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18 février 2017
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La lune affecterait le goût du vin


Par Angela Massing Le 09 fév 2017 à 16h00  https://www.bibamagazine.fr/article/la-lune-affecterait-le-gout-du-vin-63977

Les phases de la Lune auraient un impact sur le goût du vin. Un timing pris en compte par les professionnels du vin. On ferait peut-être bien d'y prêter attention...

 

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi le vin perdait parfois son goût originel ? On a la réponse : ce serait la faute de la Lune ! Ou plus précisément, du calendrier lunaire. Kézako ? Divisé en quatre catégories : les « jours fruits », les « jours fleurs », les « jours feuilles » et les « jours racines », le calendrier lunaire fonctionne sur le même principe qu'un calendrier des jours et des mois sauf qu'il est réglé sur les phases de la Lune. Le vin aurait ainsi meilleur goût lorsque la lune passe devant certaines constellations (Verseau, Gémeaux et Balance) et pendant une certaine période (celle des « jours fruits »). Bon, si c'est le calendrier lunaire qui le dit...

Quand les satellites s'en mêlent

 

Cela peut sembler un peu tiré par les cheveux, pourtant le calendrier lunaire est très utilisé par les viticulteurs. Certains grands magasins le prennent aussi très au sérieux et n'organisent des dégustations de vin que pendant les « jours fruits ». C'est le cas par exemple du magasin Marks ; Spencer au Royaume-Uni. Eh oui, il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas ! Certains scientifiques nuancent tout de même cette théorie. Parmi eux, l'américain Jamie Goode affirme que le vin peut effectivement avoir un goût différent selon les jours mais ce serait la pression atmosphérique qui en serait responsable et non la lune. En tous cas si on souhaite se faire sa propre idée, il existe une application appelée « When Wine Tastes Best » spécialement conçue pour nous aider à choisir le meilleur jour pour ouvrir une bouteille du vin.

Bon à savoir pour les futurs apéros entre copains !

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La France conserve la 1ère place des destinations touristiques


vendredi 10 février 2017 15:44     http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/salon-concours-syndicat-association/2017-02/La-France-conserve-la-1ere-place-des-destinations-touristiques.htm

64 - Pyrénées-Atlantiques Le ministère des affaires étrangères et du développement international, Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Biarritz sur le thème du tourisme, a annoncé que la France, malgré un contexte compliqué en 2016, conservait la première place sur l'échiquier mondial. Entre 82,5 et 83 millions de touristes ont visité la France l'an dernier. Ils étaient 85 millions en 2015.

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Vins et spiritueux : un record pour les exportations françaises


 6 Medias

09 Février 2017 à 20h41

Ces performances contrastent avec celles des vins, pénalisées par le recul des ventes de champagne.

Ces performances contrastent avec celles des vins, pénalisées par le recul des ventes de champagne.

© Reuters

Les ventes de cognac à l’export ont progressé de 6,5 % à 2,77 milliards d’euros. Aux États-Unis, les ventes de ce spiritueux ont grimpé de 16 %.

Record battu ! Pour l’année 2016, les exportations de vins et de spiritueux ont progressé. Et un nouveau record a été établi grâce aux ventes du cognac. Pour ce produit, les ventes à l’export ont progressé de 6,5 % à 2,77 milliards d’euros. Aux États-Unis, où l’engouement pour les alcools bruns ne se dément pas, le cognac a vu ses ventes monter de 16 %, tandis qu’en Chine, le rebond entamé en 2015 après deux ans de baisse s’est poursuivi et les ventes y ont grimpé de 20,5 %.

Record battu ! Pour l’année 2016, les exportations de vins et de spiritueux ont progressé. Et un nouveau record a été établi grâce aux ventes du cognac. Pour ce produit, les ventes à l’export ont progressé de 6,5 % à 2,77 milliards d’euros. Aux États-Unis, où l’engouement pour les alcools bruns ne se dément pas, le cognac a vu ses ventes monter de 16 %, tandis qu’en Chine, le rebond entamé en 2015 après deux ans de baisse s’est poursuivi et les ventes y ont grimpé de 20,5 %.

Ce secteur a réalisé un chiffre d’affaires, à l’export, de 11,9 milliards d’euros pour l’année dernière enregistrant une hausse à 1,2 %. Ces chiffres sont ceux publiés ce jeudi 9 février par la Fédération des exportateurs de vins ; spiritueux de France (FEVS). Concernant le volume, le nombre de bouteilles vendu est resté stable par rapport à l’année précédente. La filière conserve sa place de deuxième poste excédentaire de la balance commerciale française derrière l’aéronautique et devant les parfums et les cosmétiques.

Le vin pénalisé. Ces performances contrastent avec celles des vins, pénalisées par le recul des ventes de champagne (-2,5 % à 2,62 milliards d’euros), plombées par une chute au Royaume-Uni. La baisse de la livre sterling consécutive au vote britannique pour le Brexit a très lourdement pesé sur le premier marché d’exportation du champagne, où les ventes ont décroché de 13 %.

Dans les vins dits « tranquilles », dont la part de marché s’érode depuis 15 ans, le chiffre d’affaires s’est maintenu (+0,3 %) mais les volumes vendus ont poursuivi leur repli qui atteint 13,5 % sur les quatre dernières années, selon la FEVS. Le manque de volumes disponibles, qui renchérit les prix, pénalise la compétitivité des produits français à l’étranger face aux vins du "nouveau monde" (Chili, Argentine, Australie), mais aussi d’Europe du Sud (Italie et Espagne).

Ouvrir de nouveaux marchés. Face à cette érosion, il faut augmenter les surfaces plantées, produire plus de vins et surtout accélérer l’ouverture de nouveaux marchés, où certains concurrents des vins français sont avantagés en matière de taxes, plaide Christophe Navarre. Le Chili et l’Australie ont ainsi signé des accords de libre-échange avec la Chine, tandis que les vins français y sont taxés à 14 %.

Pour 2017, le président de la FEVS se veut prudent, face aux incertitudes géopolitiques et économiques du monde. « Il n’y a pas de raison pour que le cognac ne continue pas à bien se comporter", a-t-il toutefois observé, "mais les arbres ne montent pas au ciel et les stocks sont limités ». Pour le vin, la négociation d’accords commerciaux doit, selon lui, être un objectif prioritaire pour les Européens.

Les États-Unis, avec un chiffre d’affaires en hausse de 8,1 % à 2,8 milliards d’euros ont conforté leur place de premier débouché pour les vins et spiritueux français, tandis que la Chine est remontée à la troisième place pour les spiritueux et à la quatrième pour le vin.

(avec Reuters)

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Montgueux, l'île de craie de la Champagne      http://www.larvf.com/,vin-montgueux-ile-craie-champagne-terroir-aubois,4511514.asp

Le terroir Aubois a imposé sa marque. Aux côtés des autres vignobles de l'Aube aux sols marneux, la butte de Montgueux offre un terroir de prédilection au chardonnay : un versant crayeux exposé au sud-est.

Mis en ligne le : 09/02/2017 à 16:31

Montgueux, l'île de craie de la Champagne

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Copyright

Une AOC de prestige : près de Troyes au sud de la Champagne, le vignoble de Montgueux produit le "montrachet de Champagne" / Une butte de craie face à la pleine céréalière : Montgueux déroule son tapis d'argiles au chardonnay.


Comme une île que l’on cherche des yeux en naviguant sur l’océan, la colline de Montgueux tarde à paraître lorsque l’on traverse les plaines céréalières du sud de la Champagne. Enfin, le vignoble apparaît, superbe coteau aux sols crayeux, tourné vers le sud-est.

Malgré son caractère isolé, le vignoble de Montgueux repose, comme l’ensemble du vignoble de la Champagne, sur les cuestas de l’est du Bassin parisien  (des reliefs formés il y a 20 millions d’années suite au soulèvement des parties nord et est du Bassin parisien. La fragmentation des roches calcaires pendant les périodes glaciaires, puis l’érosion et les entailles creusées par le réseau hydrographique ont ensuite modelé le relief pour lui donner les courbes que l’on observe aujourd’hui).

Installé sur le versant d’un dôme, sa large ouverture paysagère sur la plaine, ses pentes et son exposition au sud-sud-est constituent autant d’atouts qui favorisent la maturation des raisins.

Concernant le climat, le site reçoit une influence à la fois océanique  (la pluviométrie est régulière et la température moyenne annuelle assez douce  :11,1° C de 2010 à 2014. Les contrastes thermiques sont peu marqués entre les saisons) et continentale  (la pluviométrie est modérée : 690 mm par an en moyenne de 2010 à 2014. L’ensoleillement estival est important et il existe des risques de gelées).

BATAILLE

Son ensoleillement est assez faible  (1 680 heures en moyenne contre 1 910 en Bourgogne), mais grâce à la pente et au pouvoir réfléchissant des sols clairs, il est suffisant pour atteindre l’équilibre nécessaire à l’élaboration des vins de Champagne.

Si le vignoble de Montgueux existe depuis des siècles, son potentiel qualitatif est longtemps resté dans l’ombre et sa surface a parfois été réduite à quelques hectares. Sans compter la bataille livrée pour que Montgueux ne reste pas au bord du chemin dans l’aventure AOC.

"Notre grand-père Léon Beaugrand s’est battu pour mettre en lumière la valeur du terroir de Montgueux et pour défendre dans les années 20 la place de Montgueux dans l’aire d’appellation Champagne !" racontent Hélène et Arnaud Beaugrand (Champagne Beaugrand).

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CARACTÉRISTIQUES DE L'APPELLATION

Les profils

1905 : le nom Champagne est officiellement réservé aux vins élaborés et issus de raisins récoltés en Champagne. C'est la première fois qu'une appellation d'origine est juridiquement protégée. La délimitation de la zone géographique est définitive en 1927. L'AOC naît en 1936.

Surface du vignoble de Montgueuex : 208 ha

Rendement maximum : 12.400 à 15.500 kg/ha

Les sols

Les sols de Montgueux reposent sur un sous-sol de craie du Turonien. On y trouve des lambeaux du complexe argilo-sableux à silex qui recouvrent la cuesta du Pays d'Othe. Des argiles beige-ocre à un brun-rouge sur le sommet de la butte ont alimenté les colluvions de pentes à silex. Plus ou moins sableuses, ces argiles contiennent souvent des granules ferrugineux et des silex. Au pieds de la butte, s'étend un vaste glacis d'épaisses formations d'altération de la craie, mélangées avec des éléments issus des formations argilo-sableuses à silex des plateaux.

Les cépages

90% du vignoble de Montgueux est planté en chardonnay.

10% en pinot noir. L'omniprésence du chardonnay s'explique par la nature crayeuses des sols. "Les chardonnays y atteignent une maturité aboutie tout en gardant leur acidité, gage de fraîcheur des vins et d'aptitude au vieillissement", précise Didier Doué, vigneron et responsable du syndicat viticole. Les zones qui se distinguent par des sols plus profonds et riches constituent des parcelles adaptées au pinot noir.



DE L'OMBRE AU BLANC ÉCLATANT

Malgré cette discrétion, les chardonnays du coteau aubois sont achetés depuis plusieurs décennies par les grandes maisons de champagne de la Marne. Dans les années 60, plusieurs maisons cherchent davantage de raisins, et parfois de nouvelles terres.

"La demande de champagne était en hausse et il n’y avait plus de parcelles disponibles dans la Marne, raconte Chantal Gonet (Champagne Philippe Gonet, Le Mesnil-sur-Oger). Mon grand-père, Jacques Gonet, a donc cherché des terres à blanc ailleurs. Il s’est d’abord intéressé à Vindey, dans le Sézannais, puis s’est éloigné un peu plus en choisissant Montgueux."

Cet élan incite les quelques viticulteurs de Montgueux à planter davantage de vigne, mettant ainsi en avant la qualité de leur terroir viticole. "Les Beaugrand, les Lassaigne et mon grand-père ont ainsi créé une nouvelle dynamique", poursuit Chantal Gonet.

Dans les caves de la Marne, on apprécie les vins expressifs et équilibrés de Montgueux. "S’il y a un montrachet en Champagne, c’est à Montgueux qu’on le trouvera ! ", avait même lancé le chef de cave de Charles Heidsieck, Daniel Thibault, dans les années 90.

UN TERROIR À L'ÂME FORTE

L’histoire du vignoble de Montgueux est aussi marquée par le destin du Clos Sainte Sophie, une belle propriété située sur le haut du coteau. C’est là qu’à la fin du XIXe siècle, le pépiniériste Charles Baltet mène ses expérimentations.

En 1878, il confie à des visiteurs japonais en apprentissage des pieds de vigne que ces derniers plantent au pied du Mont Fuji. Un geste salué par l’empereur du Japon en personne. Les pieds de vigne champenois sont ainsi à l’origine du principal vignoble japonais.

Le Clos Sainte Sophie, propriété de la famille Valton depuis 1909, compte aujourd’hui 1,6 hectare de vignes, dont une partie a été confiée à Emmanuel Lassaigne. Touché par l’âme du lieu, le vigneron cajole les vins du Clos le plus méridional de Champagne et les attend patiemment. Le Clos Sainte Sophie 2010 se distingue déjà par sa minéralité, son volume en bouche et son allonge.

LES BIENFAITS DE LA CRAIE

Le vignoble de Montgueux est marqué par ses sols crayeux (Turonien), alors que les sols des autres vignobles aubois sont dominés par les marnes (Kimméridgien)  : les raisins des vignes de Montgueux sont généralement mûrs 7 à 10 jours avant ceux du reste du vignoble aubois.

D’autres collines crayeuses bien exposées existent dans la région, comme à Bouilly. Souvent boisées, elles séduisent désormais les acteurs du monde du champagne, sachant que l’aire d’appellation est encore amenée à évoluer…

Les sols de craie présentent de multiples avantages en viticulture. Compte tenu de sa porosité, la craie élimine les excès d’eau, mais elle assure aussi une réhydratation du sol par temps sec, via des remontées capillaires.

En effet, la craie constitue un réservoir d’eau sous-terrain, estimé à 300 à 400 litres au mètre cube. "Elle évite ainsi à la vigne un stress hydrique néfaste, tout en provoquant une contrainte bénéfique pour la maturation des baies car dans les sols crayeux, la plante a besoin de se “fatiguer” pour extraire l’eau dont elle a besoin", explique Sébastien Carré, conseiller viticole à la Chambre d’Agriculture de l’Aube.

UNE SALINITÉ RECHERCHÉE

Le vigneron aubois Emmanuel Lassaigne (Champagne Jacques Lassaigne) connaît bien les qualités de la craie. Au-delà des 3,5 hectares de vigne du domaine situés dans Le Cotet, il a sélectionné des parcelles qu’il juge intéressantes et en achète les raisins.

"Il s’agit de vieilles vignes sur sols crayeux dans les Paluets et la Grande Côte. Des vieilles vignes car avec l’âge, elles développent de grosses racines profondes qui accroissent leur lien au terroir. Car ce sont les sols très crayeux qui confèrent aux vins la salinité que je recherche. Les vins du Cotet et du Paluet sont d’ailleurs toujours plus fins et salins que les autres. Ils vieillissent donc mieux et ce sont toujours ceux que je choisis pour mes vins millésimés."

Pour sa part, Chantal Gonet souligne la structure des vins de Montgueux qui valorise ses assemblages. "La tension des vins du Mesnil s’accorde bien avec la structure des vins de Montgueux. Comme dans le champagne 3 2 1 0 où l’assemblage 50/50 des chardonnays des deux origines révèle un nez minéral, une bouche équilibrée, saline, et une finale finement citronnée."

LE CHARDONNAY, CÉPAGE ROI

Les sols crayeux de Montgueux étant assez homogènes, la quasi-totalité du vignoble est plantée en chardonnay. Néanmoins, les variations d’altitude, qui s’élèvent de 60 à 250 mètres, de profondeur de sol et de proportion d’argile donnent quelques parcelles plus riches qui conviennent bien au pinot noir.

Ces variations de terroir permettent aussi à certains vignerons de jouer sur différentes expressions du ­chardonnay. "Les vins de l’assemblage de notre champagne millésimé viennent du lieu-dit Haut Revers du Chutat, d’une parcelle crayeuse située à mi-pente et d’une parcelle plus tardive, plus haute et aux sols plus argileux. Ils se distinguent à la fois par leur puissance et par leur acidité affirmée, gage d’équilibre et d’aptitude à la garde", explique Benoît Velut (Champagne Jean Velut).

"Une parcelle comme La Richasse a des terres plus profondes que la moyenne et assez précoces. Elle donne des vins opulents et aromatiques, poursuit Didier Doué (Champagne Didier Doué). Plus haut dans le coteau, au Truchat, les sols peu profonds (calcaire dur et silex) et plus tardifs, donnent des vins plus tendus et plus aptes à la garde. Cependant, il faut être attentif à la date de vendange, car si l’on attend trop, les vins perdent en finesse et affichent trop de volume", souligne-t-il.

LA CRÉATIVITÉ EN HÉRITAGE

Emmanuel Lassaigne est également très précis dans ses dates de vendange. "J’ai décidé de vendanger les raisins de la Grande Côte trois à quatre jours plus tôt que les années précédentes pour éviter les raisins beurrés, crémeux. Je cherche des raisins parfaitement équilibrés."

altDes raisins à qui il réserve ensuite un élevage à la carte qui suivra ses intuitions : il choisira alors plutôt des fûts de Bourgogne, de Cognac ou encore du Jura… "Comment résister à l’envie d’expérimenter ? On a tous retenu les paroles de Daniel Thibault comparant Montgueux à Montrachet..."


À DÉGUSTER EN PRIORITÉ

Didier Doué, Brut nature, 70 % chardonnay, 30 % pinot noir, non dosé

Didier Doué, Brut millésime 2006, 100 % chardonnay

Denis Velut, Blanc de blancs Denis Velut millésime 2007, 100 % chardonnay

Jacques Lassaigne, La Colline inspirée, 100 % chardonnay

Jacques Lassaigne, Le Cotet, 100 % chardonnay

Beaugrand, Beaugrand Eéserve 2008, 100 % chardonnay, non dosé

 

Patrimoine mondial

L’Italie valide la candidature UNESCO des collines du Prosecco

Mercredi 08 février 2017 par Alexandre Abellan

Article mis à jour le 09/02/2017 15:58:35

Sur Vitisphère

Pour les soutiens de cette candidature, ces paysages de la Haute Adriatique ont été façonnés par la culture de la vigne, désormais spécialisée dans la production de vins effervescents.

Pour les soutiens de cette candidature, ces paysages de la Haute Adriatique ont été façonnés par la culture de la vigne, désormais spécialisée dans la production de vins effervescents. - crédit photo : Consiglio Prosecco Valdobiadene  

L’inscription devrait être tranchée en 2018 par l’UNESCO, soit dix ans après le lancement de ce projet par les vignobles pétillants des collines de Conegliano et Valdobiadene.

Émanation du gouvernement transalpin, la commission Italienne pour l’UNESCO a donné son feu vert ce 26 janvier à l’inscription des collines de Conegliano et Valdobiadene à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Confirmant l’avis rendu la veille par le ministère de l’Agriculture, cette décision marque une étape décisive pour un projet lancé depuis 2008. Soutenue par le syndicat de la DOCG Valdobbiadene Prosecco Superiore, dont les producteurs ont façonné ces collines, la candidature paysagère devrait aboutir en juillet 2018. En attendant cette évaluation finale des experts de l’UNESCO, les dossiers vont être étoffés pour démontrer la « valeur universelle exceptionnelle du site » ou les conditions « d'intégrité, d'authenticité et de préservation du paysage environnemental et culturel ».

"Une autre partie de la Vénétie va rentrer au patrimoine mondial"

« C’est un moment historique » se félicite Luca Zaira, le président de la région Vénétie. « Une autre partie de la Vénétie va rentrer au patrimoine mondial » se réjouit l’ancien ministre italien de l’Agriculture (ayant notamment porté l’inscription UNESCO du régime méditerranéen en 2010 et de la taille en gobelet de Pantelleria).

À noter que l’attrait d’une inscription UNESCO fait florès dans le vignoble italien, le consortium de la DOCG Chianti Classico ayant récemment annoncé sa volonté d’intégrer sa liste patrimoniale.

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Gironde

La cave coopérative Cussac Fort Médoc et Listrac Médoc fusionnent

Mercredi 08 février 2017 par Colette Goinfre

Sur Vitisphère

La boutique à Listrac voit passer 12 000 clients par anLa boutique à Listrac voit passer 12 000 clients par an - crédit photo : Cave de Listrac Médoc  

Vignerons Associés de Moulis Listrac et Cussac Fort-Médoc est le nouveau nom des deux caves girondines de Cussac et Listrac qui ont décidé de s’unir.

"Fusionner, c’était une question de survie ": Christian Brun, président jusqu’à janvier dernier de la cave coopérative de Cussac Fort-Médoc, le dit sans embage. Devant l’érosion du nombre d’hectares, des adhérents, la fusion s’imposait. "Il y a cinq ans, nous enregistrions 33 ha et 9 adhérents. Aujourd’hui nous ne sommes plus que 7 coopérateurs pour 19 ha pour une production de 1200 hl. On ne pouvait pas tenir le coup"  lâche til. Le rapprochement avec la cave coopérative de Listrac Médoc a été enclenché il y a trois ans, avec la création d’une structure commerciale «Médoc Export »  réunissant plusieurs caves dont Listrac et Cussac.

Renforcement de l'activité oenotouristique

Finalement les deux coopératives ont décidé d’aller plus loin et de s’unir. Le 30 janvier dernier, lors d’une AG extraordinaire, la fusion a été scellée. Pour la cave de Listrac, ( 36 adhérents, 145 ha, une production de 8000 hl, 600 000 cols) c’est là l’opportunité  d’accroitre le foncier en passant de 145 ha à 164 ha, d’étoffer sa gamme mais aussi de renforcer  l’œnotourisme tout en gardant sa boutique à Listrac qui voit passer 12 000 clients par an. Le site de Cussac, positionné stratégiquement sur la route des châteaux, va être transformé en pôle oenotouristique. Boutique, salle de réception, animations et visites sont au programme. Le tout pour un budget de 1,5 million d’euros. Un investissement opérationnel  en 2018.  En attendant, la vinification qui était effectuée à Cussac va être centralisée à Listrac.  Une nouvelle identité va voir le jour : les deux caves vont adopter le nom de Vignerons associés de Moulis Listrac et Cussac Fort Médoc.

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Val de Loire

La guerre des salons est bien lancée

Mercredi 08 février 2017 par Patrick Touchais

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A la fermeture de l’édition 2017, le 7 février au soir, officiellement, les organisateurs du Salon des vins de Loire annoncent quelque 8 500 visiteurs.A la fermeture de l’édition 2017, le 7 février au soir, officiellement, les organisateurs du Salon des vins de Loire annoncent quelque 8 500 visiteurs. - crédit photo : Patrick Touchais  

Après une 31ème édition correcte, le Salon des vins de Loire a-t-il réussi à sauver sa peau ? On ne le saura sans doute qu’après le 14 février, quand se fermeront les portes de son nouveau concurrent parisien : Vinovision qui accueille 60 % d’exposants du Val de Loire.

Qu’elle était attendue cette édition du Salon des vins de Loire 2017 ! Pas tant que les exposants avaient tant de vin à vendre : la Loire a subi le gel, le mildiou et la sécheresse sur le millésime 2016 faisant chuter le potentiel de commercialisation. Bon nombre de vignerons ont donc tapé dans les stocks.

Mais le plus important résidait surtout dans les chiffres de fréquentation, tant le salon angevin, né en 1987, est soumis à une rude concurrence : salon off, salon bio et depuis cette année, Vinovision, le salon des vins septentrionaux qui se tiendra du 12 au 14 février.

A la fermeture de l’édition 2017, le 7 février au soir, officiellement, les organisateurs du Salon des vins de Loire annoncent quelque 8 500 visiteurs. Comme dans les manifestations syndicales de rue, on prendra les chiffres avec les pincettes nécessaires…

La synergie bio/conventionnelle paye

Concrètement, parmi les points positifs, la synergie entre l’historique Salon – il fêtait cette année sa 31ème édition – et les deux salons bio et biodynamique (La Levée de la Loire et Demeter) accueillis dans l’enceinte du Parc des expos d’Angers, a fonctionné pour la troisième fois consécutive. Ces derniers ont même réussi à faire jeu égal avec le premier, puisque de part et d’autre, on comptait quelque 220 à 230 exposants. Il est vrai que bon nombre de vignerons participant aux salons bios, étaient auparavant des fidèles du Salon des vins de Loire. Mais le passage en bio, l’offre tarifaire, et l’envie de se retrouver dans un pôle exclusif en a poussé certains à gonfler les rangs de la Levée de la Loire notamment. Autre point positif, les deux entités ont globalement été satisfaites de la fréquentation et de la qualité des visiteurs les lundi et mardi.

Et c’est sans doute là, où le bât blesse. Ouvert seul le dimanche – les bios participaient pour la plupart à des salons off en centre-ville d’Angers pendant le week-end – le Salon des vins de Loire n’a pas attiré les foules, même si certains exposants estiment avoir travaillé correctement. « Mais un peu comme un dernier jour de salon, pas comme un premier », souriait un vigneron d’Anjou. La question d’une ouverture sur deux jours va donc être reposée. Elle est prégnante depuis des années, mais le Parc des expos – propriétaire du Salon – s’accroche à ses trois journées.

Enfin, le Salon a réussi à conserver des fidèles exposants, malgré la concurrence du salon des vins septentrionaux Vino Vision. Initié par l’interprofession des vins de Loire, suivie par ses collègues d’Alsace, de Bourgogne, du Beaujolais et le Syndicat des vignerons de la Champagne, cette manifestation accueillera 60 % de Ligériens. Si cette nouvelle manifestation emporte le succès, elle pourrait mettre à mal le Salon des vins de Loire 2018. Certains exposants d’Angers indiquant clairement qu’ils attendaient la première édition avant de se lancer. Est-ce que deux salons – l’un à Angers, l’un à Paris – présentant une forte offre de vins de Loire peuvent cohabiter à une semaine d’intervalle sans que l’un ne tue l’autre ? Difficile à croire.

Grande Bourgogne

45 000 hectares de vignes bientôt équipées de générateurs anti-grêle

Jeudi 16 février 2017 par Juliette Cassagnes

Sur Vitisphère

Un générateur anti-grêle installé en BourgogneUn générateur anti-grêle installé en Bourgogne - crédit photo : DR  

Les vignerons du Beaujolais et de Bourgogne ont décidé d'équiper la quasi-intégralité de leurs surfaces de générateurs anti-grêle dès cette année. D'ici juin 2017, 143 générateurs seront déployés du sud-Beaujolais jusqu'à Chablis

C'est décidé : les vignobles de Bourgogne et du Beaujolais qui n'étaient jusqu'à présent pas équipés de générateurs anti-grêle vont l'être prochainement. Les Organismes de Défense et de Gestion (ODG) des appellations du Mâconnais, de Chablis, de l'Auxerrois et même du Beaujolais, ont en effet pris la décision d'installer, dès le printemps 2017, de nouveaux appareils dans tout le vignoble. À ce jour, seules les vignes de Côte d'Or, les Côtes-de-Beaune et de Nuits, ainsi que la Côte châlonnaise et le Couchois, soit 14 000 hectares de vigne, sont couverts par ce système de protection.

"On recherche 270 bénévoles"

Avec ces nouveaux secteurs, c'est donc la quasi-totalité du vignoble de Bourgogne – seul le Châtillonais restera en dehors du dispositif - et la totalité du Beaujolais qui seront équipés, portant la surface totale « protégée » à 45 000 hectares : 17 200 ha en Beaujolais et 28 000 ha en Bourgogne. Une assemblée générale extraordinaire de l'Arelfa Bourgogne a eu lieu ce lundi 13 février 2017 pour ouvrir l'association aux nouveaux ODG concernés.

Cet agrandissement va nécessiter l'installation de 90 nouveaux générateurs par les techniciens, normalement en mai prochain, en plus des 53 déjà présents. Au total, 143 générateurs devraient donc être en place, dès la campagne 2017. Mais il reste néanmoins à trouver des bénévoles chargés de s'en occuper. La Confédération des Appellations et Vignerons de Bourgogne (CAVB), qui pilote le projet, recherche 3 personnes par appareil, soit environ 270 personnes d'ici avril... L'appel est lancé ! 

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hytosanitaires

Mettez à jour vos connaissances sur les Bonnes Pratiques

Jeudi 16 février 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

Sur Vitisphère

Mettez à jour vos connaissances sur les Bonnes Pratiques- crédit photo : Vitisphere  

Découvrez l'incontournable Guide des bonnes pratiques de La Vigne en version web. Révisez les bons gestes à adopter avant et pendant les traitements ; mettez à jour vos connaissances en matière d'étiquette, et téléchargez le Guide pulvé de l'IFV (une exclusivité La Vigne/Vitisphere).

Supplément incontournable de La Vigne, le Guide des bonnes pratiques phyto 2017 se tourne entièrement sur les questions des bonnes pratiques d'utilisation des phytosanitaires : retours d’expérience sur l’utilisation des panneaux récupérateurs et le traitement des effluents phytosanitaires, développement de l'offre en cabine de niveau 4, démocratisation du port des EPI (Équipements de protection individuelle)... telles sont quelques-unes des thématiques à découvrir dans le Guide.

Pour aller plus loin, ce supplément se décline pour la première fois de son histoire en version web (accessible depuis les mobiles). A découvrir, les bons gestes filmés, de quoi décoder une étiquette, un quizz et, cerise sur le gâteau, le téléchargement gratuit des résultats des travaux de l’IFV et de l’Irstéa publiés en exclusivité par La Vigne/Vitisphere.

Cliquez ici pour découvrir

Et n'oubliez pas, Vitisphere bâtit la carte des bonnes pratiques viticoles. Répertoriez vos actions ici.

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Faut-il se fier aux médailles des concours de vin?

Comment faire pour s'y retrouver dans la forêt de médailles et récompenses? Tentative de décodage.

15/02/2017 07:18 CET | Actualisé 15/02/2017 07:19 CET

Fabrizio Bucella Docteur en science et professeur ordinaire à l'Université Libre de Bruxelles, sommelier, spécialiste du vin et de la bière

Les linéaires des grandes surfaces en sont remplis. De quoi? De ces bouteilles serties d'autocollants, de collerettes, les unes plus affriolantes que les autres. Concours général agricole de Paris, coup de coeur du guide Hachette, concours des grands vins de France à Mâcon, sélection de Gilbert ; Gaillard, récompense chez Decanter Awards ou médaille du concours mondial de Bruxelles,...

Le consommateur est perdu. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Comment faire pour s'y retrouver dans la forêt de médailles et récompenses? Tentative de décodage.

1. Le business des concours

Sauf certains très rares concours organisés par les pouvoirs publics, les concours de vins ne sont ni des entreprises philanthropiques, ni des associations sans but de lucre. Le modèle est assez simple. Les vignerons inscrivent une ou plusieurs de leurs cuvées, ce qui suppose l'envoi d'échantillons pour la dégustation et le payement d'une taxe d'inscription. Celle-ci est de 86 euros, collecte incluse, pour le concours général agricole de Paris (le doyen des concours et le moins onéreux). Elle atteint des sommets à 185 euros, à augmenter des frais de port, pour les concours anglo-saxons comme The Decanter Awards, The Drink Business ou l'International Wine Challenge.

Si le vin est médaillé, le vigneron peut encore se fournir auprès des organisateurs pour obtenir les macarons officiels à apposer sur les bouteilles (il faut compter dans les 60 euros pour 1.000 macarons si vous avez été primé dans un concours anglo-saxon).

2. Le nombre de médailles distribués

Les concours français et le concours mondial de Bruxelles suivent les normes de l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). "La somme de toutes les récompenses, attribuées aux échantillons ayant obtenu les meilleurs résultats, ne doit pas dépasser 30% du total des échantillons présentés au concours."

Les concours anglo-saxons sont bien plus généreux. En 2015, l'International Wine Challenge a médaillé un vin sur deux, Decanter entre 67 et 71% et The Drink Business a battu tous les records avec 74% des vins médaillés. Le spécialiste de la question, Fabien Humbert, qui a consacré un dossier à ce sujet dans La Revue du vin de France, assène: "Quand on participe à ces concours, il est plus difficile de ne pas obtenir de médaille que d'en recevoir!"

3. Le point de vue du spécialiste

Didier Raymaekers, professeur d'oenologie à l'école Inter Wine ; Dine et animateur du club de dégustation Bouchônez à Chaumont-Gistoux précise: "Les vins primés lors des concours internationaux, sont souvent des vins issus de structures plus importantes: des maisons de négoce ou des caves coopératives d'une certaine taille." Cela ne signifie pas, bien entendu, que ces vins soient de moins bonne qualité. "Dans la pratique, on retrouve plutôt ces vins dans le circuit de la grande distribution." Il y a une certaine logique: le consommateur a peu de temps à consacrer à ses achats, il faut attirer son regard lorsqu'il passe par le rayon vin, les médailles sont un bel outil pour ce faire.

En résumé, il faut se rappeler que (i) les concours sont des entreprises dont l'objectif est de décerner des médailles; (ii) les concours anglo-saxons connus ne suivent pas les normes de l'OIV; (iii) participer à un concours n'est pas gratuit, certains (petits) vignerons ne peuvant se permettre la dépense.

Il n'est qu'un seul conseil valable à donner au dégustateur attentif: déguster et déguster. Si la bouteille ne peut être ouverte, adressez-vous au conseiller du rayon vin de votre grande surface ou auprès du caviste de quartier, il saura vous conseiller adéquatement.

Source(s) :

Diaporama

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