Nouvelles

grd-1490347832-84909
29 mars 2017
Retour
Made in Laurasia

Connaissez-vous Vitis lanata, la vigne cotonneuse ancestrale ?

 

Mardi 28 mars 2017 par Alexandre Abellan

Vitisphère

 Vigoureuse dans une canopée forestière tropicale », la vigne laineuse présente « des feuilles cordiformes et des reflets blanchâtres » précise l’ampélographe, sur les clichés ramenés du Vietnam. 

Vigoureuse dans une canopée forestière tropicale », la vigne laineuse présente « des feuilles cordiformes et des reflets blanchâtres » précise l’ampélographe, sur les clichés ramenés du Vietnam. - crédit photo : Collection professeur Carbonneau

Se penchant sur une vigne sauvage présente en Asie et au Mexique, le professeur Carbonneau retrace rien de moins que la dérive des continents

. Si elle n’est pas cultivée, la vigne est une liane qui ne dépareille pas dans une jungle tropicale., comme le rapporte le professeur montpelliérain Alain Carbonneau, dans l’une de ses dernières chroniques ampélographiques. Lors d’un voyage au Vietnam il s’est ainsi penchée sur des pieds sauvages de Vitis lanata. « Ou vigne laineuse, nommée ainsi en raison de la pilosité fortement cotonneuse de la face inférieure de ses feuilles généralement cordiformes, de ses tiges, de ses entre-cœurs et de ses jeunes feuilles » explique l’expert viticole. Communément présente de l’Inde à la Chine, cette variété asiatique a donc été identifiée par le chercheur au Vietnam en février dernier (« entre Hué et Danang »), mais aussi au Mexique en 1988 (« en zone montagneuse subtropicale autour de Taxco »).

Présentes de part et d’autre du Pacifique, ces vignes sont les témoin botanique de la dérive des continents. « Vitis lanata ferait le lien entre les deux extrêmes du continent initial de la Laurasie (réunissant il y a 60 millions d’années l’Asie, l’Europe et l’Amérique) » explique Alain Carbonneau. « Ainsi, Vitis lanata serait un des témoins de la Laurasie avant la dérive des continents, qui n’aurait subsisté que sous climat de type tropical » ajoute-t-il, se plaisant à imaginer une réserve de gènes ancestraux perdus, qui pourraient être aussi utilites . « Un fil conducteur à suivre grâce à la vigne laineuse » conclut-il, incorrigible poète.

_____________________________

Metz : le tire-bouchon tient son congrès international

 

Par Ulysse Khalife, France Bleu Armorique, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu dimanche 26 mars 2017 à 16:32

Khaled est venu de Saint-Brieuc pour partager sa passion du tire-bouchon.
Khaled est venu de Saint-Brieuc pour partager sa passion du tire-bouchon. © Radio France - Ulysse Khalife

Tout ou presque se collectionne. Les titres de transport, les étiquettes, les pots de yaourt, même les coquilles d’œuf. Ce week-end, ce sont les tire-bouchons qui ont rassemblé des dizaines de passionnés du monde entier à Metz, pour un moment d'échange et de partage.

Dans la famille des passions étranges, je demande celle du tire-bouchon ! Les hélixophiles - ou pomelkophiles - ne sont pas très nombreux, en tout cas peu nombreux à se faire connaître, mais ils arrivent à se réunir au moins une fois par an en France. L'un de ces congrès était organisé ce week-end à Metz, à l'initiative du Club français du tire-bouchon.

 

Des tire-bouchons de toutes les tailles, de toutes les formes, et de toutes les époques. - Radio France
Des tire-bouchons de toutes les tailles, de toutes les formes, et de toutes les époques. © Radio France - Ulysse Khalife

Et pour venir à ce rassemblement, certains ont fait du chemin : depuis l'Amérique (du Nord et du Sud), d'Angleterre, d'Allemagne, d'Espagne, ou encore d'Italie... avec aussi, bien sûr, beaucoup de Français. Khaled, un de ces passionnés, est venu de Saint-Brieuc en Bretagne : "en général, c'est parce qu'on aime le vin qu'on aime les tire-bouchons", sourit celui qui a attrapé le virus il y a une vingtaine d'années.

Khaled est membre du club français du tire-bouchon, une association fondée en avril 1995 par trois collectionneurs qui se sont rencontrés sur des marchés aux puces en Anjou et en Bretagne. Depuis, le club n'a cessé de grandir, et compte aujourd'hui une bonne centaine de membres.

Le Le "Thomason", un tire-bouchon anglais prisé des collectionneurs. © Radio France - Ulysse Khalife

Ces congrès sont l'occasion pour eux de découvrir différents modèles, de s'en acheter, de s'en échanger, et de partager des connaissances autant techniques qu'historiques.

À droite, les Zig Zag font partie des classiques du tire-bouchon - Radio France
À droite, les Zig Zag font partie des classiques du tire-bouchon © Radio France - Ulysse Khalife

Des hélixophiles qui craignent parfois pour l'objet de leur passion : Jacquie, venu d'Étampes (Essonne), a carrément lancé une pétition et écrit un manifeste pour la défense du tire-bouchon ! En cause : l'apparition dans certains supermarchés de vin en canette.

Le Club français du tire-bouchon publie par ailleurs une revue sur le sujet, intitulée "L'extracteur".

____________________________________________

Site Julien Binz

      Paul Brunet : Ma plus belle récompense ; c’est la réussite de mes élèves

Paul Brunet, Meilleur Maitre d’hôtel et Sommelier de France en 1964 et Meilleur Sommelier de France en 1966, a exercé sa profession de 1951 à 1971 dans la restauration, avant de devenir enseignant en 1973.
Professeur, formateur, conférencier, auteur d’ouvrages à succès, chroniqueur, animant également le blog des Experts du journal l’Hôtellerie-restauration, le Maitre Sommelier de l’UDSF (Union de la Sommellerie Française), a quitté l’Alsace en 2010 pour prendre sa retraite en région Nantaise.
Mais, les liens qui l’unissent à notre terroir viticole sont indéfectibles. A 82 ans, il jouit d’une trajectoire passionnante, animée par l’envie d’apprendre, de transmettre, de voyager, de découvrir et de déguster les vins du monde entier. Sa plus belle fierté ; observer la réussite de ses anciens élèves. Le tableau de classe se transforme en tableau d’honneur, saluant la hauteur de son engagement.

Paul Brunet, Meilleur Maitre d’hôtel et Sommelier de France en 1964 et Meilleur Sommelier de France en 1966 -DR

Paul Brunet, Meilleur Maitre d’hôtel et Sommelier de France en 1964 et Meilleur Sommelier de France en 1966 -DR

La conjugaison des passions ; une somme de satisfactions

Né le 20 avril 1935 à Migne-Auxances (Vienne), le jeune Paul fit ses études à Tours s’initiant aux vendanges et à la vinification aux côtés de son oncle viticulteur. Son avenir professionnel semblait tout tracé.

De 1951 à 1972, il évolue dans différents établissements tels le Métropole à Tours, le Castel Marie Louise et L’Hermitage à la Baule, mais surtout à Nantes, où il gravit tous les échelons jusqu’à directeur de restauration.

«Arrivé en 1953, je pensais raisonnablement y rester 3 à 4 mois, mais j’ai prolongé pendant 19 belles années. C’était une époque formidable ! A la Duchesse Anne, nous recevions des artistes et je disposais d’une cave prestigieuse avec de très belles références. «J’en garde d’excellents souvenirs. C’est toute ma jeunesse ! (de 17 à 37 ans). Avec mon épouse, nous y avons des amis, que nous avons eu plaisir à retrouver tout en nous rapprochant de nos enfants».

Paul Brunet : Ma plus belle récompense ; c’est la réussite de mes élèves

En 1973, Professeur Certifié, il rejoint le Lycée Hôtelier de Strasbourg pendant 23 années -DR

En 1973, Professeur Certifié, il rejoint le Lycée Hôtelier de Strasbourg pendant 23 années -DR

Doublement distingué en sommellerie, Paul Brunet a été contacté par la Chambre des Métiers de Nantes pour assurer, une fois par semaine, des cours sur les vins pour les jeunes apprentis. «J’ai mis le doigt dans l’engrenage de l’enseignement et j’ai adoré !», se souvient-il. «J’ai eu envie de m’y engager pleinement et je me suis présenté au concours de recrutement pour l'Education Nationale.

En 1973, Professeur Certifié, il rejoint le Lycée Hôtelier de Strasbourg pendant 23 années. La renommée de la qualité de son enseignement fut telle, qu’il fut sollicité pour donner des conférences et dispenser ses cours dans le monde entier. «J’ai toujours adoré voyager ;c’est une passion transmise par mon professeur d’histoire-géographie en 5ème . A travers ses cours, il me faisait rêver et voyager. J’ai pu assouvir cette passion grâce à mon métier d’enseignant. J’ai eu la chance de me rendre en Iran avec des élèves du lycée Hôtelier d’Illkirch. Nous avons été accueillis par le shah d’Iran à trois reprises. Des voyages très marquants avec Monsieur Kocher, avec qui j’ai eu l’extrême privilège de travailler».

Ma plus belle récompense ; c’est la réussite de mes élèves ici avec Romain Iltis ©SandrineKauffer

Ma plus belle récompense ; c’est la réussite de mes élèves ici avec Romain Iltis ©SandrineKauffer

«Et dire que lorsque j’étais étudiant à Tours, je rêvais d’aller à Paris !», s’exclame-t-il, inscrivant sur son passeport des destinations telles que le Togo, le Japon, la Réunion, le Brésil, la Russie, le Gabon, ou encore le Mexique. «Je suis encore sollicité pour donner des conférences à l’étranger» confie-t-il. «Mais, je pense qu’il ne faudrait pas faire le match de trop. Je laisse la place aux jeunes», raisonne avec humilité le pimpant octogénaire, comblé d’avoir conjugué trois passions ; l’enseignement, le vin et les voyages.

Fervent défenseur des vins d’Alsace

«J’ai vécu heureux pendant 37 ans en Alsace, nous avions avec mon épouse une jolie maison à Fegersheim, avant de nous installer à Illkirch pour se rapprocher du lycée hôtelier». Pendant ses années et sans discontinuité, Paul Brunet met ses compétences au service des vins d’Alsace, de son terroir et de ses acteurs.

Membre fondateur de l’ASA (Association des Sommeliers d’Alsace) avec Emile Jung et Jean-Marie Stoeckel, le sommelier met en exergue la richesse de son vignoble. «Depuis plus de 35 ans, je martèle, qu’aucune autre région au monde ne peut s’offrir une telle gamme de vins blancs, de cépages et de terroirs. Je dis toujours que les plus grands vins blancs du monde, du type moelleux, sont incontestablement les Gewurztraminer Vendanges Tardives et/ou Grains Nobles, qui jouissent d’un équilibre et d’une belle vivacité. Quand je parle des vins d’Alsace, je deviens lyrique », s’amuse-t-il, se remémorant lors de la conversation, une dégustation d’un Gewurztraminer 1941 chez G. Lorentz».

Lors des 40 ans de l'ASA. De G à D : P. Leonetti, R. Iltis, J-M Stoeckel, J-L Woerlé, P. Brunet, S. Dubs et Eric Zwiebel ©SandrineKauffer

Lors des 40 ans de l'ASA. De G à D : P. Leonetti, R. Iltis, J-M Stoeckel, J-L Woerlé, P. Brunet, S. Dubs et Eric Zwiebel ©SandrineKauffer

De G à D : Paul Brunet, Serge Dubs, Jean-Marie Stoeckel et Emile Jung ©SandrineKauffer

De G à D : Paul Brunet, Serge Dubs, Jean-Marie Stoeckel et Emile Jung ©SandrineKauffer

Lorsqu'on lui fait remarquer qu'il a formé de nombreux sommeliers de talent et bon nombre de maitres d’hôtels renommés, il réfute modestement : «Je n'ai aucun mérite, j'ai tout simplement essayé de faire partager ma passion pour le monde fabuleux de la vigne et du vin». «Mais, je reçois encore aujourd’hui des courriers de mes anciens élèves qui me disent «merci ! C’est la plus belle des récompenses. Je suis extrêmement fier d’avoir vu s’accomplir mes anciens élèves», dit-il. J’ai eu dans mes classes Marc Haeberlin, Pierre Bord (Négresco) Annie Paul (ex-Cygne), ou encore Michel Falck (Au Millésime). Et, je suis d’autant plus fier de la réussite d’Antoine Woerlé, Pascal Obrecht ou encore Chantal Wittmann par exemple, tous trois titrés «Meilleurs Ouvriers de France des Arts de la table et du Service». «J’aurai aimé pouvoir tenter le concours du M.O.F. mais il n’existait pas encore en 2000. Et lors de la première édition, j’ai été sollicité pour faire partie du jury». La porte du prestigieux concours venait aussitôt de se refermer.

Un sommelier - littéraire

Il ne suffit pas d’être érudit pour transmettre avec pertinence et le meilleur pédagogue ne détient pas forcément toutes les connaissances utiles. Mais lorsque toutes les facultés s’additionnent et se multiplient, instrumentalisée par une belle plume, la somme des compétences de cette excellence voit naitre des ouvrages de références.

Edités à plus de 100.000 exemplaires, réédités en plusieurs langues, vecteurs d’une information exponentielle, d’une formation à grand échelle, la viralité des savoirs de Paul Brunet se répand dans le monde entier. Pour décupler le public en capacité de recueillir son expertise, Paul Brunet, évolue, tel un bon vin, en écrivain.
Auteur et chroniqueur, il consacra de nombreuses heures à la recherche, l’écriture, la préparation de conférences, et la rédaction de livres dont notamment : «Le vin et les vins au restaurant», un ouvrage de référence pour les candidats qui préparent les concours de sommellerie en France et dans de nombreux pays. Ce livre a obtenu le Grand Prix de l’académie nationale de cuisine, puis le prix de l’O.I.V. dans la catégorie «Découverte et présentations des vins». «Ce prix est incontestablement le plus important de ma vie !», admet-il. «J’en suis le plus fier. C’est mon bâton de Maréchal ! Vous vous rendez compte ? C’est une reconnaissance mondiale !».

Paul Brunet; Un sommelier - littéraire

Paul Brunet; Un sommelier - littéraire

Auteur de ; «Le vin et les vins étrangers», «Vins et autres boissons», «Vignes et Vins d’Alsace», Paul Brunet a également rédigé plus de120 chroniques hebdomadaires dans les Dernières Nouvelles d'Alsace et 200 billets pour l’Hôtellerie Restauration.

«J’ai eu plusieurs prix pour l’ensemble de ma carrière», conclut-il. «Mais, ce n’est de loin plus ce qui compte aujourd’hui», relativise-t-il. «Ma plus belle récompense, c’est la réussite de mes anciens élèves. Elle me remplit de joie et donne sens à mon engagement professionnel».

Le souhait de l’enseignant émérite, reconnu et respecté de tous, serait de continuer à écrire, de profiter des bons moments de la vie et pourquoi pas, d’accomplir un dernier grand voyage ; se rendre en Australie.

Par Sandrine Kauffer
Crédit photos Sandrine Kauffer et DR

Source(s) :

Diaporama

Offres d'emploi

La Madelaine-sous-Montreuill
Publié le 11 avril 2019
PARIS
Publié le 11 avril 2019

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

S'inscrire à la Newsletter