Le bordeaux : un vin noble ?

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08 janvier 2017
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Le bordeaux : un vin noble ?


Publié le 7 janvier 2017 à 13:03


En savoir plus sur http://www.bordeaux-gazette.com/le-bordeaux-un-vin-noble.html#Kic4dRCR9fvAXyyP.99

Tel était le titre de la conférence qu’a donné Michel Figeac , professeur d’histoire moderne dans le cadre des « Vendanges du savoir » à la Cité du Vin et il n’a pas hésité à trancher : le bordeaux, un vin de nobles.

Il a appuyé sa démonstration sur deux pôles à savoir d’une part le vignoble médocain et d’autre par le vignoble Sauternais où là la noblesse de robe a été très présente comme dans le Médoc pour constituer le vignoble mais s’est trouvée alliée à la noblesse d’épée de la famille de Lur Saluce dans ce fief du Sauternais. Cette noblesse de robe s’est constituée à partir du XVème siècle à Bordeaux puis plus tard a été rejointe par de riches marchands qui ont acquis des charges car ces charges étaient vénales et au bout de vingt ans elles étaient anoblissantes mais bien souvent ceux qui acquéraient ces charges de noblesse étaient déjà pour la plupart nobles. Dans cette noblesse,on a appris que les femmes ont joué un rôle majeur dans la constitutions de ces grands domaines, souvent pour des raisons de veuvage et aussi pour des raisons de dotes car à cette époque on dotait les filles. Il a cité les cas remarquables d’Olive de Lestonnac, veuve du Président à Mortier Marc-Antoine de Gourgues qui a créé Margaux et de Jeanne de Lartigue épouse de Montesquieu qui a su faire prospérer le vignoble alors que son époux parcourait l’Europe. Certains de ces grands châteaux n’ont été au départ que quelques arpents de vigne que les propriétaires ont fait grossir patiemment au grès d’acquisitions grâce au droit de prélation. L’exemple le plus parlant étant celui de Jean de Pontac qui a su le faire pour constituer Haut Brion qui au départ était une minuscule parcelle de vigne. Un troisième type de noblesse a participé à la constitution de ce vignoble que le conférencier a appelé la « gentilhommerie » avec les moyens financiers apportés par certains. Il a aussi souligné que la noblesse a payé un lourd tribut lors de la révolution et que des propriétés n’ont été sauvées que grâce, là encore, à l’habileté des femmes qui ont joué un grand rôle dans cette longue histoire du vignoble girondin.

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Michel Figeac a su faire toucher du doigt combien ces histoires de familles pouvaient du jour au lendemain réduire à néant des années de patientes constructions par un noble assez peu rigoureux ou par trop dépensier voire carrément aventureux. Il a su montrer à travers l’exemple de la correspondance d’Anne de Briet, encore une femme, avec Thomas jefferson, troisième président des Etats-Unis, que dès les années 1790 les notions de millésimes et de vieillissement apparaissent de manière importante dans le classement des années de récoltes et que progressivement le vignoble se construit sur la qualité. C’est ainsi qu’on a pu apprendre toujours grâce à la correspondance de Jefferson que : "Pour les vins rouges, il y a quatre vignoble de première qualité. 1. Le châteaux Margaux qui appartient au Marquis d’Argicourt et qui produit environ cent cinquante tonneaux, chacun correspondant à mille bouteilles. 2. Latour de Ségur à Saint lambert, qui apparrtient à Monsieur Miromesnil, et qui produit cent vingt cinq tonneaux de vin. 3. Le Haut-Brion dont les deux tiers appartiennent à Monsieur le comte de Fumel qui a passé contrat avec le négociant Barton [...] 4. Le châteaux Lafite, qui appartient au président Pichard, de Bordeaux et qui produit cent soixante quinze tonneaux cité d’après B. Ginestet. Cette situation de la noblesse de robe constituant le vignoble ne se retrouve nullement en Bourgogne où là c’est le clergé qui a joué un rôle moteur dans la constitution du vignoble. On retrouve assez peu ce rôle constructif de la noblesse dans le Saint Emilionais sauf sur quelques châteaux comme le château Figeac ce qui a amusé notre conférencier et si on retrouve un peu des situations analogues en Bergeracois et du côté de Clairac en Lot et Garonne, elle est aussi présente en Madiran. La culture de la vigne n’a pas toujours fait l’unanimité avec ce conflit cité par Michel Figeac, de la palus d’Ambares qui avait été asséchée par les hollandais pour y cultiver des céréales et ou on a mis de la vigne. Ainsi c’est une histoire compliquée et parfois tumultueuse que cette histoire du vignoble bordelais mais haut combien passionnante que cette histoire de la vigne à Bordeaux et cette histoire ne valait-elle pas une Cité !


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                             Un château bordelais lance le premier vin rock français: "C'est sûr, ce n'est pas l'habitude à Bordeaux"

07/01/2017 à 15h35  http://rmc.bfmtv.com/emission/un-chateau-bordelais-lance-le-premier-vin-rock-francais-c-est-sur-ce-n-est-pas-l-habitude-a-bordeaux-1078714.html

Un château bordelais lance le premier vin rock français:  

En France, le vin, ce sont des appellations, des domaines, des châteaux, des clos… dorénavant, il rime aussi avec métal. Stéphane Truchot, un fan de hard rock et de vin, vient de lancer trois cuvées aux noms évocateurs. Cocasse au pays du Bordeaux, mais tout ce qu'il y a de plus sérieux et de qualitatif, assure pour RMC.fr son créateur.

Stéphane Truchot, 42 ans, est le créateur (avec Philippe Carretero, vigneron-œnologue) de Musical Wines, qui produit et commercialise le vin rouge Wine Against The Machine (référence au groupe Rage Against The Machine), le vin blanc sec And Justice for Wine (pour l'album And Justice for All, de Metallica), et le vin doux Sweet Child O'Wine (pour la chanson Sweet Child O'Mine, de Gunes N'Roses). Le site a été mis en ligne le 10 décembre.

"Je suis guitariste et amateur de métal, et je suis aussi amateur de vin. J'avais déjà acheté des cuvés AC/DC, Pink Floyd ou Rolling Stones, qui sont des vins australiens ou californiens, pas forcément adaptés à nos palais. C'est compliqué de les importer et de les acheter en France, et ils ne sont pas terribles non plus. C'est comme ça que m'est venue l'idée de créer des cuvées rock pour nous, Français.

Il a fallu trouver un vigneron qui puisse répondre à ça, et je suis tombé par hasard sur Philippe Carretero, propriétaire du château Rioublanc (propriété en appellation Bordeaux contrôlée, du côté de Libourne - Saint-Emilion), sur un salon bio. Ce sont ses vignes qui servent à faire les trois cuvées de Musical Wines. Le feeling a été bon, et il a bien adhéré au projet. Je voulais absolument, par philosophie, travailler avec un vigneron bio. Sur le coup, il a trouvé ça loufoque, parce qu'on ne lui avait jamais fait une proposition de ce type. Mais il a été curieux et intéressé, il s'est dit que c'était un moyen, pour un petit producteur comme lui, de faire quelque chose de différent.

"Sur le coup, il a trouvé ça loufoque"

 

C'est sûr que ce n'est pas le style de Bordeaux. Déjà, j'ai eu du mal à trouver un viticulteur bio sur le bordelais. Ce n'est pas l'habitude de Bordeaux. Wine Against the machine, sur du bio à Bordeaux, je trouve ça sympa. Après, je ne fais pas ça pour embêter les domaines bordelais, mais plutôt pour faire un clin d'œil aux amoureux, comme moi, du rock et du métal.

Attention, ce n'est pas de la piquette ! Ce sont des vins qui sont médaillés: le blanc a été médaillé au concours agricole de Paris, au concours de Bordeaux et au concours des vins bio. Je veux garder cet esprit rock, collection, avec seulement 1.000 bouteilles par cuvée (1.000 blanc, 1.000 moelleux et 1.000 rouge).

"Pourquoi pas des cuvées reggae"

 

On les seuls à faire ça. Il y a quelques viticulteurs en Languedoc ou sur la Loire qui font des vins un peu décalés, avec des cuvées Thiéfaine dans le Jura ou Bertignac, dans le Languedoc. Mais il n'y a pas de vin 'rock' en France. Les premières cuvées sont hard rock, mais sur les prochaines cuvées, si ça marche bien, on ira vers d'autres styles de musique: vers du pop-rock avec Hendrix, Muse... Pourquoi pas des cuvées reggae? Si le hard-rock n'est pas la musique la plus à la mode en France, il y a quand même une grosse communauté métal, avec un esprit revival. On le voit avec des festivals comme le Hellfest ou le Download. C'est une communauté qui est très fan, qui est capable de dépenser beaucoup pour leur passion.

"Des disquaires m'appellent pour vendre mes vins"

 

J'ai d'ailleurs des très bons retours des premiers clients, il y en a même qui ne les boivent pas et qui les gardent comme collector. Il y a beaucoup de fans de hard rock qui ont mon âge, entre 35 et 45 ans, et qui ont vécu les années Metallica, Guns N'Roses (au début des années 90) qui buvaient beaucoup de bières quand ils avaient 20 ans, mais qui aujourd'hui boivent du vin. Des disquaires et des cavistes un peu rock m'appellent pour distribuer mes vins. Quant aux professionnels du vin, je n'ai pas eu de retour particulier, mais ça ne fait qu'un mois que j'ai commencé la commercialisation".

Source(s) :

Diaporama

L' association

Chers(es) collègues, élèves, apprentis, visiteurs de notre site, MEILLEURS VŒUX POUR CETTE NOUVELLE ANNEE 2019 !!!!, Bien évidement, souhaitons à chacunque la santé nous accompagne et ainsi nous donne les moyens de partager...

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