NOUVELLES

18 mars 2017
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Chateau Kirwan

Des cuves béton en forme de tulipes

Publié le 14/03/2017 - 10:43

par Vitiveille

Le Château Kirwan, Grand Cru Classé 1855 de Margaux, a dévoilé après 24 mois de travaux son nouvel outil de production. Le nouveau cuvier comporte 37 cuves en béton fabriquées sur-mesure.

Nous avons choisi le béton pour les 37 cuves en forme de tulipe fabriquées sur-mesure en Italie : elles intègrent tous les réseaux de contrôle dans d'épaisses parois, et favorisent des vinifications extrêmement douces et homogènes. Elles permettent de contrôler plus facilement la macération, la vinification devient plus facile et moins interventionniste» précise Philippe Delfaut, Directeur Général du Château Kirwan.

cuves_beton_en_forme_de_tulipe_-kirwan.jpg

Un nouveau mode de traitement des baies au cuvier

Le mode de cueillette, le transfert et le traitement des raisins ont également été entièrement repensés pour préserver l'intégrité et toutes les qualités des baies. Les raisins sont désormais acheminés dans des petites cagettes de 6 kg vers le cuvier où ils sont triés à la main. L'éraflage se fait dans un égrappoir vertical par gravité, tout comme le remplissage des cuves qui utilise des cuvons (copie moderne du douil en bois d'autrefois) pouvant contenir 500kg de raisins, et hissés par un treuil électrique jusqu'au au sommet des cuves.

remplissage_gravitaire_cuves_-_chateau_kirwan_.jpg

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 Nouvelle dénomination

Ouverture de la PNO pour le Bourgogne Côte d'Or

sur Vitisphère

Mardi 14 mars 2017 par Juliette Cassagnes

Si la PNO se déroule sans contestations, les opérateurs pourront bientôt produire du Bourgogne Côte d'Or...

Pour se différencier dans la grande aire d'appellation régionale Bourgogne, qui s'étend de Chablis à Lyon, les producteurs de la Côte de Beaune et de la Côte de Nuits devraient bientôt pouvoir élaborer du « Bourgogne Côte d'Or ».

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Guide technique

« Comment lutter contre les maladies et ravageurs en Bourgogne selon les principes de la viticulture biologique »

Publié le 14/03/2017 - 10:29

par Vitiveille

BIO BOURGOGNE(ex-Sedarb) a rédigé un guide technique « Comment lutter contre les maladies et ravageurs en Bourgogne selon les principes de la viticulture biologique ».

Ce guide technique, financé dans le cadre du volet communication du plan Ecophyto, est composé de 6 fiches pratiques recensant les principales maladies et ravageurs rencontrés dans le vignoble bourguignon, avec des informations sur la reconnaissance, les principaux moyens de lutte, ... enrichies de témoignages de viticulteurs. Les informations sont issues également d'une collecte de pratiques de viticulteurs bio bourguignons. Le guide intègre également dans certaines fiches les données issues des expérimentations menées par BioBourgogne, notamment sur la réduction des doses de cuivre depuis 2008.

Tout pour être au point pour la prochaine campagne !

Il est téléchargeable sur le lien suivant : http://www.biobourgogne.fr/documents_256.php.

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Les bonnes bouteilles de Paul

Venissa, le vin historique de Venise, sauvé des eaux

Gianluca Bisol a retrouvé par hasard quelques pieds de cépages Dorona; il a fait revivre Venissa, le vin de Venise. Giacomo Casanova a dû en boire...en bonne compagnie.

Une perle vinicole existe sur l'île de Mazzorbon près de Burana et Marcota, à quelques dizaines de minutes de gondoles de Venise. Là un petit domaine vinicole d'un hectare est planté de cépage Dorona, petit raisin doré, résistant aux maladies, dont le vin blanc était servi lors des banquets de la Sérénissime. Oui, Giacomo Casanova a dû en boire avec son compère, François-Joachim de Pierre, cardinal de Bernis, ambassadeur de sa majesté Louis XV à Venise. Galant, le premier émoustillait par ses exploits amoureux la libido du second...

Découverte du cépage Dorona

Découverte du cépage Dorona

Credit Photo - Venissia

Pour la découverte du cépage Dorona, l'histoire commence il y a près de 15 ans. Gianlucca Bisol, propriétaire du légendaire domaine de Prosecco du même nom, découvre un jardin planté de multiples et différents pieds de vigne. Il s'informe auprès de la propriétaire, apprend que ce sont les restes d'un vignoble maltraité par une inondation en 1966, et que le jardin va être vendu à la promotion immobilière. Il remarque les pieds d'un petit cépage doré, les fait analyser par un ampélographe et décide de sauver les derniers 85 pieds de Dorona.

Une résurrection

Une résurrection

Chaque bouteille est numérotée à la main.

Un peu plus tard, ils ont fait des petits, et ce sont 4000 pieds qui sont plantés sur 0,8 hectare, sur l'île de Mazzorbon. La première récolte a lieu en 2010 ; le vin Venissa est livré en 2012. Parallèlement, la famille Bisol a juxtaposé à son petit vignoble un potager biologique et un restaurant étoilé Michelin, doté de six chambres d'hôtes. Deux œnologues, Desiderio Bisol er Roberto Cipresso, s'occupent de la vinification qui se caractérise par une macération longue pour extraire des arômes. La vigne est conduite en biodynamie, sans pesticide ni insecticide. Tous les ans, la parcelle est inondée d'eau salée, par le phénomène d'acqua alta. Il a une influence certaine sur les caractéristiques de Venissa. La production est limitée : 4000 bouteilles de 50 cl en moyenne par an. Conçues par l'artiste  Carlo Morreti de Murano, elles sont fabriquées à la main. Chaque bouteille est numérotée et étiquetée d'une feuille d'or frappée par les artisans de la maison Bartilloro à Venise.

Organisée par la Maison Barrère ; Capdevielle, importateurs de vins d'exception, une récente dégustation a permis de découvrir quatre millésimes. Le 2010 dégage des arômes discrets de noix et a un petit côté vin de voile du Jura. Le 2011 est sur le fruit avec une trame de bonbons anglais acidulés et une finale sur le tabac. Sur le 2012, on trouve des notes d'agrumes et de laurier, tandis que le 2013 surprend par sa fraîcheur et son élégance.

Alors, faut-il l'essayer en petit comité de connaisseurs ? Bien sûr que oui. A Paris, on peut trouver certains millésimes chez le caviste Soif d'Ailleurs, 38 rue Pastourelle 75003 Paris au prix de 180 euros la bouteille de 50 cl. Précisons que la bouteille est elle-même une œuvre d'art.

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La surface de vigne diminue sauf en Chine et en Nouvelle-Zélande

Publié le 07/03/2017 - 17:07

par viti veille

D'après les chiffres de l'OIV, la surface de vigne pour l'élaboration de vin est en retrait dans la plupart des pays producteurs.

La superficie viticole mondiale en 2015 (1), serait en légère diminution par rapport à 2014 (-7 millions d'hectares) et atteindrait les 7534 mha.

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En Europe, le vignoble s'établirait à 3362 mha. Il est  en recul de 26 mha entre 2014 et 2015.
L'Italie est le pays qui enregistre la plus importante baisse de surface (-8%), talonnée par le Portugal (-7%) et la France (-5%). 

Hors de l'espace communautaire, la dynamique de plantation est aussi négative. Seuls deux pays sortent du lot : la Nouvelle-Zélande et la Chine plantent.  

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(1) surfaces totales plantées en vignes, y compris les surfaces n'étant pas encore en production ou n'ayant pas encore été vendangées

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Un chai de sable pour le vin de Tursan dans les Landes

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Les vignerons landais viennent d'enfouir douze barriques de vin sous deux mètres de sable à Messanges, en bordure d'océan. Ce chai naturel garanti une température constante et un élevage lent et modéré. Une opération de promotion qui permet de perpétuer une vieille tradition landaise. 

Par CA Publié le 13/03/2017 à 11:03 Mis à jour le 13/03/2017 à 11:04

Sous le sable la température est de 15° et ne bouge pas. "Le recul que l'on a c'est que le vin garde plus de fraîcheur et plus de fruité que dans un élevage traditionnel" assure Francis Descazeaux, le président de la cave coopérative de Tursan. 

Mercredi dernier, ce sont douze barriques, dix de vin rouge et deux de vin blanc, que les viticulteurs landais ont enfoui, à Messanges, à quelques mètres de l'océan . Elles y resteront six mois. Le vin sera ensuite mis en bouteille pour une cuvée d'exception, prête à l'horizon des fêtes de fin d'année.

L'expérience avait déjà été menée entre 1997 et 2009. Elle repose sur une vieille tradition landaise qui remonte plusieurs siècles en arrière quand les barriques étaient skockées et conservées sous les dunes avant d'être expédiées vers la Hollande et l'Angleterre.

Aujourd'hui l'opération permet aux viticulteurs landais de communiquer autour de leurs vins. Ils produisent 15 000 hectolitres, chaque année, issus de vignes plantées en Dax et Mont-de-Marsan.

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Sur l'île d'Oléron

Une source de biodiversité redécouverte

Publié le 13/03/2017 - 15:07

par Irène Aubert

Sur les 47 individus  morphologiquement différents,  35 se sont révélés différents génétiquement. Photos : Marquage GPS : E. Marguerit – L. de Resseguier/Bordeaux sciences agro

Cet article de Viti Leaders de mars 2017 vous est proposé gratuitement et dans son intégralité. Bonne lecture ! Pour vous abonner, RV sur notre e-kiosque.

Sur l'île d'Oléron, une ancienne pépinière de vignes américaines implantée au XIXe siècle a été prospectée. S'il ne demeure pas grand-chose de l'organisation originelle, plusieurs génotypes originaux ont été découverts et pourraient être introduits à l'avenir dans les programmes de sélection.

30654_site_oleron.jpgRepéré en 1861 en France, le phylloxera a provoqué la destruction d'un million d'hectares en vingt ans. Une fois adoptée l'idée d'utiliser des vignes greffées, il restait à replanter. Mais pour cela, la disponibilité en matériel végétal était cruciale. Plusieurs pépinières ont alors vu le jour, dont une parcelle de vignes américaines de 2 ha sur l'île d'Oléron, plantée entre 1877 et 1884 sous la direction de l'administration des forêts. Le temps a passé et la parcelle n'a plus été exploitée.

Jusqu'en 2016, date à laquelle une équipe de chercheurs a réalisé une prospection, à l'initiative du Conservatoire du vignoble charentais. « La parcelle s'est ensauvagée, mais des individus sont demeurés et/ou se sont perpétués, explique Sébastien Julliard, directeur du Conservatoire et membre de l'expédition. Nous avons recueilli des échantillons de 47 individus différents morphologiquement, dont 35 se sont révélés différents génétiquement. »

Parmi ceux-ci, 29 n'étaient pas référencés dans les collections : 19 Vitis riparia originaux et plusieurs croisements avec Vitis longii (solonis), tous étaient indemnes de viroses.

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« Il reste maintenant à évaluer le potentiel de cette nouvelle source de biodiversité, l'introduire dans les conservatoires et dans les programmes de sélection, si cela semble intéressant », résume Sébastien Julliard.

Article paru dans Viti Leaders n°423 de mars 2017

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 Une ficelle de 30 ans... La cave de Saint-Pourçain fête trente ans de dessins et de rencontres avec les meilleurs caricaturistes qui lui sont toujours restés fidèles.

Par Jacques Dupont

Modifié le 13/03/2017 à 15:08 - Publié le 13/03/2017 à 14:53 | Le Point.fr

Dessin de Dubouillon pour les 30 ans de la Ficelle

Dessin de Dubouillon pour les 30 ans de la Ficelle © DR

Il fut autrefois l'un des plus célèbres (et célébrés) vignobles, et c'est du saint-pourçain qui irrigua les nobles gosiers lors du mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche. Cité dans de nombreux poèmes et éloges du vin jusqu'au XIXe siècle, il a disparu des écrans radars au moment du phylloxera, de l'industrialisation et de l'exode rural. Du grand vignoble qui couvrait plusieurs milliers d'hectares il n'en reste que 600 environ étalés sur les coteaux de trois rivières, la Sioule, l'Allier et la Bouble moins connue... La cave coopérative a sans doute sauvé l'appellation (AOC depuis 2009) et continue de produire 80 % des volumes.

Les 30 ans de la cuvée La Ficelle

En 1987, ses dirigeants eurent l'idée d'inviter des dessinateurs à déguster, délirer, picoler, chanter et se lâcher sans limites... Ainsi est née la cuvée La Ficelle, un rouge de copain, bien parfumé et gouleyant à souhait. Tignous et Honoré furent souvent de la partie avant que quelques débiles ne s'attaquent à Charlie Hebdo. En 2017, l'union des vignerons fête les 30 ans de la Ficelle en éditant un album avec « une tournée de dessins majoritairement inédits » et qui souvent témoignent de la joyeuse ambiance qui régnait en fin de journée quand le niveau des bouteilles atteignait le plancher.

Drôles, libertins parfois, ils sont signés d'une vingtaine de nos meilleurs dessinateurs d'Avoine à Willem, en passant par Loup, Laville, Bridenne, Nicoulaud et leurs amis. L'album est vendu 20 euros.

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Cave de l'union des vignerons
04 70 45 42 82.

Nos derniers commentaires sur La Ficelle :

16 - La Ficelle 2016. Gamay 75 % plus pinot noir. Nez explosif de fruits noirs, épices, poivre, tendre, gourmand, charnu. 4,95 euros. Magnum à 11,95 euros.

Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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