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24 mai 2017
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Rencontre avec Alice Feiring, la papesse du vin naturel

20/05/2017 | 13h28   http://www.lesinrocks.com/2017/05/20/style/rencontre-avec-alice-feiring-la-papesse-du-vin-naturel-11944759/

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Alice Feiring. Crédit : Andrew French

La journaliste américaine a mis en avant les vins naturels, bien avant que ce soit la mode, et s’est heurtée aux conservatismes de ce milieu. Entretien.

Au début des années 2010, parler de vin naturel comme d’une manière nouvelle d’appréhender le goût de nos repas et de nos soirées arrosées suscitait les moqueries condescendantes des gardiens du temple et des amateurs de la barre au front le lendemain matin. Alice Feiring, elle, s’intéresse depuis près de vingt ans aux vins façonnés à partir de raisins bio et sans ajout de sulfites (ou presque) à la vinification.

Journaliste à la plume acérée, proche d’une tradition américaine du récit ultra documenté, la new-yorkaise se bat pour que soient prises aux sérieux les bouteilles plus punks que les autres, les goûts bizarres et les expressions singulières de vigneron.ne.s engagé.e.s. “Alice est devenue la diva américaine du vin naturel ou la sorcière maléfique du vin industriel, au choix”, écrit le vigneron Thierry Puzelat dans la préface à Skin ContactVoyage aux origines du vin nu, le nouveau livre personnel et émouvant d’Alice Feiring consacré à la Géorgie, pays où le vin naturel est une institution millénaire. L’occasion de bavarder avec l’auteure d’une tendance qui va bien au-delà des bars à vin de Brooklyn et du Xe arrondissement de Paris, pour transformer en profondeur nos ivresses.

Comment avez-vous effectué votre transition vers le vin naturel ?

Alice Feiring – Cela date du début des années 2000. On m’a commandé un article pour un magazine spécialisé. Pour la première fois, j’ai dû tester des dizaines de bouteilles à la suite… Et j’ai détesté la majorité de ce que j’ai goûté. Nous étions alors au sommet de la globalisation et de l’uniformisation du goût. Tout se ressemblait, sauf les vins provenant d’une toute petite partie de la production que je trouvais systématiquement délicieux, frais, complexes. J’ai enquêté pour comprendre pourquoi et j’ai découvert que la question dépassait celle des levures naturelles et de la viticulture bio. J’ai étudié la technologie du vin et découvert l’usage des intrants et des additifs. Je me suis rendu compte que mon palais sélectionnait d’instinct le vin naturel, sans savoir que c’en était. D’ailleurs, il n’y avait pas de nom pour ça à l’époque.

Vous étiez considérée comme une alien dans le milieu du vin très convenu et hiérarchisé ?

Un peu. Mais je me défendais avec des arguments. Mon premier livre, en 2008, s’appelait The Battle for Wine and Love : How I saved the World from Parkerization (“La bataille pour le vin et l’amour : comme j’ai sauvé le monde de la parkerisation”, en référence au critique Robert Parker, qui a notamment façonné le gout international pour les vins de Bordeaux contemporains très classiques – ndlr). Pas mal de gens me sont tombés dessus, alors que je pensais que personne ne m’écouterait. Dans le milieu du vin californien, certains se sont mis très en colère contre moi. Dans le bordelais aussi, mes interventions n’ont pas été très appréciées. Même si j’ai eu une influence assez importante, je m’exprimais en majorité sur mon blog. Des remarques sexistes ont été faites. Pendant un certain temps, même si je collaborais à des journaux comme le New York Times, c’était un peu difficile de vivre de ma plume sur le vin car j’étais trop “dangereuse”. Les journaux pouvaient perdre de la publicité à cause de moi. Aujourd’hui, c’est très différent puisque tout le monde veut écrire sur le vin naturel !

Le vin naturel est-il politique ?

C’est une question de savoir si le vin naturel est de gauche. Il y a une forme de radicalité dans son approche et ses racines. Certains vont très loin, trop loin peut-être. Mais d’une manière générale, parmi ceux qui aiment ce type de vin, on trouve des personnes qui incarnent la liberté d’une manière très belle. Leur sensibilité penche vers la gauche et c’est assez fascinant. Je ne connais personne avec des opinions politiques progressistes qui aime le vin de Bordeaux ultra manipulé chimiquement.

Dans votre livre Au origines du vin nu, vous parlez d’une incohérence chez certains amateurs de cuisine, qui ne se soucient pas de ce qu’ils boivent autant que de ce qu’ils mangent. On accepte plus facilement de mal boire que de mal manger ?

C’est presque de l’ignorance consentie chez certains qui refusent par principe le vin naturel, alors qu’ils ne jurent que par la nourriture bio. Comment faire comprendre que le vin fait partie de cette approche globale, qu’il peut même être une avant-garde ? Les habitudes sont difficiles à bouger. Certains reculent devant le prix – c’est vrai qu’on ne trouve pas une bouteille de vin naturel à quatre euros – et d’autres veulent continuer à fréquenter les restaurants qu’ils aiment quelle que soit la qualité de la liste des vins. Il y a cette déconnexion assez incroyable. J’ai vu des chefs très sérieux sur la provenance de leurs produits qui ne réfléchissent pas de la même manière à ce qu’ils servent à boire. Les gars, vous êtes les apôtres du circuit court, de la ferme à la table, et vous buvez de la merde ? La réponse consiste à inclure le vin dans la globalité de notre réflexion sur la nourriture, la viticulture et l’agriculture.

Vous consacrez votre dernier livre à la Géorgie, considéré comme le berceau du vin naturel.

Ils faisaient du vin naturel là-bas avant que cela ne devienne un argument marketing. Depuis des milliers d’années, en réalité. La première fois que j’ai été invitée au monastère D’Alaverdi, un haut lieu, c’était pour assister à la première conférence internationale sur les “qvevri” (grandes jarres, ou amphores, spécifiques au vin géorgien – ndlr). J’ai cru à une blague. Je pensais me retrouver dans un univers à la Borat et j’ai découvert un pays où la religion peut se mêler de vin avec passion – le vin de messe est exquis en Géorgie ! – et où le vin naturel est un principe structurant. Il y a eu un grand danger à la fin de l’ère soviétique, mais la renaissance aujourd’hui est extrêmement vivace. Il y a une nouvelle génération. On goûte des bouteilles extraordinaires venues de là-bas et pas seulement des vins “orange” (vins blancs de macération fabriqués comme des rouges, ce qui leur donne une couleur ambrée et des tanins – ndlr) puisqu’il existe plus de 500 cépages sur le territoire. On en boira bientôt tous !

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 Un président à table: le régime Macron

GoûtQu’aime donc manger et boire le nouveau locataire de l’Elysée? Question futile… quoique.

http://www.24heures.ch/monde/europe/Un-president-a-table-le-regime-Macron/story/17207987

Surprise: le nouveau président de la France connaît et aime le vin, plus sans doute que ses prédécesseurs.

Surprise: le nouveau président de la France connaît et aime le vin, plus sans doute que ses prédécesseurs. Image: KEYSTONE

Par Jérôme Estebe 20.05.2017

On attaque le présent article tout en pesant son accablante frivolité. Dans une atmosphère politique plombée par la crise économique, le chômage, le repli identitaire, le défaitisme, le complotisme, la basse cuisine électorale, on en passe et des plus rances, à quoi bon gloser sur les goûts culinaires du tout nouveau président de la France? Hein? Ben, c’est qu’il y a peut-être là une piste pour percer la personnalité finalement mystérieuse de ce jeune Monsieur Macron. «Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce qui tu es», affirme un vieil adage plein de sagesse. Tâchons donc d’en savoir un peu plus sur le nouveau boss de l’Elysée… par le petit bout de la fourchette.

Chocolat et cordon-bleu: le garçonnet frustré

Il y a une scène assez rigolote dans le documentaire de Yann L’Hénoret, Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire. Nous sommes le 23 avril, à quelques heures de l’issue du premier tour. Le futur président, sur la route entre Le Touquet et Paris, propose à son équipe d’aller casser la graine dans un routier qu’il connaît. Les collaborateurs gloussent un peu sous cape. Mais le boss a le dernier mot. C’est un self-service planté sur une aire d’autoroute. Pas très glam. Le voilà avec son petit plateau devant le buffet de plats chauds: «Moi, j’aime bien les cordons-bleus, là.» Derrière le comptoir, la dame lui rétorque: «C’est avec le menu enfant.» «Bon… je vais prendre le saumon alors», enchaîne Macron un peu dépité. Sur le coup, on dirait un petit garçon, le candidat magnifique d’En Marche! Un petit garçon privé de son cordon-bleu. On le cajolerait presque.

Dans le même film, autre séquence culte. A l’issue du débat entre les onze candidats, l’équipe d’En Marche! se retrouve pour débriefer. Macron vient quand même de se taper quatre heures de joutes verbales debout derrière son guichet. Il réclame du chocolat. Son épouse Brigitte le refroidit illico. «Non, je ne veux pas que tu manges des saloperies!» «Bon… alors un verre d’eau.» Revoilà le môme, ce coup-ci privé de son Milky Way. Pauvre Manu.

Bordeaux, Bandol et Cahors: l’œnophile exigeant

Macron quitte ses culottes courtes quand il se saisit d’un tire-bouchon. Il aime le vin. Il connaît le vin. S’en siffle un verre à tous les repas et ne s’en cache guère. Plus que tout autre président de la Ve République, il a en outre un discours structuré et étayé sur la chose bachique, où s’entrecroisent épicurisme, économie, agriculture et culture. Fortiche. «Un repas sans vin, dit-il, c’est un peu triste. Le vin, ça participe pour moi vraiment de notre culture, de notre civilisation, de notre façon d’être ensemble.» Refrain connu certes, mais agréable à nos oreilles.

Une vidéo visible sur la Toile prouve cette expertise. Mis à l’épreuve par nos confrères de Terre de Vins, le candidat déguste à l’aveugle un blanc, un rosé et un rouge. Et découvre peu ou prou leurs trois régions d’origine avec un tranquille aplomb. Il en profite pour détailler ses goûts. Classiques, mais sûrs. C’est visiblement le Bordeaux qu’il préfère; région dont il tutoie la géographie vinique et les appellations, prestigieuses ou pas. Il respecte les blancs bourguignons, pas forcément les plus chics non plus. S’offre volontiers des escapades au sud de la vallée du Rhône (Vacqueyras, Châteauneuf), à Bandol ou Cahors. Visiblement, le président vote pour le rouge puissant et solaire, sans craindre l’austérité et la rudesse. Un indice? Peut-être…

Bistrot de quartier et bar à vin: le fan des zincs simples

Brigitte et Emmanuel, qui affichent des plastiques de mangeurs de cresson, se payent volontiers une petite bouffe en ville et en amoureux de temps à autre. Enfin, jusqu’à présent. Il est possible que l’élection du monsieur perturbe un brin cette habitude pour les cinq ans à venir. Leurs spots parisiens? Un bar à vin: la cave des Abbesses à Montmartre, pour un verre de rouge (lui) et de blanc (elle) sur une planche charcutaille-fromage. Et un cosy bistrot de quartier aussi, le «Je Thé… me» dans le XVe arrondissement, ancienne épicerie 1900 à la cuisine bourgeoise sans chichi. Le patron, dit-on, a voté Fillon au premier tour.

On n’a que trop raillé le souper de Macron et ses soutiens-copains à la Rotonde de Montparnasse au soir du premier tour. C’est là une brasserie patrimoniale, fréquentée depuis des décennies par l’intelligentsia de Paris. Certains ont illico dénoncé le caractère luxueux et ostentatoire de l’enseigne. Ben, pas vraiment. La Rotonde pratique le prix unique: 13,50 euros les entrées; 28 les plats principaux; 10, 50 les desserts. Ce qui nous fait des additions exactement deux fois moins chères qu’au très chic Fouquet’s, où Sarkozy fêta naguère sa victoire. Bref, s’il faut présager du style présidentiel à venir, il ne devrait pas bling-blinguer outre mesure. Pour le reste, on verra bien.

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Davron, petit village de la Plaine de Versailles, produira 20.000 bouteilles par an

ÀDavron, village voisin de Feucherolles, les 320 habitants pourront s'enorgueillir de vivre tout à côté d'un "vrai" vignoble, comme ceux du Bordelais et de Bourgogne. Sur trois hectares, 16 000 pieds de cépage Chardonnay, Merlot et Pinot Noir seront ainsi plantés dans les prochaines semaines.

Actionnée par des bras expérimentés, une grosse machine s'est mise au travail sur le terrain, depuis quelques jours, pour piquer dans le sol les pieds de vignes et les piquets de bois.

Passé glorieux

Une bonne nouvelle que l'on doit à trois jeunes entrepreneurs Adrien Pélissié, Julien Bengué et Julien Brustis, fondateurs de la Winerie Parisienne qui cultivent déjà quelques pieds de vignes à Montreuil en Seine-Saint-Denis depuis 2015. « Nous nous sommes réapproprié un terroir yvelinois historique mais disloqué », explique Adrien Pélissié. « L'objectif, c'est de recréer, ici en région parisienne, une filière et un dynamisme autour de ce fleuron de l'agriculture française qu'est la vigne. »

Difficile aujourd'hui d'imaginer que la région de Paris a longtemps possédé le plus grand vignoble de France avant qu'il soit décimé par une épidémie de Phylloxera au XIX e siècle. La Winerie parisienne a ainsi répondu à un appel d'offres de la Chambre d'agriculture et du Département des Yvelines comme l'explique son Président Pierre Bédier.

« C'est un projet entrepreneurial et d'art de vivre qui va dans le sens de la philosophie privilégiée dans les Yvelines. Et cela souligne le caractère agricole et rural de notre département. »

Les trois jeunes gens jettent leur dévolu sur cette parcelle de Davron idéale pour la culture du raisin.

« Ici le sol est pauvre et argilo-calcaire. D'autre part, l'exposition est très bonne : ensoleillée et légèrement ventée », détaille Adrien Pélissié. « Tout est réuni pour faire un vin tout à fait correct. »

À terme, ce sont vingt-six hectares qui pourraient être consacrés à ce vignoble professionnel. La Winerie parisienne estime que le potentiel est fort à cet endroit et elle espère atteindre 20.000 bouteilles de vin rouge et de vin blanc par an.

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Saumur brut

Ackerman lance la bulle sans soufre

Lundi 15 mai 2017 par Marion Sepeau Ivaldi Sur Vitisphère

Ackerman lance un saumur sans sous ajouté qui sera à découvrir uniquement dans sa boutique physique et web.

              Saumur Brut l’Esprit nature, telle est le nom de la nouvelle cuvée d’Ackerman sans sulfité ajouté.

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« De la poésie
dans la plaine
de Versailles »

Des vendanges très attendues par Damien Guibout, le maire de Davron : « Ce vignoble va amener un peu de poésie dans la plaine de Versailles. Nous suivrons avec grand intérêt et curiosité le travail des jeunes professionnels. »

Les premières grappes devraient être récoltées dans deux ans pour en tester la qualité. Les vendanges interviendront un an plus tard et les premières bouteilles seront commercialisées en 2021. 

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Publié le 11 avril 2019
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Publié le 11 avril 2019

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