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13 avril 2017
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Pourquoi le cognac en appelle à l’Europe


A La Une Cognac

Publié le 03/04/2017 à 3h41. Mis à jour à 9h33 par Olivier Sarazin.

http://www.sudouest.fr/2017/04/03/pourquoi-le-cognac-en-appelle-a-l-europe-3332832-710.php

Pourquoi le cognac en appelle à l’EuropeL’AOC ne concerne que l’eau-de-vie à la sortie de l’alambic.

PHOTO ANNE LACAUD

 

La filière veut donner un statut spécifique aux vins aptes à la distillation.

Produit d’excellence, le cognac est protégé par une appellation d’origine contrôlée depuis 1936. Cette AOC – renforcée en 1990 et complétée par un solide cahier des charges en 2015 – est sans doute l’une des plus prestigieuses au monde. Mais, fait curieux, le vignoble du cognac, lui, n’est pas classé.

Majoritairement planté de cépage ugni-blanc, il produit des vins sans indication géographique (VSIG). L’AOC ne concerne que l’eau-de-vie à la sortie de l’alambic.

Après les « vautours »

Jusqu’à présent, cette incongruité ne gênait personne. Pendant des années, elle a même arrangé les Charentais, qui ont su profiter de la souplesse d’un vignoble dit à « double fin » – comprenez « à double finalité », capable de produire du cognac, mais aussi du jus de raisin et des vins de base mousseux. Ces autres débouchés furent d’ailleurs bien utiles lorsque le cognac allait mal.

Aujourd’hui, la réforme européenne des autorisations de plantation (entrée en vigueur le 1er janvier 2016) vient tout bousculer. Des petits malins y ont trouvé une faille : les fameux « vautours du cognac ». Ces viticulteurs peu scrupuleux ont acheté des vignes dans des vignobles en crise et transféré au pays du cognac les surfaces équivalentes. L’affaire a fait grand bruit. Elle a été en partie réglée fin février, par la publication d’un arrêté du ministre de l’Agriculture. Mais la filière veut aller plus loin. Elle en appelle désormais à l’Europe.

Son objectif ? Permettre aux vins aptes à la production d’eaux-de-vie de vin sous indication géographique de se prévaloir des mêmes dispositions d’autorisations de plantations que les vignobles sous AOC ou IGP.

Comment y arriver ? La filière aurait pu opter pour un classement AOC de son vignoble. Mais cette option a été jugée « trop lourde, trop administrative » aux yeux de nombreux acteurs économiques, dont beaucoup de négociants.

Le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) a une autre idée : profiter de la prochaine renégociation financière de l’Organisation commune du marché viti-vinicole (OCM). Début mai, un vote est prévu au Parlement à Strasbourg. Trois amendements seront déposés par des députés que le BNIC a su convaincre. Citons Michel Dantin, Angélique Delahaye et Élisabeth Morin-Chartier à droite de l’échiquier politique et Jean-Paul Denamot et Éric Andrieu pour la gauche. Consensuelle, la filière cognac se moque des couleurs politiques.

À l’horizon 2018

Dans le même temps, le BNIC s’intéresse au travail d’alignement des législations et règlements aux principes du traité de Lisbonne. La filière a demandé à l’État de présenter un amendement au Conseil européen. Elle souhaite qu’un autre texte qui encadre la production de cognac soit retouché : le règlement 110/2008 sur les boissons spiritueuses. Là, les délais sont plus longs : le BNIC devrait attendre 2018 pour obtenir gain de cause.

Pour résumer, citons le président du BNIC Jean-Bernard de Larquier lors d’une réunion du syndicat UGVC la semaine dernière : « On veut gérer notre production entre nous, en évitant toutes les perturbations extérieures. »

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http://liquidites.atabula.com/2017/04/03/infovin-avril/


Syrah du monde 17-19 mai

Le 11e Salon Syrah du monde, consacré au cépage emblématique des Côtes-du-Rhône, se tiendra du 17 au 19 mai à Ampuis (Rhône). Ce sera la plus forte concentration de vins issus du cépage syrah, avec une diversité géographique jamais encore atteinte: 450 échantillons, 28 pays.


« Rabelaisie »

Les éditions Gallimard, en collaboration avec les vignerons de Chinon, viennent de publier un guide consacré à la Rabelaisie: pays à la fois imaginaire et bien réel entre Loire et Vienne où le vin coule à flots, sur les traces des héros de François Rabelais… Lorsque Rabelais écrit « Gargantua » en 1534, il ancre son roman dans le microcosme chinonais, le pays de son enfance. Les érudits réunis pour la rédaction de ce guide mènent ainsi le visiteur sur le champ de bataille de la « guerre picrocholine » où des milliers de soldats se sont affrontés à longueur de pages à coups de lancers de poules et de bâtons. Dressant au passage l’arbre généalogique de Gargantua et Pantagruel, les exégètes appellent en renfort de nombreuses citations des œuvres du moine et médecin humaniste, à la fois érudit et paillard, pour mettre en lumière la correspondance entre les romans et les paysages. Le guide permet ainsi de voir d’un autre œil lieux-dits et châteaux toujours debout. Ils expliquent aussi comment le vin de Chinon symbolise la quête de connaissance qui mène Pantagruel jusqu’à l’oracle de la « Dive Bouteille », dans les Caves Painctes de la ville. Enfin, des spécialistes de la gastronomie de la Renaissance invitent à s’asseoir au moins par la pensée à la table des banquets pantagruéliques / « Chinon, voyage au pays de Rabelais » – Encyclopédies du voyage Gallimard (144 pages)


Un rosé numéro un des ventes de vin français aux USA –

Un rosé s’est classé pour la première fois n°1 en chiffre d’affaires des ventes de vins français aux Etats-Unis en 2016 (hors champagnes et mousseux), selon un rapport Nielsen cité par le domaine Château d’Esclans qui le produit près de Fréjus dans le Var sous le nom « Whispering Angel ». Le domaine d’appellation Côtes-de-Provence, situé à La Motte, est géré par un grand nom de la viticulture issu du Bordelais, Sacha Alexis Lichine, en collaboration avec l’oenologue Patrick Léon, ancien directeur du Château Mouton Rothschild.

« Whispering Angel », commercialisé environ 22 dollars la bouteille prix public, est assemblé au domaine et issu des cépages grenache, cinsault, rolle, syrah et carignan, selon un strict cahier des charges. Depuis la création de la marque en 2006, les ventes explosent. En 2017, le domaine prévoit d’expédier 3,7 millions de bouteilles aux Etats-Unis, soit environ 30% de plus qu’en 2016 (2,9 millions de bouteilles, +55% par rapport à 2015).

Contrairement à « Whispering Angel », les trois autres vins du Château d’Esclans proviennent exclusivement des 44 hectares de vignes du domaine, notamment la Cuvée Garrus, un rosé de gastronomie à base de grenache et de rolle, dont le tarif en fait le rosé le plus cher du monde (90 euros TTC, prix public au caveau).

Plus largement, le rapport Nielsen cité par le Château d’Esclans démontre le succès des rosés français aux Etats-Unis avec un Côtes-du-Lubéron arrivé troisième par son chiffre d’affaires dans le même classement de 2016, derrière un Beaujolais-Village et devant un autre rosé d’appellation Côtes-de-Provence provenant du domaine Miraval, propriété des stars d’Hollywood Brad Pitt et Angelina Jolie.


Vin et politique : Pays d’Oc IGP interpelle les candidats à l’élection présidentielle

Dans un document qu’Atabula s’est procuré, les acteurs du label souhaitent faire entendre leurs voix pour défendre une certaine vision de la filière viti-vinicole française. Présentation synthétique et pratique des six grands points abordés / Lire l’article sur Atabula


Vin de Bourgogne: nouveau record de ventes à Hong Kong

Les ventes de vins de Bourgogne à Hong Kong ont battu en 2016 un nouveau record, en hausse de 9% sur 2016 à 43 millions d’euros, selon l’Interprofession. Ce marché relativement jeune a connu de fortes hausses ces dix dernières années: le chiffre d’affaires a été multiplié par 8 depuis 2007. Les vins rouges connaissent la hausse la plus marquée, avec une augmentation du volume de 27,2% et du chiffre d’affaires de 10,5%.


Première Saint-Vincent tournante pour Saint-Véran

La 74e Saint-Vincent tournante, évènement majeur de la vigne en Bourgogne, sera organisée pour la première fois par l’appellation Saint-Véran, les 27 et 28 janvier 2018 sur la commune de Prissé en Saône-et-Loire. En janvier 2017, la fête du saint patron des vignerons avait attiré quelque 100.000 personnes dans les rues de Mercurey et de Saint-Martin-sous-Montaigu.


Bourgogne : récolte en baisse

La récolte 2016 en Bourgogne s’est élevée à 1,22 million d’hectolitres, soit 20% de moins que la moyenne en raison des aléas climatiques, selon les derniers chiffres publiés le 13 mars par la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB). L’Interprofession avait toutefois relevé en novembre la « qualité inespérée » de ce millésime.


3e Semaine parisienne des vins de Bourgogne 08-18/06

Du 8 au 18 juin, la troisième édition de la Semaine parisienne des vins de Bourgogne se renouvelle en proposant une opération « Bourgogne gourmands » pour toucher des consommateurs « friands d’expériences personnalisées, intenses ou insolites »: dégustation privée dans la cave d’un grand hôtel, table d’hôtes dans un bar à vin ou balade citadine un verre à la main. Le programme de l’opération, lancée par le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), sera à découvrir à partir de mai sur www.bourgogne-gourmands.fr


Alsace : vers la création de la catégorie « premiers crus »

L’Association des Viticulteurs d’Alsace (AVA) a adopté un projet de hiérarchisation des vins d’Alsace, avec la création de « premiers crus ». « On a commencé à hiérarchiser le vignoble il y a 40 ans avec l’apparition des premiers grands crus », explique Jérôme Bauer, président de l’AVA. « L’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) nous demande aujourd’hui de faire des efforts sur les grands crus pour faire un peu de place pour cette strate qui sera intermédiaire ». Ces « premiers crus » devront avoir des rendements maximum de 55 hl/hectare. Une commission de délimitation devra définir les terroires concernés: « On a à l’AVA 160 dossiers de lieux dits terroir qui aimeraient faire les efforts pour passer en premier cru, mais tous ne sont pas recevables en l’état », selon Jérôme Bauer.


Lancement des Saint Elites à Saint-Emilion

Neuf viticulteurs, de Lussac Saint-Emilion, Montagne Saint-Emilion, Puisseguin Saint-Emilion et Saint-Georges Saint-Emilion, crus d’exception des satellites de Saint-Émilion, viennent de créer l’association les Saint Elites, « refusant la standardisation à laquelle conduit la hiérarchie des vins de Bordeaux, fiers de leur travail, lassés que seuls les crus de forte notoriété aient droit à la lumière et animés par la même philosophie ». Ils sont en bio, biodynamie ou viticulture raisonnée et souhaitent promouvoir la qualité de leur vin « parce qu’ils bénéficient de la même géologie et du même climat que leur illustre voisin ».

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altAntoine Pétrus : « J’ai besoin de prendre du recul pour mieux prendre de l’élan »

Franck Pinay-Rabaroust

4 avril 2017

TABLES ; CHEFS

  Antoine Pétrus, directeur et chef sommelier du Clarence (Paris 8e arr.), va prochainement quitter ses fonctions pour d’autres horizons professionnels. Retour sur son choix, ses projets et sa vision de la sommellerie. Entretien.

AtabulaVous quittez votre poste de sommelier et de directeur du restaurant Le Clarence, qui a ouvert il y a moins de deux ans. Pourquoi ?

Antoine Pétrus – J’ai envie d’autre chose, de me fixer de nouveaux défis et d’avoir une vision plus globale du métier, que ce soit le service ou le vin. Autrement dit, par rapport à ce rythme du quotidien qu’impose le restaurant, j’ai besoin de prendre du recul pour mieux prendre de l’élan.

Concrètement, cela veut dire quoi ? Qu’allez-vous faire demain et après-demain ?

Les choses doivent encore se dessiner et se clarifier, mais j’ai une très forte envie de me tourner vers le vignoble, d’apprendre encore plus du terrain, des femmes et des hommes qui font le vin. Et j’entends bien continuer à faire du vin également, comme je l’ai déjà fait avec le vigneron Christophe Abbet en Suisse, ou à Châteauneuf-du-Pape. Mais je veux aller plus loin et apporter, modestement, mes compétences pour optimiser le monde de la sommellerie. J’aspire à une vision globale du métier. Il y a tellement à faire !

Comment comptez-vous optimiser le métier de sommelier ?

Le sommelier a une responsabilité incroyable, celle de découvrir, de faire découvrir et de valoriser les talents. Des talents, il y en a partout, dans tous les vignobles. Au sommelier de se déplacer, de goûter, d’acheter quand il le peut. Mais s’il n’y avait que cela, ce serait trop facile. Un grand sommelier n’est pas celui qui a beaucoup d’argent. C’est celui qui va savoir créer une carte identitaire, une sélection qui lui ressemble et qui colle à un triumvirat indépassable : vin-cuisine-client.


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Antoine Pétrus, Christophe Pelé et le prince Robert de Luxembourg (de gauche à droite)


Qu’entendez-vous par une carte des vins identitaire ?

Les chefs de cuisine ont leur identité culinaire, il en est de même pour les pâtissiers. Pourquoi ne reconnaitrons-nous pas une identité en sommellerie ? Certes, le sommelier ne fait pas le vin, mais sa construction de la carte des vins et sa capacité à conseiller des vins à sa clientèle doivent relever d’une certaine singularité. Donc d’une démarche identitaire. Je pense que nous n’avons pas encore assez mis en avant ce travail identitaire du sommelier.  Après la nouvelle cuisine, il faut désormais insuffler la nouvelle sommellerie et le nouveau service.

Le Clarence a ouvert le 17 novembre 2015. Comment le restaurant a évolué depuis son ouverture ?

L’évolution a été importante, à tous les niveaux. Grâce aux clients d’abord qui nous remontent leurs remarques, positives ou négatives. Quant au chef, Christophe Pelé, sa cuisine ne cesse d’évoluer et de grandir. Il se renouvelle sans cesse, c’est formidable de travailler avec un tel chef. Concernant la clientèle, elle est composée à 80% de Parisiens, avec beaucoup de repas d’affaires. Avec l’obtention des deux étoiles en 2017, nous voyons arriver une nouvelle clientèle qui fréquente les tables étoilées. Mais je suis également très fier d’avoir une cinquantaine de clients habitués, qui sont déjà venus entre dix et quinze fois au Clarence. C’est le signe tangible que nous avons su créer quelque chose de très particulier ici.

Savez-vous qui vous remplacera ?

Non, je ne le sais pas encore. Différents contacts ont été pris. En revanche, je sais que mon poste sera subdivisé en deux : il y aura un directeur de salle et un chef sommelier.

Vous êtes médiatisé, très présent sur les réseaux sociaux. Selon vous, comment le petit monde de la restauration vous perçoit ?

Comme un marginal ! Et cela me va bien. J’accepte les critiques et les remises en question. Que je dérange certaines personnes, cela m’importe peu à partir du moment où mes mots et mes actions permettent de susciter des vocations, de l’envie de faire avancer les métiers de salle et de la sommellerie. J’ai commencé dans le métier à 20 ans parce que j’ai eu des exemples illustres : Dagueneau, Faure-Brac, Poussier… Je ne prétends nullement être à leur niveau, mais j’ai envie de transmettre une certaine vision de mon métier.

Quand quitterez-vous le Clarence définitivement ?

Mon dernier service est programmé pour début juin. Nul doute qu’il y aura beaucoup d’émotion chez moi. Le Clarence est une maison magnifique, unique. C’est aussi grâce à cette maison que je peux envisager sereinement mon futur.

Diaporama

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