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13 avril 2017
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Statistiques européennes

Qui aurait cru que la Roumanie comptait le plus d'exploitations viticoles dans l'UE?


Publié le 06/04/2017 - 12:32

par Viti Veille

Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, collecte tous les 5 ans des données permettant de surveiller le marché des produits vitivinicoles, ainsi que le potentiel de production des vignobles dans l’UE.
 

3 millions d'hectares de vigne au sein de l'UE


Une récente étude compile les informations sur les différents pays producteurs de l'UE. Ainis l'on apprend qu'en 2015, l’Union européenne (UE) comptait 2,4 millions d’exploitations cultivant 3,2 millions d’hectares (ha) de vignes.
 

Une surface moyenne de 1,3 ha/exploitation

 

Plus de 3/4 des vignobles sont dédiés à la production de raisins destinés à la production de vins de qualité. Les vins de qualité sont aussi bien des vins d’appellation d’origine protégée (2,1 millions d’ha, soit 83% du total de la production de vins de qualité dans l’UE) que des vins sous indication géographique protégée (0,4 million d’ha, soit 17%).

A noter aussi que la surface moyenne par exploitation se situait ainsi à 1,3 hectare, avec néanmoins d’importants écarts d’un État membre à l’autre.
La France est ainsi le pays avec les plus importante surface par exploitation avec 10,5 ha/EA.

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La Roumanie concentre le plus d'exploitations viticoles

 

Si la France, l'Espagne et l'Italie sont sur le podium en termes de surface c'est la Roumanie qui récupère la médaille d'or pour le nombre d'exploitations viticoles. 

En recensant 855 000 exploitations, soit 36% du total de l’UE, la Roumanie dépasse l’Espagne (518 000 exploitations, soit 22%), l’Italie (299 000 exploitations en 2010, soit 12%), le Portugal (212 000 exploitations, soit 9%) et la Grèce (189 000 exploitations, soit 8%). 

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One Glass Wine conditionne le vin au verre

Publié le 12/04/17 par Alexis Bregere

Verre issu du projet OGW

Photo : OGW

Verre issu du projet OGW

L’entreprise toulonnaise "¼ Vin" a développé depuis plusieurs années un procédé pour conserver le vin dans des verres scellés.

Le concept One Glass Wine (OGW) est le fruit d’une collaboration entre deux ingénieurs français. Convaincus que la bouteille en verre ne sied pas à tous les évènements, Pascal Carvin et Christian Mura ont travaillé pour commercialiser des verres de vin prêts à consommer.

Le but d’OGW est d’empêcher l’altération du nectar. L’oxygène étant l’un des ennemis du vin, la difficulté majeure est de protéger ce dernier pendant et après la phase de conditionnement. "Nous avons développé une méthodologie qui permet d’injecter dans l’espace de tête un gaz inerte avec un contrôle parfait. Cela fait, nous plaçons un opercule thermo-soudé sur le verre" précise Pascal Carvin.

One Glass Wine vient offrir un nouveau souffle à l’industrie du vin. Le modèle du verre prêt à consommer a rencontré un succès dans des festivals en Europe du Nord, des stades américains ou plus simplement dans les rayons de certaines enseignes.

Les machines One Glass Wine s’exportent

La société cherche avant tout à vendre ses machines : "Depuis 2009 nous avons vendu 11 machines en Europe et à l’étranger. Nous ne faisons plus de prestation de remplissage pour ne pas concurrencer nos clients. Nous faisons des conditionnements exceptionnels pour des petits commerçants mais ce n’est pas notre but" confie Pascal Carvin. La société collabore avec des entreprises du monde entier comme "Wine in a glass", "Espresso Wine" ou encore "Le Petit Raisin".

L’entreprise a mis au point en 2004 sa première machine : la U4. Depuis, le dispositif a fait du chemin. La dernière machine produite à Toulon, la H8, permet de remplir simultanément 8 verres et possède un rendement de 60 verres par minute. Les entreprises doivent compter 250.000€ (prix de départ) pour s’offrir une machine.

A l’approche des beaux jours, des pique-niques, et autres repas en plein air, les verres de vin prêts à consommer représentent un bon moyen pour boire de l’alcool et sans risquer de casser une bouteille en verre tout en évitant le gaspillage.


En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/o132093-one-glass-wine-conditionne-le-vin-au-verre#ixzz4e6otatZE

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Qui sont les producteurs de vin de l’Amérique du Nord ?

 

Publié le 07/04/2017 - 16:30  https://www.mon-viti.com/node/22591/activer

par Séverine Favre

Qui sont les producteurs de vin de l’Amérique du Nord ?

On oublie souvent que les États-Unis sont le quatrième plus gros producteur de vin du monde derrière l’Italie, la France et l’Espagne.

Le pays produit plus de vin que l’Argentine et le Chili réunis ! Ce que l’on sait encore moins c’est que l’hégémonique Californie n’est pas l’unique état produisant du vin. De nouveaux états émergent dans le paysage viticole américain comme Washington (7 % des surfaces) ou encore l’Oregon (3,5 %).

Le pays qui comptait 3 800 wineries en 2003 est passé à plus de 9 000 en 2016. Les rendements sont très variables.

 

La Bourgogne à l'honneur à Toques ; Clochers

mardi 11 avril 2017 15:44
Journal de l'Hôtellerie
Limoux (11) Dominique Loiseau, le chef Patrick Bertron et le sommelier Lyonel Leconte étaient les parrains de la 28e édition de cette manifestation qui célèbre le vin et la gastronomie.
Bien avant l'ouverture de la vente de vins qui a connu pour la deuxième année une hausse significative des enchères (521 400 €), les invités de Toques ; Clochers, rendez-vous annuel qui anime la vallée de l'Aude deux jours durant, ont été mis à l'honneur. Sous le regard de Dominique Loiseau,  Patrick Bertron, son chef de cuisine, et Lyonel Leconte, le sommelier du restaurant de Bernard Loiseau pendant dix ans, ont dévoilé la borne qui baptise à leur nom un rang de vignes.

Un temps fort toujours symbolique avant les enchères et le dîner de gala. Celui-ci portait la signature de Patrick Bertron qui s'est attaché à diriger la manoeuvre aux côtés des équipes d'Helen Traiteur. Le caractère bourguignon de certains plats n'a pas échappé aux 400 convives, avec une gelée de bourgogne aligoté pour accompagner la langoustine de Saint-Guénolé, ou encore le boeuf de Charolles AOP cuit au foin en croûte d’argile.  

Jean Bernard

 

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Recul de 3,2% de la production mondiale de vin en 2016


La production mondiale de vin a reculé de 3,2% en 2016, à 267 millions d'hectolitres contre 276 (Mhl), a annoncé l'organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) à Paris mardi.

"On est plutôt dans une moyenne basse, dûe à des phénomènes climatiques qui ont affecté plusieurs régions du monde" a commenté Jean-Marie Aurand, directeur général de l'OIV.

 

En volume, les reculs les plus marqués se trouvent en France (-3,5 Mhl), deuxième producteur mondial, et en Argentine (-3,9 Mhl), neuvième pays producteur, selon l'OIV. 

En pourcentage, les reculs les plus marqués se recensent au Brésil (-55%), 20e producteur, et en Hongrie (-38%), au 18e rang mondial.

En Amérique Latine, le phénomène climatique El Nino, et le surplus d'humidité, ont affecté la production, en Argentine, au Chili et au Brésil, a ajouté M. Aurand.

En Afrique du sud, c'est plutôt les "effets de la sécheresse" qui ont "engendré une baisse de la production" de 0,7 Mhl (-6%).

Au niveau mondial, les surfaces viticoles se sont stabilisées à 7,5 millions d'hectares au total.

Cinq pays représentent plus de 50% de la surface totale de vignes plantées: Espagne, Chine, France, Italie et Turquie.

Néanmoins les évolutions sont contrastées selon les pays: Ainsi en Chine, qui a dépassé la France depuis deux ans en terme de surfaces, celles-ci ont continué de progresser en 2016 (+17.000 hectares), alors que la Turquie a réduit d'autant (-17.000 hectares) ses vignobles. Le Portugal aussi a réduit ses surfaces consacrées aux vignes de 8 à 9.000 hectares, en raison d'incendies et d'une reconversion en cours des vignobles.

La consommation mondiale de vin a pour sa part légèrement progressé en 2016, à 242 millions d'hectolitres, mais n'est toujours pas revenue au niveau (250 millions d'hectolitres) d'avant la crise financière de 2007.

AFP  

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La Chine continue d’agrandir son vignoble

 

Marie-Josée Cougard Le 11/04 à 18:05


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/0211963723515-la-chine-continue-dagrandir-son-vignoble-2079092.php#KjmrpHEv38kicX4W.99

La Chine confirme sa place de deuxième vignoble mondial avec une surface en hausse de 17 % en 2016, selon l’OIV. La France est sur la troisième marche du podium.

La Chine tient souvent en main les cartes des évolutions mondiales. C'est le cas dans le secteur du vin, où elle est le seul pays avec l'Italie (+8 %) à avoir fortement augmenté (+17 %) la surface de son vignoble en 2016, selon l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

Avec 847.000 hectares de vignes, l'ancien empire du Milieu confirme son deuxième rang mondial derrière l'Espagne, qui en compte 100.000 de plus. La France et l'Italie viennent respectivement aux troisième et quatrième rangs de ce classement. Voilà qui témoigne sans doute de la volonté de Pékin de réduire sa facture à l'importation et peut-être d'exporter. Pour l'heure, la Chine continue de compter parmi les grands acheteurs. Elle est même le quatrième plus gros importateur dans le monde, avec deux fois moins de volumes que l'Allemagne, le numéro un, mais une facture sensiblement égale, de plus de 2 milliards d'euros. Après avoir fortement ralenti ses commandes pendant près de quatre ans, la Chine est revenue en force avec des achats en hausse de 15 % - et même de 22 % si on ne parle que de bouteilles. Un indicateur de la valeur des vins choisis.

7,5 millions d'hectares à travers le monde

Globalement, la taille du vignoble mondial est stabilisée, à 7,5 millions d'hectares. La production a reculé (-3 %) en 2016, sans changement notable sur le long terme. Elle est au même niveau qu'en 2007, à 267 millions d'hectolitres. Le grand champion reste l'Italie, loin devant la France et l'Espagne.

Ces trois pays font à eux seuls entre 55 % et 57 % du commerce mondial, selon que l'on parle de volume ou de valeur. Avec 28,5 % de la valeur des échanges, la France s'inscrit au premier rang mondial, assez loin devant l'Italie (19,3 %). L'Hexagone a notablement augmenté ses importations de vins (+3,6 % en volume et +9 % en valeur) en raison de plusieurs récoltes modestes et surtout d'un déficit de vins d'entrée de gamme, qu'elle fait venir d'Espagne pour l'essentiel.

Croissance de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande

Les Etats-Unis affichent également une forte production sur l'année écoulée, alors que le reste du continent américain, surtout l'Argentine, le Chili et le Brésil, ont beaucoup souffert de l'effet parfois dévastateur d'El Niño. En Afrique du sud, la sécheresse a largement pénalisé la production aussi. En revanche, les deux acteurs importants du commerce mondial que sont l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont fortement accru leur production (respectivement +9,5 % et +34 %). Deux pays qui se sont taillé une place de choix sur le marché européen.

Au plan mondial, les échanges n'ont pas radicalement changé au cours de l'année écoulée. La planète a bu un peu moins, mais mieux - ou en tout cas plus cher. Les échanges ont totalisé 29 milliards d'euros, en hausse de +2 %. La proportion de vin embouteillé est passée de 65 % à 54 % en quinze ans, mais les flacons gagnent en valeur et représentent les trois quarts des échanges. Après une nette hausse pendant quelques années, le vrac, lui, a reculé mais plus en volume qu'en valeur. Les vins effervescents ont enregistré une belle progression de 7 % en volume et de 3 % en valeur, grâce au prosecco italien mais aussi aux offres portugaises et néo-zélandaises.

Marie-Josée Cougard

Pour ses 40 ans
Les Côtes-de-Provence s'offrent un nouvelle maison des vins Vendredi 07 avril 2017 par Chantal Sarrasin Sur Vitisphère   La nouvelle maison des vins des Côtes de Provence a été entièrement repensé pour sublimer la beauté des rosés.                                   La nouvelle maison des vins des Côtes de Provence a été entièrement repensé pour sublimer la beauté des rosés. - crédit photo : Chantal Sarrazin Ouverte en 1994, la Maison des vins des côtes-de-Provence vient d’être entièrement réaménagée. Inaugurée le 6 avril aux Arcs-sur-Argens, cette réalisation coïncide avec les 40 ans de l’appellation.

 

« Notre nouvelle Maison des vins se veut une porte d’entrée sur le vignoble. » Nicolas Garcia, le directeur du syndicat des côtes-de-Provence, a ainsi décrit l’objectif qui a prévalu à la rénovation de ce lieu, lors de la conférence de presse qui a précédé son inauguration, le 6 avril aux Arcs-sur-Argens (83). La date de réouverture a été minutieusement choisie pour coïncider avec les 40 ans de l’appellation. « Nous avons voulu que tous les visiteurs qui viennent dans notre région puissent aborder le vignoble en franchissant la porte de la maison des vins », précise encore le responsable.

Coup de jeune

Sa création remonte à 1994. « À l’époque, le Var était la première destination touristique de France, rappelle Éric Pastorino, président du syndicat. Les responsables professionnels de l’époque ont eu l’idée de construire une vitrine des vins de côtes-de-Provence. » Le principe ? Offrir aux touristes la possibilité d’acheter du vin au même prix qu’à la propriété. « Entretemps, les goûts, les codes de consommation et l’image de nos rosés ont évolué, enchaîne t-il. C’est ce qui nous a conduit à donner un coup de jeune à la maison des vins. »

Un corner pour les magnums

Le chantier a été confié à Massimo Ambrosio, responsable de Designdivini, agence spécialisée dans la conception des lieux dédié aux vins et à la gastronomie. Il a mis l’accent sur la luminosité de l’espace et du produit. Tous les vins présentés à la vente bénéficient d’un rétroéclairage pour « sublimer la couleur », explique t-il. Le champ visuel a été agrandi grâce à une hauteur de plafond plus importante. Le designer a par ailleurs conçu plusieurs espaces ou le client chemine pour découvrir les bouteilles rangées dans du mobilier en bois. Un corner est réservé aux grands formats de plus en plus à la mode.

Au total 800 références classées par zone géographique sont proposées à la vente. Comme par le passé, elles sont vendues au prix de la propriété. Une attention particulière est portée sur l’accueil et le conseil. Cinq personnes travaillent pour orienter les visiteurs. Le chaland peut aussi trouver des informations sur la géographie et les terroirs du vignoble, les différents coloris des rosés, les schémas de vinification…« Aujourd’hui, nous disposons d’un lieu extraordinaire pour mettre en avant la qualité de nos vins », se félicite de son côté Alain Baccino, président du Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP). 

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A la Cité du vin, une immersion high-tech sur mesure

Dans cet espace culturel de Bordeaux inauguré en 2016, la muséographie permet une visite interactive, ludique et personnalisée grâce à un boîtier de pointe. Le dispositif remporte le Prix de l’action culturelle « Le Monde » - Smart Cities.

LE MONDE | 07.04.2017 à 10h48 • Mis à jour le 07.04.2017 à 16h32 | Par Françoise Marmouyet


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-prix-de-l-innovation/article/2017/04/07/a-la-cite-du-vin-une-immersion-high-tech-sur-mesure_5107403_4811683.html#MO6g25kmgjqMiCJp.99

Le parcours permanent de la Cité du vin, 3 000 mètres carrés où le multimédia et la cybernétique sont rois.Le parcours permanent de la Cité du vin, 3 000 mètres carrés où le multimédia et la cybernétique sont rois. ANAKA Satisfaire la curiosité des connaisseurs tout en initiant les novices, permettre aux francophones et non-francophones, aux familiers du numérique comme aux moins aguerris d’accéder à un « voyage immersif » : telle est l’ambition du parcours permanent proposé au deuxième étage de la Cité du vin, bâtiment tout en courbes inauguré le 31 mai 2016 à Bordeaux. Le choix de placer le multimédia et la cybernétique au cœur de sa muséographie, imaginée par le cabinet londonien Casson Mann, a été poussé loin.

Création d’un « centre d’interprétation »

Dans un espace de plus de 3 000 mètres carrés, 19 modules thématiques sont proposés sur l’histoire du vin, ses artisans, ses terroirs et sa dégustation. Au total, entrent ainsi en action 50 vidéoprojecteurs, une centaine de lecteurs et serveurs vidéo et près de 200 écrans. « Pour construire cette offre et embrasser un maximum d’aspects du patrimoine mondial qu’est le vin, un comité scientifique a travaillé en profondeur. Il ne s’agissait pas de créer un musée ni un parc d’attractions mais un centre d’interprétation », souligne Ronan Bellec, chef du service numérique de communication et multimédia de Bordeaux Métropole.

Sur un budget de 81 millions d’euros, dont plus de 55 millions ont été consacrés à la construction de l’édifice au bord de la Garonne, un peu plus de 10 millions ont été dévolus à la scénographie du parcours permanent ainsi qu’aux équipements technologiques.

Plus de dix heures de vidéos sont disponibles, pour une visite qui peut durer en moyenne deux heures et demie mais que chacun construit à sa guise. Tout au long de la déambulation, un boîtier déclenche les séquences audiovisuelles et synchronise le son. Baptisé « Compagnon de voyage », il est associé à un casque dont les écouteurs sont maintenus à quelques centimètres des oreilles, pour ne pas couper l’usager de son environnement. Cet équipement permet de personnaliser les parcours, avec un choix de huit langues, dont le chinois, le japonais et le néerlandais, et un circuit « jeune public ».

Un « dîner » avec historien

Le module « Table des terroirs » présente, par exemple, de grands écrans, disposés à la perpendiculaire d’une vaste table. Sur l’un d’eux, un quadragénaire discourt en espagnol au milieu de vignes. Avec son boîtier, on obtient la traduction française diffusée dans le casque : Rafael Vivanco, œnologue de la Rioja, explique les particularités des sols qui produisent le tempranillo, le cépage roi de l’appellation. Si l’on veut en apprendre davantage, d’autres spécialistes du vin espagnol ont été convoqués. Pour les faire parler, on passe la main au-dessus de leurs noms projetés sur la table et l’extrait choisi apparaît à l’écran.

Le module « Tout un art de vivre » permet, grâce au « Compagnon de voyage », de devenir l’hôte d’un dîner passionnant au cours duquel l’historien Franck Ferrand évoque l’art de partager le vin dans la Grèce antique, et la chef Hélène Darroze, son amour de la gastronomie française.

Sur le parcours, des diffuseurs d’odeurs font découvrir les grandes familles d’arômes des vins.

Le parcours fait également appel aux sens : des diffuseurs d’odeurs font découvrir les grandes familles d’arômes des vins. Un jeu sur les accords mets-vins permet de distinguer les associations raisonnables des aberrantes – bifteck-sauternes, par exemple –, explications à l’appui.

La grande variété des supports techniques et la nécessité d’en garantir l’accès simultané en période d’afflux de visiteurs ont constitué des défis techniques de taille. Appelée à les relever, la société française Comediart qui, associée à l’entreprise allemande Tonwelt, exploite la flotte de 1 000 « Compagnons de voyage », explique avoir mis en place une technologie innovante. « Nous avons recours à un procédé hybride qui utilise des émetteurs infrarouges, des transmissions par radiofréquences et un réseau spécifique », précise Vincent Pelluard, fondateur de Comediart.

Les données récoltées par les boîtiers – temps de présence sur chaque support notamment – serviront à améliorer le parcours permanent. Malgré un prix d’entrée élevé de 20 euros, la Cité du vin a attiré près de 320 000 visiteurs, dont 30 % d’étrangers, depuis son ouverture.

La maison dijonnaise Gabriel Boudier soutient les deux effrontées d’H.THEORIA aux liqueurs détonantes

Publié par Didier Hugue, le 07 avril 2017

SPIRITUEUX. Quand le présent sait détecter l’avenir et judicieusement l’épauler, le résultat ne peut qu’être prometteur.

François et Yves Battault, les dirigeants du liquoriste dijonnais Gabriel Boudier, l’ont fait avec plaisir et empathie lorsque Camille Hedin et Marlène Staiger ont expliqué leur projet.

H.THEORIA, la jeune société qu'elles ont fondée, bouscule les codes des spiritueux et lance samedi 15 avril trois liqueurs aux saveurs détonantes.

L’une est procraste, l’autre perfide et la troisième, un tantinet hystérique. Naissance d’une histoire et début d’une aventure aux émotions fortes. lesdeuxchipiesDe gauche à droite, Marlène Staiger et Camille Hedin, co-fondatrices de la société de spiritueux H.THEORIA.

 Si l’on emprunte à son dossier de presse, les liqueurs proposées par la nouvelle marque de spiritueux H.THEORIA et lancées officiellement ce samedi 15 avril, se veulent effrontément savoureuses, autant que personnelles, séduisantes et transgressions. A l’image de leurs créatrices, deux jeunes femmes qui aiment à bousculer les codes, et jouer sur les émotions en titillant les sens. Le fruit de leur cogitation qui aura mis trois années pour arriver à maturité le prouve. « Procrastination » (*), la première d’une gamme de trois, invite à profiter du moment présent. Assez dur et boisé de prime abord, le breuvage désarme ensuite avec des notes subtiles de jasmin, d’orange et de romarin. « Hystérie », la seconde liqueur, est une mutine dans le sens rebelle, avec l’excitation des saveurs qu’elle procure, - cranberry, cardamone et violette tutoient le piment et l’estragon - pour s’achever par une floralité et une séduction toute féminine.  

« Perfidie » enfin donne un cocktail inattendu. Cela gratte, pique, explose et se termine en roue libre. 

« Ici le poivre accompagné du gingembre, s’immisce dans un dialogue inattendu entre la cannelle et la tomate », avoue Marlène Staiger. On croit la jeune femme sur parole tant son jeune pédigrée invite au respect. htheoria   

Diplômée de l’Institut Supérieur International du Parfum de la Cosmétique et de l'Aromatique Alimentaire, école supérieure de référence pour former des nez, Marlène Staiger a d’abord travaillé au Laboratoire (**), lieu conceptuel où se mélangent artistes et scientifiques pour ensuite devenir free lance spécialise en olfaction et formulation du goût.

Cibler les hauts lieux de la mixologie

Camille Hedin, son associée, la complète à merveille avec son diplôme de l’Edhec, école de commerce de Lille et son expérience de cinq ans chez le traiteur Gaston Lenôtre. Elle a l’audace commerciale à fleur de peau. « Nous ciblons la clientèle des mixologues, des bartenders, mais également les boutiques spécialisées et les duty free des grandes villes comme Paris et Londres, l'un des hauts lieux de la mixologie », explique-t-elle. La rencontre avec la maison Gabriel Boudier s’est faite à l’occasion d’un stage, il y a quelques années de Marlène durant trois mois au service R;D du liquoriste. Le courant est si bien passé que François et Yves Battault ont tout de suite adhéré à l’idée d’accompagner les deux jeunes femmes dans leur projet. Au point même de prendre une participation à leur capital.

« Nous mettons aussi à disposition nos équipements de production et verrons pas la suite comment faire plus et mieux », souligne François Battault, président des établissements Gabriel Boudier. 

H.THEORIA, fondée en juin 2016, vise cette première année les 420.000 € de chiffre d’affaires et la commercialisation de 15.000 bouteilles.

(*) Tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions surtout lorsqu’elles ne procurent pas de satisfaction immédiate.

(**) Créé en 2007 par le chercheur, écrivain et inventeur David Edwards, en premier lieu à Paris (France) et désormais à Cambridge (USA), Le Laboratoire est un centre d'expérimentation artistique, d'innovation et de design.

Gabriel Boudier en dates, chiffres et projets. battaultDe gauche à droite, François Battault, Claire Verdin Battault, secrétaire générale, et tout à droite Yves Battault.

La fondation du liquoriste dijonnais remonte à l’année 1874. A l’époque, il s’appelle Fontbonne Fils - et avant encore Paul Rouvère et Cie -. Gabriel Boudier le rachète en 1909. Il est alors situé Boulevard de Strasbourg. Marcel Battault, le grand oncle des dirigeants actuels, reprend l’entreprise en 1936 qui emménage en 1968 par décision de Pierre Battault dans ses locaux actuels de la zone d’activité Cap Nord. Jean Battault, fils de Pierre et président de Dijon Congrexpo, l’intègre en 1972 et la dirige jusqu’à fin 2014. Ses frères Yves et François, aujourd’hui aux commandes, y entrent respectivement en 1982 et 1988. Très distingué pour ses productions, le liquoriste fabrique une gamme pour le restaurateur étoilé bourguignon Loiseau. En 2013 et 2014, sa crème de cassis de Dijon remporte le titre du meilleur spiritueux au monde lors de l’International Spirits Challenge. Le 16 novembre 2016 Gabriel Boudier devient le meilleur producteur mondial de liqueur pour l’ensemble de sa gamme. Parmi ses dernières nouveautés, Kapsi Boudier, une série de sept doses de 2 cl de cassis, soit le nombre exact de verre pour un faire un véritable blanc-cassis, selon la recette du chanoine Kir, avec une bouteille d’aligoté. La PME de 59 personnes réalise 13 millions d’€ de chiffre d’affaires, dont 65% à l’exportation, pour 3.2 millions de cols et 11350 hl de vrac vendus. Une extension de 1.300 m2 du site est prévue cette année pour un investissement de 2 millions d’€. Elle permettra notamment une meilleure organisation des flux et l’installation d’un nouveau laboratoire. _____________________

Christophe Navarre (Moët Hennessy) nommé président de Vinexpo

Par La Tribune Bordeaux  |  07/04/2017, 10:37  | http://objectifaquitaine.latribune.fr/agroalimentaire/2017-04-07/christophe-navarre-moet-hennessy-nomme-president-de-vinexpo.htmlChristophe Navarre, PDG de Moët Hennessy, succède à Xavier de Eizaguirre. Christophe Navarre, PDG de Moët Hennessy, succède à Xavier de Eizaguirre. (Crédits : DR)

Le conseil de surveillance de la SAS Vinexpo a nommé hier à sa présidence Christophe Navarre, PDG de Moët Hennessy. Il succède à Xavier de Eizaguirre, dont le mandat était arrivé à son terme.

Nommé à la présidence du conseil de surveillance de Vinexpo, Christophe Navarre devient également président du conseil de surveillance de Vinexpo Overseas, la filiale du groupe qui gère les activités de Vinexpo à l'étranger.

Cette nomination est présentée par l'entreprise comme une étape importante  dans son développement en France et à l'international.

Christophe Navarre a en effet une connaissance approfondie des grands marchés mondiaux de vins et spiritueux. Intégrant le Groupe LVMH en 1997 pour prendre la tête de la prestigieuse maison de cognac JAS  Hennessy ; Co, il est nommé en 2001 président directeur général de Moët-Hennessy, le groupe d'activités vins et spiritueux de LVMH qui possède aussi les prestigieuses maisons de champagne Moët ; Chandon, Dom Pérignon, Mercier, Veuve Clicquot, Ruinart et Krug, de whisky Glenmorangie et Ardbeg, la vodka Belvedere ainsi que des vins du Nouveau Monde.

"Vinexpo est une marque qui, depuis plus de trente ans, fait rayonner le secteur des vins et spiritueux en général, et les exportations françaises en particulier. Je me réjouis de contribuer à son développement aux côtés du Directoire", a déclaré Christophe Navarre.
"La nomination à la présidence du conseil de surveillance d'un professionnel de la dimension de Christophe Navarre traduit les ambitions de l'entreprise de porter au plus haut le savoir-faire et l'expertise de Vinexpo", précisent dans un communiqué Patrick Seguin, président du directoire, et Guillaume Deglise, directeur général de Vinexpo.

Parmi ses autres mandats, Christophe Navarre est également membre du conseil d'administration du Comité Colbert, et membre du Supervisory Board de Heineken. Son mandat de président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux s'achèvera le 12 avril 2017.

Deux autres personnalités du secteur font leur entrée au conseil de surveillance : Philippe Castéja, président de Borie-Manoux et du Conseil des Crus Classés 1855, et Philippe Guigal, de la Maison rhodanienne E. Guigal.
 
Prochains rendez-vous : Vinexpo Bordeaux du 18 au 21 juin 2017, et Vinexpo New York, dont la première édition se déroulera les 5 et 6 mars 2018.

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Classement 2017 Drinks international

Torres à nouveau première marque "la plus admirée au monde"

Mardi 04 avril 2017 par Juliette Cassages Sur Vitisphère

La première marque française, Guigal, se classe en 6eme position du classement 2017 Drinks internationalLa première marque française, Guigal, se classe en 6eme position du classement 2017 Drinks international - crédit photo : DR

Torres, Concha y toro et Penfolds sont sur le podium 2017 des marques les plus admirées au monde du classement Drinks international. Les premières marques françaises sont rhodaniennes.

Le magazine Drinks international vient de publier le résultat de son classement annuel des marques de vins « les plus admirées au monde ». L'espagnole Torres reprend la première place, après en avoir été chassée en 2016 par Penfolds (Treasury wine estates). Cette dernière a été rétrogradée en troisième position. La marque chilienne « Concha y toro » monte cette année sur la deuxième marche du podium. La néo-zélandaise « Villa Maria » et la chilienne « Vina errazuriz » prennent respectivement les quatrième et cinquième places.

"Guigal, première marque française"

La première marque française, Guigal, se positionne à la sixième place et conforte donc son rang pour cette année. Chapoutier la suit de près, au huitième rang, mais perd trois places. Suit Château Margaux (9ème place), qui gagne 20 places. A noter par ailleurs Château Petrus, en quatorzième place, qui fait un bond de 22 places et Louis Latour, 19eme, qui en gagne 13. A l'inverse, le Château d'Yquem rétrograde au 22eme rang, avec 13 places de perdues.

Cette étude annuelle est établie auprès d’un panel d’experts (Master of Wine mondiaux, sommeliers, acheteurs professionnels, importateurs, enseignants et journalistes de renom) qui sélectionnent les marques de toutes régions, style et qualités à travers le monde selon des critères très précis : l’amélioration constante de la qualité, le reflet du terroir de la région et du pays d’origine, le marketing et le packaging et enfin la forte attractivité de la marque à travers le monde.

Classement complet:

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Champagne Bollinger investit 10 millions d'euros

Lundi 03 avril 2017 par Alexandre Abellan Sur Vitisphère

Siège de la maison champenoise, le site de Chaudes Terres jouxte sa parcelle de grand cru éponyme (au global, Bollinger possède 170 hectares de vignes).

Siège de la maison champenoise, le site de Chaudes Terres jouxte sa parcelle de grand cru éponyme (au global, Bollinger possède 170 hectares de vignes). - crédit photo : Champagne Bollinger

Le champagne de James Bond dépense sans compter pour étoffer son outil de production d’ Aÿ, de la cuverie aux capacités de stockage.

La maison Bollinger confirme son attachement à son site historique de Chaudes Terres en y remettant à neuf ses installations de production. Pour 10 millions d’euros, le champagne officiel des films James Bond muscle son potentiel productif à Aÿ, en montant ses capacités de vinification à 37 cuves flambant neuves (pour 17 000 hectolitres) et ses stocks à 4 millions de cols. Débutant cette année, les travaux aboutiront à la construction d’un bâtiment de 7 000 mètres carrés à deux étages. « Ces nouvelles installations seront prêtes pour accueillir la vendange 2018 » annonce Jérôme Philipon, le président de la maison Bollinger, dans un communiqué.

Opération Oger

Massif, cet investissement conclut un cycle de mise à niveau des outils de production de Bollinger, Commencé en 2012, il s’est basé sur la construction d’un site à Oger, dédié au conditionnement, au stockage et aux expéditions des vins finis. Les opérations de production des cuvées restent concentrées sur le site de Chaudes Terres.

Confrérie Saint-Étienne « Le miroir de l’histoire du vignoble »

http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2017/04/06/le-miroir-de-l-histoire-du-vignoble

La confrérie Saint-Étienne célèbre ce week-end à Kientzheim le 70e anniversaire de sa réactivation à l’initiative de l’Ammerschwihrien Joseph Dreyer. L’universitaire Claude Muller, grand maître millésime 2014, spécialiste de l’histoire du vignoble, revient sur son rôle dans la renaissance contemporaine du vignoble, et sa fonction culturelle.

Hier 05:00 par Propos recueillis par Jean Daniel Kientz , actualisé le 05/04/2017 à 21:49 Vu 464 fois

Des membres de la confrérie Saint-Étienne dans le cortège des confréries viniques d’Alsace, dans les rues de Strasbourg, en juillet 2015.  Photo  L’Alsace/ Dominique Gutekunst

Des membres de la confrérie Saint-Étienne dans le cortège des confréries viniques d’Alsace, dans les rues de Strasbourg, en juillet 2015. Photo  L’Alsace/ Dominique Gutekunst

préc.suiv.

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Des membres de la confrérie Saint-Étienne dans le cortège des confréries viniques d’Alsace, dans les rues de Strasbourg, en juillet 2015.  Photo  L’Alsace/ Dominique GutekunstClaude Muller a été le 2 e grand maître non vigneron en 2014, après Yves Muller. Pascal Schultz, l’actuel grand maître, est le 3 e. Photo  L’Alsace/ Hervé Kielwasser

Claude Muller, vous êtes professeur au Palais universitaire à Strasbourg spécialisé dans l’histoire de l’Alsace et du vignoble. La confrérie Saint-Étienne, que vous connaissez bien pour en avoir été le grand maître en 2014, a repris du service en 1947, après une longue parenthèse. Pourquoi cette longue absence ?

La parenthèse n’a duré que 100 ans, période qui correspond aux heures sombres du vignoble alsacien. Après avoir connu la gloire à l’époque médiévale, il s’enfonce dans la dépression ; production de masse, rendements très élevés, prix bas, ces vins-là sont destinés aux soldats.

La refondation de la confrérie après-guerre correspond-elle à un événement ou un mouvement particulier au sein d’un vignoble en reconstruction ?

La confrérie a été pratiquement précurseur dans le formidable apogée du vignoble contemporain. Elle a donné une certaine impulsion à un retour aux splendeurs d’autrefois, précédant de 25 ans, la mobilisation en 1972 place Rapp à Colmar des vignerons demandant la mise d’origine obligatoire, la création des grands crus à partir de 1975, la création de l’appellation crémant en 1976, l’émergence des mentions réservées SGN et VT à partir de 1982. Cette génération de viticulteurs engendrée par la confrérie a été un moteur, transformant le rêve en réalité.

Comment expliquez-vous la notoriété de la confrérie Saint-Étienne à l’étranger ?

À l’époque médiévale, les vins du vignoble remontaient par l’Ill et le Rhin vers le nord de l’Europe : Belgique, Scandinavie, Angleterre, etc. En 1380, du 1er janvier au 31 décembre, il s’est vendu 125 000 hl de vins d’Alsace à Cologne, soit 10 % d’une récolte contemporaine. C’est énorme ! En 1648, l’Alsace est rattachée et se heurte à la concurrence de la Bourgogne, de la Champagne. L’Alsace a importé ces vins-là mais n’en a pas exporté. Ce fut une catastrophe économique. Il y a 500 ou 600 ans, les vins d’Alsace se vendaient bien en Belgique, en Suède. Ce n’est pas un hasard que les plus grands connaisseurs au monde des vins d’Alsace se trouvent dans ces pays-là, que les vins y sont mieux reconnus qu’en France. Voilà pourquoi la confrérie est la représentation historique du vignoble.

La confrérie refondée en 1947 n’est pas une idée alsaco-alsacienne…

Elle est une adaptation des Chevaliers du Tastevin, une idée française que l’on est allé chercher à Beaune. Ce n’est pas un hasard si Jean-Jacques Waltz dit Hansi a été le témoin des épousailles entre les deux confréries. Autre symbole : 1953, date de la création de la route du vin, la Route des vins d’aujourd’hui. 1953 est aussi l’année du procès de Bordeaux, le procès dit d’Oradour-sur-Glane. D’où les petits drapeaux bleu blanc rouge jalonnant la route du vin lors de sa création cette année-là… la confrérie, la Route des vins, des idées françaises, sans doute pour se laver du soupçon d’être boche. L’Alsace est un vignoble qui produit des vins rhénans, qui a toujours cette ouverture rhénane. Comble du comble, en 2017, personne n’a encore osé dire quelle est la véritable identité du vignoble alsacien d’où son image brouillée. Le vignoble bourguignon, c’est l’identité de la Bourgogne. Le vignoble d’ici n’est pas une représentation phare de l’Alsace. Les alsaces sont kaléidoscopiques, morcelés…

La confrérie n’est pas spécialement très active en France, le poids de l’histoire ?

La confrérie fait partie des confréries viniques de France mais, c’est vrai, il n’y a pas, pour le moment, de relation particulièrement forte, ni de chapitres spéciaux organisés à Paris par exemple ; alors qu’elle en organise en Belgique, Hollande, Suède. La confrérie est le miroir de l’histoire du vignoble alsacien.

La confrérie donne l’impression d’être un îlot de sérénité, de solidarité, d’entraide, au sein d’un vignoble pas toujours à l’unisson…

Parce que les viticulteurs qui viennent à la confrérie sont ceux qui ont le sens du jeu collectif. Un vigneron, c’est un entrepreneur confronté à une compétition commerciale, parfois même en compétition avec son voisin direct. À la confrérie, l’altruisme se traduit par des commentaires : « Ce n’est pas mon vin mais il est bon ». Tous les vignerons ne sont pas à la confrérie parce que c’est un état d’esprit.

Est-ce une bonne école pour les jeunes vignerons réunis au sein du conseil des jeunes ?

Elle donne des ailes. C’est une force de proposition. On répète sans cesse le même message qui rejoint d’ailleurs celui de tous ceux et toutes celles qui s’engagent bénévolement au sein d’une association. Être bénévole, c’est prendre beaucoup de son temps, en l’occurrence pour promouvoir un vin qui n’est pas forcément le sien.

Y ALLER La confrérie organise des animations samedi 8 avril, à partir de 17 h au château, à Kientzheim : jeux viniques agrémentés de lots, épreuves pour les intronisés. 18 h : cérémonie de dégustation solennelle en grand costume, intronisation des inscrits. Une exposition de 70 clichés retrace l’histoire de la confrérie depuis sa renaissance en 1947.

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La Roumanie, un pays de production viticole

La Rédaction le 5 avril 2017 à 12:57 

http://www.donnetonavis.fr/economie/article/05/04/2017/la-roumanie-un-pays-de-production-viticole_41577.html

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La dernière étude d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, sur la structure des vignobles fait comme souvent apparaître plusieurs chiffres intéressants, et même particulièrement surprenant. On y apprend par exemple, que c’est la Roumanie, qui concentre le plus grand nombre d’exploitations viticoles en Europe.

Eurostat, qui a été créé en 1953, est une direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique à l’échelle communautaire. Elle collecte les données publiées par les instituts nationaux de statistiques des pays membres de l’Union européenne, des pays candidats à l’adhésion et des pays de l’Association européenne de libre-échange. Concernant la viticulture, elle publie donc une étude tous les cinq ans. Ce sont les chiffres de la dernière en date de 2015, qui viennent tout juste d’être publiés.

Les résultats de ces travaux sont souvent intéressants pour mettre en perspectives certaines visions. On y apprend donc, qu’en 2015 l’Union européenne comptait 2,4 millions d’exploitations cultivant 3,2 millions d’hectares (ha) de vignes.

En terme de superficie, c’est l’Espagne, qui avec 941 000 hectares de vignobles à la plus grande superficie de vignoble en Europe (30 % de la superficie totale des vignobles européens), devant la France avec 803 000 ha (25 % du vignoble européen en superficie) et l’Italie (610.000 ha, 19 %). Plus surprenant, c’est la Roumanie qui compte le plus grand nombre d’exploitations viticoles, avec 855 000 exploitations. A elle seule, la Roumanie concentre un tiers des exploitations viticoles de l’Union européenne. Quant à l’Espagne, elle compte (518 000 exploitations), l’Italie, le Portugal et la Grèce qui compose le groupe des cinq pays ont le plus grand nombre d’exploitations agricoles.

Vous avez bien noté, que la France n’apparaissait pas dans ce top 5. La raison est surement dans le fait, que notre pays est celui où ces mêmes exploitations sont les plus étendues, avec une superficie moyenne de 10,5 hectares. Devant, on retrouve le surprenant Luxembourg (4 ha), l’Autriche et le Royaume-Uni.

Au niveau national, l’étude d’Eurostat datant de 2015, évoque les anciennes régions administratives françaises disparues au 1er janvier 2016. C’est donc, le Languedoc-Roussillon qui représente 30 % de la superficie totale des vignobles français, suivi par l’Aquitaine (144 000 hectares, soit 5 % du total européen).

Néanmoins, l’étude d’Eurostat ne se contente pas d’étudier la quantité, elle constate également que 78 % des vignobles européens sont destinés à la production de vins dits de qualité, c’est-à-dire sous appellation d’origine protégée (AOP) ou sous indication géographique protégée (IGP). A ce jeu-là, l’Espagne et la France représentent à elles deux, environ deux tiers de la superficie totale de l’UE destinée à la production de ses vins de qualité.

A la vôtre, à boire avec respect et distinction.

Hôpital de Strasbourg-Robertsau - Travaux viticoles Quand le vignoble redonne goût à la vie

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2017/04/06/quand-le-vignoble-redonne-gout-a-la-vie

Chaque année, c’est jour de fête quand André Ruhlmann, vigneron à Dambach-la-Ville, appelle à la taille des vignes de l’hôpital de la Robertsau. Hier encore, toutes les générations l’ont suivi. Même le soleil était de la partie…

 

Quelques conseils venant d’un professionnel sont parfois nécessaires…  PHOTO DNA - – Marc ROLLMANNQuelques conseils venant d’un professionnel sont parfois nécessaires… PHOTO DNA - – Marc ROLLMANN

« Il était temps ! Les pieds de vignes bourgeonnent déjà. Le stade d’évolution des ceps de riesling, muscat, pinot gris et gewurztraminer a trois semaines d’avance par rapport à l’année dernière à la même période », explique André Ruhlmann qui a planté cette parcelle de 99 pieds en 2008.

« C’était une idée de la direction du pôle de gériatrie des HUS, englobant notamment l’hôpital de la Robertsau et la maison de retraite du Bois fleuri. Elle a été réalisée en coopération avec Monsieur Ruhlmann », raconte Eric Heller, directeur adjoint. « Il ne s’agissait pas tant de renouer avec une tradition multiséculaire qui unit hôpitaux et vignobles, que de stimuler la mémoire de nos patients dont beaucoup ont un lien avec la viticulture, qu’ils soient originaires d’Alsace ou d’autres régions de France. »

Les seniors ont manié le sécateur avec énergie

C’est que le réveil de la nature ne fait pas que s’épanouir les fleurs. Il fait aussi ressurgir de vieux souvenirs…

Les personnes âgées, souvent en chaises roulantes poussées par leurs enfants et accompagnées par leurs petits-enfants ou par le personnel du site, se sont affairées à couper les rameaux qu’André Ruhlmann leur indiquait et à fixer les baguettes conservées sur un fil de fer. Aucun effort ne leur a semblé insurmontable sur la terre couverte d’herbe et de fleurs de ce petit vignoble. Les seniors ont manié le sécateur avec énergie. D’autres les suivaient des yeux à partir d’une placette toute proche, ne ratant aucun geste.

« C’est un sol argilo-calcaire, qui emmagasine bien l’eau et met la vigne à l’abri du stress hydrique, en été. Exposée au sud, cette parcelle est bien protégée des vents froids par les immeubles avoisinants. La floraison de la vigne s’y passe donc toujours sans problème », explique André Ruhlmann. Les jardiniers du site et le vigneron se partagent les tâches de la conduite de ce vignoble aux cépages mêlés. Les jardiniers entretiennent le sol, le viticulteur intervient pour combattre les maladies.

La « Cuvée de la Robertsau » en exclusivité

Vers la fin du mois de septembre, arrive l’autre grand événement auquel participe toujours autant de monde : les vendanges. Puis les raisins sont pressés sur place, au pôle de gériatrie, dans une vieille presse mécanique. André Ruhlmann s’occupe de la vinification et de l’élevage de la « Cuvée de la Robertsau », à laquelle les pensionnaires du pôle de gériatrie goûtent en premier – et cela presque en exclusivité, puisque la cuvée n’est pas vendue.

« Boire du vin, évidemment avec modération, est un plaisir dont il ne faut pas se priver même à un âge avancé », dit le Docteur Karcher, amateur de vin lui-même. « Mais ce qui est plus important encore, à mes yeux, c’est le suivi des travaux dans le vignoble par nos patients, notamment ceux qui souffrent de troubles de la mémoire », explique le médecin.

« Toujours fruitée, la Cuvée de la Robertsau présente, selon les millésimes, tantôt une minéralité plus poussée, tantôt un goût fumé », conclut André Ruhlmann. C’est le goût de la vie.

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Le géant du vin Castel se lance dans le Crémant de Bordeaux



Par Mélanie Juvé, France Bleu Gironde vendredi 7 avril 2017 à 4:00

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/cremant-de-bordeaux-castel-va-vendre-ses-premieres-bouteilles-1491505290

Castel, numéro 1 du vin en France et en Europe va vendre dans 15 jours son premier Crémant de Bordeaux sous sa marque Malesan. Le groupe bordelais a du refaire son site de production à Beychac-et-Caillau entre Bordeaux et Libourne, car il n'était pas fait à la base pour produire du vin mousseux.

Dans la cuverie où est reçu le vin, il y a du matériel neuf : un petit fermenteur et deux cuves de mixage. Plus loin, un nouvel entrepôt régule la température à 15 degrés pendant l'élevage du vin. De nouvelles machines côtoient celles pour élaborer le vin sans bulles dit "tranquille". Mais le groupe a surtout du respecter un cahier des charges strict pour pouvoir produire du crémant

"Il faut ramasser à la main, explique Lionel Lateyron élaborateur de Crémants de Bordeaux. Puis peser les raisins et n'extraire que 100 litres de moût pour 150 kilos de raisins. Il y a surtout des contraintes qualitatives qui font que tous les producteurs ne sont pas habilités à produire un vin de base de qualité"

1,5 million d'investissement

Castel a investi au total 1,5 million d'euros pour lancer ce nouveau produit. Objectif : concurrencer avec l'AOP Crémants de Bordeaux ceux d'Alsace, de Bourgogne ou de la Loire. Lionel Chol le directeur du site à Beychac-et-Caillau veut augmenter au fur et à mesure les capacités de production. Même s'il ne va arroser que le marché de la grande distribution française pour l'instant, il a d'autres projets : "On a une cuvée en cours d'élaboration pour la restauration et à partir de l'année 2 on vise aussi l'international avec le développement de la marque famille Castel."

Son entrepôt de stockage va pouvoir accueillir jusqu'à 200 000 bouteilles de crémant. C'est le nombre que compte commercialiser Castel cette année.

Quand Starck ou Wilmotte transforment les chais bordelais en oeuvres d'art technologiques  

 Jean Nouvel au Château La Dominique, Christian de Portzamparc à Cheval Blanc, Philippe Starck aux Carmes Haut-Brion... Célèbres ou moins en vue, des architectes transforment les chais bordelais des grands crus en œuvres d'art, bijoux technologiques et esthétiques à la renommée internationale.

 

http://www.boursorama.com/actualites/quand-starck-ou-wilmotte-transforment-les-chais-bordelais-en-oeuvres-d-art-technologiques-db883656336964289b604acae7cd7a09alt

Le designer français Philippe Starck pose à l'intérieur des nouveaux entrepôts du Carmes Haut-Brion, à Pessac, le 24 juin 2016 ( AFP/Archives / Mehdi FEDOUACH )

Les deux derniers-nés, les chais des Châteaux Beychevelle et Kirwan, grands crus classés dans le Médoc, viennent d'être inaugurés à l'occasion des primeurs, un système unique de vente à Bordeaux rassemblant cette semaine des milliers de professionnels du vin, des États-Unis à la Chine.

"C'est une course aux armements. Il y a une image à donner, un dynamisme à montrer, quelque chose de neuf", observe le directeur général du Château Beychevelle (groupes Castel et Suntory), Philippe Blanc, soulignant que la motivation première reste d'ordre technique.

Dans un écrin qui rappelle la mer, en référence à l'histoire du château (en vieux français Beychevelle signifiait baisse la voile, NDLR), des mâts en bois et des vagues en métal accueillent les visiteurs.

La façade des nouveaux entrepôts du vignoble du Carmes Haut-Brion, conçus par l'architecte fran;cced

La façade des nouveaux entrepôts du vignoble du Carmes Haut-Brion, conçus par l'architecte français Luc Arsene Henry et le designer Philippe Starck, à Pessac, le 24 juin 2016 ( AFP/Archives / Mehdi FEDOUACH )

A l'intérieur, la précision est de rigueur. Les cuves en inox, plus petites et nombreuses qu'avant, permettent de vinifier les parcelles séparément. Au cuvier parcellaire, baigné de lumière grâce à de larges vitres, s'ajoute le remplissage par gravité au lieu des pompes et la maîtrise précise des températures.

A ces considérations techniques se greffe l'esthétisme: la pierre traditionnelle du Château Angelus (Saint-Emilion) ou du chai-cathédrale du Château Montrose (Saint-Estèphe) s'oppose aux lignes épurées et contemporaines du Château Pédesclaux (Pauillac), mélange de métal, bois, béton et verre par les architectes Jean-Michel Wilmotte et Arnaud Boulain.

"Cet écrin-là permet de montrer le travail engagé. La nouvelle architecture de Pédesclaux suscite l'intérêt des négociants, des équipes techniques, de nouveaux clients, de journalistes du vin, de particuliers", résume son directeur, Vincent Bache-Gabrielsen.

- Objectif oenotourisme -

Les deux ailes de verre de la chartreuse du XVIIIe siècle répondent aux grandes baies vitrées du chai, dont le toit sombre semble posé sur les grandes cuves en inox, entouré de vignes. Dans le chai à barriques, les tuyaux sont cachés dans le plafond en bois.

Depuis la fin des travaux, en 2014, après son rachat par le fondateur du groupe immobilier Foncia (vendu en 2007), Jacky Lorenzetti, également propriétaire du club de rugby Racing Métro 92, ce château a vu le nombre de visiteurs passer de 50 à 2.000 par an!

Le Château La Dominique, Granc Cru Saint-Emilion, redessiné par l'architecte français Jean Nouvel, ;

Le Château La Dominique, Granc Cru Saint-Emilion, redessiné par l'architecte français Jean Nouvel, à Saint-Emilion, le 2 juin 2014 ( AFP/Archives / MEHDI FEDOUACH )

Misant sur l'oenotourisme, cette nouvelle génération de chais permet bien souvent aux amateurs de découvrir, même pendant les vendanges, les différents stades d'élaboration du vin. Le Château Kirwan propose même une visite guidée à l'aide d'une tablette.

- Plusieurs millions d'euros -

"Dès le XIXe siècle, on a fait appel à de grands architectes bordelais. Les chais se ressemblent, on a des barriques, des cuves. Il faut essayer quelque chose qui va vous différencier des autres (...) C'est un cycle, tous les 25/30 ans, on refait les chais car les techniques viticoles ont changé", explique l'architecte de Kirwan, Guy Troprés, qui a également réalisé avec le Britannique Norman Foster le chai du Château Margaux.

Autre aspect non-négligeable de ces nouvelles constructions, qui coûtent plusieurs millions d'euros et génèrent beaucoup d'emplois: les économies permises par la défiscalisation et les subventions européennes. Au Château Beychevelle, ces subventions représentent 5%. Une somme certes importante mais "on aurait fait le projet sans fond européen", assure son directeur.

Pour d'autres, plus modestes, "c'était une des motivations", comme le reconnaît Tristan Kresmann du Château Latour-Martillac. Il a obtenu 10 à 15% de subventions, bien insuffisantes toutefois pour s'offrir, comme certains de ses voisins, un architecte de renommée internationale dont les services peuvent dépasser les 20 millions d'euros...

Cet investissement s'avère malgré tout rentable en terme d'image: "Bordeaux donne le +la+ dans le monde. Ultramodernes, les chais bordelais sont en tête, devant la Californie, l'Australie ou encore l'Afrique du Sud", estime le journaliste spécialisé dans le vin Jean-Charles Chapuzet, pour qui "les grands crus classés 1855 mènent la danse" dans ce domaine. 

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Publié le 05 avril 2017 à 09h59 | Mis à jour le 05 avril 2017 à 09h59

http://www.lapresse.ca/vins/veronique-rivest/201704/05/01-5085582-le-courrier-de-la-sommeliere-linfame-carte-de-la-langue.php

Le courrier de la sommelière: l'infâme carte de la langue

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Véronique Rivest

Dans le monde du vin comme ailleurs, il n'est pas toujours facile de rester à jour. Soit. Mais lorsqu'on enseigne des notions démenties depuis très longtemps, alors là, ça ne va pas du tout.

Je suis consternée chaque fois que je vois un professionnel du vin utiliser la carte de la langue. Un concept qui a été véhiculé très longtemps mais qui était erroné dès le départ et dont la fausseté a été démontrée au-delà de tout doute.

La carte de la langue est apparue au début des années 40 pour expliquer comment nous percevons les différents goûts. Mais elle est née d'une mauvaise interprétation de données et était fausse dès sa création. Elle laisse croire que nous percevons les goûts de la même façon : que le salé, le sucré, l'acide et l'amer sont perçus par tous les individus au même endroit sur la langue. Or, il a été prouvé depuis au moins les années 70 qu'en tant qu'individus, nous percevons les goûts différemment et, surtout, que ceux-ci sont détectables sur plusieurs parties de la langue.

Et pourtant, on continue de l'enseigner... C'est impardonnable ! Si vous suivez un cours où l'on enseigne encore la carte de la langue, vous êtes en droit de vous demander combien d'autres âneries sont véhiculées par ses concepteurs...

À la base, le principe est intéressant. Comprendre comment on ressent les différents goûts est très utile dans l'apprentissage de la dégustation. Mais afin que ce soit vraiment efficace, faites votre propre carte du goût. 

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Pour devenir un bon dégustateur, il faut apprendre à se connaître, à comprendre comment on perçoit les différents goûts.

Par exemple, pour l'acidité, mettez un peu de jus de citron dans un verre d'eau et portez attention à votre perception. Où goûtez-vous cette acidité en bouche ? Faites le même exercice avec de l'eau sucrée (en prenant soin de diluer un peu de sucre dans de l'eau bouillante d'abord, puis de la refroidir). Comment ressentez-vous cette sensation sucrée en bouche ? Est-ce différent de la sensation acide ?

Il est important d'isoler les goûts dans un premier temps parce que lorsqu'il y en a plusieurs, ils interagissent entre eux et notre perception s'en trouve modifiée. Ajoutez un peu de solution sucrée à votre solution acide, et soudainement, sans que le taux d'acidité ait changé, vous trouverez ce liquide moins acide. C'est ce qui arrive avec un vin demi-sec, par exemple. Souvent, des dégustateurs débutants diront que ce type de vin est beaucoup moins acide, mais son acidité demeure inchangée : c'est la présence de sucre qui en diminue notre perception.

Prendre le temps d'analyser comment vous ressentez ces goûts vous permettra ensuite de les retrouver dans le vin - et de mieux les évaluer - en évitant de mélanger les différentes sensations.

C'est un exercice qui peut aussi être intéressant à faire à plusieurs, afin de réaliser à quel point nos seuils de tolérance sont différents. Préparez des solutions acides et sucrées à différentes concentrations et comparez vos impressions : ce qui est très acide pour une personne peut l'être beaucoup moins pour une autre.

Apprendre à se connaître en matière de goût et d'odorat est une étape primordiale afin de devenir un bon dégustateur. Le concept des « super goûteurs » avait fait beaucoup jaser dans les années 90. Fondé sur notre capacité à reconnaître une certaine amertume, il nous désignait comme super-goûteur, goûteur moyen ou non-goûteur. J'ai fait un de ces tests et j'ai été déclarée non-goûteuse. Et je profite de chaque occasion que j'ai pour le dire parce que ce n'est pas le seuil auquel nous détectons les goûts ou les odeurs qui fait de nous de bons dégustateurs. Nous devenons de meilleurs dégustateurs en apprenant à nous connaître, et avec beaucoup de pratique. Ce n'est rien d'inné, c'est donné à tous ceux qui veulent bien y mettre l'effort.

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Le site Wineandcheesemap.com liste les accords entre vins et fromages.


Gary Bader n’a, de prime abord, aucun lien avec le vin ou le fromage. Ce scientifique de l’Université de Toronto, spécialisé dans la recherche sur les maladies, et sa femme Shawna Silver ont inventé une carte qui recense et connecte entre eux plus d’une centaine de vins et fromages. "Dans mes travaux scientifiques j’utilise des cystoscapes (cartes interactives dans lesquels les données sont reliées par des traits). Ma femme a eu l’idée brillante de faire le rapprochement entre mon travail et notre passion pour les associations vin-fromage" confie Gary Bader.

Le chercheur et sa compagne ont utilisé de nombreux livres dont celui de Max McCalman "Cheese : A Connoisseur's Guide to the World's Best" pour créer leur projet. Une fois les données rentrées dans un tableur, Max Franz, un collègue du chercheur et expert en logiciels informatiques, s’est largement occupé de mettre en forme la carte virtuelle.  

Un succès inattendu 

A en croire Gary Bader, la carte a fait l’objet d’un engouement inattendu. Des milliers de personnes utilisent le site internet chaque semaine dans le monde dont de nombreuses personnes en France. "Tout le monde peut accéder gratuitement à la carte, c’est un projet amusant. Le site met en lumière la technologie de visualisation par les cystoscapes. L’initiative nous permet d’intégrer les gens à des modèles informatiques qu’ils n’ont pas l’habitude de côtoyer" affirme Gary Bader.

Le site est en open-source, ce qui permet à chaque personne le désirant de s’approprier le code, et de le modifier pour élaborer sa propre version. Si la carte a été une bonne expérience, les créateurs n’excluent pas d’y ajouter du contenu à l’avenir, peut être en intégrant les champagnes. La carte fait également des liens entre fromages similaires. La Wine and Cheese map, s’invite aux côtés des vieux livres de recettes pour des repas de qualité. Une bonne nouvelle pour les consommateurs français dont le pays compte des centaines de vins et de fromages.

www.wineandcheesemap.com


En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/economie-du-vin/o131639-une-carte-virtuelle-pour-associer-le-vin-et-le-fromage#ixzz4dRT0m4PZ

 

Les 5 infos à connaître sur les vignobles européens

 

Par Mikaël Lozano  http://objectifaquitaine.latribune.fr/agroalimentaire/2017-04-04/les-5-infos-a-connaitre-sur-les-vignobles-europeens.html                     La dernière étude d'Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne, sur la structure des vignobles fait apparaître plusieurs chiffres intéressants et parfois surprenants. On y apprend par exemple que c'est la Roumanie qui concentre le plus grand nombre d'exploitations viticoles en Europe.

 

Cette étude publiée par Eurostat a lieu tous les cinq ans. La dernière mouture date de 2015 et ses résultats viennent tout juste d'être publiés. Voici les principales données à retenir.

> 3,2 millions d'hectares de vignes en Europe
En 2015 donc, l'Union européenne comptait 2,4 millions d'exploitations cultivant 3,2 millions d'hectares (ha) de vignes. A titre de comparaison, le territoire français métropolitain atteint 55 millions d'hectares. La surface moyenne par exploitation en Europe se situe à 1,3 hectare.

> La France 2e vignoble en termes de superficie...
Avec 941.000 hectares de vignobles, l'Espagne détient 30 % de la superficie totale des vignobles européens. Nos voisins ibériques trustent donc la première place devant la France, avec 803.000 ha (25 % du vignoble européen en superficie) et l'Italie (610.000 ha, 19 %).

> ... mais loin derrière la Roumanie en nombre d'exploitations
A elle seule, la Roumanie concentre un tiers des exploitations viticoles de l'Union européenne, 855.000 précisément. Très loin devant l'Espagne (518.000 exploitations), suivie de l'Italie, du Portugal et de la Grèce. La France n'est donc même pas dans le top 5. En revanche l'Hexagone est le pays européen où ces mêmes exploitations sont les plus étendues, avec une superficie moyenne de 10,5 hectares. Devant le surprenant Luxembourg (4 ha), l'Autriche et le Royaume-Uni. Les domaines espagnols n'atteignent qu'un petit 1,8 hectare.

> Le Languedoc-Roussillon en tête, l'Aquitaine 2e
L'étude d'Eurostat datant de 2015, elle évoque encore les anciennes régions administratives françaises disparues au 1er janvier 2016. On y apprend donc que l'ex-Languedoc-Roussillon cumule quasiment 30 % de la superficie totale des vignobles français, devant feu l'Aquitaine (144.000 hectares, soit 5 % du total européen).

> Les vins dits de qualité archi-dominants
78 % des vignobles européens sont destinés à la production de vins dits de qualité, c'est-à-dire sous appellation d'origine protégée (AOP) ou sous indication géographique protégée (IGP). L'Espagne et la France représentent à elles deux environ deux-tiers de la superficie totale de l'UE destinée à la production de ces vins de qualité. Pour mémoire, une AOP garantit que 100 % des raisins proviennent de la zone en question, le seuil tombant à 85 % pour une IGP.

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Et la bouteille créa le vin


Mardi 04 avril 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

http://www.vitisphere.com/actualite-84983-Et-la-bouteille-crea-le-vin.htm

La bouteille Serac est conçue par r Leslie Dabin, étudiante en dernière année de Design-Architecture d’Intérieur à l’Ecole Pivaut et gagnante des Verallia Design Awards 2016 dans la catégorie vin.

La bouteille Serac est conçue par r Leslie Dabin, étudiante en dernière année de Design-Architecture d’Intérieur à l’Ecole Pivaut et gagnante des Verallia Design Awards 2016 dans la catégorie vin. - crédit photo : Advini

Ayant obtenu l’exclusivité de la bouteille Serac, lauréate des Verallia Design Awards, Advini a conçu une gamme d’IGP en adéquation avec ce packaging.

Après Gérard Bertrand, c’est au tour d’Advini de s’approprier la bouteille lauréate du concours Verallia Design Awards 2016. Serac, c’est son nom, reproduit les facettes multiples de la glace ou de minéraux tout en conservant les codes d’une bordelaise classique, avec des épaules et une piqûre très classique.

Des vins bijoux

Ce design a inspiré deux marques à Advini. La première, baptisée « Gem » (pour gemmologie), est un Pays d’Oc blanc ou rosé destiné à la grande distribution nationale et à l’export. La seconde, Adimant (diamant en occitan) est une IGP Saint-Guilhem-le-Désert qui sera commercialisée sur le pourtour méditerranéen.

Bonne valorisation

« Nous lancerons dès cet été les rosés. Les blancs seront distribués pour les fêtes de fin d’année » précise Olivier Goué, responsable marketing. Advini est allé jusqu’à réfléchir le style de vin le mieux adapter à cette bouteille « Nous avons souhaité un vin très clair, pâle pour ne pas dénaturer la bouteille » précise Olivier Goué. L’ensemble de ce travail marketing permet d’aller rechercher une bonne valorisation. Le pays d’Oc Gem est ainsi positionné à 6,90 euros en PVC. L’objectif est de commercialiser entre 50 000 et 100 000 cols cette année

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Primeurs de Bordeaux : les mots-clés du millésime 2016


http://avis-vin.lefigaro.fr/primeurs/o132099-primeurs-de-bordeaux-les-mots-cles-du-millesime-2016

Publié le 04/04/17 par Gabrielle Vizzavona  

Buvabilité, maturité, fraicheur et homogénéité sont les maîtres-mots de ce millésime 2016.

Buvabilité

 

La dégustation des vins en primeur est un exercice délicat, qui nécessite une certaine capacité de projection. Les vins, pas encore aboutis et qui viennent de fournir un effort durant la fermentation malolactique sont souvent peu épanouis, serrés, fatigués comme le sportif après l’effort. Les vins dégustés en primeur cette année frappent par leur buvabilité ; ils sont très approchables, digestes. Même sur les AOC réputées pour leur relative austérité dans la jeunesse (comme Saint-Estèphe), la fraicheur du fruit et le toucher de bouche souple, sans agressivité, les rendent très agréables immédiatement. Un facteur désormais déterminant dans le choix de certains consommateurs, plus impatients, moins enclins à pousser leurs Bordeaux dans les retranchements de leur potentiel de garde, qui préfèrent l’expression d’un vin plus jeune.

 

Maturité

 

Un long cycle de maturation permis par un été indien radieux, aux températures du jour et de la nuit particulièrement contrastées, a assuré des conditions sanitaires idéales, permettant une synthèse aromatique optimale des baies. La palette aromatique est remarquable, plurielle, sur les baies fraiches. L’expression du cabernet sauvignon- particulièrement sur les belles graves du nord du Médoc - est à son paroxysme. Attention, maturité des raisins ne veut surtout pas dire surmaturité aromatique. Au contraire, le profil des vins est celui d’un fruité plein de vitalité.

 

Fraîcheur

 

L’acidité contenue dans les vins du millésime 2016 est remarquable. Les pH sont les plus bas depuis bien longtemps (entre 3,4 et 3,7 environ). Les vins sont vifs, dynamiques. L’acidité, aussi nommée plus élogieusement "fraicheur" , est la colonne vertébrale qui soutient la structure du vin. C’est l’un des facteurs essentiels pour leur assurer un grand potentiel de garde. Une fraicheur qui est particulièrement mise en exergue sur certains sols, comme le calcaire, et fait écho aux tonalités minérales des vins.

 

Homogénéité

 

Les performances des différentes appellations bordelaises sont excellentes sur la rive droite comme sur la rive gauche. Une homogénéité qui était moins évidente en 2015, la pluviométrie irrégulière de la mi-septembre ayant légèrement dilué les baies de certaines appellations. L’incident est désormais soumis à la prescription et sur toutes les lèvres érudites on entend que "2016 est plus homogène que 2015". Cela signifie-t-il que tout le Bordelais a fait d’excellents vins cette année ? Sûrement pas. Cela signifie que les conditions climatiques contrastées ont offert leur chance aux rouges des deux rives - cette homogénéité est bien moins évidente pour les blancs -. Le potentiel des terroirs, la qualité des assemblages et toute la chaine des décisions prises de la vigne à la cave feront que chaque vin sera unique, comme il se doit. Le millésime est en quelque sorte homogène dans sa diversité ! Il pousse à encourager la curiosité du consommateur : on peut s’écarter des grands terroirs et trouver des vins d’entrée de gamme de très belle facture.

 

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Dans les vignes

 

 

 

Un débourrement très précoce     http://www.vitisphere.com/actualite-84987-Un-debourrement-tres-precoce.htm

Mardi 04 avril 2017 par Christelle Stef

 

La vigne a démarré précocement. Les viticulteurs craignent le risque de gel

 

La vigne a démarré précocement. Les viticulteurs craignent le risque de gel - crédit photo : Lucie Marné

 

La vigne s’est réveillée très tôt cette année. Dans certains vignobles, les viticulteurs ont été pris de court.

 

L’année 2017 démarre sur les chapeaux de roues. Au 3 avril, dans le Gard, les parcelles les plus précoces présentaient entre quatre et six feuilles étalées sur le chardonnay et trois à cinq feuilles étalées sur grenache. Exceptionnel à cette date. Même chose dans le Vaucluse. « Nous sommes en moyenne au stade 2 à 3 feuilles étalées. Nous avons une dizaine de jours d’avance par rapport à 2016 qui était déjà précoce. C’est le débourrement le plus précoce de ces douze dernières années », note Eric L’Helgoualch, de la chambre d’agriculture.

En Bourgogne, similarités avec printemps 2014

 

Plus au nord les vignes se sont également réveillées plus vite que prévu. Les stades n’atteignent pas ceux du Midi, mais sont quand même avancés pour la saison. « Les températures moyennes de février et de mars ont été largement excédentaires, avec quasiment 2 °C de plus que les normales. Dans la Côte, sur chardonnay le débourrement est en cours avec des stades allant de «pointe verte» à «éclatement du bourgeon». Sur pinot noir, les stades oscillent entre « bourgeon dans le coton » et « pointe verte ». 2017 démarre sur les mêmes bases que 2011 et 2014. Il y a 15 jours d’avance par rapport à l’an passé », rapporte Benoît Bazerolle de la chambre d’agriculture de Côte d’Or. Dans le Muscadet, les vignes sont au stade « éclatement du bourgeon », voire « une feuille étalée » dans les secteurs les plus précoces. « ça débourre bien et régulièrement », explique Nadège Brochard-Mémain, de la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique.

 

Le pliage des baguettes rendu délicat

 

Cette précocité a pris de court les vignerons. « Certains n’ont pas fini de tailler. D’autres sont encore en train d’arquer. Sur les cépages les plus précoces, l’opération est devenue délicate. Il faut faire preuve de doigté pour éviter de casser les bourgeons. En plus comme il fait sec, les baguettes manquent de souplesse, ce qui accentue le risque de casse », rapporte Marie-Noëlle Lauer, de la chambre d’agriculture d’Alsace. Dans le Centre, les travaux se bousculent aussi. « Il y a encore beaucoup de vignes à plier. Les vignerons sont aussi en train de se faire déborder pour l’entretien des sols car l’herbe pousse très vite. Normalement en cette période, ils réparent également le palissage. Là, beaucoup n’auront pas le temps de le faire », rapporte François Dal, de la Sicavac à Sancerre.

 

 

 

 

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