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04 février 2017
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Costières-de-Nîmes


Vendredi 03 février 2017 par Juliette Cassagnes

Sur Vitisphère

L'appellation Costières-de-Nîmes a déposé une demande auprès de l'Inao afin de faire reconnaître deux nouvelles dénominations géographiques complémentaires. C'est la première étape d'un long processus de structuration de l’appellation.

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Vignoble Bordelais : Les algues vont-elles remplacer les pesticides ?

 

http://www.info35.fr/vignoble-bordelais-les-algues-vont-elles-remplacer-les-pesticides-036735.html

La découverte d’une micro-algue par Immunrise Biocontrol pourrait révolutionner le secteur des pesticides. Le 13 janvier, la visite d’Alain Rousset, président de la Nouvelle Aquitaine, a permis à la Région de renforcer son engagement et sa stratégie quant à la réduction de l’emploi des pesticides dans le vignoble bordelais.

Lumières sur Immunrise Biocontrol et la micro algue miraculeuse

Tout commence il y a deux ans. Avril 2015, deux jeunes chercheurs, Laurent de Crasto et Lionel Navarro, fondent Immunrise Biocontrol à Pessac. Leur ambition ? Identifier et développer des solutions provenant de la nature pour protéger les cultures.

La société est constituée de 8 salariés, 5 à Pessac (partie développement) et 3 à Paris (partie recherche). L’objectif pour les 5 prochaines années est d’atteindre 50 salariés.

En septembre 2015, au cours d’une pêche au large d’Arcachon, les deux amis attrapent dans leurs filets une micro algue au nom tenu secret. Elle produit naturellement une molécule qui a la capacité de détruire certains champignons très redoutés des viticulteurs comme le mildiou, le botrytis et l’esca. L’efficacité de l’essai sur le mildiou est de 100% en laboratoire, 50% sur le botrytis et 90% sur l’esca.

Un projet novateur à hauteur de plusieurs millions d’euros

Une levée de fonds participative sur la plateforme Happy Capital a été lancée en décembre 2016 par Immunrise Biocontrol.

Elle a pour objectif de financer le développement de l’extrait aux stades chimiques, industriels et agronomiques mais également de financer la demande d’autorisation de mise sur le marché.

Des tests en plein champ seront effectués en mai prochain et d’autres sont prévus pour les années 2018 et 2019.

De grosses attentes pour un grand projet.

Ce projet innovant aux résultats déjà très prometteurs est fortement encouragé non seulement par les différents acteurs du secteur viticole mais également par la société en général et les riverains. L’objectif affiché par Laurent de Crasto est de proposer une solution qui sera capable de se substituer totalement aux produits phytosanitaires.

Un projet en accord avec la stratégie de la région

En 2016, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), la Région Nouvelle-Aquitaine, la Chambre d’Agriculture de la Gironde et l’Etat ont lancé un plan d’actions visant à réduire de manière significative l’usage des pesticides dans le vignoble bordelais.

L’objectif de Immunrise Biocontrol rejoint totalement ce plan. Alain Rousset ne manque pas d’ailleurs de rappeler le soutien de la Région et de faire appel à la coopération de tous les acteurs du secteur viticole.

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Le Brillat Savarin obtient son IGP

vendredi 3 février 2017 16:11
Journal l'Hôtellerie

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Le Brillat Savarin.

Le Brillat-Savarin est un fromage à pâte molle issu d'un caillé lactique, fabriqué avec du lait de vache enrichi de crème de lait de vache. L'aire de fabrication et d'affinage du Brillat-Savarin est un territoire qui s'étend du sud-est de la Bourgogne au centre de la Seine-et-Marne. Il traverse 5 départements. Il y a 9 fabricants dont 2 affineurs. 1 400 tonnes de production totale annuelle en moyenne. L'Indication Géographie Protégée (IGP) vise à garantir le lien entre un produit et son terroir, notamment «  la qualité, la réputation ou toute autre caractéristique pouvant être attribuée à cette origine géographique ». Elle a été accordée au Brillat Savarin le 19 janvier 2017.

www.fromage-brillat-savarin.fr

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Ce soir à l’apéro, si on trinquait à l’eau de pucelle?


Christine Lambert

02.02.2017 - 17 h 08, mis à jour le 02.02.2017 à 19 h 21

Les spiritueux oubliés de la Série des Lumières, éditée par Guillaume Ferroni. (Photo: ChL)

https://www.slate.fr/story/136223/apero-trinquer-eau-pucelle

Guillaume Ferroni s’est lancé un pari fou: recréer de vieux alcools disparus et oubliés, parfois depuis des siècles. Quand vous hésitez entre vous servir un whisky ou un rhum, lui se demande lequel, du Vespetro ou de la Trappistine, de l’Elixir du Suédois ou de l’Eau de pucelle, finira en bouteille.

Il y a trois cents ans, c’est sûr, on l’aurait brûlé vif pour sorcellerie, sans procès et en place publique. Mais nous sommes en 2017, démons et dieux ne font plus semblant de se haïr, ils se roulent ensemble dans la braise en observant, émoustillés, Guillaume Ferroni remonter les siècles à l’aide d’alambics chinés dans les brocantes. Les amateurs de belles gnôles connaissent bien le bonhomme, fondateur du bar Dans les arbres, à Aubagne, et du Carry Nation, à Marseille, éleveur de rhums et artisan ès spiritueux sous la marque Bariana, distillateur fêlé.

On sait moins qu’à ses heures perdues ce thaumaturge quintessentiel collectionne les livres anciens sur les produits et les pratiques du bar, les grimoires de liquoristes et de confituriers, les codex médicaux et autres traités de distillation, bref, toutes sortes d’ouvrages où se nichent les recettes d’alcools disparus et oubliés, d’élixirs de joie qu’il s’attache à rendre à la vie dans une série de flacons estampillés Série des lumières. Un fêlé, vous dis-je, de ceux qui laissent passer plein pot la lumière sans le tamis de l’abat-jour.

La lente marche vers les oubliettes de l'histoire

Prenez l’Eau de pucelle. Cette gnôle de genièvre redistillée embellie de graines d’angélique, de fleur d’oranger et d’une lourde main de sucre, un contemporain du gin très en vogue au XVIIIe, entama sa vie dans les pharmacopées des bordels sous Louis XV, mais on se repassait les meilleures recettes jusque dans les plus nobles maisons. Ses effets puissamment astringents permettaient dit-on de retrouver un pucelage égaré dans une affaire de minutes. De remède à appliquer en friction, elle connut ensuite un destin plus noble en parfumerie et sous forme de liqueur (les trois étaient alors intimement liés), avant de s’éteindre au XIXe. Sortie des oubliettes prévue en 2018.

«Près de la moitié des eaux-de-vie et liqueurs produits en France ont disparu au XIXe siècle, raconte l’archéologue des spiritueux. Chassées par la diffusion de la bouteille en verre. La possibilité de sceller le contenu du flacon et de connaître avec certitude ce qu’il contient va donner naissance aux marques, qui désormais écraseront les produits locaux. Cointreau par exemple [créé en 1875] ne se vendra jamais comme un triple sec, mais comme du Cointreau.»

Revenons à notre Eau de pucelle pour amateurs avertis. L’Art du limonadier (1804) conseille deux onces de genièvre, une demi-once d’angélique, un demi-poisson d’eau de fleurs d’oranger, trois pintes et un demi-septier de… WTF?

«Retrouver les vieilles recettes demande quelques talents d’enquêteur, et les recréer encore davantage, se marre Guillaume Ferroni. On se heurte aux mesures pré-métriques qu’il faut recalculer: drachme, septier, once…  Au casse-tête des ingrédients disparus ou inconnus, voire illégaux aujourd’hui. Et aux recettes qui évoluent selon les régions.»

Elle est excellente pour les maladies occasionnées par les vents:
elle réunissoit deux excellentes qualités; elle guérissoit ; faisait
plaisirQS, nom de code: démerdez-vous

Sachez donc, et faites bon usage de ces informations, que la pinte taille 31 onces, le demi-septier 8 once, le poisson 4 once et la drachme un huitième d’once, que l’once elle-même représente un seizième de la livre poids de marchands et un douzième de la livre poids de médecine –la première, selon Pharmacopée universelle (1764), n’étant «pas toujours d’égale pesanteur d’une ville de France à l’autre». Et si d’aventure au détour d’une page les lettres QS vous intriguent, prenez garde, vous entrez dans la zone d’extrême précision: elles signifient simplement «en quantité suffisante», soit «autant qu’il en faut», communément résumée en notre siècle par l’exclamation «démerdez-vous».

«Pour recréer le Vespetro, une ancienne liqueur de graine autrefois très répandue, arrivée en France par l’Italie et la Savoie, comme toute la liquoristerie, je suis resté longtemps bloqué par la mention “prenez les quatre graines froides”. Avant de découvrir qu’il s’agissait des pépins de courge, de melon, de concombre et de pastèque.»

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Encore un vieux remède, le Vespetro, une liqueur aux vertus carminatives dont le nom, contraction poétique des verbes vesser, péter, roter, résume les effets –ou les symptômes, allez savoir. Balzac s’en gargarisait (pourquoi pas), et au cours de mes recherches j’ai croisé un site Internet qui le classe parmi les aphrodisiaques (bon courage). Vous ne tarderez pas à vous forger une opinion par vous-même: la réédition de Ferroni sort ces jours-ci. 

«[Ce] fut autrefois une liqueur extrêmement à la mode, précise le traité Raisonné de la distillation en 1778. Elle est excellente pour les maladies occasionnées par les vents: elle réunissoit deux excellentes qualités; elle guérissoit ; faisoit plaisir. Son règne est passé, elle est tombée en bourgeoisie. Sa chute n’est pas encore si mauvaise, ; la bourgeoisie n’est peut-être pas la portion la moins sage de la société, on pourroit dire plus.»

On pourroit, c’est certain, cela s’est même confirmé.

Un digestif qui soigne le choléra

Au risque de prendre la tangente en quenouille, il faudra attendre encore un peu pour goûter à l’Eau verte de Marseille, un kaléidoscope aromatique aux puissantes notes d’expectorant, élaborée avec 300 g de menthe poivrée par litre, de la racine de rhubarbe (un amer qui dégage une couleur noire d’encre) et du zeste de citron. 

«À l’origine, l’Eau verte est apparue à Marseille pour soigner l’épidémie de choléra qui a ravagé la ville en 1834. L’Elixir du Suédois, en revanche, on en retrouve la trace dès 1650, c’est une panacée qui prolonge la vie. Une herboristerie autrichienne l’a remis au goût du jour auprès des adeptes de médecine douce.»

J’ai corrigé les proportions, la dose de camphre était insupportable, comme si on sifflait du Vicks. Et, cela va sans dire, j’ai laissé tomber certains ingrédients comme l’opium et les tronçons de vipère.

Créé par un toubib suédois qui cassa sa pipe en tombant de cheval à 104 ans, et dont les parents eux-mêmes vécurent plus que centenaires, l’Elixir de vie a dû pour survivre s’adapter aux contingences de notre temps. La recette se monte sur une base de thériaque (un antipoison antique), que Ferroni s’est procurée auprès de l’herboristerie du Père Blaize, une institution marseillaise depuis deux cents ans.

«J’ai corrigé les proportions, la dose de camphre était insupportable, comme si on sifflait du Vicks, et augmenté les notes douces de vanille, citron, menthe poivrée. On y ajoute de l’aloès, de la racine de rhubarbe, de la réglisse… Et, cela va sans dire, j’ai laissé tomber certains ingrédients comme l’opium et les tronçons de vipère.»

Garantie sans substances illégales ni espèces protégées, cette version de l’Elixir (sortie en fin d'année) qui titre à 35%, avec sa franche amertume et ses notes terreuses, de feuilles séchées, remplace à merveille le Fernet Branca, et tant pis si le prix à payer pour la savourer est un billet pour l’éternité sur terre –et 20 à 30 euros pour chaque flacon de la gamme.

Mais la tambouille de sorcellerie, le flacon qui va s’arracher, n’a pas valeur thérapeutique –encore qu’on soupçonne cette Guildive 1800 de pouvoir tuer le diable (guildive, le premier nom du rhum, dérive de l’anglais kill devil). C’est un rhum archaïque, de mélasse, à la fermentation longue renforcée de vinasses très acides, distillé très lentement à repasse dans un alambic en cuivre du XIXe jointé à la farine mouillé.

La gnôle qui rinçait les pirates et les esclaves, ressuscitée –miracle de l’époque– en produit de niche sélecte aux divins arômes de poire et de truffe enrobées d’olive. «Comptez vingt-quatre heures de distillation pour en produire six litres: ce rhum n’a aucune rentabilité économique!» Le premier lot, 30 bouteilles sorties en 2015, s’est vendu en un battement de cil. Le second comptera une centaine de flacons, préparez-vous à jouer des coudes.

«On a oublié que Marseille était l’un des grands hubs historiques du rhum en France, avec Bordeaux et Le Havre, et la seule ville où on le consommait devant tout autre alcool. Entre le XIXe et 1920, plus d’une centaine de marques de rhum ont surgi localement, dont Saint James, qui a par la suite acheté une plantation en Martinique pour y monter sa distillerie.»

Ce qui nous amène au Ratafia de Marseille, lancé en fin d’année et recréé par Guillaume dans la tradition marseillaise: du rhum, une touche de vin rouge épicé, et les quatre fruits rouges emblématiques du coin (cerise, griotte, fraise, framboise). Avec ses flaveurs de vin chaud, de grog épicé, c’est un superbe substitut au vermouth. Et si je vous confie qu’il soigne tout, à commencer par la soif, cela devrait vous mettre sur la voie pour renouveler l’armoire à pharmacie.

Christine Lambert

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Michel Chasseuil veut créer un Musée du Vin, non loin de sa cave mythique : « là, nous entrons au Sanctuaire… »

Publié par Jean-Pierre Stahl le 03/02/2017 à 15:41:04

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux/2017/02/03/michel-chasseuil-veut-creer-un-musee-du-vin-la-nous-entrons-au-sanctuaire.html

Le temps semble s’être arrêté, face à ce que d’aucun appellerait la caverne d’Ali Baba. Pour Michel Chasseuil, c’est son sanctuaire. Depuis plus de 50 ans, il s’est constitué la plus belle collection de vins au monde, plus de 40 000 bouteilles qu’il souhaite sacraliser en un futur musée, ouvert au public. Rencontre avec le plus passionné et le plus grand collectionneur de vins au monde. Celui-ci veut créer un « Louvre du Vin » à mi-chemin non loin du Puy du Fou et du Futuroscope.

Michel Chasseuil a la plus belle cave au monde © Jean-Pierre Stahl

Michel Chasseuil a la plus belle cave au monde © Jean-Pierre Stahl

BIENVENUE AU SANCTUAIRE

Quelque part dans les Deux-Sèvres vit le plus grand collectionneur de vin au monde. Tel un ermite, Michel Jack Chasseuil s’est construit de ses propres mains son petit paradis.

A quelques pieds sous terre, derrière plusieurs portes blindées et grilles qui se respectent, Michel Chasseuil cache sa collection. Au terme d’un long tunnel et d’une déambulation de quelques minutes, « là nous entrons dans le Sanctuaire »…

Lily Lacoste au milieu des caisses de Pétrus achetées par Michel Chasseuil © JPS

Lily Lacoste au milieu des caisses de Pétrus achetées par Michel Chasseuil © JPS

Une cave de 25 mètres de long qu’il a construite de ses propres mains en 1999 qui renferme les caisses les plus prestigieuses de Bourgogne, de Bordeaux ou d’ailleurs, qu’il nous dévoile : « là, nous avons tous les grands crus en magnums : Mouton-Rothschild, Latour, Margaux, Lafite-Rothschild, Haut-Brion, Ausone… Et puis en caisses de 6 : Lafleur, Pétrus, tous les Pétrus 80 millésimes différents » en vitrine avec non loin le portrait de Lily Lacoste, l’ancienne propriétaire de Pétrus, qu’il a bien connue, et lui a offert deux aiguières pour servir ce nectar.

Yquem 1847, 1821 et 1811 © JPS

Yquem 1847, 1821 et 1811 © JPS

Depuis 50 ans, qu’il est collectionneur, Michel Chasseuil connaît tous les propriétaires, tous les domaines, tous les 1ers crus classés il les a dans sa cave dont une belle série d’Yquem  :  près de 120 ans d’Yquem sont exposés dans une vitrine qui fait face à celle remplie de Pétrus…

« De 1900 à nos jours (les millésimes où il n’y a pas eu de production ont été remplacés par des bouteilles vides) et des millésimes très anciens d’Yquem : « 1811, 1821 et 1847 »

A terre, à ses pieds, quelques gros flacons comme cet « impériale, 6 litres de Mouton-Rothschild 1982, dans quelques décennies, cela aura une valeur historique. »

Ancien salarié de chez Dassault, Michel Chasseuil mené de front carrière et passion © JPS

Ancien salarié de chez Dassault, Michel Chasseuil mené de front carrière et passion © JPS

DEUX CARRIERES EN PARALLELE : DANS LES AIRS ET SOUS TERRE

Pendant près 30  ans, de 1963 à 1990, Michel Chasseuil travaillait chez Dassault Aviation, comme chaudronnier à la base, puis comme dessinateur industriel. Sa collection, il a commencé à la constituer en parallèle et la continue aujourd’hui. Une passion de plus de 50 ans.

« Ca me permet de garder une certaine vivacité, de l’énergie et une occupation, au lieu de me morfondre dans ma chaise en disant  j’ai soixante-quinze berges. » Michel Chasseuil a réussi à être allocataire : il est sur les tablettes des plus grands domaines pour acheter chaque année ces vins fins :  »

J’ai commencé en 1976 à la Romanée Conti, à l’époque on me vendait dix caisses, aujourd’hui je suis obligé de pleurer pour en avoir une caisse »

Et de poursuivre : « Ils éliminent petit à petit les particuliers pour être remplacé par des Chinois, le Brésil, le Mexique, maintenant il y a des milliardaires partout. »

collectionneur de vins 078

Avec ses amis collectionneurs et dégustateurs, ils se sont permis d’ouvrir il y a quelques années déjà quelques bouteilles mythiques…dans les séries 1928, 1959 ou encore 1982 :

Quand on allait à Taillevent, on se disait qu’est-ce qu’on va boire, eh bien on va boire tous les 28, on était un club de 10, on apportait chacun deux bouteilles de notre cave »

Et en tant qu’amateur de vin, il a aussi toutes les formes de verres à Bourgogne, à Champagne, à Bordeaux et des verres à liqueurs : « vous êtes là avec votre verre, et ahh, on communie avec le vin. »

Dans son antre, dont la clé est dans un coffre à la banque, plus de 40000 bouteilles dorment. La température y est idéale, entre 10 et 15°C, l’hygrométrie aussi avec 80%. Une cave qu’il a construite de ses propres mains en 1999 : « mon père était maçon, alors je me suis dit je vais faire 5 mètres par jour, après tout en un mois je vais faire le tour de la cave, c’est pas la mer à boire, j’ai pris mon short et allez hop j’ai commandé 5000 parpaings. »

Un écrin pour des flacons rares, avec certaines pièces uniques. Voici d’ailleurs la bouteille de 75 cl la plus chère actuellement sur le marché, vendue 15000 dollars en 2015 :

La fameuse relique, le Jayer, Richebourg 1978, à l’époque je en ai bue avec Mr Jayer, et puis j’en ai acheté 2 bouteilles, j’aurais du prendre la caisse, ça valait 30 euros. »

UN TRAVAIL DE BENEDICTIN

Une collection constituée grâce à ce travail de bénédictin, où Michel Chasseuil écumait les salles des ventes mais aussi les caves de propriétés pour acheter ici, récupérer là cette série de grands millésimes de Bordeaux : Margaux 1900, Mouton 1945 (avec le fameux V de la victoire), Cheval Blanc 1947, Lafitte 1959, Lafleur et La Mission Haut-Brion 1961 : « en bouteille, avoir du Cheval Blanc 47, du Mouton 45, Margaux 1900, c’est déjà bien, mais avoir un magnum, c’est exceptionnel, et avoir des 7 magnums des 1ers grands crus classés 1855, ça c’est introuvable. »

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« PARMI LES 7 MERVEILLES DU MONDE »

Aujourd’hui, Michel est devenu quasiment un personnage public. Sa passion, il la partage avec un grand de ce monde : le Prince Albert II de Monaco qui est venu visiter sa cave en 2012, en y passant une après-midi entière.

Le Prince Albert II est venu visiter sa cave en 2012 © JPS

Le Prince Albert II est venu visiter sa cave en 2012 © JPS

Le Prince de Monaco, quand il est arrivé, m’a dit : Monsieur c’est avec beaucoup de fierté que nous venons visiter votre Muséum, j dois vous dire j’ai fait 2 fois le tor du monde, j’ai vu 2 fois les 7 merveilles du monde, et vous êtes parmi elles »

Sa notoriété lui a valu aussi des déboires : en 2014, il a été braqué et séquestré dans une partie de sa cave par des malfrats. Ceux-ci voulaient la clé du sanctuaire pour le voler. Heureusement elle était à la banque…

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UNE FONDATION ET UN MUSEE

Aujourd’hui, Michel Chasseuil a décidé de créer une fondation à qui il lègue sa collection. Une fondation qui va lui permettre d’ouvrir sur sa propriété prochainement un musée ouvert au public. Il a pensé ainsi à faire partager l’oeuvre de toute une vie avec d’autres passionnés et les jeunes générations.

J’ai l’idée, la cave, le terrain et les plans, ce musée va se situer entre ici et le grand chêne que vous voyez là-bas au fond. »

Et de nous montrer encore « là c’est le reliquaire Napoléon, des vins de Constantia, ça c’est ce que buvait Napoléon à Saint-Hélène ! »

Michel Chasseuil, devant sa série de magnums de 1er grands crus classé de Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Michel Chasseuil, devant sa série de magnums de 1er grands crus classé de Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

C’est en fait le patrimoine de la France et du monde viticole planétaire dans son ensemble qu’il souhaite exposer à travers ces vieux flacons dont le plus vieux est un Bas-Armagnac de 1732. Son rêve intime serait de voir classée sa collection au patrimoine immatériel de l’humanité. Une belle histoire que celle de ce passionné.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Thierry Julien, Eric Delwarde, Boris Chague et Veronique Lamartinière  sur le site de l’article :

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux/2017/02/03/michel-chasseuil-veut-creer-un-musee-du-vin-la-nous-entrons-au-sanctuaire.html

Source(s) :

Diaporama

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