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biscarosse
26 mars 2017
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Sur les cuvées, le sable

Les vins de Tursan élevés sous dunes

 

Dimanche 26 mars 2017 par Alexandre Abellan

Sur Vitisphère

La cave de Tursan regroupe 120 vignerons pour 500 hectares de vigne et une production moyenne de 30 000 hectolitres de vin (AOP Tursan et IGP Landes).La cave de Tursan regroupe 120 vignerons pour 500 hectares de vigne et une production moyenne de 30 000 hectolitres de vin (AOP Tursan et IGP Landes). - crédit photo : Cave des Vignerons de Tursan

En tonneaux ou en bouteilles, la cave landaise relance ses essais de cuvées ensablées. Résultats dans six mois, à l’occasion d’événements touristiques calibrés pour leur donner de la visibilité.

 

« Le long de l’année, il n’y a pas un degré d’écart : le stockage des vins sous le sable, il n’y a pas mieux ! » clame le viticulteur Pascal Chalandré, vice-président de la cave des Vignerons de Tursan. Convaincue du potentiel qualitatif de l’élevage de ses vins sous les dunes du littoral landais, la coopérative a relancé ces 8 et 10 mars deux expériences d’enfouissement.

La première concerne 720 bouteilles de l’appellation Tursan, millésimées 2011, et enterrées dans des cages sous la dune de Biscarosse (grâce à un partenariat avec la mairie). N’ayant plus été produite depuis une dizaine d’années, cette nouvelle édition de la « Cuvée des naufragés » commémore les larcins des Landais de la fin du XIXe siècle : quand un bateau s’échouait sur la côte et n’était pas suffisamment surveillé, sa cargaison était pillée et les vins cachés dans le sable pour ne pas être retrouvées par la gendarmerie.

L’autre expérience concerne dix barriques de Tursan rouge 2012 et deux de blanc 2015, mises sous quatre mètres de sable de la dune de Messanges* (avec l’autorisation de l’Organisme National de la Forêt). Lancée il y a vingt ans, cette « Cuvée Expérience » fait référence au mode de stockage des barriques à la fin du XIXe siècle. Remontant l’Adour sur des gabarres, les tonneaux étaient stockés sous le sable, le temps de rotation des navires. Avec les dunes en guise de cave.

Expérience à creuser

Au-delà du clin d’œil historique, ces cuvées se veulent également techniques, en se penchant sur les effets du vieillissement des vins sous le sable. Précédemment, ces essais apportaient plus de bois et de fraîcheur. Mais ces résultats ne sont plus forcément valides : « ils dépendent énormément du profil des vins assemblés. Et en vingt ans, les cuvées de Tursan ont beaucoup évolué ! » souligne Pascal Chalandré.

Ces cuvées seront désensablées dans cinq à six mois. Les bouteilles des naufragés seront présentées au public ce 15 août, durant la fête de la Mer de Biscarosse. Les tonneaux expérimentaux seront sortis en septembre, pour être servis à la fête du Tursan (7 et 8 octobre prochains). Dans les deux cas, une partie des ventes sera remise à des associations de protection du littoral landais.

* : Précédemment, cette cuvée expérimentale était élevée sous la dune d’Hossegor.
 

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Miren De Lorgeril : «Il faut des zones de production dévolues au vin de table»

 

http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/25/2543553-miren-lorgeril-faut-zones-production-devolues-vin-table.html

Agriculture - Miren De Lorgeril, Propriétaire de six domaines et productrice de neuf appellations dans l'Aude

 

La viticulture du Langudeoc-Roussillon traverse une crise, alors qu'il y a peu encore ce vignoble vivait une période florissante. Comment expliquez-vous ça ?

Notre terroir a beaucoup délaissé le vin de table, quitté ce segment de marché, au profit d'une meilleure qualité. D'ailleurs, c'est indéniable, nous produisons désormais des vins de signature, dans lesquels on retrouve la personnalité des vignerons qui les élaborent. Seulement, ces vins ont un coût de revient plus élevé et sont donc plus chers à la vente. Pour combler le manque de vin de table, les distributeurs et négociants français, et c'est là l'un des effets pervers de la mondialisation, sont allés, sous la pression des grandes surfaces,

chercher des vins espagnols qui sont moins chers à produire puisque, notamment, dans ce pays le coût du travail y est moins élevé. Commercialisés avec des étiquettes séduisantes, ils sont vendus à des prix plus attractifs. On a trop cru que le consommateur de base privilégiait la qualité au prix. Cela n'est donc pas totalement vrai. Il choisit aussi et surtout en fonction de ses moyens.

Est-ce à dire qu'il faudrait retourner à une production de vin de table plus conséquente, de moins bonne qualité finalement ?

Il faut continuer les démarches de qualité engagées puisque la plupart des vins de la région que l'on peut qualifier de haut de gamme ne sont pas, ou vraiment beaucoup moins, touchés par ce recul, ce manque de débouchés. Mais, il serait aussi pertinent, pour rationaliser les coûts et contrer ainsi le vin espagnol ou d'ailleurs, d'envisager que certaines zones de notre terroir soient dévolues à la production de vin de table. Il faut vraiment réfléchir à cela si l'on ne veut pas que la situation s'aggrave dans l'avenir. Pour l'heure, les petits producteurs sur ce segment sont trop dépendants des choix opérés par les coopératives et trop souvent sous la coupe des négociants qui font la pluie et le beau en faisant jouer à fond la concurrence. Et, malheureusement, les règles ne sont pas les mêmes pour tous en Europe et dans le monde. Les négociants, je tiens à le souligner, ne connaissent pas de crise eux. Ils gagnent même davantage d'argent grâce à ces vins espagnols.

Vous et votre mari êtes à la tête de six domaines et neuf appellations, soit la commercialisation de 1,5 million de bouteilles chaque année. Les choses marchent bien, même très bien donc pour vous non ?

C'est vrai que nous nous en sortons plutôt bien. Nous sommes la preuve qu'il existe des pistes de réussite au niveau de la qualité. Nous avons développé notre savoir-faire. Nos vins portent le caractère de notre terroir tout en ayant une personnalité, une signature unique que l'on reconnaît. Pour obtenir ces résultats, nous menons tout autant un travail incessant pour que nos vins soient identifiables et identifiés par le consommateur. À une certaine tradition, nous avons ajouté une modernité comme le marketing et la mise en avant dans les réseaux de distribution».

Recueilli par Guillaume Atchouel

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Clos de Vougeot 99e Tastevinage : en attendant le 100e

 

http://www.lejsl.com/economie/2017/03/25/99-tastevinage-en-attendant-la

Le Tastevinage confirme le rôle de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin qui est de promouvoir la qualité des vins de Bourgogne.

La 99e session de Tastevinage dite de printemps, organisée par la confrérie des Chevaliers du Tastevin a eu lieu ce vendredi. 628 vins de Bourgogne au lieu 565 l’année dernière ont été dégustés par 214 jurés réunis dans le grand cellier cistercien du Château du Clos de Vougeot.

Trois questions

Les jurés devaient se poser trois questions afin de retenir les vins susceptibles de porter l’habillage du Tastevinage.

Ce vin est-il digne de l’appellation et du millésime ?

En est-il bien représentatif et son avenir est-il prometteur.

Est-ce un vin que je serais heureux de posséder dans ma cave et fier d’offrir à mes amis ?

Au cours de cette séance, il a beaucoup été question de la centième édition, le 8 septembre, qui, selon la Confrérie devrait « comprendre beaucoup de nouveautés. »

En attendant, la 99è édition qui était présidée par Nicolas Ozanam, délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a mis en exergue l’excellence du millésime 2015. Ce dernier a d’ailleurs fait l’objet d’une vingtaine de coups de cœur.

Le déroulement du Tastevinage a été relayé via les réseaux sociaux.

À l’issue de la séance, une photo tous les dégustateurs a été prise dans la cour du château.

Alain Delaye, Georges Pertuiset et Fernand Chevrot.

Alain Delaye, Georges Pertuiset et Fernand Chevrot.

8 % de la consommation mondiale

 

Au cours du déjeuner qui suivi, Vincent Barbier, Grand Maître de la Confrérie après avoir salué le président de séance qu’il a présenté comme un fin négociateur, a rappelé que cinq bourguignons avaient présidé aux destinées de la FEVS : Louis Fabrice Latour, Bertrand Devillard, Louis Latour, Guy Faiveley et François Bouchard. De plus, un Beaunois a été délégué général : Louis Régis Affre auquel a succédé Nicolas Ozanam. Ce dernier a indiqué que la FEVS rassemble 550 membres qui représentent ensemble 85 % des exportations françaises de vins et spiritueux. Elles représentent des entreprises de toutes tailles (PME, grands groupes, filiales françaises de groupes étrangers), de toutes les régions de production française et de tous types de produits (vins tranquilles, vins effervescents, spiritueux, liqueurs, vins aromatisés, vin d’apéritif etc...) et qui sont toutes des professionnels de l’exportation de nos produits.

La FEVS joue donc bien son rôle d’organisation professionnelle représentative de la filière française des vins et spiritueux sur tous les sujets internationaux d’intérêts pour le secteur.

Nicolas Ozanam a souligné que l’exportation figure dans les gênes de la Bourgogne. Cette dernière figure au troisième rang national des exportateurs avec 80 000 millions de bouteilles. Comme le vin, dit-il, représente 8 % seulement de la consommation mondiale il reste de la place à la Bourgogne pour régaler le monde entier.

Les résultats du Tastevinage de printemps seront consultables sur le site tastevinage.fr à compter du 29 mars.

De Mercurey à Prissé

Amaury Devillard, président de la Saint-Vincent Tournante de Mercurey et de Saint-Martin-sous-Montaigu, a dressé le bilan de l’édition 2017 qualifiée « d’extraordinaire » avant de passer le relais à Kevin Tessieux, président du comité de pilotage de la Saint-Vincent Tournante 2018 du cru Saint-Véran qui aura lieu le 27 et le 28 janvier 2018 à Prissé. La 74è édition sera placée sous le signe de la musique avec comme parrain le chanteur et guitariste franco-gallois, Michael Jones.

Les programmations à venir

26 mars : 56è vente des vins des Hospice de Nuits au Château du Clos de Vougeot.

27 mars : trilogie en Côte de Nuits au château du clos de Vougeot.

À partir du 7 avril jusqu’en novembre : exposition à la table du Moyen Âge.

De mai à juillet : exposition photos « Nature Humaine » de Cédric Klapish au Château du Clos de Vougeot. Le vernissage aura lieu le 14 mai. Les photos sont issues d’un repérage effectué en amont de son nouveau film tourné en Bourgogne Ce qui nous lie..

Du 17 au 25 juin : 10è édition du Festival musique et vins.

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Un pas de plus vers la diversité : la Cité du Vin a reçu le label Tourisme et Handicap

Publié par Jean-Pierre Stahl le 25/03/2017 à 13:30:56

La Cité du Vin a reçu cette semaine la plaque Tourisme et Handicap. Un label décerné aux établissements de tourisme, ouverts au public et particulièrement aux personnes handicapées pour lesquelles le meilleur accueil et l’accessibilité sont garantis.

Tous les acteurs de © La Cité du Vin souhaitent la bienvenue à tous les publics

Tous les acteurs de © La Cité du Vin souhaitent la bienvenue à tous les publics

Ce mercredi 22 mars, la Cité du Vin a écrit une nouvelle page de son histoire, celle de l’égalité de toutes les personnes souhaitant visiter l’édifice, le parcours permanent ou encore les expositions, personnes valides physiquement ou atteinte d’un handicap.

C’est ainsi que le label Tourisme et Handicap vient d’être attribué à la Cité du Vin de Bordeaux, avec la garantie d’un accueil efficace et adapté aux besoins indispensables des personnes handicapées. Un label remis en présence d’Alain Juppé le maire de Bordeaux, d’Annette Masson présidente nationale de l’Association Tourisme et Handicap et de Sylvie Cazes présidente de la Fondation pour la culture et les civilisations.

L’équipement est labellisé pour les quatre déficiences : auditive, mentale, motrice et visuelle. La marque d’État Tourisme et Handicap est une réponse à la demande des personnes en situation de handicap qui veulent pouvoir choisir leurs vacances et leurs loisirs en toute liberté.

Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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