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04 mars 2017
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2) Le grand retour du vin Mariani

Publié le 28/02/17 par Stéphane Reynaud

Christophe Mariani relance la production du vin Mariani

Photo : Jean-Christophe MARMARA

Un autodidacte corse remet au goût du jour ce tonique à l'alcool de cocaïer qui connut un succès énorme il y a un siècle. Histoire d'une réinvention.

 

""Bébé, tu veux faire le beau, c'est ça ?" m'a dit mon épouse lorsque je lui ai annoncé que je voulais un vin à mon nom." Christophe Mariani, ex-disc-jockey devenu restaurateur à Ajaccio, pense alors créer sa propre cuvée pour la mettre à la carte de son établissement, sur le port. Avant toute chose, le trentenaire vérifie que son patronyme ne correspond à aucune marque enregistrée. "J'ai lancé une première recherche sur le Web et un monde fascinant s'est ouvert à moi."

Le grand retour du vin Mariani

Ce soir-là, Christophe Mariani découvre l'épopée du pharmacien Angelo Mariani, un Corse de Bastia installé à Paris, qui, dès 1873, depuis sa boutique du 41, boulevard Haussmann, bâtit un empire à partir d'une recette révolutionnaire : un mélange de vin de Bordeaux et d'infusion de feuille de cocaïer. "La première année, Mariani fit 6.000 francs de bénéfice. La suivante, il gagna deux fois plus et l'inventaire de la troisième accusa le chiffre de 24.000", lit-on dans Le Figaro du 7 février 1914. Dès 1885, Mariani installe son usine ultramoderne et ses serres à coca à Neuilly-sur-Seine.

Le brillant industriel est aussi un publicitaire-né : il fait expédier des flacons de son vin aux célébrités du moment, chefs d'État, généraux, ecclésiastiques, qui lui renvoient des lettres de remerciement et dédicaces. Mariani, malin, assortit alors à ces mots des gravures de très bonne facture des intéressés, qu'il publie sous forme de cahiers dans Le Figaro. Le pape Benoît XV, la reine des Belges Élisabeth, le maréchal Foch, la sportive Suzanne Lenglen et des dizaines d'autres font ainsi la une du quotidien, étroitement associés à l'élixir miraculeux. Le succès est énorme. Avant la Première Guerre mondiale, Angelo Mariani vend dix millions de bouteilles par an du "plus agréable et plus efficace des toniques et des stimulants", comme il est alors écrit sur l'étiquette. Vite, les imitations font florès. Un certain John Pemberton commercialise aux États-Unis son "Pemberton's French Wine Coca" jusqu'à ce qu'une loi sur la prohibition de l'alcool l'oblige à supprimer le vin de la formule. Il lui substitue du soda et du sirop de sucre et baptise la nouvelle boisson Coca-Cola...

"J'ai tout de suite plongé dans cette histoire, raconte Christophe Mariani. Et puis, au bout de quelques heures de lecture, les yeux rougis par l'écran de mon téléphone, je me suis aperçu que nous étions le 1er avril 2014, un siècle jour pour jour après la mort d'Angelo Mariani. Sincèrement, j'y ai vu un signe du destin. Je l'ai tout de suite dit à ma femme. Et j'en ai pleuré."

"Doux et bon"

Cette histoire va l'obséder jour et nuit. "Alors j'ai décidé de relancer l'affaire", explique-t-il. Et tant pis s'il ne s'y connaît pas plus en vin qu'en embouteillage ou en distribution d'alcool. Enthousiaste, habité par son projet, il s'entoure de quelques personnes très professionnelles qui l'aiguillent dans ses choix. Parmi eux, il y a Nicolas Stromboni, propriétaire du Chemin des Vignobles, un des plus belles caves de l'île de Beauté.

Marchand de vin, vigneron inspiré, Stromboni est un des plus dignes ambassadeurs du terroir corse, dans toutes ses variantes, et un défenseur du riaquistu, ce terme corse que l'on pourrait traduire par "réappropriation du patrimoine gastronomique". Pour la cause et pour son ami, le sympathique trentenaire ouvre son épais carnet d'adresses.

Comme plus personne ne se souvient du goût du vin Mariani originel, Christophe Mariani va passer de longs mois à concocter une nouvelle recette, épaulé par un expert de l'élaboration de ce type de produits, aujourd'hui retraité à Grasse. La base est constituée de vin rouge issu du vermantinu, un cépage généreux, malléable, gras, rond, bavard, sensuel, aromatique, qui provient d'une coopérative installée du côté d'Aleria. On y trouve aussi le précieux alcool de feuille de coca, décocaïnisé pour des raisons évidentes, qui arrive directement de Bolivie. À cela s'ajoutent différents ingrédients, "une liste secrète", s'amuse Christophe Mariani, dont la noix de kola, des herbes, des notes de myrte.

La petite bouteille de 50 cl, réalisée sur le modèle de l'ancienne, est fabriquée par une verrerie niçoise, l'étiquette vintage a été pensée par des Corses. L'ensemble est produit et embouteillé par la société Mavella - "des distillateurs, experts de l'alcool de prune, qui font aussi un whisky superbe" -, dans le village de Bavella.

Avec ce côté oxydatif, le vin Mariani deuxième génération fait penser au fino d'Andalousie. Et puis il y a cette touche racinaire qui rappelle l'alcool de gentiane. Le vin Mariani 2.0 a l'amertume du vermouth, en équilibre avec l'acide, le sucré et le goût de l'alcool. Il s'accorde parfaitement bien avec le brocciu fumé, le chavignol fermier ou la volaille grillée. Il se consomme aussi en apéritif. Sur glace, ou préparé en cocktail, il pourrait bien devenir un formidable produit de nuit. Quinze mille bouteilles ont été produites. Les commandes sont déjà nombreuses. Nul doute qu'il trouve rapidement son public. "Ce qui est doux et bon plaît même aux fous", s'amuse l'ami Nicolas Stromboni. À 25 euros le flacon, la folie est abordable.

Le grand retour du vin Mariani

C'est un produit corse qui doit devenir le porte-étendard de tous les autres. Mais, par sa composition, c'est aussi un produit bolivien. D'ailleurs, le ministre de l'Agriculture bolivien, Felipe Cáceres, et l'ambassadeur de Bolivie en France, Jean-Paul Guevara, se sont déjà déplacés à Ajaccio pour saluer cette collaboration exemplaire entre les deux pays.

Mieux, le 23 février dernier, Christophe Mariani rencontrait, à la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), à Rome, le président bolivien Evo Morales. ""C'est un levier international pour la commercialisation de la feuille de coca", m'a dit Evo Morales." L'État bolivien serait prêt à investir dans la construction d'une usine en Bolivie, pour produire le vin Mariani mais aussi les produits dérivés : bonbons, sucettes, sodas... Avec comme objectif de distribuer toute cette gamme en Amérique du Sud. Pour Evo Morales, Mariani constitue un enjeu économique et politique. En attendant, l'ex-patron du restaurant de la baie d'Ajaccio a tant à faire.

Reste que le produit, on ne peut plus artisanal, naturellement dans la veine craft que les grands groupes du secteur tentent d'exploiter, est sacrément réussi. En parallèle du lancement, une édition de 201 flacons numérotés s'arrache comme des petits pains. "De la Corse, le monde a retenu Pascal Paoli, Napoléon Bonaparte, Tino Rossi... Mais tout le monde a oublié Angelo Mariani, c'est triste", s'exclame Christophe Mariani. Comptons sur lui pour mettre un terme à cette injustice.


En savoir plus : http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o130672-le-grand-retour-du-vin-mariani#ixzz4aC4y9Dbj

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Présentation du « Guide de l’Agroécologie en Viticulture »

Publié le 28/02/2017 - 16:04

par Viti Veille

Ce jeudi 2 mars, à 12h, l’IFV et l’INAO présenteront le « Guide de l’Agroécologie en Viticulture », en présence de Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, sur le stand du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt au Salon International de l’Agricultur (Pavillon 4, allée C, stand 136).

Ce « Guide de l’agroécologie en viticulture », élaboré par l’IFV et l’INAO, a pour objectif de fournir des points de repère techniques pour tous les vignerons qui souhaitent, sur le plan individuel ou dans un cadre collectif, faire évoluer leurs pratiques, afin d’initier ou d’approfondir une démarche agroenvironnementale. Conçu de façon très pratique, ce guide regroupe des mesures d’application simples pour accompagner la filière vers des systèmes de production durables et performants

5 thématiques agroécologiques sont abordées dans ce guide :

1 - Préserver et développer la biodiversité

2 - Maîtriser et réduire la fertilisation

3 - Limiter l’usage des produits phytopharmaceutiques

4 - Favoriser une meilleure gestion de l’eau par les exploitations

5 - Recourir à un matériel végétal plus adapté à l’agroécologie

 Le « Guide de l’Agroécologie en viticulture » sera disponible en version téléchargeable à partir du 2 mars 2017 sur les sites de l’IFV www.vignevin.com  et de l’INAO www.inao.gouv.fr 

 

Finis les transferts d'autorisations de plantation entre le Roussillon et le vignoble de Cognac

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/pyrenees-orientales/finis-transferts-autorisations-plantation-entre-roussillon-vignoble-cognac-1204027.html

La filière Cognac a obtenu du gouvernement l'assurance que "soit mis un terme aux transferts d'autorisations de plantation" de vignobles venant d'autres régions de France, notamment du Roussillon. Une pratique rendue possible par un vide juridique dans la règlementation de l'Union européenne.

Les viticulteurs de Cognac avaient dénoncé le 14 février à Paris les "vautours" de la "dérégulation" accusés de détourner le système des autorisations de plantation dans leur vignoble et de "déstabiliser" l'équilibre de leur filière.
Certains vignerons des Pyrénées-Orientales étaient visés.

A l'issue d'une rencontre avec le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, le 24 février à Paris, le Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC), l'Union générale des viticulteurs (UGVC) pour l'AOC Cognac et le Syndicat des Maisons de Négoce (SMC) sont finalement parvenus à un accord avec le ministère.

Un accord entre les professionnels et le gouvernement

"Une première étape est franchie, avec l'adoption d'une disposition mettant un terme aux transferts de plantations de vignes contournant le dispositif du contingentement", souligne dans un communiqué commun le BNIC, l'UGVC et le SMC. "Cette disposition, intégrée à un arrêté interministériel relatif à la gestion du régime des autorisations de plantations de vigne au niveau français, sera publiée dans les jours à venir", précisent les professionnels du secteur.

L'UGCV avait lancé une pétition sur change.org pour demander au gouvernement d'agir vite afin de renforcer d'urgence la régulation du secteur, le temps de négocier un nouvel accord avec la Commisson européenne.

Le vignoble du Roussillon visé par les "vautours"

Quelque 30 à 40 viticulteurs "opportunistes", sur les quelque 4.400 que compte la zone, avaient en effet profité d'un vide juridique dans la nouvelle règlementation européenne pour obtenir des droits à plantation portant sur 300 nouveaux hectares de vigne.

Ils ont pour cela utilisé des transferts de droits à plantation, en achetant au préalable des vignobles dans d'autres régions françaises, en général moins riches que celle de Cognac, ou en crise, comme celle du Muscadet ou du Roussillon.
Ils ont ensuite arraché ces vignes, pour générer des droits de plantation, qu'ils ont transférés dans le Cognac. Une pratique légale, mais qui porte aussi atteinte à l'image de Cognac, pouvant dès lors être accusé de "dépecer" les autres vignobles français, souligne l'interprofession.   

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Le Sofitel Paris Baltimore Tour Eiffel fait peau neuve

lundi 27 février 2017 15:04

Journal L'Hôtellerie

Paris (75) À travers le renouveau de son décor et de son restaurant, et grâce à un mur interactif inédit en Europe, l'hôtel cinq étoiles souhaite apporter encore plus de confort à ses clients.

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© Didier Delmas

   

Une junior suite du Sofitel Paris Baltimore Tour Eiffel.

   

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Situé avenue Kléber à Paris (XVIe), à mi-chemin entre la Tour Eiffel et l'Arc de triomphe, l'hôtel Baltimore vient de monter en gamme en quittant l'enseigne MGallery pour intégrer Sofitel, selon la volonté des propriétaires Pierre et Marie-Laure Esnée (groupe SD2P). Si les fondamentaux restent, l'esprit de demeure parisienne du Sofitel Paris Baltimore Tour Eiffel se voit renforcé par le travail du cabinet d'architecture Les Deux Ailes. 

Matières brillantes (velours, taffetas), couleurs chaudes (gris et or), cheminée, le lobby entièrement repensé s'articule autour de la réception et du bar où les clients peuvent échanger avec le mixologiste et profiter d'un service de restauration de 8 heures à minuit. Dans le cadre de la transformation, le décor des 103 chambres privilégie lui aussi les matériaux nobles et accentue le confort (tissu aux murs, moquette épaisse, tête de lit moelleuse, literie haut de gamme), tandis que les espaces de circulation rendent hommage au voyageur Lord Baltimore (qui fut client de l'hôtel), avec des photos et des compositions sous cadre de papillons et d'insectes signées Deyrolle.

L'innovation du mur interactif 

Dans le prolongement du lobby, un immense mur interactif a été installé par la société montréalaise Float4, une première en Europe. Entièrement tactile et changeant de couleur en fonction des mouvements, le mur permet d'accéder à différentes informations (bourse, circulation en temps réel, suggestion de visites de Paris), de créer une interactivité avec l'hôtel cinq étoiles grâce des caméras placées en cuisine et près du bar, de se prendre en photo, de regarder un match, de dessiner… "Il se fond dans le décor sans créer de choc de design", assure le directeur commercial de l'hôtel, Fabien Beauvallet

Le chef, Jean-Philippe Perol, et le maître sommelier, Jean-Luc Jamrozik, sont toujours en place, mais dans un restaurant transformé et rebaptisé Carte Blanche. L'entrée se fait par un nouvel espace, nommé la cave, où sont disposées les bouteilles mises à l'honneur chaque mois en fonction de la carte. Les clients peuvent choisir d'abord le vin, puis laisser le chef accorder les plats. Ils ont aussi la possibilité de laisser carte blanche au chef ou de choisir le produit du jour que le chef présente à table, et de décider de la cuisson, de la sauce et de l'accompagnement. La formule déjeuner est proposée à 36 € et le menu carte blanche à 85 €.

Diaporama

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