du stockage des déchets est en effet suivie de très près par le CIVC. Les vignerons ne veulent surtout pas voir le nucléaire menacer l’image de leur vin (près de 4,75 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015). En 2011, une enquête publique a été exigée par le CIVC lors de l’annonce de la création d’un site de stockage de déchets radioactifs à Morvilliers, toujours dans l’Aube. Le CIVC a clairement soulevé le problème de la contamination possible du vignoble situé à seulement 4 km de l’emplacement du site retenu.
Le débat s’est poursuivi en 2015 avec le projet d’agrandissement de l’ancien centre d’étude du CEA de Pontfaverger-Moronvilliers, actuellement fermé, au pied de la Montagne de Reims, ce parc naturel régional qui jouxte à l’est la Cité des sacres. Le site devrait permettre de stocker des déchets radioactifs, ce qui inquiète de CIVC. Mais le vignoble champenois fera-t-il fléchir EDF ? À l’heure où l’État envisage de prolonger la vie des centrales, de dix, voire de vingt ans supplémentaires, ce débat sur la cohabitation du vin et de l’atome ne fait sans doute que commencer.

Éric Angelot, président du Syndicat des vins du Bugey : "Nous voulons corriger une injustice"

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La RVF : Vous avez demandé à EDF de rebaptiser la centrale du Bugey en centrale de Saint-Vulbas, pourquoi ?
Éric Angelot : Parce que depuis 1958, année d’attribution de l’AOVDQS pour nos vins, le nom du Bugey est associé au vignoble. Il est donc plus simple que la centrale située sur la commune de Saint-Vulbas change de nom. Et non pas notre appellation, comme ce fut le cas pour l’AOC Tricastin.

La RVF : Vous avez donc décidé d’interroger le gouvernement sur ce sujet. Où en est votre dossier ?
Éric Angelot : Oui, le 29 avril 2014, Étienne Blanc, député de l’Ain, a interpellé le gouvernement sur la possibilité de faire changer la dénomination de la centrale de Saint-Vulbas afin de ne plus créer de confusion entre les deux activités, surtout depuis la reconnaissance en 2009 des vins du Bugey en AOC.

La RVF : Avez-vous reçu une réponse favorable ?
Éric Angelot : Hélas ! non. Le 24 février 2015, le ministre de l’Agriculture nous répondait en arguant d’une coexistence de 40 ans avec la centrale. Il considérait que cela n’avait pas créé d’obstacle au développement des vins du Bugey. Ce qui est totalement inexact. Nous  allons donc poursuivre nos actions pour corriger cette injustice.

 

Spiritueux : Une stratégie cocktails pour le muscat de Beaumes de Venise [J.L.L.]

http://www.rayon-boissons.com/Actu-Flash/Spiritueux-Une-strategie-cocktails-pour-le-muscat-de-Beaumes-de-Venise-49666

7 Juin 2017

Après avoir revu son packaging, le muscat de la Cave de Beaumes de Venise se lance dans une stratégie de consommation en cocktails. Cette marque s’est associée à l’un des meilleurs bartender de France pour concevoir deux recettes de référence.

La première formule, à base de vin doux naturel blanc, se nomme origine et s’associe à de la liqueur de fleur de sureau et du jus de citron vert. Quand la seconde, à base de la variante rosée, est baptisée confession et se combine à du gin, de la liqueur de pêche et du tonic. 

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Un film de réalité virtuelle sur la vigne et le raisin pour les enfants

Publié le 02/06/2017 - 17:34

par Viti Veille

https://www.mon-viti.com/filinfo/vie-de-filiere/un-film-de-realite-virtuelle-sur-la-vigne-et-le-raisin-pour-les-enfants

 

Vin ; Société a développé un film de réalité virtuelle ludique et éducatif! Il permet aux enfants de 8 à 12 ans de découvrir de façon moderne et captivante la culture de la vigne et du raisin. Le film est libre de droit. Vous pouvez donc le récupérer et l’utiliser sur tous les supports que vous souhaitez.

Il est en ligne sur YouTube.

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Des nouveaux repères de consommation d'alcool à moindre risque

Publié le 06/06/2017 - 18:52

par Viti Veille

Vin ; Société, dans un communiqué, constate que le 4 mai 2017, sous l’égide de Santé Publique France, un groupe d’experts a présenté un rapport formulant une série de recommandations visant à renouveler le discours public sur l’alcool en France.

Parmi les mesures proposées par ce groupe d’experts figure la mise en place de nouveaux repères de consommation :

► 10 verres d’alcool standards par semaine maximum, soit 2 verres par jour maximum (homme et femme confondus), avec des jours sans consommation.

Et de constater que ces nouveaux repères, déjà affichés sur le site Alcool-info-service, sont parmi les plus bas du monde, en décalage avec la moyenne des autres pays*. Le rapport souligne également l’importance de les faire connaître aux Français.


Au nom des 500 000 acteurs de la vigne et du vin, Vin ; Société annonce prendre acte de ce changement de norme et renouvelle sa proposition de contribuer à la diffusion des repères de consommation comme l’association l’a déjà proposé aux pouvoirs publics à maintes reprises.

La filière viticole prend sa part de responsabilité face aux enjeux de santé publique

La filière viticole s’inscrit dans son temps, elle est prête à prendre sa part de responsabilité face aux enjeux de santé publique. Elle a d’ailleurs déjà engagé sur ses fonds propres une première campagne d’information visant à faire connaître les précédents repères de consommation en décembre 2015**.

En revanche, pour la première fois de notre histoire, Vin & Société constate une toute nouvelle orientation de santé publique passant de la lutte contre la consommation excessive d’alcool à l’idée que toute consommation est nocive, même en quantité minime. En application du principe de précaution, c’est dorénavant l’ensemble de la population qui est visée, plutôt que les populations à risque ou les consommateurs excessifs.

Dans cet esprit, les experts de Santé Publique France proposent un ensemble de mesures visant à remettre en cause toute forme de consommation d’alcool : changement du message sanitaire qui deviendrait « Toute consommation d’alcool comporte des risques pour votre santé », taxation, renforcement du cadre publicitaire sur Internet, etc. Ces préconisations sont proposées de façon régulière depuis des années alors qu’elles n’ont pas fait la preuve de leur efficacité.

A cet égard, Joël Forgeau, Président de Vin ; Société déclare:

La filière viticole est prête à accompagner les pouvoirs publics dans la diffusion des repères qui donnent un cadre clair à la consommation d’alcool en France pour permettre à chacun de se situer. Nous sommes pour la responsabilisation des individus et non pour les mesures qui remettraient en cause toute forme de consommation.

Le vin occupe une place singulière dans le coeur et dans la culture des Français qui le consomment d’ailleurs majoritairement de manière occasionnelle***. Nous devons tous nous engager dans la lutte contre les excès mais aussi permettre de préserver une consommation de partage et de plaisir du vin en France.

La filière viticole française souhaite enclencher une réflexion constructive et durable.
Elle appelle de ses voeux un véritable dialogue avec les pouvoirs publics fondé sur une approche
transversale et harmonieuse du vin alliant santé, éducation, culture, agriculture et économie.

*L’avis d’experts propose un maximum de 10 unités d’alcool par semaine pour les hommes comme pour les femmes, soit 100 g d’alcool pur par semaine. Dans les autres pays ayant adopté des repères de consommation, ces repères vont de 98 à 140 g pour les femmes, et de 150 à 280 g pour les hommes. Source : Governmental standard drink definitions and low-risk alcohol consumption guidelines in 37 countries (étude parue dans le journal Addiction en avril 2016)
**.Campagne d’information Vin ; Société « Le vin, je l’aime je le respecte ». Diffusion des repères 2340. Décembre 2015
*** 51% de consommateurs occasionnels. Source Etude Quinquennale FranceAgriMer 2015 (page 8)

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La production mondiale de vins (hors jus et moûts) est estimée en 2016 à 267 millions d’hectolitres

Publié le 07/06/2017 - 11:26

par Viti Veille

À l’occasion du 40ème Congrès mondial de la vigne et du vin, le directeur général de l'OIV, Jean-Marie Aurand, a présenté un bilan global du secteur vitivinicole, ainsi que les premiers éléments du rapport thématique consacré à l’encépagement mondial, qui sera publié en fin d’année.

Le bilan traite du potentiel vitivinicole de production, de la superficie en vigne, de la production et consommation globale de vin, des volumes d’exportation et d’importation de vin.

  • En 2016 la superficie viticole mondiale s’élève à 7,5 millions d’hectares
  • La production mondiale de raisin atteint 75,8 millions de tonnes en 2016
  • La production mondiale de vins (hors jus et moûts) est estimée en 2016 à 267 millions d’hectolitres
  • La consommation mondiale de vins en 2016 est estimée à 241 millions d’hectolitres

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      PARIS : Rendez-vous pour le mondial de la bière en juin

http://paris.julienbinz.com/PARIS-Rendez-vous-pour-le-mondial-de-la-biere-en-juin_a821.html

Mondial de la Bière 2017 va se dérouler du 30 juin au 2 Juillet 2017 à la Maison de la Mutualité à Paris
Le Mondial de la Bière Paris s'était fixé un premier objectif : donner à découvrir 80 brasseurs à son public. À six semaines de cet événement pionnier, ce sont près de 100 brasseurs qui seront présents ou représentés à la Maison de la Mutualité ! Des bières artisanales du monde entier, et des prouesses pour transporter des milliers de bouteilles à déguster jusqu'à Paris.

Cent brasseurs, ce sont autant de styles et d'histoires que le Mondial de la Bière Paris se promet de raconter dans les allées comme sur les deux scènes de masterclasses spécialement dédiées.
Cette première édition parisienne d'un festival pionnier né il y a vingt-cinq ans au Québec, s'annonce tout simplement spectaculaire !

Le Mondial de la Bière est une promesse de voyage. Il commence à quelques heures de Paris, de la campagne sauvage du Connemara avec les Irlandais d'Independent Brewing jusqu'aux faubourgs industrieux de Battersea, où Sambrook's Brewery fut le pionnier du mouvement craft londonien. Il traverse les océans pour s'aventurer au Canada où les québécois d'Unibroue ont offert une renommée mondiale à leur blanche de Chambly ou leur Trois pistoles. La mythique brasserie Trou du Diable n'est qu'à quelques blocks, tout comme Dieu du Ciel, véritable institution montréalaise. Belges, finlandaises, danoises, suisses, américaines, italiennes, écossaises…, ces brasseries qui appellent au voyage seront toutes là au Mondial de la Bière.

Mais il suffit parfois de tourner un coin de rue de Paris pour se retrouver dans les brassins de la Parisienne ou de la brasserie Parisis… Cantik, elle, brasse à Chantilly quand les houblons américains inspirent les Franciliens d'Artemus. A 100 kilomètres de la tour Eiffel, les Bourguignons de la Brasserie Larché refermentent leurs brassins avec du miel de l'Yonne. Les Corses de Pietra glissent un peu de farine de châtaigne dans leur mélange de malt alors que les Savoyards de la Brasserie des cîmes puisent l'eau pure des Alpes. A l'ouest, les Bretons de Britt veillent à 15 recettes artisanales quand le Périgord des 3 Croquants annonce la couleur : « Ici, pas de bière fadasse : de l'aromatique et du joyeusement houblonné ! ». Le Mondial de la Bière Paris réunit cette diversité de territoires.

Mondial de la Bière
Maison de la Mutualité
24 rue Saint-Victor
75005 Paris - France

www.mondialdelabiereparis.com/      

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Le Vin de Tahiti poursuit son développement en bio

mercredi 7 juin 2017

http://www.ladepeche.pf/vin-de-tahiti-poursuit-developpement-bio/

AUROY VIN

Pour découvrir le vignoble de Rangiroa, il faut emprunter un bateau.. De gauche à droite, Sébastien Thépenier, œnologue du domaine, et Dominique Auroy, créateur du vignoble, se rendent sur place pour une petite visite. (© C. Leduc/LDT)

Le Vin de Tahiti se porte bien : les deuxièmes vendanges de l’année ont démarré hier, sur l’atoll de Rangiroa. Cette année, Le Vin de Tahiti a remporté une médaille d’or au “Challenge international des vins 2017”qui s’est tenu à Bordeaux. Elle a été décernée au “Blanc de corail”. Une parcelle de vigne est désormais consacrée à la production de vin biologique. Le domaine vise l’obtention d’un label “Issu de l’agriculture biologique”.

À l’approche des vendanges (qui ont démarré hier), Dominique Auroy, le propriétaire du Domaine Ampélidacées et créateur des Vins de Tahiti, s’est rendu sur l’atoll de Rangiroa sur lequel poussent les vignes destinées à élaborer les crus, pour voir l’évolution de son domaine et rendre une visite à son équipe.

Ces vignes sont entourées par des champs de cocotiers et bordées d’une mer couleur turquoise. Le seul accès possible est l’utilisation d’un bateau, c’est ainsi que nous pouvons décrire cet incroyable vignoble.

Vingt ans ont passé depuis que l’homme d’affaire a entrepris la création de ce vignoble. Cinq ans ont été nécessaires pour trouver le meilleur archipel et surtout, l’île d’implantation des vignes. Ont suivi une étude approfondie sur les sols, la mise en place de l’irrigation des vignes, la connaissance et la maîtrise du cycle végétatif, l’adaptation à l’ensoleillement de l’atoll et enfin, la reconnaissance des cépages les plus adaptés au sol corallien.

Attentifs au cycle végétatif

Nous avons démarré à Rangiroa en 1997. À cette époque, tout le monde pensait que c’était impossible de faire pousser quoi que ce soit sur un atoll. À présent, nous pouvons être fiers que la viticulture soit une réalité en Polynésie française et notamment sur un atoll des Tuamotu”, déclare Dominique Auroy.

Contrairement à la culture de la vigne en Europe, ici, les vendanges ont lieu tous les cinq mois et demi environ et se font en fonction des conditions climatiques. Les périodes des vendanges changent donc chaque année selon la durée du cycle végétatif. Pour élaborer ces vins atypiques, trois cépages sont privilégiés : ce sont le Carignan rouge, l’Italia et le Muscat de Hambourg. Ces cépages permettront la fabrication de quatre cuvées : le Blanc de Corail, le Clos du Récif, le Rosé nacarat et le Blanc moelleux.

35 000 bouteilles par an

Depuis les premières vendanges en 2000, le Vin de Tahiti a connu un très bel essor. La production initiale, de quelques centaines de bouteilles, est passée aujourd’hui avec cette deuxième vendange de l’année 2017, à environ 18 000 bouteilles par vendange, soit 35 000 bouteilles par an. C’est un franc succès pour ce vin qui, avec sa cuvée “le Blanc de Corail”, vient d’obtenir une médaille d’or à l’édition 2017 du Challenge international du Vin à Bordeaux.

“Depuis le démarrage du projet, nous avons fait très attention au respect de l’environnement”, déclare Sébastien Thépenier, œnologue du domaine.

“La conversion au vin bio est une suite logique de l’exploitation du domaine. Cette année, nous avons véritablement réservé une parcelle de vignes pour y mettre en œuvre de A à Z du vin bio.” ajoute Sébastien. Le terroir de Rangiroa, essentiellement calcaire, est enrichi par un engrais naturel issu d’un bassin qui était initialement conçu pour compenser les besoins en eau, au démarrage de la culture des vignes. Plusieurs algues et de la matière organique, issues des poissons présents dans le bassin, s’y sont développées et forment cet engrais naturel.

Le domaine a diversifié sa production : des champs de canne à sucre sont cultivés afin de produire un rhum local, le Mana’o Rangiroa, et la première récolte a eu lieu au mois de mai dernier. “Durant la récolte de la canne à sucre, nous avons conservé de la bagace, ces déchets fibreux de la canne, pour l’étaler sur le sol au pied des vignes”, raconte Sébastien Thépenier. La bagace est utilisée comme “mulch” pour empêcher le développement des mauvaises herbes, préserver l’humidité du sol et enrichir la terre en se décomposant. “Cela permet de supprimer totalement le désherbage chimique.

Pour concrétiser cette conversion à l’agriculture biologique du Domaine Ampélidacées, des audits sont planifiés par un organisme de certification pour l’obtention du label “issu de l’agriculture biologique” .

Source(s) :

Diaporama

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